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mercredi 28 octobre 2026
La fête de Saint-Martin en Flandre 1980
samedi 17 octobre 2026
La musique irlandaise en France
Depuis son arrivée dans les années soixante, et sa diffusion jusqu'à nos jours, tout est très bien détaillé dans ce documentaire très dense réalisé par Hervé Cantal et Erick Falc'her-Poyroux.
Notre région y a sa place, on y aperçoit Gérald Ryckeboer, Katrien Delavier, évidemment et Romain Casta. Mais surtout y sont évoqués ce qui fait la force de cette musique traditionnelle, que je vous laisse découvrir. Je dis évoqué, car chaque idée mériterait d'être développée dans le même format.
c'est ICI
vous y verrez un extrait de cette vidéo
vendredi 9 octobre 2026
Mari EGGEN à Nieppe
Fin mai 2004, Mari EGGEN, violoniste norvégienne, a animé un stage et donné un concert le 30 à l'estaminet des Damoiselles. C'était organisé par Jacques Leininger avec Fabien Dubarre le patron de l'estaminet. Y a-t-il encore des concerts aux Damoiselles ? ou est-il est devenu un estaminet comme les autres ?, réponse de Jacques dans les commentaires.
jeudi 24 septembre 2026
Folklore de Saint Amand les Eaux au XVIIIe siècle
Ne peut point toujours durer,
Un pot au d'jeûner,
Un pot au déner,
Un pot au r'chéner,
Un pot au souper,
Plat-Capiau, la vi' que tu mènes-,
Ne peut point toujours durer.
Avec Mari'-Barbe Chotin,
Ces grison et grisonnette
Vont finir leus amourette ;
L' mail' Morel s'mari d'main'
Avec Mari'-Barbe Chotin.
lundi 21 septembre 2026
Paddy KEENAN 1950-2026
Paddy s'est éteint paisiblement, entouré de sa famille, à Shangarry dans le comté de Tipperary. Il a rejoint son père Johnny Keenan, sa mère Mary Bravender Keenan, son frère Johnny et sa sœur Eileen Keenan Noonan. Il laisse dans le deuil sa famille, Anne O'Doherty, Marjolaine Keenan, Eimhim Keenan, Sabrina Keenan et Luke Keenan, ainsi que ses frères et sœurs, ses nièces et neveux, ses proches, ses voisins et ses amis.
Il nous laisse dans la tristesse et dans la peine, mais il nous reste l’heureux souvenir d’un gars tellement réservé, simple, amical, calme, absolument pas présomptueux, un musicien hors pair, qui commence à jouer du tin-whistle à 6 ans, et de l’uilleann pipes à 9 ans, il a perpétué la tradition familiale, de son père et de son grand-père.
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| famille d'irish travellers anonyme |
Originaires de Trim (comté de Meath), après une vie de « travellers », John Keenan et Mary Bravender, et leurs enfants, Paddy et Johnny, banjoïste, se sont sédentarisé. Paddy a alors 4 ou 5 ans, la famille Keenan vient s’installer dans un coin de campagne, à Ballyfermot, ils ont comme voisins la famille Furey, Ted le père, fiddler, sa femme et leurs 4 fils, Finbar, Paul, Eddie et George. Avec leur ami Davey Arthur, ils formeront plus tard le groupe éponyme « The Fureys and Davey Arthur ». Les Keenan et les Furey sont de fidèles amis, Paddy jouera pour la première fois en public à 14 ans, au Gaiety Theatre de Dublin, près de Grafton Street et de St-Stephen’s Green.
L'Irish Traditional Music Archive a publié un communiqué qualifiant Paddy Keenan de « l'un des musiciens traditionnels les plus célèbres de tous les temps », saluant sa virtuosité et son jeu énergique.
J’ai vécu toute l’année 1975 en Irlande, principalement à Dublin, et ce sont mes amis Joël Bastard (de Bretagne, qui vivait à Dublin), Triona Ni Dhomnhaill et son frère Eamon O’Dhomnhaill, Helen Bygrove, Davy Spillane, Liam Weldon, qui m’ont fait rencontrer et mieux connaître Paddy puis le Bothy Band. Je l'ai entendu pour la première fois dès mon arrivée début janvier 1975, au pub « O’Donoghue’s », Merrion Row, à Dublin. Puis toutes les occasions furent bonnes pour aller l’entendre, le découvrir et l’apprécier. Je ne me passerai jamais de cette musique merveilleuse, de ce timbre d’une beauté sublime, d’une mélancolie envoûtante, qui illuminait et embellissait tout.
