Grâce à Juliette, qui m'a prêté les cassettes VHS, j'ai pu faire numériser ces émouvants documents qui font revivre ce groupe folklorique dunkerquois, fondé en 1986.
Het Reuzekoor
La Chance aux chansons, 22/10/1992 (Antenne 2)
C'est le réalisateur de l'émission, Gérard Marchandier (alias Tintin), qui a fait ces remarquables prises de vue en direct.
Het Afzyn, par Marieke
Marieke chante Het Afzyn (la souffrance/la séparation) dans la petite chapelle Notre Dame des Dunes
Sint Anna Feest
Quatre cornemuseux d’Het Reuzekoor, à bord de La Duchesse Anne
de gauche à droite : Denis Byache, Yves Collache, Bernard Brousse, André Rouzet,
Par William Schotte et Casilda Rodriguez, accompagnés par Yves Collache, Claude Collache, Bernard Brousse, Henri Labaere, Denis Byache, Jacques Brousse, Thierry Rousselle, ?, André Rouzet
imprimé en 1938
L’Evaporée, contredanse française
Sur la digue de Dunkerque près du Mémorial des Alliés
Musiciens : Marieke (clavier), Robert Leroy (violon) et Jean-Paul Dozier (flûte à bec).
Danseurs : Anne Byache, Jean-Marie Byache, Damien Carême, Pierre Collache, Annie Dutry, Christophe Isaert, Sylvette Rau, ?.
Musique et chorégraphie recueillie par Robert Daubat dit d’Aubat-Saint-Flour (maître à danser à Gand)
Trophées Jean-Bart au Kursaal de Dunkerque en 1997
Pour l'anniversaire des 20 ans de l’association Het Reuzekoor
archives vidéos association Het Reuzekoor, Dunkerque (source : probablement Ville de Dunkerque)
- Reuzelied
- Amazing Grace, paroles françaises et harmonisation d'Albert Creton
- Les Babordais
- Le Horlepiep
- Dunkerque la flamande, paroles d'André Devynck†, musique de Marieke
Musiciens : Marieke (clavier, chant) Robert Leroy (violon), Jean Paul Dozier
(flûte à bec), Cédric Alexandre (contrebasse) ; cornemuses : Bernard
Brousse, Denis Clipet, Laurent Claeys, François Dziudzia
Danseurs : Pierre Collache, Christophe Plovier, Frédéric Rau, ?
Le Pierlala : Christophe Plovier
Association Het Reuzekoor : rétrospective des activités 1987-1991
Rétrospective des activités de l'association :
répétitions de la chorale, la revue Platch'iou, le groupe de danse d'épées, les publications de disques
voyage à Llangollen (Pays de Galles) du 7 au 11 juillet 1991
voyage en Israël en 1988
+ spectacle en 1986, à Grande Synthe, Palais du Littoral
- chanson 1789
- Bonjour, bonsoir, danse flamande
- Le Tourdion, chant et danse
- Donne un zo à mon oncle Co (Eugène Gervais)
- Sala, danse flamande
- une danse flamande
- Allons pêcheurs, chanson
- Schoon lief, chant et danse
- Notre Dame des Dunes, chant
- Sint Valentin danse
- Ma Seurtje, danse
- Chansons de St Martin
- Geeft wat om den rommelpot, chanson du rommelpot
- Le Carillon de Dunkerque, danse
- Steep, danse flamande
- La Grise, chanson, paroles André Devynck, musique Marieke
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Le 30 janvier, rue de la Gare à Rosendael, deux résidences ont été inaugurées près de l'ancienne gare de Leffrinckoucke. On les a nommées Het Reuzekoor et Marieke en Bart.
source des photos, les 3 premières : C.D. ; les suivantes : Maison de Quartier de la Tente-Verte
Troisième cassette des collectages mis en dépôt voir détails ici, celui du Collectif de chant flamand d'Hazebrouck, ce n’est sans doute qu'un extrait du collectage car les numéros de chansons annoncés vont de 1 à 15 et de 65 à 88. Ce collectage a été fait par Martial Waeghemaecker et André Marie Despringre.
