mercredi 14 janvier 2026

Jean-Jacques Révillion - Elève toi donc belle

mise en ligne le 15/5/2016
mise à jour le 14/1/2016 : ajout des notices des chansons
 
« Elève toi donc Belle », Chants traditionnels du Nord de la France. 
Jean-Jacques Révillion †, Mabidon et autres compagnons



Ce CD autoproduit à 1000 exemplaires il y a plus de 10 ans (2005) étant désormais épuisé, j’ai proposé à Christian Declerck de le publier sur le blog Mémoire du folk en Nord Pas de Calais. Je n’envisage pas en effet de réédition, et on peut considérer qu’il fait désormais partie de l’histoire de la musique traditionnelle régionale.
Chanter a toujours été pour moi un plaisir et une pratique qui faisait partie de mon quotidien. Enfant, j’ai le souvenir des réunions de familles, mariages, banquets où à la fin du repas, un ancien se levait et entonnait « sa » chanson. Devenu louveteau, le chant faisait partie de la vie en camp, lors des randonnées ou veillées. Adolescent, quand j’ai commencé à jouer de la guitare avec les copains, j’ai chanté Brassens, Hugues Aufray, les yéyés, Graeme Alwright. Puis j’ai découvert le folksong, la guitare américaine.

Christophe à gauche
Au lycée, j’ai fait la rencontre de Christophe Declercq, qui passait ses vacances en Bretagne et m’a fait découvrir le folk français naissant, avec Alan Stivell et le folkclub parisien Le Bourdon.
En 1973, notre bac en poche, on a commencé à fréquenter les folk clubs qui démarraient sur Lille : Les Arts et Métiers, la MJC Marx Dormoy. On y a rencontré Michel Lebreton, Philippe Margat, avec qui on a fondé un groupe qui allait devenir MABIDON (1974).
C’est avec eux que j’ai commencé à chanter les chansons de la région, avec le « Canteloube », accessible dans toutes les bonnes bibliothèques, et qui mettait à notre disposition un répertoire du Nord Pas-de-Calais Picardie dans son anthologie des chansons populaires de France (où il omettait systématiquement de citer ses sources, pouvant laisser croire qu’il en était lui même le collecteur…)
C’est à cette époque que des  chansons comme Voici la Saint Jean ou La belle est en jardin d’amour ont intégré mon répertoire. Par la suite, l’orientation prise par MABIDON vers la pratique exclusive du bal folk, le manque de demande du public pour du concert, des problèmes de voix aussi, tout cela a abouti à une mise en sommeil de mes prestations de chanteur, à part quelques chansons à danser interprétées en bal.

avec le groupe Mabidon
En 1996, j’ai participé à l’aventure des Musiciens routiniers du Nord Pas de Calais, qui a regroupé, sous la houlette de Philippe Cheval et Patrice Heuguebart une quinzaine de musiciens pour un concert centré sur la musique régionale. J’y étais sollicité en tant que violoneux et chanteur, et j’y ai retrouvé le plaisir de chanter en public. La Bière, Le petit ramoneur viennent de cette expérience  qui a donné lieu à 3 ou 4 concerts, mais dont malheureusement il ne reste aucune trace enregistrée…
Mais ça m’a donné l’envie de continuer à travailler un répertoire de chants de nos régions septentrionales à partir des collectages réalisés du XIXe siècle à nos jours. Alexandre Desrousseaux, Durieux et Bruyelle sont devenus des livres de chevet, ainsi que les collectes de l’association Marie Grauette, du Boulonnais Michel Lefèvre, mes collectes personnelles, tout cela constitue un fonds important que quasi personne n’interprète…

