lundi 29 juin 2026

Joel en Klerktje au Bier Buck

 le 19 octobre 1986

 

Dans les archives de mon père, j'ai retrouvé cet entretien réalisé par Eric Debril le 19 octobre 1986, pour la Radio Uylenspiegel, diffusé dans son émission Slaet op den trommele. Il avait enregistré le concert de Joël en Klerktje au café/folk-club Au Bier Buck tenu par Michel Nave†, à Coudekerque-Branche, je ne sais s'il a interviewé mon père ce jour là ou après. Mais il a monté les deux enregistrements pour le diffuser sur la radio. L'intégralité de l'émission est ICI, j'en ai fait la transcription.

Horlepiep / ? valse 
Klein ventje van Elverdinge 
 
 
- Eric Debril : On va reprendre l'interview de Raymond, Klerktje, en français cette fois ci. Alors ce soir c'est un spectacle de Joël [en Klerktje] au Bier Buck de Coudekerque-Branche. Je te demandais tout à l'heure en flamand, quel était ton répertoire ?
- Raymond Declerck : mon répertoire c'est surtout le répertoire d'Edmond de Coussemaker, pas mal de chansons que d'autres groupes a repris avant moi, mais il y a aussi beaucoup de chanson de Willem Vermandere évidemment parce que par ici on est en Flandre Française, il n'y a plus beaucoup d'auteurs-compositeurs, donc on est bien obligé de puiser dans le répertoire de l'autre côté de la frontière, et puis on n'est quand même pas si loin de Dunkerque.
- ED : surtout que c'est le même dialecte il n'y a pas de problème
- RD : oh moi avec Willem je n'ai jamais de problème, pas plus avec Willem qu'avec tous les gens qui habitent la frontière. On peut quand même aller jusque Bruges, Ypres, sans avoir de problèmes, c'est toujours le même dialecte que chez nous. Après quand s'en va plus loin, Anvers, Courtrai, ça change un peu.
- ED : quels sont les thèmes abordés dans ces chansons de Willem Vermandere ? ce sont surtout des chansons actuelles je crois ?
- RD : oui, il y a pas mal de chansons actuelles, mais il y a aussi pas mal de chansons qu'il a repris dans des vieux livres de Djoos Utendoale,  Westhoekse poëzie, c'est à dire des poèmes qui avaient été écrits par Joris Declercq, Djoos Utendoale étant Joris Declercq pour ceux qui ne le savent pas, et donc Willem a mis ces poèmes en musique et ça a donné de très jolies chansons.
 


Cécilia
Alle die willen naer Island gaen 
Lat mie mar lopen 
 
- ED : Raymond je pense que tu es de langue maternelle flamande
- RD : et oui… quand je suis allé à l'école, je ne parlais quasiment pas un mot de français, je ne parlais que le flamand et j'ai continué à parler le flamand jusqu'à l'âge de vingt ans, tous mes voisins, toute ma famille parlaient flamand, enfin tout le monde quoi.
- ED : tu es originaire de où ?
- RD : de Cappelle la Grande
- ED : une commune flamande, il y a encore beaucoup de flamands, je crois, à Cappelle
- RD : je crois qu'il y a en plus qu'à Coudekerque Branche
- ED : et pourquoi tu t'es mis à chanter et à chanter en flamand ?
- RD : déjà à l'âge de vingt ans il fallait pas me pousser beaucoup pour me faire sauter sur le podium et pousser la chansonnette, et puis je me suis marié il y eu toute une période où je n'ai pratiquement plus chanté, sauf à l'occasion de réunions de famille, mais en français toujours, l'harmonica c'est pareil, j'ai commencé à jouer de l'harmonica j'avais treize ans, je fauchais en douce l'harmonica de mon père, pour m'entrainer un petit peu et là aussi l'harmonica j'ai laissé tomber pendant pas mal d'années, et puis un beau jour Radio Uylenspiegel ça été pour moi une révélation. La première émission de RU, ça devait être en janvier 1978, j'ai entendu cette chanson de Willem Vermandere qui terminait l'émission Nee’w! Me gaon nuus Vlams nie loat’n [paroles J. Declercq, musique W. Vermandere], c'était une révélation si je puis dire.
 
