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vendredi 23 janvier 2026

Collectages en Flandre Française

mise en ligne le 6/1/2010
mise à jour le 23/1/2026
 
Troisième cassette des collectages mis en dépôt voir détails ici, celui du Collectif de chant flamand d'Hazebrouck, ce n’est sans doute qu'un extrait du collectage car les numéros de chansons annoncés vont de 1 à 15 et de 65 à 88. Ce collectage a été fait par Martial Waeghemaecker et André Marie Despringre.

Soit 39 chants, dont je ne me risque pas à vous donner les titres, si un flamandophone veux bien contribuer. On peut sans doute en trouver une partie au bas de la page.

téléchargez ici

402 téléchargements au 1/6/2013

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J’ajoute un enregistrement trouvé dans la discothèque de Klerktje décédé en 2005. C’est une cassette avec cette mention « collectage vlaemsch ». Elle contient une dizaine de chansons, les neuf premières sont interprétées par Andréa Lambrecht-Vansynghel (1914-2006), berguoise, mère de Marie-Christine Lambrecht, présidente de l’association Het Reuzekoor. Je n’ai pas encore pu identifier le chanteur de la 10e chanson. Merci à Edmonde Vanhille pour l'identification des titres.


01 En als ze moste dood gaen
02 En boven de lucht
03 Kleen kreukelgatje
04 'T was een kindje evaellen
05 Wien gaet er mei
06 Overal overael, waerdan de meisjes zyn
07 Ze 'n is niet ziek
08 Melle, Melle met je vuule dikke bille
09 Eenen fraeyen man
10 Den eersten maend van't jaer

téléchargez  ici

130 téléchargements au 1/6/2013

Une transcription/traduction et une étude sur la dernière chanson est disponible sur le blog de Philippe Simon

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J'ajoute les partitions de collectage publiées par Jean-Paul Sepieter dans Musique du peuple flamand. Collectage réalisé par le Collectif Chants de Flandre créé en 1978 lors de l'Université populaire flamande, dirigé par Martial Waeghemagher, avec le soutien d'André-Marie Despringre.
 
• Tisje-Tasje, par André Debruyne, Abeele (B), collectage. M. Waeghemaker 1976
• Myne man komt thuus, par Mme Justine Luyssen, Boeschepe, Le Key, coll. André Cheroutre, 1978
• O ratten en muizen, par M. Faveeuw, Houtkerque, coll. Bachten de kupe, 1968 
• Veulemoeye, par J. Luyssen, Boeschepe, Le Key, coll. André Cheroutre, 1978
• 't was een aapje, par M. Stoffaes, Eecke, coll. Vandenberghe, transcription Despringre
• Den haring, par M. Debruyne, Abeele (B), coll. M. Waeghemaker, 1976
• Metje Metje, par M. Debruyne, Abeele (B), coll. M. Waeghemaker, 1976
• Speutevink, par Mme Justine Luyssen, Boeschepe, Le Key, coll. André Cheroutre, 1979
• Liedeken van het Geitje, par Mme Justine Luyssen, Boeschepe, Le Key, coll. André Cheroutre, 1978
• Den strond, par Mme Justine Luyssen, Boeschepe, Le Key, coll. André Cheroutre, 1978
• Moeder duud open, par M. Debruyne, Abeele (B), coll. M. Waeghemaker, 1976
• Mitje Kapoen, par M. Debruyne, Abeele (B), coll. M. Waeghemaker, 1976
• Zim ma boema, par M. Debruyne, Abeele (B), coll. M. Waeghemaker, 1976 
• Wy zyn allen muzikanten, par M. Debruyne, Abeele (B), coll. M. Waeghemaker 1976
• Overal, par M. Debruyne, Abeele (B), coll. M. Waeghemaker 1976
• Jan Smet, par M. Debruyne, Abeele (B), coll. M. Waeghemaker 1976 

 

mardi 24 décembre 2024

Entretien avec Marieke en 2005

 

C'était une page du site Le Hall de la chanson consacrée aux Langues de France en Chansons

Je l'avais visité en 2008, téléchargé les infos, au cas où… et je pensais vous donner le lien, mais l'internet n'est pas immuable et Flash Player a disparu, le site n'a pas été mis à jour pour fonctionner sans ce logiciel, résultat tout à disparu. Je peux néanmoins vous faire écouter cet entretien de Guillaume Veillet avec Maryse et Claude Collache réalisé un peu après 2005. J'ai bien sûr demandé aux responsables du Hall de la Chanson l'autorisation de republier ces documents, mais n'ayant pas eu de réponse je présume qu'ils ne s'y opposent pas.