Soit 39 chants, dont je ne me risque pas à vous donner les titres, si un flamandophone veux bien contribuer. On peut sans doute en trouver une partie au bas de la page.
J’ajoute un enregistrement trouvé dans la discothèque de Klerktje décédé en 2005. C’est une cassette avec cette mention « collectage vlaemsch ». Elle contient une dizaine de chansons, les neuf premières sont interprétées par Andréa Lambrecht-Vansynghel (1914-2006), berguoise, mère de Marie-Christine Lambrecht, présidente de l’association Het Reuzekoor. Je n’ai pas encore pu identifier le chanteur de la 10e chanson. Merci à Edmonde Vanhille pour l'identification des titres.
01 En als ze moste dood gaen
02 En boven de lucht
03 Kleen kreukelgatje
04 'T was een kindje evaellen
05 Wien gaet er mei
06 Overal overael, waerdan de meisjes zyn
07 Ze 'n is niet ziek
08 Melle, Melle met je vuule dikke bille
09 Eenen fraeyen man
10 Den eersten maend van't jaer
Une transcription/traduction et une étude sur la dernière chanson est disponible sur le blog de Philippe Simon
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J'ajoute les partitions de collectage publiées par Jean-Paul Sepieter dans Musique du peuple flamand. Collectage réalisé par le Collectif Chants de Flandre créé en 1978 lors de l'Université populaire flamande, dirigé par Martial Waeghemagher, avec le soutien d'André-Marie Despringre.
mise à jour le 23/1/2022, ajout d'une version dansable du Quadrille
mise à jour le 5/9/2025, ajout d'infos et de photos
C'est le titre d'un album 33 tours produit et édité par l'association Het Reuzekoor de Dunkerque en 1986. Il a obtenu le Grand Prix du disque (patrimoine) de l'Académie Charles Cros la même année.
Albert Creton et Maryse Collache
Face A
- Dunkerque-Plage, valse de Richard Palmer
- Geestelyk-Meylied, chanson extraite du recueil d'Edmond de Coussemaker
- CantiqueNotre Dame des Dunes, Ave Maris Stella, chant de l'abbé Bourlet* (1885)
- Souvenir de Dunkerque, mazurka de Joséphine Dubouchet
- Allons pêcheurs, chant trad… source inconnue
Face B
- Kermesse, paroles d'André Devinck†, musique de Maryse Collache†
- Ali alo, chant extrait du recueil d'Edmond de Coussemaker
- Vers la fin de la crise économique, paroles d'Eugène Gervais, sur l'air Riquita
- Dunkerque-Quadrille, musique de Raymond Maximilien de Bertrand (1840-1879) (on m'a signalé que l'interprétation était trop lente pour la danse, voici une version dansable ICI)
Les musiciens :
- Marieke†, chant, claviers
- Albert Creton†, piano, orgue et arrangements
- Didier Declercq, trompette
- Régis Kerkhove, tuba
- Catherine Delavier†, flûte, harpe celtique
- Stéphane Couturier, clarinette
- Jean-Paul Dozier, violon
- Gérald Ryckeboer, musette du Northumberland
- la chorale Het Reuzekoor
- la chorale les Bazennes des Glacis
- Christian Verkyndt
- Bruno Degunst
maquette de Jean Marie Byache et Claude Collache
photo de couverture, Bernard Cartiaux
Cette partition était conservée dans les archives de la Société Dunkerquoise d'Histoire et d'Archéologie, elle est, depuis sa découverte, "égarée"… C'est la maquette d'un projet d'édition, Raymond Maximilien de Bertrand (1840-1879) est le fils de l'historien et folkloriste dunkerquois Raymond de Bertrand (1802-1864). On connait deux autres de ses compositions, conservées à la BNF, éditées en 1869 et 1870. Négociant, il était domicilié à Brest de 1866 à 1875. En 1864, à Nantes, il avait épousé Marie Amélie LAPIERRE originaire de Saint-Junien (87).
