dimanche 8 novembre 2026

Le joueur de Luth, par Jean de Reyn

 
 
Jean de Reyn, ou Jan Van Reyn
Un artiste peintre dunkerquois, né à Bailleul, probablement le 8 août 1610 d'après Michel Tomasek, et mort à Dunkerque le 20 mai 1678.
J'aime à croire que ce musicien est peut-être un Dunkerquois, au moins un Flamand de la région dunkerquoise. Le musée de Boston le date postérieur à 1640, soit après son retour à Dunkerque de son séjour en Angleterre où il avait suivi son maître Antoon Van Dyck. Mais il pourrait avoir été réalisé en Angleterre voire plus tôt, à Anvers.
Un article sur ce peintre vient d'être publié dans le Bulletin du Comité Flamand de France, n°139 : Jean de Reyn, un peintre qui reste à découvrir par Christian Pfister-Langanay 
 
statue représentant J de Reyn,
située sur l'aile droite de l'Hôtel de Ville
 détruite en 1940


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Notice du M. F. A. de Boston
Provenance : Peut-être Victor Amadeus Ier, prince de Carignano (né en 1690 - décédé). 1741), Paris; le 30 juillet 1742, éventuellement dans la vente de Carignano, Hôtel de Soissons, Paris, et vendu pour 400 fr. [voir note 1]. Jean Paris de Montmartel (né en 1690 - d. 1766), Brunoy, France; 2 décembre 1776, vente posthume de Montmartel, Paris, lot 23, vendu pour 6000 fr. à Jean-Baptiste-Pierre Lebrun (né en 1748 - décédé. 1813), Paris. 1780, Antoine Poullain, Paris; 20 mars 1780, vente de Poullain, lot 34, vendu pour 2436 fr. à M. de Courmont. 1787, Sir John Lambert (né en 1728 - décédé en 1799), 3d Bt., Paris; 27 mars 1787, vente de Lambert, Paris, lot 62, vendu pour 1800 fr. à Jean-Baptiste-Pierre Lebrun, Paris. En 1808, Lucien Bonaparte (né en 1775 - décédé en 1840), 1er prince de Canino, Rome [voir note 2]; 6 février 1815, vente de Bonaparte, par l'intermédiaire de William Buchanan, New Gallery, Pall Mall, Londres, lot 157, invendu; 15 mai 1816, Bonaparte sale, George Stanley, Londres, lot 102, vendu pour £84 à George Stanley. Smith (peut-être John Smith, b. 1781 - décédé en 1855) à Sir Thomas Baring (né en 1799 - décédé. 1873), Stratton Park, Hampshire, Angleterre [voir note 3]; jusqu'en 1930, par descente à travers les comtes de Northbrook à Stratton Park; vers 1930, vendu par les comtes de Northbrook à P. et D. Colnaghi and Co., Londres; 1934, vendu par Colnaghi à la MFA pour 8506 $. (Date d'adhésion: 4 octobre 1934)
 
NOTES :
 [1] Selon Théodore Lejeune, Guide Théorétique et Pratique de L'Amateur de Tableaux, vol. 2 (Paris, 1864), p. 2 364. Attribué à van Dyck dans cette vente et dans toutes les collections ultérieures jusqu'à son achat auprès de Colnaghi.
 [2] Galleria del Senatore Luciano Bonaparte, Rome, 1808, no. 43, "Il suonatore di Guitarra, di Vandick". Voir Marina Natoli, "Lucien Bonaparte, le sue collezioni d'arte e le sue dimore a Roma e nel Lazio (1804-1840)," Paragone Arte 41 (novembre, 1990), p. 104.
 [3] Selon les informations fournies par Colnaghi au moment de la vente du tableau. Le tableau a été prêté sous le nom de Thomas Baring à la Royal Academy en 1870 (cat. no. 38), et celui du comte de Northbrook à l'"Exposition d'œuvres de Sir Anthony Van Dyck" (Grosvenor Gallery, Londres, 1887, cat. no. 5), à l'"Exposition of Works de Van Dyck" (Royal Academy, Londres, 1900, cat. no. 86), et Burlington Fine Arts Club, 1912 (cat. 33). Après la mort de Thomas Baring en 1873, le tableau passa à son neveu, Thomas George Baring (né en 1826 - décédé en 1904), 1er comte de Northbrook.