Marieke en Bart & Het Reuzekoor

Le groupe Marieke en Bart nait dans les années 1970 de la rencontre entre la voix de Marieke, formée à la musique classique, et le doedelsack (une cornemuse qu’on retrouve aussi en Belgique et aux Pays-Bas) de Bart. Ils défendent un répertoire en flamand, qui n’est pas leur langue maternelle mais reste le symbole de leur culture. Le répertoire collecté par Edmond de Coussemaker au XIXe siècle est déjà mis au premier plan. Un peu plus tard, dans le même enthousiasme associatif, est créé l’ensemble Het Reuzekoor, plus proche dans l’esprit d’un groupe folklorique, avec danses et costumes locaux. Les deux formations se produiront souvent sur la même scène.
 © Hall de la Chanson
 
Edmond de Coussemaker
 
Né en 1805 à Bailleul (Nord) et mort à Lille en 1876. Juge au Tribunal de Lille, il est également passionné d’histoire  ancienne et de musique. Il composera d’ailleurs entre autres des messes, des romances et des fragments d’opéras. Son travail de collecte, concrétisé par la publication des "Chants populaires des Flamands de France" en 1856, est sans doute son œuvre la plus connue.
© Hall de la Chanson
 
Le Flamand Occidental
 
A l’extrême nord de la France, dans une région qui représente environ un quart de la superficie du département du Nord, l’on parle le flamand occidental, un dialecte néerlandais. Le nombre de locuteurs n’est pas connu avec précision, les estimations varient entre 30 et 100 000 personnes. Il s’agit pour la plupart de gens âgés. Il existe une méthode d’apprentissage du flamand occidental; parallèlement aux tentatives d’introduction de ce dialecte à l’école l’enseignement du néerlandais standard rencontre un vif succès, la culture flamande et néerlandaise bénéficiant d’un regain d’intérêt. 
© Délégation générale à la langue française et aux langues de France


Le flamand occidental en chansons
 
La scène musicale en langue flamande doit beaucoup à la résurgence d’intérêt pour les cultures régionales à l’époque du mouvement folk dans les années 1970. Des groupes comme Haeghedoorn ou Marieke en Bart se font alors les défenseurs des chants et danses du Westhoek (la Flandre française). Ils contribuent notamment à populariser le répertoire traditionnel recueilli au XIX° siècle par Edmond de Coussemaker, collecteur des "Chants populaires des Flamands de France" (parmi ces trésors de poésie populaire, "De Minnebode", dans lequel un petit oiseau blanc devient le messager de deux amoureux) .
C’est aussi dans les années 1970 que l’ethnomusicologue André-Marie Despringre réalise plusieurs campagnes de collecte et d’analyse des traditions orales flamandes. Ses enregistrements peuvent être écoutés à la phonothèque du Musée National des Arts et Traditions Populaires à Paris.
Aujourd’hui, nombreux sont les musiciens qui ont fait le choix de s’exprimer en flamand, tout en étant souvent francophones de naissance. En plus du groupe emblématique et plus que trentenaire, Marieke en Bart, citons une autre formation confirmée de musique folk, Smitlap, ainsi que les chanteurs Gérald Ryckeboer et William Schotte (qui a enregistré une version peu banale de cette chanson traditionnelle bien connue : "Jan de Mulder" ou "Jean le meunier" !). Il existe aussi des interprètes locaux dont la langue maternelle est le flamand. Parmi eux, Edmonde Vanhille ou le regretté et récemment disparu Raymond Declerck dit "Klertje".


© Guillaume Veillet pour le Hall de la Chanson
 
 
Les questions posées à Maryse par Guillaume Veillet :
- Quel est votre premier souvenir musical ?
- Avez-vous connu une famille musicienne ?
- Qu'est-ce qui vous a donné envie de chanter ?
- Qu'est-ce qui vous a donné envie de chanter en flamand ?
- Quelle est votre première expérience de chanteuse ?
- Quels sont les artistes qui vous ont inspiré ?
- Quels sont les instruments traditionnels flamands ?
- Quels sont les artistes de référence de la chanson dans votre langue ?
- Comment définissez-vous votre travail artistique ?
- Quel rôle tient la chanson dans la préservation, l'histoire et l'enrichissement de votre culture ?
     C'est Claude Collache qui répond à cette question
- Existe-t-il un intérêt pour votre culture et votre langue à l'étranger ?
- Que représente le métissage musical pour vous ?
- Qui parle le mieux de votre langue, de votre musique ?
- Quelle est la chanson la plus fédératrice dans votre langue ?
- Quelle est votre chanson préférée dans votre langue ?

Les réponses sont ICI

un extrait : Het Afzyn



mardi 29 décembre 2020

La vie musicale populaire en Flandre française

publié le 4/6/2020
mise à jour le 29/12/2020, ajout d'un article  "catégoriser un rythme flamand"


Documents recueillis par André-Marie Despringre et publiés en 1983



La musique des rites calendaires
 Les douze jours
1 - Driekoningenlied / Cantique des rois mages (GO)
2 - Driekoningenlied / Cantique des rois mages (BA)
3 - 'T is nieuwjaaravond / C'est la veillée du nouvel an (Ste Marie CA)
4 - 'T vandage dertienavond / C'est aujourd'hui la veillée de l'Epiphanie (BA)
5 - Op de markt / Sur le marché (ME)