Joséphine Coralie Dubouchet (1868-1926) est la sœur de Louis (1845-1946), marchand de musique et compositeur. Elle aurait fait ses études musicales à Bruxelles et était domiciliée à Malo-Terminus. Elle a composé cette mazurka lors de l'inauguration de l'Hôtel de ville en 1901.
Par son époux, Auguste Fiquet (1872-1929) elle a un lien avec l'oncle de Maryse Collache-Rouzet, époux d'Yvonne Vanlancker-Rouzet (1913-2008), voir tableau généalogique ci-dessous.
À seize ans, il remporte le 1er prix du concours de déclamation organisé par la Société Dunkerquoise d’Histoire et de Géographie en récitant un poème de son père décédé 2 ans plus tôt. Orphelin il est recueilli par ses grands-parents maternels. En 1900 le Nord Maritime publie un de ses poèmes Je suis l’amour. À partir de 1903 le journal local publie régulièrement ses textes (poésies et chansons). En 1905 il participe à la création du cabaret Au Peudre d’Or (situé place du Théâtre dans une salle du Café Georges).
Ce cabaret d’inspiration montmartroise se distingue de l’original parisien par l’usage du parler dunkerquois, mais cette expérience ne dure que deux saisons. Cela suffit à Eugène pour acquérir une réputation de chansonnier qu’il exploite en devenant chanteur ambulant pour interpréter ses productions, et les vendre, devant le public dunkerquois et même au-delà. La B. N. F. conserve plusieurs de ses petits formats aux titres évocateurs : La jolie et délicate boulevardière, les jolies filles de Bergues, la pêche au peudre, Les jolies filles de Bourbourg, Titine ou la môme des lascars, C’veintje y sait rien faire, etc. En parallèle, il fréquente le milieu anarcho-syndicaliste* dunkerquois et publie ses textes sous le pseudonyme Jehan La Guigne dans le Journal des Syndiqués et dans La Défense Sociale (sous titré journal révolutionnaire dunkerquois).
Après la guerre, en 1919, il épouse Louise THIRY et trouve un emploi à l’Usine des Dunes, mais la crise frappe aussi à Dunkerque, il est licencié en 1929. Ensuite il exerce divers métiers : peintre en bâtiments, camelot, placeur de billet de tombola, etc. Après une courte maladie, il décède en mars 1939. L’année précédente il avait enregistré sur cire des poèmes de son père sur un stand de la foire de Dunkerque. Ces disques ainsi que ses manuscrits, qui avaient échappé aux bombardements, étaient conservés dans la campagne flamande, hélas ils sont détruits au cours d’un déménagement à la fin des années 1950.
Son épouse décède à Paris dans le 9e arrondissement au 43 rue Saint Georges, le 24 mars 1946.
* pour plus d'infos sur ce mouvement dans le Nord et le Pas de Calais, voir la biographie de Benoit Broutchoux
Une biographie plus détaillée a paru dans le volume 44 de la Revue historique de Dunkerque et du Littoral, publié en janvier 2011 par la Société Dunkerquoise d'Histoire et d'Archéologie
elle est aussi disponible ICI
collection personnelle
Le 17 octobre 1934, des Dunkerquois on participé aux marches des chômeurs qui convergeaient vers Lille
Gloire aux ouvriers (1906) rend hommage à deux des rescapés de la catastrophe de Courrières Charles Pruvost et Henri Neny collection personnelle (merci à Michèle L. qui m'a offert ce document) *****
Toutes les paroles de ses chansons
avec celles de son prédécesseur Hippolyte Bertrand (1830-1902)
Liste des chansons d’Eugène Gervais et Jehan La Guigne
celles marquées d’une * sont dans la publication ci-dessus
Adieu méchante – 1906
L’affaire Jeanne Weber – 1908
Al a perdu son peule – 1906
L’alcoolique – 1906*
L’amour dans l’sac – 1907*