 
C'est ça qui m'a fait une prise de conscience, ça c'est quand quand du flamand tel que je le comprends moi, tel que je peux le faire, moi, pourquoi j'essaierai pas aussi de chanter en flamand ? alors mon fils qui en faisait partie à l'époque de RU, ça a même été le premier… disons…
- ED : initiateur 
- RD : initiateur si on veut, mais le premier qui a eu des problèmes, disons. Comme il a vu que cette chanson me plaisait beaucoup il m'a offert le disque de Willem V. alors, évidemment, il n'y avait pas que Nee’w! Me gaon nuus Vlams nie loat’n  il y avait un tas d'autres chansons, et j'ai été un petit peu emballé par ce disque et puis j'en ai acheté d'autres par la suite et j'ai fait une petite sélection de chansons que j'ai mise à mon répertoire. C'est comme ça que j'ai commencé.
 
Den hoven
Carillon de Dunkerque
Danse de l'ours / Ma seurtje / Lire boulire 
 Blanche en zijn peird
 
 
 - ED : tu disais Raymond que RU avait le détonateur de ta prise de conscience flamande, mais y a-t-il eu autre chose qui t'a permis de découvrir la Flandre ?
- RD : oui, je peux même dire que j'ai découvert deux choses en même temps. J'ai découvert le chant en flamand et j'ai découvert aussi le chant choral, parce que j'ai fait partie d'Het Reuzekoor, je ne me souviens plus exactement en quelle année c'était, à HR il y avait pas mal de chant en flamand aussi.
- ED : et puis vous êtes sollicités de par et d'autre de la frontière pour faire des prestations 
- RD : ben oui, Joël et moi on n'a pas à se plaindre, on vadrouille des deux côtés de la frontière sans aucun problème, d'ailleurs cette frontière elle n'existe pas, elle n'est pas là quoi. C'est la Flandre des deux côtés. Alors évidemment ça va quelques fois plus loin que la frontière, jusqu'à Anvers, ou Courtrai, ou Bruges, c'est toujours flamand, c'est pas un problème.
- ED : et le plus loin où tu t'es produit en dehors de la Flandre du sud, c'est où ?
- RD : c'est la Flandre de l'extrême Nord, je ne sais pas si ça s'appelle encore la Flandre, puisque c'était en Frise en septembre dernier avec Gérald et Katrien.
- ED : et tu t'es produit dans quel cadre en Frise ?
-  RD : c'était les Eurolympiades, les jeux olympiques des peuples minoritaires, alors il y avait une partie sports comme tout jeux olympiques qui se respectent et une autre partie spectacle.
- ED : sinon dans la Flandre du sud tu te produis dans quel cadre ? les estaminets culturels flamands mais aussi ailleurs ?
- RD : aussi ailleurs pour les festivités du 11 juillet bien sûr [fête nationale de la Belgique Flamande], ça tous les ans on est pris, l'année dernière on était à Furnes et Kockelaere, l'année dernière on était à Anvers et Courtrai.
- ED : et comment le groupe est perçu au niveau de la Flandre du Nord ? en Flandre Belge ?, là-bas il y a beaucoup de sympathie ou avec un peu d'amusement ? comment êtes-vous perçu là-bas ?
- RD : pas du tout d'amusement, avec beaucoup de sympathie et un accueil vraiment formidable, partout où l'on va, dans n'importe quelle ville belge où j'ai chanté avec Joël et avec Bart au début, puisque j'ai commencé avec Bart il ne faut pas l'oublier non plus. Mais partout on a toujours été très très bien reçu. et pas du tout un public amusé, au contraire, des gens vraiment concernés. Ils sont tous heureux de se rendre compte que par ici on parle encore le flamand et on chante encore le flamand surtout.
- ED : et penses-tu que tes prestations puisse faire connaître aux flamands du Nord que la Flandre Française existe ? 
- RD : en oui ! c'est pour ça qu'on y va d'ailleurs, c'est pas uniquement pour le plaisir de chanter et boire un pintje ! c'est pour qu'ils se rendent compte que ce côté ci de la frontière il y a encore des flamands, beaucoup plus qu'ils le croient.
- ED : vous êtes un peu les ambassadeurs, les troubadours de la culture de la Flandre du sud alors ?
- RD : oui, troubadours c'est un mot qui a été repris sur une affiche à Wervik il y quelques années.
 