avec Patrice Heuguebart
En 2000 et 2001 j’ai été invité par Bernard Boulanger pour présenter ce travail à la Fête de la Piposa, cette association de Sailly sur la Lys bien connue des amateurs de musique traditionnelle. A la descente de scène, on m’a dit « tu devrais en faire un disque », l’idée a fait son chemin, j’ai commencé à travailler à ce projet avec l’aide, pour les arrangements, de Stéphane Couturier et Julien Biget, j’ai sollicité mes potes musiciens de Mabidon, bien sûr, ainsi que Patrice Heuguebart. On a travaillé artisanalement, en prenant du temps, l’enregistrement s’est fait « à la maison » grâce au studio mobile et à la patience de Mike Varlet. La première séance d’enregistrement a eu lieu le 4 janvier 2003, la dernière le 5 juillet 2004, juste avant que MABIDON ne fête ses 30 ans d’existence à l’estaminet des Damoiselles.
Le concert pour la  sortie du CD « élève toi donc belle » a eu lieu le 1er avril 2005 lors de la fête de la Piposa.



Ont participé à la réalisation de cet enregistrement :
- Jean-Jacques Révillion† (chant, violon, cistre, bouzouki, guimbarde)
- Julien Biget (guitare, bouzouki, arrangements)
- Philippe Cheval† (cornemuse)
- Stéphane Couturier (guitares, arrangements)
- Christophe Declercq† (violon)
- Didier Demarcq (accordéons diatoniques)
- Charles Duytschaever (batterie)
- Patrice Heuguebart (accordéon chromatique)
- Benoit Laloyaux (conception graphique pochette et livret)
- Marc Lequenne† (aquarelle de couverture)
- Mike Varlet (prise de son et mixage)
- « Foon mastering center » (mastering)


Le 10 mai 2016
Jean-Jacques Révillion †

****

01 - La bière (Alexandre Desrousseaux)
- J.-J. Révillion : chant
- Patrice Heuguebart : accordéon chromatique
- Stéphane Couturier : guitare
- Charles Duytschaever : batterie
 Auteur de « l’canchon dormoire » (alias Le petit quinquin) devenu l’hymne régional des gens de ch’nord, Alexandre Desrousseau (1812-1892) était de son vivant une immense vedette en tant que chansonnier. Il a composé et écrit de nombreuses chansons où il traitait de la vie quotidienne des petites gens et des ouvriers Lillois, milieu dont il était issu. Il a écrit les paroles de cette chanson sur un air connu à l’époque (« Allons trotte, trotte Javotte ») comme cela se faisait fréquemment dans ce temps là . Son œuvre a été publiée en cinq volumes sous le titre « chansons et pasquilles lilloises » et a fait l’objet de multiples rééditions, témoignant de la popularité du personnage à une époque où les mass médias n’existaient pas. Cette chanson est un hymne à la gloire de la boisson préférée des chtimis, le jus d’houblon. Le rythme de marche originel un peu martial a été transformé en valse ma foi fort agréable à danser. 

02 - Un jour à la promenade (trad.)

- Julien Biget : bouzouki

- Stéphane Couturier : guitare

- JJ Révillion : chant 

Desrousseaux, homme du peuple, a aussi recueilli les chansons traditionnelles de la région de Lille. Il a publié ses recherches dans l’ouvrage « Mœurs populaires de la Flandre française » en 1889. Il y décrit une terre du Nord riche de traditions, avant l’ère industrielle et les deux conflits mondiaux du XXe  siècle qui ont tant remodelé notre région. Voici ce qu’il dit à propos de cette chanson : « cette ronde, qui est à peu près oubliée aujourd’hui, était très populaire à Lille au temps où l’industrie de la dentelle y était florissante. Il y a une quarantaine d’années, des filles et des garçons la chantaient tous les soirs, au printemps et en été, dans nos rues. »
 
03 - Le galion d'Espagne / En attendant mieux (trad./JJR)

- JJ Révillion : violon, chant.

- Julien Biget : guitare.

- Christophe Declercq : violon.

- Didier Demarcq : accordéon diatonique.

Cette chanson de corsaire provient d’un cahier de chant manuscrit daté de 1788, originaire de St Omer, et déposé à la bibliothèque de Boulogne-sur-Mer. C’est Michel Lefèvre, infatigable collecteur de chansons maritimes du Boulonnais, qui a retrouvé ce document. La mazurka qui suit a été composée pendant ma période de conscription, d’où le titre.