 Le Carnaval de Cassel (1976
6 - Tintamarre de carnaval
7 - Rythmes du réveil
8 - Chant du Reuze (harmonie municipale)
9 - Chant du Reuze (CA + HA)
10 - Lundi gras (harmonie)
11 - Vlaamse pot pourri (BO)

La musique d'agrément
12 - Vlaamse pot pourri (BO)
13 - Vlaamse pot pourri (BO)
14 - Vlaamse pot pourri (BO)
15 - 'T oude wuvege had een man / La vieille femme avait un mari (EE)
16 - 'K heb ik zo vele lieven / J'ai tant d'amoureux (EE)
17 - Dans maar vrouwtje / Danse petite dame (EE)
18 - 'K en hebben geen belde noch geen stoel / Je n'ai plus de lit ni de poële (EE)
19 - Alsik ik van Brussel kermisse / Ah moi qui vient de la kermesse de Bruxelles (HA)
20 - Sarelke, Sarelke, 'k heb het ik gezeid / Charles, petit Charles, je l'ai bien dit* (WI+ME)

La musique des rites saisonniers
 La cueillette du houblon
21 - En 't is al af, en d'hommel is af / Tout est cueilli, le houblon est cueilli (BO)
22 - En 't is al af / Tout est cueilli (ME)
23 - De snuifdoze en den kaffiepot / La boîte à prise et la cafetière (GO)
24 - Viva den kaffiepot / Vive la cafetière (ME)

 La moisson
25 - Keriole / Kyriole (appel) (ZE)

La musique du travail et de ses saints patrons
 La garde des vaches
26 - Peene Peene maai Lammens Koetjes / Et d'une pour Noord Peene (ZE)
27 - Drie koetjes de poten ebroken / Une vache vient de se casser les pattes (ZE)
28 - Je koe en zijn aan de schijte / Tes vaches ont la va-vite (HA)

 Saint Eloi
29 - Hooe Strooï de boer is in de rooi / Hooi Strooi est en peine pour trouver de l'argent (BO)

 A la ferme
30 - En 't van morgen vroeg op te staan / Demain il s'agit de se lever tôt (HO)

 Dans les rues
31 - Vershe plattjes / Des poissons frais (DU)
32 - Scharesliep, scharesliep / Le rémouleur (BO)
33 - Scharenlijpers, sharen messens om slijpen / Des ciseaux, des couteaux à aiguiser (BO)

 Le tissage
34 - Kadieke, kaddjakke (ME)
35 - 'T is van ikketak tiktaktierre / C'est le rikketakke (BO)
36 - O mijn god hierboven / Ô mon Dieu, d'ici en haut (GO)

 Sainte Anne
37 - En nuzen wagen is geladen / Et le chariot était chargé (BO)

La musique des rites calendaires
 Carnaval de Bailleul (1976)
38 - Lied van Gargantua / Chanson de Gargantua (BA)
39 - Musique de Bailleul

La musique d'agrément (suite) 
40 - Ah çà bonjour, mijn liefste dochter Katrien / Ah ça bonjour, ma fille préférée Catherine (GO)
41 - 'T was een keer een boer / Il y avait une fois un paysan (ES)
42 - En'k gingen lestmaal ann het jagen uit / Et dernièrement j'allais chasser (BA)
43 - Pierlala was naar Godsvelde gegaen / Pierlala était à Godewaersvelde (ME)
44 - Uit den oosten, uit des westen / En provenance d'est et d'ouest (EE)


les chanteurs :
BA, Bailleul : M. Dormieux - l'Harmonie Municipale - E. Schercousse
BO, Boeschèpe : M. Debruyne
CA, Cassel : H. Sansen (aussi HA) - Harmonie municipale
DU, Dunkerque : P. Jacquemet - Mme Renaud
EE, Eecke : M. Kerkhove
ES, Esquelbecq : V. Walline
GO, Godewaersvelde : A. Dagobert - A. Deturck - L. Dupont
HA, Hazebrouck : A. Davion
HO, Houtkerke : J. Bourry
ME, Meteren : D. Falghen
Ste Marie CA, Sainte Marie Cappel : E. Van Hee (aussi HA)
WI, Winnezeele : André Decreus (1907-1987) accordéoniste
ZE, Zermezeele : H. Bauden


Vous pouvez écouter ces collectages sur le site RADdO-Ethnodoc
ou me demander les fichiers