lundi 2 novembre 2026

Chants des pêcheurs à la morue

mise en ligne : 11/10/2009
mise à jour : 2/11/2026 : ajout de deux documents
 
Michel Colleu & Maryse Collache
Les airs de la mer
Conférence/concert à bord du Duchesse-Anne




C'était le 17 novembre 2006, à bord du trois mats Duchesse-Anne, amarré définitivement à Dunkerque. Michel Colleu nous présente les chansons des marins qui partaient à la pêche à la morue, à Islande et à Terre Neuve, qu'il a collectées à Fécamp, Granville et Saint-Malo. Il se limite aux chansons francophone, car précise-t-il "il n'est pas bretonnant".
Maryse Collache (alias Marieke) chante les chansons en flamands collectées par Edmond de Coussemaker et par elle même.

Deux interprétations, deux styles très... différents

« Michel Colleu a notamment rencontré Auguste Van De Zande, cap-hornier dunkerquois en retraite à Concarneau et commence sa conférence par un chant qui a résonné sur les quais de Dunkerque. Il nous fait même entendre le collectage initial. Un régal... » (Jean Jacques Révillion)


Les couinements qui parsèment l'enregistrement proviennent du bateau qui tire sur ses amarres et frotte contre le quai.
Vous fermez les yeux et vous y êtes ;-)

2-le capitaine Van De Zande
3-as-tu connu le Mineiro
5-l'absence
7-collectage
8-Depuis cinq heures que nous marchons
10-Départ pour islande
11-chanson à virer au guindeau
13-chant à hisser main sur main
15-Les babordais
17-prière à la morue
19-Cantique pour les pêcheurs d'Islande
21-Sur le grand banc
23-Chants à curer les rins
25-Ali alo
27-Chants de halage
29-Chants à boire
31-Crevettes chaudes
34-Donne un zo
36-C'est moi le commandant Bourdais

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extrait As-tu connu le Mineiro ?


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en prime deux études sur les pêcheurs à Islande régionaux 
- De ijslandvaarders van de westkust, Bert Bijnens, 1976
 
- Wat IJlandvaarders vertelden, Wim Lanszweert, 1979 

mercredi 28 octobre 2026

La fête de Saint-Martin en Flandre 1980


 
Un extrait de l'excellente émission de Catherine et Bernard Claeys consacrée au groupe Haeghedoorn, diffusée en 1980 : la préparation de la Saint-Martin à Godewaersvelde



voir l'émission complète ICI   

d'autres pages consacrées à cette fête : ICI & ICI
 
 
Louis Evrard 1905-1989
la Saint-Martin à Dunkerque
 
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Quelques coupures de presse du Nord Maritime consacrées à ce sujet, dont la chanson Légende des Craquendoules en français (source : Retronews)
 
1921 


 1925


samedi 17 octobre 2026

La musique irlandaise en France

Depuis son arrivée dans les années soixante, et sa diffusion jusqu'à nos jours, tout est très bien détaillé dans ce documentaire très dense réalisé par Hervé Cantal et Erick Falc'her-Poyroux. 

