jeudi 13 août 2026

Le centre de documentation Cyriel Moeyaert

 


Le centre de documentation Cyriel Moeyaert sur la Flandre française est ouvert : « C’est un magnifique hommage »
Mark Ingelaere (69 ans) d'Hondschoote a ouvert à Stavele un centre de documentation consacré à l'œuvre de son grand modèle : le prêtre-enseignant et linguiste Cyriel Moeyaert. Cyriel est décédé en 2020 à l'âge de 100 ans et est considéré comme une figure clé dans l'étude de la Flandre française. « Lors de notre dernier trajet en voiture, je lui ai promis de préserver et de rendre accessible son œuvre de toute une vie. Avec ce centre de documentation, je peux déjà réaliser une grande partie de ma promesse », déclare Mark Ingelaere.
Par Anne Bovyn 
« J’ai rencontré Cyriel il y a 20 ans lors d’une célébration du 11 juillet quelque part en Flandre française », raconte Mark Ingelaere. « Il était alors déjà à un âge avancé. Dès cette première rencontre, une amitié sincère et un profond respect mutuel ont grandi entre nous. Cyriel est généralement considéré comme une figure clé dans l’étude de la Flandre française. Son plus grand mérite réside dans son travail acharné pour préserver l’histoire, la culture, mais surtout la langue régionale de la région. Il se rendait régulièrement de l'autre côté de la frontière, visitait les personnes parlant encore le flamand de France, écoutait leurs récits et notait tout avec précision. Grâce à ces rencontres personnelles et à ses nombreuses publications, il a accumulé une mine inestimable de connaissances sur le flamand de France et la culture du Westhoek français. Comme nous en parlions il y a 300 ans, on parle encore le flamand de France aujourd'hui. »
Dialecte traditionnel
« L’œuvre de Cyriel était en premier lieu consacrée au patrimoine linguistique de la région, le Vlaemsch van Vrankryk (le flamand de France), le dialecte traditionnel de la Flandre française », poursuit Mark. « Il a collecté de vieux mots, des expressions et a étudié des sources historiques. Le couronnement de son œuvre linguistique fut le Woordenboek van het Frans-Vlaams (Dictionnaire du flamand de France) en 2005, qui fait toujours autorité comme ouvrage de référence sur notre langue régionale. » 
« Sa maison, le presbytère de Sint-Jan-ter-Biezen, était un véritable trésor. Je m'y rendais régulièrement et je me sentais à chaque fois replongé dans la riche histoire de la région. Cet endroit particulier, et surtout les nombreuses conversations avec Cyriel, m'ont profondément inspiré. Chaque fois que je lui demandais le week-end s'il voulait m'accompagner pour faire un tour en voiture à travers les nombreux villages de Flandre française qu'il connaissait, l'étincelle jaillissait immédiatement. Notre tout dernier trajet vers la Flandre française reste gravé dans ma mémoire. Nous avons roulé vers Oudezele. Cyriel avait alors presque cent ans. Il sentait sa fin approcher et sa plus grande préoccupation était ce qu'il adviendrait de son travail. Surtout parce que Cyriel voulait que son œuvre de toute une vie reste proche du Westhoek. C'est lors de ce dernier trajet que je lui ai promis de veiller sur son héritage après sa mort, de le conserver, de le rendre accessible et de le diffuser. Par son testament, il m'a légué sa bibliothèque. Ici, à Stavele, tout trouve sa place définitive. J'ai pu acheter un morceau de terrain du CPAS et j'y ai fait construire ce bâtiment. Quand je feuillette aujourd'hui ses carnets de notes, j'ai parfois l'impression que Cyriel est encore présent. Chaque note, chaque coup de crayon et chaque document témoignent de son amour indéfectible pour la région. Les archives ne montrent pas seulement le spécialiste de la langue, mais aussi l'homme derrière l'œuvre. »
Bureau
Pendant la collecte des archives, j'ai fait la connaissance de la famille de Cyriel, en particulier de son neveu Dirk Moeyaert et de son épouse Martine. Grâce à leur confiance, le bureau de Cyriel a également été transféré à Stavele. C’est l’endroit où il a passé des milliers d’heures à lire, écrire, réfléchir et correspondre. Pour moi, c’est bien plus qu’un meuble. C’est un souvenir tangible d’un homme qui a mis toute sa vie au service de la langue, de la culture et des gens de la Flandre française.
Doctorat
Il y a environ un an, le chercheur dunkerquois Jérôme Vanstaevel a pris contact avec Mark Ingelaere. Jérôme est professeur de néerlandais et a obtenu son doctorat à l’Université de Metz. Jérôme écrivait déjà deux thèses sur le français de France et le Westhoek belge et cherchait un sujet pour un doctorat. Après consultation avec son promoteur de l’Université de Rijsel (Lille), le choix s’est finalement porté sur les archives de Cyriel Moeyaert. « Pour moi, ce fut un moment magique », déclare Mark. « Cela signifie que l’œuvre de Cyriel sera non seulement préservée, mais aussi étudiée, analysée et approfondie par des universitaires. Son œuvre inspirera ainsi également les futures générations de chercheurs. C’est sans doute la plus belle manière d’honorer son œuvre de toute une vie. » 
13 août 2026 
(traduit par IA) 