- ED : Raymond, Joël n'est pas présent ici tout de suite. Tu peux nous dire qui est Joël ?
- RD : Joël c'est d'abord un excellent musicien, puisqu'il a fait 7 années à l'harmonie de Coudekerque Branche, alors la musique il en connait un bout, moi je ne connais pas une note, mais lui il connait pour moi. Et puis Joël est aussi pris dans l'engrenage, maintenant il est mordu, comme moi je suis mordu, il ne parle pas le flamand, mais il commence à très bien le comprendre
- ED : et je crois que pour le spectacle, Joël s'est électrifié au niveau de sa guitare, c'est bien ça ?
- RD : c'est à dire que Joël, avant de m'accompagner, il a fait beaucoup de groupe pour animer les bals et tout ça, dans la région, il a fait partie de plusieurs orchestres et il avait évidemment sa guitare électrique qu'il a toujours conservée, et puis un beau jour il s'est dit pourquoi ne pas essayer la guitare électrique sur certaines chansons ? et ma foi on s'est aperçu que ça marchait très bien, je prends l'exemple de Cécilia, accompagné à la guitare électrique c'est quand même différent.
- ED : est-ce que tu peux nous dire, Raymond, où est-ce que tu as rencontré Joël ?
- RD : je l'ai rencontré le plus simplement du monde, parce que Joël c'est quand même mon neveu, donc Joël je l'ai vu venir sur terre ! je le connais depuis toujours. On a eu quelques fois l'occasion avec Joël et avec Christian il y a de très nombreuses années, de faire quelques fois des petites soirées musicales mais c'était en français à l'époque, soit chez moi, soit chez sa maman qui est ma sœur.
- ED : une famille de musiciens ? alors
- RD : toute la famille oui, puis que le frère de Joël est musicien, sa sœur fait de la musique à l'Harmonie de Coudekerque, donc là c'est toute la famille.
 
Chanson à boire
 
 
 
 

 

dimanche 28 juin 2026

Le livre de musique de André J-B. B. Dupont, transcriptions

mise en ligne le 22/5/2022
mise à jour le 4/1/2023 : ajout d'un lien vers l'original ; lien invalide supprimé
mise à jour le 28/6/2026 : un concert de Frank Deleu 
 
 
 par Frank Deleu



d'autres infos ICI et le manuscrit autographe ICI




le sommaire des 3 volumes





la tour du carillon de l'abbaye St Bertin
de St Omer, en 1947


l'abbaye bénédictine Saint-Bertin
au temps de sa splendeur
maquette conservée au musée Sandelin
photo : Christian Declerck

l'original sur le site 
de la bibliothèque de Saint-Omer n'est plus accessible
 
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J'ai retrouvé l'enregistrement d'un concert que j'avais fait le 7 juin 1986, au pied de du carillon de l'église Saint Martin à Courtrai, intitulé Les fêtes musicales de A. J. B. B. Dupont. On peut y entendre Frank Deleu interpréter :
- La triomphante
- Marche/menuet
- Allemande/La chasse
- Fanfare, appel des chiens, Marche des chasseurs
- la Rose Nouvelle
- Réjouissance des chasseurs/La Valette

à télécharger ICI 

vendredi 19 juin 2026

Léopold SIMONS (1901-1979) l'illustrateur

Mise en ligne le 5/2/2019
mise à jour le 19/6/2026 : ajout d'infos et d'autres publications 