04 - Le petit ramoneur (trad.)
- JJ Révillion : chant.
- Patrice Heuguebart : accordéon chromatique. 
Collectée à Zérables (62) en 1983 par Gaby Delassus et Patrick Delaval auprès de Basile Lignier, cette chanson témoigne de l’activité de collectage déployée dans la région dans les années 1980. À notre surprise, nous avions alors découvert que la tradition orale, du moins dans le domaine de la chanson, ne s’était pas arrêtée au début du XXe siècle. Ces recherches ont fait l’objet d’une diffusion par l’association « Traces » dans une cassette et un livret publiés en 1986, et depuis longtemps épuisés. Cette chanson se rattache à la tradition des textes à double sens érotique.

05 - Elève toi donc belle (trad.)
- JJ Révillion : bouzouki, chant.
- Stéphane Couturier : guitare. 
Recueillie en Artois, elle a été publiée en 1868 par Achille Durieux (1826-1893), archéologue des beaux-arts, dans le second volume des « Chants et chansons populaires du Cambrésis ». Le premier volume était paru en 1864, et co-signé avec Adolphe Bruyelle (1811-1875), chercheur érudit demeurant lui aussi à Cambrai.
Suivant l’air du temps et la circulaire Fourtoul, de nombreux érudits se sont lancés en France, au XIXe, dans la collecte des chansons traditionnelles. Ils s’intéressaient surtout à l’aspect littéraire et musical. La fonction sociale de ce répertoire a été le plus souvent négligée, les informateurs sont rarement cités et les danses jamais notées. De vagues indications (rondes dansées, danse en rond…) sont parfois données, insuffisantes pour reconstituer le type de danse pratiqué. Ici Durieux parle d’une ronde, il s’agit donc bien d’une chanson à danser, comme en témoignent les paroles à répondre et le caractère de la mélodie.

06 - L'assassinat (Georges Brassens)
- JJ Révillion : cistre, chant.
- Julien Biget : guitare.
- Christophe Declercq : violon.
On la croirait traditionnelle, cette complainte, colportée de ville en ville par les chanteurs de rue, pour émouvoir les foules, avec ses paroles édifiantes et sa fin morale. Mais c’est du Brassens pur jus, dont on reconnaît le coup de griffe final à la bien-pensance : « certains dévots depuis ce temps sont un peu mécontents. » Voici ce qu’en disait René Fallet, l’ami fidèle de Georges : « L’assassinat pourrait être daté de 1848 ou 1865. Georges Brassens a repris là un genre abandonné, celui de la complainte, ces complaintes que chantaient les colporteurs en désignant d’une baguette une série d’images plus ou moins d’Épinal illustrant leurs couplets. ». C’est ni plus ni moins que la description de Brûle-Maison, fameux chansonnier Lillois du XVIIIe siècle.

07 - Gambrinus (J.-J. R.)
- JJ Révillion : violon.
- Julien Biget : mélodéon.
- Christophe Declercq : violon. 
Du plus loin qu’il me souvienne, je nous revois, avec Christophe, en train de jouer ce morceau qui est sans doute la toute première mélodie qui me soit venue au bout de l’archet. Gambrinus est, selon la légende qui court dans nos contrées, un roi des temps anciens, inventeur de la boisson préférée des Chtis : la bière. Ce titre est aussi une référence aux Géants de nos villes de Flandres, autre emblème de notre région. Les villes d’Armentières (59) et de Béthune (62) ont choisi Gambrinus comme géant. Il est souvent représenté comme un barbu débonnaire, la chope à la main, chevauchant un tonneau de bière.