mercredi 5 août 2026

Chants et danses au camp de Boulogne (1803-1805)

Un texte relevé dans Napoléon au camp de Boulogne, par Fernand Nicolay (1905).  Je n'ai pas retrouvé ces chansons dans les recueils de Michel Lefèvre.
 
Le camp de Boulogne, source Gallica

 
Fils d’un boulonnais, propriétaire des terrains historiques illustrés par la présence de Bonaparte et de l’amiral Bruix, je possédais de nombreux documents inédits concernant le camp de Boulogne. De plus, durant de longues années passées précisément au plateau d’Odre dans la propriété paternelle, j'ai recueilli sur place, les témoignages circonstanciés, les souvenirs fidèles de plusieurs vieillards, qui avaient vu, approché et servi Napoléon, ou avaient conféré avec lui. Telles sont les particularités qui m’ont décidé à publier ce livre.  
 
 […]
LES DISTRACTIONS DE LA GRANDE ARMÉE
Jeux divers, chansons de route, refrains boulonnais, danses... — Bal improvisé. — Marche du camp de Boulogne par les musiques militaires.
 
Non seulement on jouait quelquefois la comédie au camp, mais on dansait, on se distrayait, on chantait, soit entre les manœuvres, soit après les travaux de fortification, soit dans les marches militaires ; « et les vieux briscards », aussi bien que les jeunes recrues, s’en donnaient à cœur joie. Commençons par citer, comme spécimens de Chansons de route, quelques couplets typiques, tout en regrettant de ne pouvoir donner que des fragments, ou des strophes tronquées. En les lisant, on aura raison de ne pas trop se souvenir des règles du Parnasse :
Air : La boulangère a des écus

D'Mont-Lambert, mais pas du Tape-Cul (hameau de la forêt de Boulogne)
On voit bien l’Angleterre,
Oui on la voit, car je l’ai vue
J'ai bien vu l’Angleterre, j’ai vu.
J’ai bien vu l’Angleterre.
 
D’l’Angleterre z’orons les écus
Qui ne nous cout’rons guère
Oui elle en a plus que d’obus :
Partons tous pour la guerre, partons,
Partons tous pour la guerre !.
D’Bonaparte on voit les soldats
Couvrir toutes les terres, etc. 
 
Et les chansons de route se poursuivaient en une sorte de « scie » musicale, où figurent, à la manière de monorimes, les noms caractéristiques des villages boulonnais, formant d’originales cadences :

Vont à Alincthun
Et à Olincthun ;
Sont à Raventhun
Et puis à Baincthun,
S’en vont à Paincthun
Et à Florincthun ;
Passent à Raventhun
Et à Tourlincthun;
Vont à Terlincthun
Et à Godincthun ;
Puis à Verlincthun,
Etc

Sur l’air de « Il pleut bergère » se chantait l’espèce de litanie suivante :

Maninghen
Echinghen, 
Bouquinghen
Wacquinghen, 
Lédinghen,
Hardinghen
Lattinghen,
Tardinghen

Puis encore, toujours comme cadence rythmant le pas :

Conteville
Et Wimille,
Menneville 
Billeauville,
Cuverville
Bournonville...

Ou bien enfin : 

Watrezelle
Framezelle, 
Haringzelle
Waringzelle,
Etc

Bellebrune 
Valembrune,
Lozembrune
Gastebrune..