Elève de Pharaon Dewinter à l'école des Beaux-arts de Lille, Simons a débuté sa carrière comme caricaturiste et illustrateur. Il dessinera toute sa vie et utilisera diverses techniques, encre de chine, fusain, aquarelle, lino-gravure, etc. pour ses amis écrivains et auteurs de chansons.


ses premiers croquis publiés
dans Nord Revue 


Poupées et bibelots

Le premier auteur à bénéficier de son amitié est Raoul O. Bonnefoy (Raoul Oswald BONNEFOY, 1901-1932) qui publie ce recueil de poèmes illustré de 80 croquis de Simons, obtenus un à un, avec patience et obstination, sur le coin du comptoir de son café favori, la Taverne Lilloise, rue de Béthune. Terminé en 1921, il est édité en 1923 sur les presses de la revue Lille-Université.
Cet auteur aux multiples talents n'a pu que les ébaucher. Premier prix de diction au Conservatoire de Lille (1921), il est régulièrement invité par les Rosati des Flandres. Il a écrit d'autres textes non publiés, seulement connus  par une mention dans la presse (Les Frileuses, les Petites Îles, Souvenir de St Cyr). La poétesse lilloise, Suzanne Carpentier, entretiendra régulièrement sa mémoire en incluant le poème "A Raoul Bonnefoy" dans son recueil "Appassionata" paru en 1939. Elle le lisait à chacun de ses passages à Radio-Lille dans les années qui ont précédé la guerre.







Monôme
Un recueil, anonyme, de chansons paillardes. Pas de nom d'éditeur, aucune illustration n'est signée, sauf… sur le tract publicitaire qui annonce la publication, 550 exemplaires hors commerce, numérotés, en 1927.
Une réédition, vers 1970, toujours anonyme et hors commerce, mais l'éditeur est connu, M. Mauritzi à Hellemmes, imprimé par Pierre Landais à Dunkerque. Les dessins sont tous différents de l'édition originale. Détail cocasse pour un livre sensé être "hors commerce", j'ai trouvé mon exemplaire sur un rayon du Furet du Nord à Lille.





Le chansonnier des Internes de Lille
Publié en 1927 par l'Association des anciens internes, avec les illustrations de Bouchery, Dequène, Gil, Hertenberger, Mayeur, Romi et bien sûr Simons, 300 ex.
 

 
Le chansonnier du cinquantenaire de l'Internat des hôpitaux de Lille
Réédition du précédent en 1948, augmenté de quelques textes et illustrations, avec l'ajout hors-texte d'une partition illustrée par "un artiste bien connu", 500 ex. rigoureusement hors commerce réservée au corps médical, le mien porte le n°280.


Métier d'Islande
de Jean-Serge Debus (1901-1987), paru au Mercure de Flandre en 1929, un reportage chez les marins pêcheurs  de Gravelines et Petit-Fort-Philippe, illustré de plusieurs linos gravés de Simons, imprimé chez L Nuez.





et d'autres : en 1925, l'émoi de Lille de Louis Vallas (1854-1932), en 1927, Légendes cocasses, par L.-A. Maurice (? inconnu), en 1943, En tramway de Francis Redan (? inconnu), en 1948, Cadet Mailloux de Georges Dupret (1886-1952)


Revue Toudis 2009


sans oublier Maxence Van Der Meersch

Revue Toudis 2009



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Simons illustre évidemment ses publications. Ses pièces de théâtre, en 1939, son 1er roman, Ghislaine, paru en 1944, et les autres recueils de nouvelles, pasquilles, etc.



et un recueil de lithographies et bois gravés, commenté par Pierre Manaut : Les sept péchés capitaux, édité chez Emile Raoust à Lille en 1928
 
source ICI

 
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Les petits formats de chansons, illustrés par Simons sont innombrables, j'en possède près de 300, dont une cinquantaine comme parolier, mais je suis certainement très loin de connaître toute sa production. 