* à propos de cette chanson j'ai relevé cet article de 1911 du Nord Maritime :
« Manifestation mouvementée à Bergues – L’ex-équipe des « p’tits pois » réclame… La manifestation d’hier  – l’usine envahie. – l’Internationale et Chorle’t’che. - Depuis deux ans, existe à Bierne, près de Bergues, le long de la Colme, une fabrique de conserves. En ce moment de la saison l’usine embauche une centaine de femmes et enfants, pour l’écossage des petits pois. D’habitude, la direction de « La Semeuse » employait des gens du pays et complétait son chiffre nécessaire par des belges ; mais cette année, on embauche que des ouvrières du pays voisin. D’où, grand émoi parmi les journalières berguoises qui, d’un commun accord, décidèrent de manifester. Aussitôt dit, aussitôt fait. Drapeau tricolore en tête, une centaine de femmes et d’enfants, quittèrent Bergues vers 5 heures, et se rendirent à l’usine. En voyant à travers la grille, travailler les ouvrières belges, la colère déborda. D’une poussée, la grille fut ouverte et les manifestantes pénétrèrent dans la cour de l’usine. Prises de peur, les ouvrières belges s’enfuirent à travers champs et les nouvelles venues occupèrent les hangars, où, sur les claies étaient étendus des monts de petits pois. Une manifestante se détacha du groupe et là, le drapeau, sur la hanche, attendit les évènements. « J’y suis, j’y reste » avait-elle l’air de dire, imitant Mac-Mahon à Malakoff. Le directeur de l’usine téléphona à Bergues […] accompagné de quatre gendarmes à cheval arrivaient. Malgré l’arrivée des gendarmes le groupe de manifestantes ne bougea pas de la cour de l’usine et la maréchaussée attendit avec patience le bon vouloir des ouvrières. A tort ou à raison, le brigadier de gendarmerie voulut arrêter M. Arthur Barbier, de Bierne, qu’il accusait d’avoir provoqué le mouvement. Celui-ci, qui est chef de bande et embauche des ouvrières pour faire travailler en moisson, répondit que ce qui se passait ne le regardait pas. Il n’en fut pas moins appréhendé. Les choses se gâtèrent : une trentaine de femmes se détachèrent du groupe et, avec force horions, forcèrent les gendarmes à lâcher leur prisionnier.
Voulant éviter une bagarre, vu la surexitation extrême de quelques unes des manifestantes, le brigadier et ses hommes se contentèrent de barrer l’entrée de l’usine et stoïques, reçurent sans sourciller, une avalanche d’interpellations plus ou moins choisies. C’est grâce à leur sang froid que l’on n’eut pas à déplorer d’incident plus graves. Une demi-heure après les manifestantes quittèrent l’usine et reconduisirent Barbier à son domicile, à Bierne. Elles retournèrent ensuite devant l’usine, puis, le drapeau en tête, femmes et enfants prirent le chemin de Bergues, en entonnant l’Internationale. Sans doute, l’hymne révolutionnaire n’était pas encore assez connu, ni assez local, car bientôt, toutes en chœur, en suivant les bords verdoyants de la Colme attaquèrent avec ensemble un air flamand : « Chorle’t’che, Chorle’t’che… ». C’est en chantant que la colonne entra à Bergues, où de nombreux curieux attendaient au Pont Saint-Jean, cette arrivée sensationnelle. Il est vrai qu’à Bergues on n’est pas habitué à des manifestations de ce genre. Et puis ce n’était pas banal ! […] »


*****

CATÉGORISER UN RYTHME «FLAMAND » 

André-Marie DESPRINGRE 

(LACITO -CNRS) 

Résumé 

Le dilemme de l'artiste est d'un type tout à fait particulier : il doit pratiquer pour pouvoir mettre en œuvre sa compétence. Mais pratiquer a toujours un effet double : d'un côté cela le rend plus apte à réaliser tout ce qu'il est en train d'entreprendre ; d'un autre côté, à travers le phénomène de la formation des habitudes, il devient moins conscient de la façon dont il travaille (Bateson, 1977 : 178). 

Selon le psychologue américain Bruner (1991), « la culture donne forme à l'esprit » et il est remarquable que cet auteur place plus particulièrement les mythes et les récits au centre d'une nouvelle psycho-anthropologie de la cognition. L'étude des significations des multiples aspects d'une culture et d'une morphogenèse du sens lui semble ainsi essentielle au développement de la personnalité. Voilà une réaction bien légitime contre les excès d'une psychologie culturelle coupée de la réalité humaine et de sa propension à suivre les modèles naturalistes des neuro-biologistes. Cependant, dans cette manière d'envisager la cognition, la musique n'a pas encore droit de cité. La compréhension du monde de la musique n'appartiendrait-elle qu'aux musiciens et aux musicologues au sein d'un monde à part ? Les recherches scientifiques et cognitives sur la musique contribuent sans aucun doute à alimenter ce point de vue. 