N’oublions pas un amusant refrain où un calembour, très fameux dans la région, était mis en œuvre en ces termes :

Wimille, Wissant, Neuville (8,809 villes),
S’arment en guerre,
Contr' Angleterre etc...   

La suite ICI 

[…]

La DANSE

Enfin on dansait au camp de « droite » et au camp de « gauche », sur le plateau d’Odre, aussi bien qu’à Châtillon et ailleurs encore. Non seulement les chefs le permettaient, mais ils y incitaient les soldats pour les tenir en activité et aussi en belle humeur. Un bonnet de matelote, un madras noué « à la poissarde » sur la tête d’un jeune guerrier distinguaient les « dames » des cavaliers... : et ce devait être la seule distinction (?) de ces danseuses improvisées, dont la chorégraphie ne se signalait vraisemblablement ni par la légèreté, ni par la grâce... N’importe! les quadrilles n’en avaient que plus d’originalité, et les galops se déroulaient dans un tourbillon vertigineux […]
La suite ICI 
 
source Gallica

 

jeudi 30 juillet 2026

Expo : Roubaix Photo

 On distingue à peine à contre-jour les musiciens à l'arrière plan, un accordéoniste et un jazz-bandiste, comme on disait avant guerre. Les derniers sursauts de la présence de la musique populaire dans les cafés et les estaminets de la région, avant l'arrivée de la déferlante rock & roll. Une photo faite à la fin des années 50, qui aurait pu être prise dans les années 20/30, à l'identique.

Dimanche au café de la Halle
(photo J.-P. Charbonnier) 1958

Plus d’un siècle d’images, d’usages et de regards à travers les collections de La Piscine.

Depuis une trentaine d’années, la photographie connaît une reconnaissance institutionnelle croissante qui l’affirme comme un art à part entière. Autrefois considérée comme un médium secondaire, associée au reportage, à la documentation ou à l’amateurisme, elle a progressivement trouvé sa place dans les collections publiques, les programmations d’expositions et le marché de l’art contemporain. L’exposition propose de retracer l’histoire de la photographie à Roubaix à travers les collections du musée La Piscine, en s’intéressant autant à ses usages sociaux qu’à ses formes artistiques. Du tirage argentique aux expérimentations numériques, de la photographie humaniste à la mise en scène conceptuelle, du cliché vernaculaire à la création plasticienne, elle offre un panorama pluriel et sensible du médium. À travers des œuvres historiques et contemporaines, des fonds documentaires et des séries d’artistes, cet accrochage révèle la richesse du fonds roubaisien et la diversité des regards photographiques qu’il conserve — portraits d’artistes, scènes de vie ouvrière, patrimoine textile. Dans une approche transversale fidèle à l’esprit du musée, où les disciplines se rencontrent et se répondent, l’exposition fait dialoguer la photographie avec d’autres formes d’expression (peinture, sculpture, arts graphiques, céramique, haute couture) et interroge les enjeux culturels, sociaux et esthétiques de notre rapport au réel et à la mémoire collective.

Cette exposition préfigure les célébrations du bicentenaire de la photographie, organisées de septembre 2026 à septembre 2027 par le ministère de la Culture.

Visites guidées de l’exposition – Chaque samedi de 16h15 à 17h15 du 11 juillet au 05 septembre 2026

voir 

Une épinette messine

 Cette épinette, trouvée dernièrement par Jean-Luc Matte sur les puces à Metz, ressemble tellement à une épinette du Nord que c'en est certainement une.


c'est aussi l'avis de Thierry Legros :
Jean-Luc, merci pour les photos et les cotes de cet épinette qui est assurément du Nord. 
Même si elle n'est pas typée comme une Coupleux (ou une copie de Coupleux),  elle présente les caractéristiques suivantes qui me font penser aux instruments du Nord
  • forme du cheviller,
  • nombre de cordes,
  • chevalet constitué d'une grosse agrafe, 
  • présence du fa dièse
 

 




les photos HD sont ICI

jeudi 23 juillet 2026

Maxime Dumoulin et le folklore régional

 Maxime Dumoulin (1893-1972) est un compositeur lillois de musique classique amoureux fervent des Flandres françaises et belge, il évoque dans ses œuvres profanes les souvenirs de son enfance et de son adolescence, ses voyages à pieds à travers les villes flamandes dont il chante les beffrois, les canaux, les légendes.
Robert Guilloux, 2007 
 