Quelques échantillons dont il a signé aussi les paroles





Sources : Simons 1901-1979, Lille, 1999. Revue Toudis 2009. Revue Pays du Nord. Documents personnels : partitions, livres, almanach, programmes, affiche, journaux et revues.


mercredi 17 juin 2026

Le tambour de collège

 Le garde champêtre et son tambour est une figure très connue des campagnes françaises, elle servait même de logo à notre fanzine régional Le Tambourineur.
Mais j'ai découvert l'existence d'un autre joueur de tambour qui pratiquait son instrument tous les jours, plusieurs fois par jour. 
 
source : Echo de Paris 1922, Gallica

A Dunkerque, il était également concierge du Collège Jean-Bart :
Nord Maritime du 21 octobre 1923 :  « Au collège Jean-Bart, on a remplacé les appels au tambour par l’appel plus moderne du timbre électrique. Eh bien ! ce petit évènement sans importance est une révolution ; et ce bouleversement d’une coutume ancestrale s’est produit à la rentrée, c’est à dire le 1er octobre 1923. Les anciens professeurs et les élèves de notre établissement universitaire n’en reviennent pas complètement. Aux heures du réveil, de la rentrée des classes, des repas ou du couvre-feu, ce ne sont plus les ra et les fla militaires du tambour que l’on entend. Mais la banale sonnerie électrique. Que voulez-vous, dit le très sympathique M. Gillet, surveillant général, avec une pointe de mélancolie, le tambour devenait quelque peu archaïque. Le tambour qui se tait, c’est quelque chose de l’âme du collège qui s’évanouit, la sonnette électrique c’est plus matériel et dénué de charme. On dira, c’est la rançon du progrès ! les très anciens élèves, en lisant ceci, reverront la figure du père Vandorme [Charles Vandoorine] et pareillement celle de sa femme [Marie-Thérèse Vanoosten], longtemps veuve, mais qui continua néanmoins, à battre le tambour à l’exemple de son mari. M. Henri Coolen, le concierge actuel y est, maintenant depuis vingt ans, il lui semble qu’il manque quelque chose à sa vie, à ses habitudes et c’est de ne plus pouvoir prendre les baguettes pour frapper sur la peau d’âne. Le tambour est conservé nous dit-il, pour le cas de panne. Je crois bien que sans se l’avouer, ce bon Coolen souhaite la panne. Pense-t-on ! voilà cent vingt années que la galerie des études, les couloirs, les escaliers, le préau, les classes résonnent des mêmes roulements et, comme les vieux instruments de musique, le tambour du Collège s’était imprégné de l’ambiance du lieu ; il fut quelque chose, en effet, pour les milliers et les milliers d’étudiants qui obéirent à ses ordres et qui en ont encore le son dans les oreilles. »
 
Rares sont les représentations de ce musicien, je n'ai trouvé que ces deux cartes postales, photos prises au Collège de Saint Pol sur Ternoise, et ça tombe bien c'est dans le Pas-de-Calais !
 

collection personnelle
 
A Dunkerque il n'y avait pas de joueur de tambour pour les annonces, elles étaient lues par un clinqueur, une vieille tradition locale qui datait au moins du XVIIe siècle. voir ICI
 
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Edmond Leschevin* en a fait une chanson, mise en musique par Jacques Offenbach (source : Gallica)
 
 

* Joseph Jules Athénaïs Edmond Leschevin (1824-1908) était un employé du ministère de la Guerre, j'ai eu la surprise de découvrir que sa belle-mère était née à Dunkerque en 1788 ;-) 

samedi 6 juin 2026

Mémoire du folk, et vous qu'en avez-vous fait ?

mise en ligne le 17/2/2021
mise à jour le 6/6/2026 : la vidéo d’Éléonore LOUIS
 


Depuis plus de 15 ans que ce blog a été créé, je remarque de nombreuses visites, certaines uniques et brèves, mais d'autres fréquentes et approfondies. Quelques fois je lis des commentaires de remerciements ou des demandes précises, auxquelles je réponds quand elles ne sont pas anonymes, mais je ne connaissais pas l'usage qui est fait de toutes ces données. La conversation récente avec un ami, m'en a fait découvrir un, original, inclus dans un projet artistique. Un récent contact avec une artiste, Éléonore LOUIS, a abouti sur une vidéo, élément d'un spectacle en devenir.