Pour illustrer la question des relations entre musique, cognition et culture, je présenterai quelques résultats de mon expérience d'ethnomusicologue. Partant de l'hypothèse que la culture musicale des pays de France demeure fondamentale pour la formation des adultes et qu'il est donc important d'en étudier les systèmes, je présenterai les tenants et les aboutissants d'une étude rythmique que j'ai réalisée en Flandre française. Le processus de transformation qu'a subi la musique de cette aire géo-culturelle, au XXe siècle, s'explique tout d'abord par la double influence qui s'y exerce depuis des siècles : la romane, prépondérante au Sud et la germanique, au Nord. Dans quelle mesure ce contact de cultures a-t-il oblitéré l'existence même d'une musique flamande en France alors que, paradoxalement, ceux qui s'en réclament aujourd'hui croient s'y ressourcer ?. 


la suite :

lundi 15 juin 2020

Accordéonistes populaires en Flandre

André Decreus (Winnezeele 1907-1987), l'accordéoniste collecté par André-Marie Despringre en 1976, animait aussi les quêtes de conscrits à Steenvoorde, une photo de 1932 en témoigne. C'est cette photo qui m'a rappelé une série de coupures de presse que j'avais rassemblées à la fin des années 1980. Plusieurs d'entre elles montrent un musicien qui accompagne les jeunes gens et c'est toujours un accordéoniste, parfois accompagné d'un tambour ou d'un clairon.
Voici une quinzaine de musiciens populaires actifs autour de Dunkerque. S'ils n'avaient pas accompagné les conscrits et s'ils n'avaient pas été photographiés, on ignorerait tout de leur présence et de leurs activités. C'est une chance que ces photos aient été publiées dans la Voix du Nord, avec tous les noms des personnages. Je ne sais pas si ailleurs, dans la Région, on a fait la même démarche. Les plus anciennes photos datent de 1929 (Armbouts-Cappel et Esquelbecq), la plus récente de 1954 (Uxem). L'orthographe des patronymes n'est pas garantie - les typographes de presse écorchent souvent les noms de famille -  sauf pour les musiciens, que j'ai pu identifier grâce à ce site.

Adrien Delpouve au diatonique
Looberghe, 1935


Looberghe 1936. L'accordéoniste Adrien Delpouve, (Looberghe 1903 - Rosendael 1977) était ouvrier agricole. Au 1er rang il est entouré, à gauche d'André Vangrévelynge et droite de Maurice Becuwe. Au 2e rang, de gauche à droite : Roger Rauwel, René Mallevaeye, Paul Faveuw et Kicken. Au 3e rang, Robitaille, André Vanbeke, Raymon Woisselin et André Dugandin. Informations données par Roger Rauwel. VdN 2/4/1989
En 1935, sur la première photo, on trouve de gauche à droite, au 1er rang assis, Maurice Becuwe, Henri Mormentyn et Ernest Allaert. Au second rang, debout, André Godart, Paul Vannobel, Georges Wattez, Adrien Delpouve, Léon Vanacker et Robert Lapière. Informations données par Henri Mormentyn. VdN 25/1/1989



Armbouts-Cappel, 1929. L'accordéoniste est Henri Allentin (Bierne 1897 - Dunkerque 1982), il est le fils de René, ouvrier agricole et Hélène Baert, servante de ferme. 
Il est entouré de : en haut, de gauche à droite, Simon Best, Marcel Perquy, Etienne Verrons, Arthur Desmidt, X, Gaston Beyaert. Assis, de gauche à droite, Gaston Bertheloot, garde champêtre, Maurice Bentein, clairon et Henri Allentin. Informations données par Mme Veuve Germaine Desmidt. VdN 30/11/1989







Esquelbecq 1929. L'accordéoniste est Lucien Plancke (Bissezeele 1911 - Lille 1986), fils de Rémi, ouvrier agricole et Gabrielle Cousin. Sont autour de lui, de gauche à droite : debout, Charles Loos, Raphaël, Beck, Maurice Vandersluys, André Beun et rémi Courtois. Assis : André Joos, René Cailleau, André Vanhens et Joseph Vandevoorde. Informations données par Rémi Courtois. VdN 13/1/1990








Téteghem 1931. Je n'ai pas pu identifier avec certitude l'accordéoniste Maurice Verbecke (un homonyme est né à Coudekerque Branche en 1906, un autre à Herzeele en 1900). Les conscrits, assis : Lucien ?,  Raymond Dufour, Emile Bonte et Henri Bouve. Debout : Edouard Defever, Joseph Fleurgek, Maurice Lahaye, Gérye Thérie et Marcel Marie. Informations données par Mme Marguerite Defever. VdN 28/7/1987









Merckeghem 1932. Je ne sais rien de l'accordéoniste Gaston Duval. On y voit, de gauche à droite, debout : Moïse Canoen, Marcel Vanhacker, André Truant, Etienne Lescieux, Raymond Révillon ; assis : Daniel Denecker, Daniel Bataille, Hubert Baudewyn et Martial Erkembout. Informations données par Mme Vantorre. VdN 2/2/1988









Pitgam 1932. Le jeune accordéoniste, Joseph Beugnez (Pitgam 1914 - Cappelle-la-Grande 1977) est ouvrier industriel à son mariage en 1938 avec Hélène Boudens. Son père est ouvrier agricole et sa mère est servante lors de leur mariage.
Sont identifiés de gauche à droite : en haut, Wayenburgh, René Duvin, Marcel Bajeman, Victor Clayssen, René Vandapel, Marcel Boudins, X ; au milieu, Marcel Achte, Donat Caloone, ROger Lefever, Daniel du frêne, Anguste Vanuxem ; en bas, Aimé Mallevay, Joseph Janssen, Daniel Dalannoye et Georges Boudin. Informations données par René Duvin,, VdN 12/9/1992