Notre région y a sa place, on y aperçoit Gérald Ryckeboer, Katrien Delavier, évidemment et Romain Casta. Mais surtout y sont évoqués ce qui fait la force de cette musique traditionnelle, que je vous laisse découvrir. Je dis évoqué, car chaque idée mériterait d'être développée dans le même format.


c'est ICI 

vous y verrez un extrait de cette vidéo


 Quelques affiches de ma collection
(deux ont été reprises dans le documentaire) 

 





vendredi 9 octobre 2026

Mari EGGEN à Nieppe

Fin mai 2004, Mari EGGEN, violoniste norvégienne, a animé un stage et donné un concert le 30 à l'estaminet des Damoiselles. C'était organisé par Jacques Leininger avec Fabien Dubarre le patron de l'estaminet. Y a-t-il encore des concerts aux Damoiselles ? ou est-il est devenu un estaminet comme les autres ?, réponse de Jacques dans les commentaires.


 
Le concert est ICI
Le stage ICI 
je n'ai pas le détail des titres
 
J'ai aussi cette vidéo de 1993 dans mes archives : Mari Eggen et Helene Høye, elle est aussi sur Youtube
 
Le Spellemannprisen a reçu dès la première distribution en 1973 le statut de premier prix de la musique norvégienne. Le prix a depuis été décerné chaque année à des artistes et des auteurs qui ont excellé et contribué grandement au front de la musique au cours de la dernière année. Le Spelleman Award est destiné à honorer, inspirer et motiver tous les musiciens et à renforcer l'unité de la communauté musicale à travers les genres. À travers un spectacle étoilé, une sélection de la grande diversité qui existe au sein de la scène musicale norvégienne est présentée chaque année.




 

jeudi 24 septembre 2026

Folklore de Saint Amand les Eaux au XVIIIe siècle

 Extraits choisis dans Essais sur la ville de Saint Amand de Dom Floride Gosse* (1746-1806)
 

Quelques passages qui se rapportent à la pratique du violoneux qui joue "par cœur", à une danse qui rappelle la danse d'épée, à un charivari et à la danse populaire.
 
p. 306 "[…] une espèce de pyramide coupée perpendiculairement et appliquée contre une muraille à peu près comme ces buffets où les fleuristes arrangent des pots d’œillets choisis. C'étoit, disait-on, le mont Parnasse, au haut duquel on avoit placé en forme de girouette le cheval ailé que le peuple appeloit bonnement le cheval Bégace [sic]. Au degré supérieur étoit majestueusement assis un beau jeune homme ayant dans les mains un violon sans corde, et sur les épaules le manteau rouge d'un échevin du lieu, vieille démise d'un boucher de Tournai. Sur les autres degrés siégeoient en cascade les neuf doctes pucelles, qui étoient autant de jeunes filles habillées de papier doré, et parmi elles, à côté Erato, le petit dieu qui fait aimer, armé d'une arbalète couleur de rose. Dans les flancs du Parnasse étoient cachés tous les joueurs de violons de St.-Amand et des sept villages de sa dépendance, avec deux trompettes marines, deux contrebasses, quatre basses, huit hautbois et un flageolet. L'orchestre de l'Opéra n'est rien auprès, il lui faut des bougies et des livres, celui de St.-Amand jouoit par cœur et sans y voir goutte."
 
p. 311 "La jeunesse du hameau de la Croisette et de quelques hameaux voisins, venoit jadis, le jour du mardi gras, à Saint-Amand, partie à pied, partie à cheval. Douze seulement étoient à pied, couple par couple et habillés à peu près à la romaine : escarpins légers, bas de coton, vestes et culottes de basin blanc chamarrées de rubans bleus, rouges et jaunes, jupons de calemande rayée, cocarde à toutes les jointures, cheveux en catogan, sur le tout un bonnet de toile bleue brodé en laine rouge, et surmonté d'une touffe de plumes de coq, d'où vient le proverbe amandinois : pleume dé co su l' tiête d'un sot. 
Tel étoit le costume des fantassins ou plutôt des baladins, car leurs fonctions étoient de danser, une épée nue à la main, allant en avant et touchant en mesure les lames les uns des autres pour faire clic. Des violons marchaient à leur tête, jouant un air fait exprès pour cette sorte de danse, et qui commençoit par : mi, mi, mi, re, mi, fa, sol, fa, mi, re, si, ut, re, mi, re, mi, ut : ce que les enfants solfioient en chantant : teguin tin tin, teguin teguin teguin tin tin, teguin tin teguin."