CD

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Une expérience de création artistique :

Les Vieux d’La Veille, est un groupe crée en 2019. Il se compose de 8 membres (guitare, basse, batterie, section cuivre et accordéon). L’objectif était de participer à la Kingstar Académie, radio-crochet carnavalesque organisé par l’association les Kikeun Reusche. Pour l’occasion, nous avons décidé de créer un répertoire de reprises de chansons qui sont à l’origine de celles du carnaval de Dunkerque. Notre but était de surprendre et de faire découvrir aux gens des chansons dont ils connaissent parfois l’air mais pas les paroles originales.

Pour élaborer ce répertoire, nous avons bien sûr effectué des recherches sur le blog Mémoire du folk en Nord Pas de Calais. Nous y avons trouvé, entre autre, Allt Vad du Vill, qui a un lien avec la célèbre chanson dunkerquoise As-tu connu Manoot’je que nous avons décidé de reprendre et de faire connaître au grand public.

Au cours de ces recherches, nous avons également trouvé le texte de « l’Oncle Co » d’Eugène Gervais que nous avons également repris en nous inspirant de l’interprétation de William Schotte.

Le répertoire du groupe reprend des chants de la bande ainsi que des chansons carnavalesques (comme celles des groupes : Les Prouts, de Chapelle en Chapelle ou d’Ah ! C’est Hervé). On y trouvera la Mattchiche, l’Amour c’est comme de la salade, Funiculi funicula, les Craquelots mais aussi des chants militaires (Le gars Pierre).

Arnaud 





Allt Vad du Vill etc.



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une autre création


L'Euphonie des Coquecigrues



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Bonjour Christian,
Het afzyn… la chanson de Marieke, que j'avais découverte par hasard sur Youtube, était pour moi comme un coup de foudre puis... impossible de la retrouver sur la toile ... je l'avais perdue. Plus tard, en décembre 2024, tu m'as gentiment accueillie chez toi, à Dunkerque pour mes recherches de programme musical flamand.
Grâce à toi, j'avais retrouvé, idem, une page au hasard dans le recueil de Coussemaker, la chanson...
L'idée de mettre des images "vivantes" sur Het Afzyn a été long car le tournage a nécessité de tourner sur 3 sites : Dunkerque, Saint Omer et Ambleteuse et la météo a été un peu compliqué mais voilà ... c'est dans la boîte :-) Je viens de mettre en ligne le clip sur Youtube.
 

 
Merci encore d'avoir partagé tes connaissances, sans toi, ce projet aurait été différent, c'est certain. Encore un grand merci. N'hésite  pas à partager cette création sur les réseaux qui nous emmènera, j'espère, plus loin sur scène pour partager notre programme avec un public large. A ce sujet, si tu as des adresses à nous communiquer qui seraient susceptibles de nous accueillir en concert, c'est le bienvenu et restons ouvertes à toutes propositions. Au plaisir de te revoir
Très belle journée à toi
Amitiés
Eléonore  

https://www.facebook.com/eleonorelouis/
 
 
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et vous… qu'en avez-vous fait ? Votre expérience m'intéresse

mercredi 3 juin 2026

Quelques chansons

publiées dans l'éphémère rubrique "collectages"
de la revue Le Tambourineur en 1982

d'après une photo de Marc Paygnard

• Chanson du Bouhourdis (Picardie)
• En ar'vénant d'chés quamps (Lorgies)
• Il était un p'tit homme (Marœuil)
• Fait' me faire un' femme sans tiète (Nuncq-Hautecôte)
• Le carnaval de St Pol (Ternois)

les images des textes sont ICI