08 - Jésus s'habille en pauvre (trad.)
- JJ Révillion : violon, chant.
- Didier Demarcq : accordéon diatonique.
Chanson traditionnelle publiée par Joseph Canteloube dans son « anthologie des chants populaires français » à la rubrique « Picardie ». Canteloube (1879-1956), compositeur français ayant transcrit et « harmonisé » un grand nombre de chansons traditionnelles, prospecté en centre France, mais pas, à ma connaissance, dans les régions du Nord. Les chants de la région publiés dans son anthologie sont des repiquages de collectages plus anciens (cf le n°9). J’ignore à qui il a emprunté ce chant qui s’apparente aux chants de quête. 


09 - Voici la saint Jean (trad.)
- JJ Révillion : violon, chant.
- Julien Biget : guitare.
- Christophe Declercq : violon.
- Didier Demarcq : accordéon diatonique.
Publiée également par J. Canteloube, (mais empruntée, sans citer sa source, à Achille Durieux 1868) ce chant à danser du Cambrésis est la première chanson traditionnelle locale que j’aie apprise (si on excepte Le petit quinquin et la berceuse du n°11!), quand j’ai attrapé le virus de la musique traditionnelle vers 1973. Le « Canteloube » était en effet facilement accessible, on le trouvait dans toutes les bibliothèques des collèges et lycées de France. J’allais par la suite découvrir de Coussemaeker, Desrousseaux, Durieux et Bruyelle, etc. ainsi que les joies du collectage. L’arrangement originel à 2 violons (toujours avec Christophe) a été renouvelé par l’adjonction de Julien à la guitare et de Didier au diatonique pour une nouvelle version qui me plait décidément beaucoup.

10 - La belle est en jardin d'amour (trad.)
- JJ Révillion : chant. 
Toujours extrait de l’anthologie de Canteloube, une version picarde d’un thème très répandu dans toutes les régions francophones. J’en ai déjà entendu une version très proche collectée au Québec dans les années 1970. Je n’ai pas résisté à l’envie de la chanter a capella, ce qui était traditionnellement la manière la plus fréquente d’interpréter ce répertoire.

11 - Berceuse / Alfred le chien (trad/JJR)
- JJ Révillion : chant, violon.
- Philippe Cheval : cornemuse.
- Stéphane Couturier : guitare.
- Christophe Declercq : violon.
- Didier Demarcq : accordéon diatonique.
Cette berceuse est la première chanson traditionnelle que j’aie jamais apprise. Je la tiens de tradition orale familiale, puisque c’est Marcel Balland, mon grand-père maternel qui me la chantait pour m’endormir, lorsque j’étais enfant. 
La scottische qui suit porte le nom du chien qui a suivi fidèlement Mabidon à ses débuts : il s’installait sous ma chaise à chacune de nos prestations, attendant sagement que son maître ait fini pour repartir avec lui. C’était un mélomane, il ne hurlait pas au loup quand je jouais du violon.

12 - Mon père m'envoie t'à l'herbe (trad.)
- JJ Révillion : chant, cistre.
- Philippe Cheval : cornemuse.
- Stéphane Couturier : guitare.
- Christophe Declercq : violon.
- Didier Demarcq : accordéon diatonique.
Originaire de l’Artois et du Cambrésis, cette chanson a été publiée par A. Durieux en 1868. L’arrangement permet d’entendre sonner un instrument qui a été très répandu dans les régions du Nord au XVIe puis au XVIIIe siècle : il s’agit du cistre français, qu’on entend également sur « L’assassinat », au n°6. Cet instrument est de la même famille que la cetera corse, la guitare de fado et l’English guitar.