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| Paddy et Davy Spillane |
Autre souvenir impérissable, il m’arrivait de chanter et jouer au dulcimer quelques ballades traditionnelles françaises avec Helen Bygrove (chanteuse et guitariste), et parfois le « jeune » Davy Spillane (16 ans) nous rejoignait avec son uilleann pipes (il aimait s’accorder sur « La Fille de Lyon »), et aussi Liam Weldon au bodhran. Il nous est arrivé de jouer dans « Dandelion Market » à Dublin, et sur l’idée de Liam, on a même fait la manche, et ramassé pas mal, assez pour se payer à manger et aller au pub !
J’avais des « petits boulots » à Dublin (comme « plongeur » dans quelques restaurants et « laveur » dans une entreprise de nettoyage) et j’ai eu cette chance de me trouver avec Paddy dans pas mal de sessions, dans des pubs ou chez des particuliers, à l’issue desquelles, il est arrivé parfois que Paddy dorme dans mon fourgon, un Peugeot J7 aménagé. Le matin je partais au boulot, Paddy dormait encore, et il venait un peu plus tard me rendre les clés du fourgon à mon patron.
En 1976, Francis Senet, directeur de la MJC Marx Dormoy de Lille, est chargé de la programmation du premier « Festival de la Côte d’Opale » organisé par l’Office Culturel Régional Nord Pas de Calais, et qui aura lieu à Montreuil sur Mer, dans l’enceinte des vestiges du château. Il me demande de concevoir l’affiche d’une soirée « celtique ». Je lui suggère de programmer Alan Stivell, Dan Ar Braz et en invité d’honneur « The Bothy Band ». J’ai le plaisir d’emmener le groupe dans un restaurant de la ville, et je découvre le nouveau venu, Kevin Burke, qui succède à Tommy Peoples, qui remplaçait déjà Paddy Glackin. Les autres membres sont toujours ceux que j’ai découvert à Dublin quand ils se sont regroupés pour former le « Bothy Band » en 1975, Paddy bien sûr, Triona Ni Dhomnhaill, son frère Michael, Matt Molloy et Donal Lunny. Le temps est exécrable, il pleut « à verse » mais le public est là, fervent, passionné. Les années suivantes, Francis Senet programmera à nouveau le groupe à Marx Dormoy, ainsi que Planxty, Seamus Ennis et tant d’autres.
L’été 1977, je retourne en Irlande pour un mois de vacances avec Bernard Boulanger, Yves et Catherine Duez. On retrouve mon ami Joel Bastard au pub « The Four Seasons » où jouent les frères John et James Kelly, fiddlers (ce sont les fils de John Kelly de Dublin) rencontrés au Festival de Lorient, la semaine précédente. Joël téléphone à Paddy, et celui-ci nous invite chez lui, on ne se fait pas prier, et nous passons une super soirée privilégiée.
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Ronan, Paddy, Gaby, Sylvia, Christian Legay, Lillers 17 avril 2017 |
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Paddy, Gérald Ryckeboer et Agnès Chamley Lillers 2017 |
Le lendemain un repas entre amis avec Paddy et Ronan, à Robecq, chez Roland et Marcelle Delassus, avec Patrice et Marie Heuguebart, Bernard et Joseph Boulanger. J’ai suggéré à Paddy ce lieu paradisiaque pour y créer sa fondation, il me répondit « trouve-moi l’argent » Ah ces irlandais !
Comme tous ceux et toutes celles qui l’ont approché, ou eu la chance de le côtoyer, quand on a eu la chance de le rencontrer, de le connaître, personne n’oubliera jamais Paddy Keenan.
Je réécoute quelques superbes interprétations de ces morceaux de bravoure que sont « The Belfast hornpipe », « The Ace and Deuce of Piping », « Craig’s pipes » et tant d’autres.