Baiser de Ninon – 1906
La bande des pêcheurs – 1903*
Un berguois assassin – 1907*
La bière de chez nous – 1912*
La catastrophe du Pluviôse – 1910*
Ce que chantent les flots – 1911*
C’veintje y sait rien faire – 1907*
La chanson des archers du Nord – 1910*
La chanson des bécots – 1906
La chanson des gars de Bray-Dunes – sd
La chanson de Lucienne – 1907*
La chanson des P.T.T. – 1912*
Les chapeaux – 1909
Le charnier – 1903*
Chère bonne amie – 1906*
Le cinéma du Maritime – 1909
La collision de tramways – 1909
Les combats de coqs – 1903*
Complainte des bandits des Flandres – 1910*
Le crime et la fin de Favier – 1911*
Le démon de l’alcool – 1912* Donne un zo… à mon oncle Co – 1938*
La ducasse de Dunkerque – sd*
Dunkerque, ah ! mes amis !! – 1907*
Dunkerque vivant – 1903
Une entrée chez les fauves – 1903*
Goûtez-y – 1909
Les héros du Iéna – 1907
Une histoire d’amour au bord de la mer – sd*
L’horrible crime d’un satyre – 1907
Humbles fiançailles – 1913*
L’impôt sur le revenu – 1907*
Invitation au cake walk – 1904
J’couche à l’cantin’ del fosse – 1919*
Je suis l’amour – 1900*
La jolie et délicate boulevardière – 1906*
Les jolies filles de Bergues – 1906*
Les jolies filles de Bourbourg – 1906*
Un joyeux rêve – 1907*
Juleutche, c’est un frère – 1906*
La jupe culotte – 1911*
La langue – 1906
Le marchand de journaux – 1914*
La marche des p’tites bonnes dunkerquoises – 1906
Maritche elle a perdu son peule – 1927*
Marie-toi à c’t-heure – 1905
Les midinettes dunkerquoises – 1905
Le monument Trystram – 1911
La muse à l’école – 1912*
La muse des corons – 1919*
La muse et le chansonnier – 1935*
Le naufrage du St-Philibert – 1931
Une nuit au cotche – 1907*
Le nouveau minck – 1909
Oui, j’adore la muse – 1903*
La pêche au peudre – sd*
La pêche des Islandais – 1910*
La petite amie – 1913*
Les petites couturières – 1903
Les petites femmes de Dunkerque – 1904
Le peudre de Cythère – 1905
Le pinson chante – 1912*
Plaisirs et prudence – 1905
La pluie d’une nuit d’été – 1908*
Le portrait de la dunkerquoise – 1913*
Posez là votre plume… – 1915*
Quand on s’fréquente – 1906
Quand tu seras vieille – 1905
Les rats dans la tranchée – 1916
La reine des Bray-Dunoises – sd
Le refrain de la bande des pêcheurs – 1907*
Le régiment des joyeux drilles – 1911*
Le retour de Mimi Pinson – 1912*
Retour du cœur – 1905*
Le rêve du matelot – 1913*
Le riches – 1905
Rirette – 1913*
Le roman d’une petite cochère parisienne – 1907*
La ronde des milliards – 1930*
Les satyres sont graciés – 1907
Supplique d’amant – 1904*
Sur la dune, le soir – 1913*
T’as une loque – 1905
Titine ou la môme des lascars – 1906*
Tous dans la verscherbende – 1907
Vas laver tes yeux – 1904
Verdun – 1920*
Vers la fin de la crise – 1936*
La vie des tranchées – 1916
La vieille fille – sd*
Les vieux copains – 1906
Les 28 jours de Gervais – 1906
Les vivants de Courrières – 1906 Voilà la verscherbende qui passe, air La musique qui passe – 1911
Le vol de Paulhan – 1909*
Les chansons d'Hippolyte Bertrand
A la tienne mon vieux
Allume-toi ma cigarette
Les artistes nitrateurs
Le batelier amoureux
La belle aux coupons à bon marché
Le boucher et la boulangère
Carnaval 1894
Le carnaval de Dunkerque
Carnaval de Dunkerque 1893
Le carnaval de Dunkerque 1895
La dévaliseuse de saucissons à la halle
L'enfant martyr de Cappelle
Les exploits d'une cartomancienne
Le fraudeur des sous de La Plata
L'incendie de Coudekerque-Branche
La leçon de natation
La laitière de Coudekerque dans l'embarras
La Marie Bataillon de Bergues
Ousqu'est Saint-Nazaire ?