P. 315 "C'étoit cependant un brave et honnête homme que le maître Morel ; excellent poète d'ailleurs, et qui, pour preuve de son bon caractère, n'exerça ses talents que dans les épithalames et les compliments annuels aux rois des archers ou en d'autres matières semblables. Il n'en étoit pas de même d'un autre homme à talents qui demeuroit aussi dans la rue des Anges, poète de par la nature, et menuisier de par l'indigence. Je parle du célèbre Dagobert, le même qui barbouilla l'âne rouge. Il avoit à lui seul le sel comique de Molière et le sel caustique de Boileau. Comédies, satyres, vaudevilles, tout étoit de son ressort. Je puis citer encore un couplet qu'il fit contre un de ses voisins, boucher sans pratiques et grand ivrogne, dont le nom ou plutôt le sobriquet étoit Plat-Capiau. 
Plat-Capiau, la vi' que tu mènes,
Ne peut point toujours durer, 
Un pot au d'jeûner, 
Un pot au déner, 
Un pot au r'chéner, 
Un pot au souper,
Plat-Capiau, la vi' que tu mènes-,
Ne peut point toujours durer.
Les élèves du maître Morel alloient presque chaque jour, au sortir de l'école, chanter ce couplet insultant jusque sous la montre de Plat-Capiau. Mais Plat-Capiau, qui étoit sensible, en faisoit quelquefois rentrer la moitié dans la poitrine du chanteur en lui appliquant sur le dos un grand coup de nerf de boeuf.  
Le chef-d'oeuvre de Dagobert est un vaudeville qu'il composa à l'occasion du mariage du maître Morel, veuf, avec la veuve d'un portier de l'abbaye appelée Marie-Barbe Chotin. Il avoit chez lui les débris d'un ancien orgue, basses, violons, bassons, flûtes, hautbois ; tous instruments muets et qui n'avoient été faits que pour figurer que comme ornements. Il les distribua, la veille des secondes noces du maître Morel, à une cinquantaine de polissons, avec des poëles à frire, des casseroles, des pelles à feu, des méquaines, des pinces, des morceaux de fer à tisonner, des soufflettes. Tout cela mêlé avec de véritables basses, de véritables violons et hautbois ; et, à la tête de ce terrible orchestre, il alla chanter son vaudeville à tous les coins de rue. Je ne m'en rappelle que le premier couplet. 
L' maît' Morel s'mari d'main
Avec Mari'-Barbe Chotin, 
Ces grison et grisonnette
Vont finir leus amourette ;
L' mail' Morel s'mari d'main'
Avec Mari'-Barbe Chotin.
 
 P. 338 "rue de Valenciennes. Sale et tortueuse, elle n'est remarquable tout au plus que par la naissance de Tonus Broutin, assez bon violon, surtout pour faire danser un menuet ou la matelotte. Il donnoit des leçons en ville à un patar le jeton."

*Antoine Alexandre Joseph né à Saint Amand les Eaux le 29 février 1744, décédé à Prague (Bohême le 15 février 1797, prieur de l'Abbaye dominicaine d'Arrouaise, qui tenait ses informations de son frère Théodore Pierre Benoit Gosse, né à Saint-Amand, le 9 novembre 1746, prêtre, résida en cette ville de 1773 à 1794, rédigeant pendant toute cette époque les registres qui tenaient lieu de l'Etat-civil. Il remplit aussi les fonctions d’écolâtre, de clerc, de grand chantre et de receveur de la paroisse de Saint-Martin. Il émigra lors de la Révolution. De retour en 1802, il vint s'établir à Tournai, et fut nommé curé de Taintignies où il mourut le 9 avril 1806 à Willemeau (B)