Warhem 1933. Félix Declerck (Warhem 1905-1953) est ouvrier agricole, fils de Jules, maçon et Zélie Lesage. Les conscrits : en haut, Maurice Brunel, Jean Brygo, André Allewyn, Urbain Harrau et Marcel Vanpeperstraete. Au Milieu : Abel OUsteland, Maurice Ryckenbusch, Daniel Duhayon, Raymond Devos et André Deblock à la grosse caisse. En bas le tambour André Bollengier. Informations données par André Deblock. VdN 6/1/1988








Les Moeres 1934. Un autre accordéoniste, Lucien Dewilde, non identifié, avec les conscrits, debout : Raymond Berteloot, Jules Paris, Marcel Six, Jean Patfoort, Edouard Blondez, André Vandevoorde, Octave Geeraert. Assis : André Odaer. Informations données par Mme Nelly Blondez. VdN 5/5/1988










Wormhout 1934. Julien Dequidt (Wormhout 1904-1972) ouvrier maçon, fils d'Amand, ouvrier agricole, et Lucie Vanyper, journalière. Assis : Alexis Hamez, André Vannobel, l'accordéoniste Julien Dequidt, Gabriel Pierens et Michel Dequidt. Au milieu, André Vasseur, Paul Winckel, alfred Brement, André Mouchie, Gérard Verriele, André Clep, Auguste Timperman, Jean Dehaene. A l'arrière : Lucien Pissonnier, Henri Ladeyn, Abel Deram, Jean Carton, Jacques Outterleys et Auguste Joos.
Le journaliste ajoute des détails sur le déroulement : Ce conseil de révision eut lieu à la mairie de Wormhout, au mois de mai 1934. C'était un vendredi après-midi, le lendemain de l'ascension. Durant deux jours, les conscrits semèrent la joie dans notre chef-lieu de canton, rendant visite à tous les estaminets de l'agglomération et des quartiers éloignés, tels que le Rieveld, la Belle-Vue, etc. Chaque soir, l'on se retrouvait chez Henri et Marguerite Callens pour "casser une bonne croûte". Le dimanche, ce fut le bal des pompiers donné à l'occasion de la fête de Jeanne-d'Arc et qui fut surtout animé par ceux de la classe 34. Informations données par Michel Dequidt. Photo prise par Alfred Christiaens. VdN 3/11/1985




Hondschoote 1939. Roger Paul Synave (Lille 1919 - Draveil 1999 ?), accordéoniste avec les conscrits : debouts, Louis Vandevelde, Etienne Govaere, Georges Debeer, Roger Brygo, Sylvain Vandenbilcke, Roger Vanhove, Maurice Packier, Hilaire Dequecker et le garde champêtre Julien Flamey ; accroupis : Paul Machelier, Alphone Devos, Roger Synave, Julien Baret et André Bollengier. Informations données par Roger Brygo. VdN 16/3/1988









Uxem 1949. L'accordéoniste est Maurice Constant, non identifié. Debout : Simon Baudoin, Henri Marcotte, Michel Vanlanschoote, Lucien Constant, Mme Marthe Duhayon, propriétaire du café Au rendez-vous des chasseurs", René Thooris. accroupis : Jean Constant, Manuel Beeckaert, Omer Vandamme et André Fleurinck. Informations données par Henri Marcotte. VdN 13/5/1989









Merckeghem 1952. Au centre l'accordéoniste Maxime Degraeve, non identifié. En haut le garde champêtre Rapahël Vandersluys, Gérard Leurs, Pierre Devulder, André Bardoula, Daniel Vermeersch. Assis, Léon Lignie et Claude Degraeve. Informations données par Mme Vantorre. VdN 1/3/1988










Uxem 1954. Marcel Hoedt (Uxem 1938 - Téteghem 1972 ?) Un jeune accordéoniste entouré de trois conscrits : Henri Lihouck, Michel Heysen et Claude Vannobel et le garde champêtre Lucien Balden. Informations données par Colombe Vannobel. VdN 3/10/1989










J'ajoute cette photo de Quaedypre, où l'accordéoniste n'est pas nommé dans l'article.
1er rang, debout : Roger Vandaele, Henri Dewaele, Aimé Dumon, Albert Desudde, Firmin Laforce, Marcel Gournay, Jean Capèle, Roger Delater et le garde champêtre Ernest Desudde.
2e rang : Célestin Derudder, Lucien Christiaens, Maurice Ryckebusch, Marcel Mabesoone et Jean Tellier.
3e rang : Michel Debreu, André Smagghe, Léonard Renou, Lucien Laforce et Michel Laforce

Quaedypre 1932

Evidemment, ailleurs dans la région, les conscrits déambulaient parfois en compagnie de musiciens. Mais le plus souvent ce sont des musiciens de l'harmonie municipale. J'ai plusieurs photos qui en témoignent, mais, quand elles sont localisées grâce au nom du photographe, on ne saura sans doute jamais qui sont les conscrits ni les musiciens.

un exemple à Quarouble
collection personnelle


à Dorignies
collection personnelle


bien sûr, à ces photos
il manque les couleurs
collection personnelle




samedi 5 janvier 2019

André-Marie Despringre : le chant traditionnel

Le chant traditionnel : questions de sens et de style
sous la direction d'André-Marie Despringre, ethnomusicologue du Lacito-CNRS, connu dans notre région pour ses publications sur le chant et la musique traditionnels en Flandre, et Sylvie Mougin.