Pauvre enfant martyr
Le petit Panama ou le nitrate en détresse
La petite Jeanne ou l'enfant martyre de Saint-Pol-sur-Mer
Le tram-car de Dunkerque à Rosendael
Si les filles savaient !
Vivent les enfants de Jean Bart
Appelée simplement "Jean Bart", elle serait une chanson folklorique comme il est mentionné sur la pochette du disque Chansons du petit matelot des Compagnons du Large publié en 1959 qu'on peut écouter ci-dessus. Toujours considérée comme une chanson du folklore, elle faisait partie du répertoire des militaires de la Marine Nationale. Dans les années 1980 et suivantes, elle a été reprise par plusieurs chorales, dunkerquoises (Het Reuzekoor par ex.) ou non.
Or cette chanson a un auteur et un compositeur : les paroles sont de Pierre d'ANJOU et la musique de Jean FRAGEROLLE. En 1931 elle est publiée dans le recueil Histoire de France en chanson, illustré par Jacques TOUCHET.
collection personnelle
Pierre d'Anjou : né Louis Charles CAILLER à Doué la Fontaine (49) le 2 novembre 1901, fils de Léon, charron, né à Soulanger (49), est un chansonnier très actif. On relève près de 140 notices de publications dans la base de la BNF de 1931 à 1948. Je n'ai pas trouvé sa fiche matricule qui permettrait de connaître son parcours. L'histoire de France en chansons est publiée à Paris par la Nouvelle Librairie Française. Les années suivantes, on relève dans la presse sa participation régulière comme producteur à Radio Paris PTT, jusqu'en qu'en 1948, il y écrit de nombreuses émissions diffusées en début de soirée. En 1923, il épouse une parisienne, Yvonne CHASTANET, née en 1903 et décédée en mars 2000 à Doué la Fontaine. Louis est mort également dans cette ville en 1977.
Jean Fragerolle : né Georges Raphaël FRAGEROLLE à Asnières sur Seine (92) le 13 octobre 1883, il est le fils de d'Auguste Georges le compositeur/pianiste des spectacles du cabaret du Chat Noir.
Ce recueil contient également :
- Les voiles normandes
- La chanson des fuseaux
- La chevauchée de Jeanne
- Les deux archers
- La duchesse en sabots
- Le bon roy Henry
- Sur la route de Suresne
- Le départ de Lafayette
- Les volontaires
- Vieille Lison
- Petits soldats de France
illustration : Jacques Touchet
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les Compagnons du Large, Cols Bleus 1955
Paul MAYEUX : né aux Sables d'Olonne (85) le 2 mars 1900, il est le fondateur des Compagnons du Large qui ont enregistré cette chanson dont il a fait l'arrangement. La presse donne plusieurs fois les noms de ces "compagnons" : Clément Gratadoux, Roger Rosetzky, Jean Canillot, Pierre Baisne, Christian Bill et Pierre Ambray, tous d'anciens prisonniers de guerre, Paul Mayeux aussi aurait été interné au Stalag IA-IB, mais il n'y a pas de mention sur sa fiche matricule. Il est actif dans le milieu vendéen de Paris. En 1943 il est secrétaire et trésorier de la Veillée Vendéenne puis président des Vendéens de Paris de 1965 à sa mort en 1969.