13 - Les trois demoiselles / La mandoline (trad./trad.)
- JJ Révillion : chant, violon.
- Philippe Cheval : cornemuse.
- Stéphane Couturier : guitare.
- Christophe Declercq : violon.
- Didier Demarcq : accordéon diatonique.
J’ai collecté cette chanson en 1978, à Verchocq (62) auprès de Léopoldine Hochart. Dotée d’une belle voix et d’une excellente mémoire, elle possédait un vaste répertoire de chansons réalistes et populaires de la fin XIXe début XXe qu’elle avait apprises de ses oncles et de sa grand-mère, ou sur « feuilles volantes » (ces petits formats qui servaient à la diffusion des tubes avant le développement des mass médias). Ce n’est qu’après avoir épuisé ses strates de souvenirs plus récents que sont remontées à la surface quelques chansons issues du fonds traditionnel, dont cette version des 3 jeunes filles aux souliers usés. Elle a été publiée dans la cassette de collectage de l’association « Traces », tout comme la scottische qui suit, collectée par Rémy Dubois auprès d’un des derniers violoneux de tradition wallons, Henri Schmitz. C’est un souvenir des échanges fructueux que nous avons eus avec nos amis belges, dans les années 75-80, époque où nous avons découvert un répertoire de violon traditionnel proche de chez nous, violoneux du Nord. Dans notre région, la pratique du violon traditionnel semble s’être arrêtée bien plus tôt dans le temps d’après les rares témoignages retrouvés (avant 14-18).
 
14 - La belle aperçoit une barque (trad.)
- JJ Révillion : chant.
- Philippe Cheval : cornemuse.
- Stéphane Couturier : guitare.
- Christophe Declercq : violon.
- Didier Demarcq : accordéon diatonique.
L’historien et folkloriste boulonnais Ernest Deseille a recueilli ce chant de marin et l’a transcrit dans un manuscrit intitulé « les gaités boulonnaises » rédigé vers 1880. La mélodie a été reprise du recueil de chant du Petit Journal paru en 1866. Le thème de cette chanson est très répandu dans toutes les régions francophones. Il constitue une allusion métaphorique de la conquête amoureuse. À la même époque coexistait un répertoire beaucoup plus explicite : il s’agit de cet immense répertoire de chansons paillardes que les folkloristes du XIXe siècle ont systématiquement censuré, mais auquel ils font régulièrement allusion dans leurs préfaces comme en témoigne cet extrait de Desrousseaux : « Nous avons gardé en portefeuille des chansons, des rondes, et des couplets très populaires chez nous (…) dont certains passages auraient dû être supprimés ».

15 - Le chemin d'Emblise / La rue de l'égalité (JJR/JJR)
- JJ Révillion : violon.
- Stéphane Couturier : guitare.
- Christophe Declercq : violon.
- Didier Demarcq : accordéon diatonique. 
Un air en 6/8 pour faire danser les gens. Après différents essais en bal, nous avons trouvé que c’était le rondeau gascon qui convenait le mieux. J’espère que les gascons ne nous en voudront pas trop d’avoir importé en Septentrion une de leurs danses préférées. Mais la pratique du bal folk (qui fait fureur dans la région depuis des années !) réserve parfois des surprises : certains danseurs peu avertis sont en effet persuadés que « la » bourrée, et la Cochinchine sont des danses typiquement flamandes.

16 - Le voyage à Maurice (trad.)
- JJ Révillion : chant, bouzouki.
- Philippe Cheval : cornemuse.
- Stéphane Couturier : guitare.
- Christophe Declercq : violon.
- Didier Demarcq : accordéon diatonique.
C’est la seule chanson qui ne soit pas issue des régions Flandres-Artois-Hainaut-Cambrésis-Picardie. Elle a en effet été collectée en Normandie, à Granville en 1980, auprès d’un Terre-Neuvas et Cap-Hornier de Granville, le capitaine Marcel Touquerant. Le Chasse-Marée l’a publiée en CD dans le volume 14 de son Anthologie des chansons de mer. C’est là qu’elle m’est tombée dans l’oreille et que je l’ai adoptée. 

17 - Tiens tiens tiens voilà Jean qui vient (trad.)
- JJ Révillion : guimbarde.
Celle-là, je la dédie tout particulièrement à Roland et Marcelle Delassus, ainsi qu’à Marie Grauette, qui ont réalisé un gros travail de collectage en Artois dans les années 70-80. Cette chanson faisait partie du répertoire de mamie Ginette, la grand-mère de Roland. On peut la danser en polka.



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