Gaby Delassus (Lillers, France)
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| Paddy, son père John et son frère Johnny |
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| The Bothy Band avec Tommy Peoples |
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| Film Traveller, Paddy, Mark Wahberg, Bill Paxton |
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| le projet de re-formation de Bothy Band, 3 concerts |
jeudi 10 septembre 2026
Rum par Rum, 2005
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| collection personnelle |
Quand on a la chance de jouer au prestigieux festival de Cambridge, on se fait connaître aux Pays-Bas, en Allemagne, en France, en Suisse, en Autriche… On est acclamé et célébré. Leurs disques rencontrent un immense succès. Ils figurent chaque année dans les classements Humo des meilleurs groupes nationaux et des meilleurs albums nationaux, devant des pointures comme Kandahar et Will Tura. La presse francophone est tout aussi enthousiaste, et ils jouent pendant des jours entiers à guichets fermés au Théâtre 140 de Bruxelles.
C'est une période merveilleuse, mais aussi épuisante. Toujours sur les routes, toujours en mouvement, toujours à la recherche de nouveaux morceaux. Après six longues et formidables années, ils enregistrent leur troisième album [en 1975]. Conçu comme un adieu, il marque aussi le début de leurs retrouvailles quelques années plus tard et le lancement de leurs carrières solo. Sur « Rum 3 », Vera Coomans interprète la poignante « Gekwetst ben ik van binnen ». Elle remplacera plus tard Paul Rans. Paul lui-même joue quelques morceaux de luth sur cet album. Ici, vous entendez l'autre Paul Rans, l'homme du luth et du Chansonnier d'Anvers, ou Manuscrit Gruuthuse. Dirk chante deux chansons du poète-chanteur argentin Atahualpa Yupanqui. C'est le Dirk du duo avec Juan Masondo et du futur Tango al Sur, celui-là même qui chantait tant de poésie. Wiet présente « Flic flac » et « Mélancolie », deux airs de ‘’musette’’ parmi tant d'autres qu'il composera plus tard.
C'est un magnifique disque qui se transforme en une tournée d'adieu inédite. Dirk voyage et joue son répertoire argentin avec Juan. Paul vit en Angleterre et y fabrique des luths. Wiet forme le groupe Douce Ambiance avec le guitariste Guy Raiff et le bassiste Frans Leven. Mais la situation commence à les peser et ils décident finalement de se reformer. Paul maintient le duo pendant quelques mois seulement. Vera Coomans devient l'égérie de Rum et Juan Masondo, le guitariste. Malheureusement, l'aventure n'a duré qu'un seul album, « Hinkelen », et une seule tournée.
Wiet et Vera sont devenus Madou et ont enregistré un magnifique album.
Dirk et Juan, accompagnés de Frakke Arn et Jean-Pierre Van Hees, ont formé le nouveau Rum, avec « Flandria Tropical » comme album phare. C'était beau, mais différent. Trop différent. Le public réclamait le Rum d'antan, et cela s'entend dès les premières notes. [Dans ce coffret] il y a les vinyles Rum 1, Rum 2, Rum 3 et Hinkelen. Ce sont tous des chefs-d'œuvre, sans exception, qui sonnent encore aujourd'hui comme ils le devraient : frais et captivants. C'est possible après trente ans.
Merci à Jean-Louis MONTAGUT de m'avoir transmis cette traduction.
Parallèlement, Dirk a commencé à fouiller dans des piles de recueils de poésie, à la recherche de textes « chantables ». Mettre des poèmes en musique est une pratique courante dans les pays latins. Peut-être les langues méridionales sont-elles plus proches de la musique ? RUM prouve pourtant que cela n'a rien d'impossible avec "Angustia" (Jan Slauerhoff), "Calevoet" (Jan Van Nijlen) et "Het Meisje en de Trom" « La fille et le tambour », (Gerrit Achterberg). Une fois qu'il y a pris goût, Dirk a continué sur sa lancée en écrivant lui-même des textes. Il a déjà produit trois bons textes, dont un morceau intitulé "Tango" et un second nommé "Aurora Borealis".
Le travail du groupe RUM est donc clairement divisé en :
a) mettre en musique des textes existants, en particulier des poèmes.
b) habiller de nouveaux textes les compositions des membres du groupe.
c) élaborer des compositions instrumentales en fonction des différents instruments.
Le fait que l'instrumentation joue un rôle majeur au sein de RUM transparaît clairement à travers les différents instruments pratiqués par chaque membre du groupe :
• Dirk Van Esbroeck – guitare et hautbois
• Juan Masondo – guitare, requinto et bouzouki
• Frakke Arn – saxhorn alto, trombone, tuba basse et basse en mi
• Jean-Pierre Van Hees – flûte traversière, piccolo et cornemuse
Dodenmars uit Wortel 1979*






