Christian Declerck
19 février 2025
en prime :
une version "shantiesée" par le groupe belge de Garre van KorneeICI publiée dans l'album Een scute moet varen
Une émission d'Antoine d'Antoine Quaeghebeur pour Les Archives d'un buveur de bière diffusée le 5 mars 2019
Jean Chatroussat, Président des Pénelècres, ardent
promoteur, avec ses amis, du parler dunkerquois, nous fait découvrir ce
langage « haut en couleur ». C’est une survivance vivace du flamand du
Westhoek dans le vocabulaire et la syntaxe. Le « parler dunkerquois »
commenté par Jean Chatroussat et illustré par les textes des Pénelècres
et les chansons populaires interprétées par « Het Reuzekoor ».
en prime une courte vidéo de février 2009 de la Voix du Nord où Jean Chatroussat présente une partie de sa collection de partitions dunkerquoises et carnavalesques.
Je l'avais visité en 2008, téléchargé les infos, au cas où… et je pensais vous donner le lien, mais l'internet n'est pas immuable et Flash Player a disparu, le site n'a pas été mis à jour pour fonctionner sans ce logiciel, résultat tout à disparu. Je peux néanmoins vous faire écouter cet entretien de Guillaume Veillet avec Maryse et Claude Collache réalisé un peu après 2005. J'ai bien sûr demandé aux responsables du Hall de la Chanson l'autorisation de republier ces documents, mais n'ayant pas eu de réponse je présume qu'ils ne s'y opposent pas.
Marieke en Bart & Het Reuzekoor
Le groupe Marieke en Bart nait dans les années 1970 de la rencontre entre la voix de Marieke, formée à la musique classique, et le doedelsack (une cornemuse qu’on retrouve aussi en Belgique et aux Pays-Bas) de Bart. Ils défendent un répertoire en flamand, qui n’est pas leur langue maternelle mais reste le symbole de leur culture. Le répertoire collecté par Edmond de Coussemaker au XIXe siècle est déjà mis au premier plan. Un peu plus tard, dans le même enthousiasme associatif, est créé l’ensemble Het Reuzekoor, plus proche dans l’esprit d’un groupe folklorique, avec danses et costumes locaux. Les deux formations se produiront souvent sur la même scène.
A l’extrême nord de la France, dans une région qui représente environ un quart de la superficie du département du Nord, l’on parle le flamand occidental, un dialecte néerlandais. Le nombre de locuteurs n’est pas connu avec précision, les estimations varient entre 30 et 100 000 personnes. Il s’agit pour la plupart de gens âgés. Il existe une méthode d’apprentissage du flamand occidental; parallèlement aux tentatives d’introduction de ce dialecte à l’école l’enseignement du néerlandais standard rencontre un vif succès, la culture flamande et néerlandaise bénéficiant d’un regain d’intérêt.
La scène musicale en langue flamande doit beaucoup à la résurgence d’intérêt pour les cultures régionales à l’époque du mouvement folk dans les années 1970. Des groupes comme Haeghedoorn ou Marieke en Bart se font alors les défenseurs des chants et danses du Westhoek (la Flandre française). Ils contribuent notamment à populariser le répertoire traditionnel recueilli au XIX° siècle par Edmond de Coussemaker, collecteur des "Chants populaires des Flamands de France" (parmi ces trésors de poésie populaire, "De Minnebode", dans lequel un petit oiseau blanc devient le messager de deux amoureux) . C’est aussi dans les années 1970 que l’ethnomusicologue André-Marie Despringre réalise plusieurs campagnes de collecte et d’analyse des traditions orales flamandes. Ses enregistrements peuvent être écoutés à la phonothèque du Musée National des Arts et Traditions Populaires à Paris. Aujourd’hui, nombreux sont les musiciens qui ont fait le choix de s’exprimer en flamand, tout en étant souvent francophones de naissance. En plus du groupe emblématique et plus que trentenaire, Marieke en Bart, citons une autre formation confirmée de musique folk, Smitlap, ainsi que les chanteurs Gérald Ryckeboer et William Schotte (qui a enregistré une version peu banale de cette chanson traditionnelle bien connue : "Jan de Mulder" ou "Jean le meunier" !). Il existe aussi des interprètes locaux dont la langue maternelle est le flamand. Parmi eux, Edmonde Vanhille ou le regretté et récemment disparu Raymond Declerck dit "Klertje".