à commander chez l'éditeur : l'Harmatan


Il aura fallu la patience et l’énergie d’André-Marie Despringre, ethnomusicologue au Lacito-CNRS, Directeur d’études à l’Ecole Doctorale de Paris IV-Sorbonne, et de Sylvie Mougin, ethnolinguiste, Maître de Conférences en Linguistique française à l’Université de Reims, tous deux chercheurs au Laboratoire de Langues et Civilisations à Tradition Orale du CNRS (UMR-7-107), pour rassembler un ensemble de recherches qui dépassent dans leur ensemble le stade historiciste convenu des folkloristes, spécialistes de la chanson traditionnelle. Ils présentent dans cet ouvrage des méthodes rigoureuses de description et d’interprétation qui sont susceptibles de définir au mieux le sens et le style collectifs de quelques répertoires de chansons traditionnelles de Vendée, de France et d’ailleurs. Le sens de ces formes polymorphes doit être en effet appréhendé globalement. La complexité de leur approche exige de prendre en compte à la fois leur contexte socio-historique, mais aussi, ce qui semble plus aléatoire pour les pièces anciennes, les situations de leurs différentes performances passées ou actuelles. Les études et enquêtes ethnographiques récentes qui ont porté sur les derniers chanteurs du répertoire traditionnel permettent ainsi de mieux appréhender le style cognitif des groupes de personnes qui, par le passé, et encore actuellement, se les sont appropriées.

Le professeur Jean Molinié, stylisticien et Président de l’Université de Paris IV préface ici cet ouvrage. Il a toujours été particulièrement sensible aux rapports entre littérature et musique. Il voit ainsi venir avec intérêt les recherches qui s’interrogent aujourd’hui sur la représentativité culturelle de telle ou telle pratique verbo-esthétique. Il appelle de ses voeux une sémiostylistique qui puisse mettre en évidence le style envisagé à la fois comme « code (littérarité générale) et pulsion unique dans la mise en jeu du ou des codes » (in La  stylistique, PUF, Que sais-je, 1997 : 123).

Le groupe interdisciplinaire formé pour l’occasion (folkloristes, ethnographes, ethnolinguistes, ethnomusicologues, sans distinction d’appartenance institutionnelle), présente ici le compte-rendu de travaux conduits ces quinze dernières années.

Sommaire

• Préface, Georges Molinié

• Introduction, André-Marie Despringre : Approche interdisciplinaire du chant traditionnel

• I. Contextes et situations du chant traditionnel : de l’ethnographie à l’archive
- Jean-Jacques Castéret : Béarn et Bas-Adour : construction interactive d’un terrain européen
- Jean-Pierre Bertrand : J’ai entendu chanter Joséphine Naulleau : une voix du Marais breton-vendéen
- Michel Colleu : Jean-François Carré, Gisèle Gallais : parcours et répertoires de chanteurs de tradition du XXIe siécle en Haute Bretagne 
- José Rodrigues dos Santos : La fabrique des formes : défiler en chantant au Portugal

• II. Linguistique du chant traditionnel
- Jean-Pierre Caprile: Sens, textes et vocalité : les ouvertures de la linguistique
- Jeanine Fribourg : Approche ethnolinguistique des chants traditionnels
- Sylvie Mougin : Texte et contexte : la question du sens dans la chanson traditionnelle
- Sylvie Mougin : L’arbre du paradis dans la chanson de tradition orale
- Laetitia Bourmalo : Fonctions et mécanismes discursifs dans la chanson de tradition orale du pays de Guérande. L’association sémantique du mauvais mariage et du ridicule

• III. Interdisciplinarité : vers une musilinguistique du chant traditionnel
- Stéphanie Geneix-Rabault: Les rapports langue-musique-gestes : le cas de la littérature orale chantée pour enfants drehu (Lifou, Nouvelle-Calédonie)
- Jean-Pierre Caprile : Quand la voix et le geste font sens. Rôle médiateur de petits textes chantés en Afrique. Un zootrope sonore et une leçon de français dansée
- Hubert Schmitt: L’accent dans son environnement parlé/chanté en Limousin
- André-Marie Despringre : « J’ai fait une maîtresse, trois jours y a pas longtemps… » Catégoriser un chant de colportage français : problématique du sens et du style
- André-Marie Despringre : La variation des chants traditionnels de France métropolitaine : une possible esthétique du « montage »

• IV. Réinterprétation contemporaine du chant traditionnel en France
- André-Marie Despringre : Entre textes et actions : la musique bretonne et celtique dans l’imaginaire social de Bretagne

• Conclusion sur le thème de l’interdisciplinarité et la relation de la musilinguistique avec la sémiostylistique

• Présentation des pièces du CD joint

• Sommaire du CD
1. Sur le pont d’Avignon. Jean-Louis Laborde-Boy, Verdets en Béarn, et Jean Bellegarde, 2001, Bedous (64)
2. Le premier lui offrit de l’encens, Joséphine Naulleau, 1981, Saint-Jean-de-Monts (85)
3. Dans une agréable demeure, Joséphine Naulleau, 1981, Saint-Jean-de-Monts (85)
4. Venez venez jeunesse venez pour écouter, Joséphine Naulleau, 1981, Saint-Jean-de-Monts (85)
5. Au bord d'une fontaine, Joséphine Naulleau, 1981, Saint-Jean-de-Monts (85)
6. Chanson agréable chantons en ce jour, Joséphine Naulleau, 1981, Saint-Jean-de-Monts (85)
7. Je m’en vais à la fontaine pour y puiser de l’eau, Joséphine Naulleau, 1981, Saint-Jean-de-Monts (85)
8. Mardi-gras est arrivaïe, Joséphine Naulleau, 1983, Saint-Jean-de-Monts (85)
9. Me promenant sur la Hollande, Jean-François Carré, 2014, Saint-Jacut-de-la-Mer (22)
10. Ah dites-moi ma mère ma mie, Jean-François Carré, 2014, Saint-Jacut-de-la-Mer (22)
11. Le Prince Louis de guerre vint, Gisèle Gallais, 2016, Pleurtuit (35)
12. A Rouen la jolie ville, Gisèle Gallais, 2016, Pleurtuit (35)
13. Almocreve, Cantares de Évora, 2004, Évora (Portugal)
14. C’est nous qui avons le coq du canton, Léon Gernigon, Irodouër (35)
15. A dix heures dans la plaine, 1977, Jeannette Maquignon, Saint-Martin-sur-Oust (56)
16. Jamais les Prussiens ne mettront les pieds sur la Bretagne, 1987, Mme Roiné, St-Vincent-des-Landes (44)
17. L’arbre du paradis, Pierre Burgaud, 1978, Saint-Jean-de-Monts (85)
18. Buru, Qatr Sio et Pihnane Qatr Haocas, 2005, Jozip, (Lifou, Nouvelle-Calédonie)
19. Ca hnaca i aji, Otrenë qatr Kakue. 2002, Tingeting (Lifou, Nouvelle-Calédonie)
20. Daudaue, Otrenë qatr Kakue, 2003,Tingeting (Lifou, Nouvelle-Calédonie)
21. La Marion Rosette Rebière, 1913, Le Saillant d'Allassac (14)
22. J’ai fait une maîtresse, Georges Jeantet, 1972, L’Embossieux (39)
23. J’ai fait une maîtresse, Laetitia Grenard, 1972, La Pesse (39)
24. J’ai fait une maîtresse, Valentine Waline, 1981, Steenvorde (59)
25. Je me suis fait une maîtresse, Joséphne Naulleau, 1981, Saint-Jean-de-Monts (85)
26. J’ai fait une maîtresse, Jean-Louis Laborde-Boy, 2001, Verdets (64) et Jean Bellegarde, Bedous (64)
27. En revenant de Noces, Eugène Perrin-Bonnet, 1973, Les Bouchoux (39)
28. En revenant de Noces, Etienne Burdéron, 1973, La Pesse (39)

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mardi 4 septembre 2012

Carnaval de Dunkerque 1994

 
Être dedans, être dehors
Une émission de Ruth Stégassy, enregistrée à la MJC Rosendael, au château Coquelle à Dunkerque-Rosendael, diffusée sur France Culture les 15 et 16 février 1994
À l'occasion de la publication d’un livre de photographie “Regards sur le canaval dunkerquois”
(Je me souviens que ce livre, dont la publication a été décidée par le directeur sans l’accord du Conseil d’Administration et même à l’insu de la présidente du CA,  fut une catastrophe financière. L’impression de luxe en trichromie, des 2 200 exemplaires ayant coûté l’équivalent de 1,5 la subvention municipale de la MJC, même la vente en solde a été un échec.)

1ère partie
Invités : le directeur de la MJC, Jean-Marc Zaorski, Gégène Léclusier, François Le Diascorne, Eric Carru, Jean Jacques Bénichou, Jean-Charles Bayon, “Coucouze”

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61 téléchargements au 1/6/2013

2e partie
Invités : Roch Vandromme, André-Marie Despringre, Louis Fauquembergue, Phonche, Eric Carru

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49 téléchargements au 1/6/2013 autre page sur le carnaval de Dunkerque ici