Parmi ses souvenirs, j'en ai relevé deux en lien direct avec le folklore comme on disait à son époque. La première fait partie de la 11e suite pour piano composée vers 1959/60 qui évoque des souvenirs d'enfance et d'adolescence. Le n°2 s'intitule Cithare, elle fait référence à un souvenir très précis : Maxime Dumoulin tout enfant découvre dans le grenier de sa grand-mère une vieille cithare. N'ayant pas de clef pour l'accorder, il tente vainement d'en tirer quelques sons mélodieux. (R Guilloux)
Que faisait cette cithare dans le grenier de sa grand-mère, à Lille ? Il est très jeune, on est donc avant 1914. Qui était cette grand-mère ? Sa grand-mère paternelle, Angélique Vandewaele, est morte en 1859. Je pencherai plutôt pour sa grand-mère maternelle, Marie-Louise Duviviez, qu'il a pu connaître. Elle est morte en 1908, 64 rue Jean Sans Peur à Lille, Maxime a 14 ans. Et si cette cithare était une épinette du Nord ? peut-être bien une Coupleux, avec des chevilles de piano ? partition à venir
Cette suite s'achève avec Le Chant de la Nativité composée en 1954 et crée à Bourbourg pour la messe de Noël (voir ICI)
 
 
épinette Coupleux, collection Jean-Jacques Révillion

La suivante : La saint Nicolas en Flandre fait partie d'une suite pour piano, la deuxième, composée peu après la seconde guerre mondiale, à Montmartre. Elle pourrait s'intituler le Poème de l'enfance ou l’Éveil. Elle comprend cinq pièces qui furent publiées séparément. La 1ère, Le Cortège, fait référence à "la voix cristalline du traditionnel carillon de Flandre et le son des cloches", la 2e Le sommeil de Jacob est une courte berceuse, la 3e, La Saint-Nicolas en Flandre, c'est l'époque où les enfants reçoivent leurs premiers jouets. Ce n'est pas le Père Noël qui leur apporte, mais le bon saint Nicolas particulièrement vénéré en pays flamand. Cette pièce aux harmonies un peu heurtées et à l'allure enjouée est une sorte de gigue (R. Guilloux). La pièce suivante, Dans l'église, M. Dumoulin se souvient de l'époque où il chantait à la maîtrise de Notre-Dame de la Treille. La dernière page de la suite, Holda, fait référence à la mythologie germanique
 
source BNF et bientôt sur Gallica
Christian Declerck
23 juillet 2026 

samedi 18 juillet 2026

Jean-Jacques Révillion - C'était bien

 Son second album paru en 2012
 
Jean-Jacques nous a quitté le 18 juillet 2019, je suis certain qu'il m'aurait demandé de le diffuser sur le blog comme il l'avait fait pour le premier :  Elève toi donc belle
J'ai précisé les sources et corrigé quelques coquilles du livret.
 

- Comment passer dedans ce bois (trad) extrait du Recueil d'airs de cramignons et de chansons populaires à Liège par Léonard Terry et Léopold Chaumont (1889) titre "J'ai mon amant pour rire avec moi" page 2
    Gabriel Lenoir (violon) - Didier Demarcq (accordéon diatonique)
 
- La belle hollandaise (trad) extrait de Wereldlijke volksliederen van E. H. Dr. Jan Bols (1949) page 76, titre Het hollandsch meije,  traduite en français par Jacques Yvart
    Stéphane Couturier (bouzoutare) 
 
- Jean Lariguette (trad) extrait de Chantons le boulonnais de Michel Lefèvre, tome 4 (2007) page 20 / Les poules d'Estaires (JJR) 
    Stéphane Couturier (bouzoutare) - Didier Demarcq (accordéon diatonique)
 
- Brave Capitaine (trad) extrait de Mœurs populaires de la Flandre Française par Alexandre Desrousseaux (1889) tome 2 page 62 / Allemande de Burnontige (trad) extrait de Danses populaires de Wallonie par Rose Thisse Derouette (1978)
    Didier Demarcq (accordéon diatonique) - Gabriel Lenoir (violon)
 
- Brunette (trad) extrait de Chants et chansons populaires du Cambrésis par Achille Durieux et Adolphe Bruyelle (1864), titre Brunette allons gai ! page 112
    Ensemble Envoyez les violons
 
- La fille qui me démâtera (Michel Démétriadès) au répertoire de Raoul de Godewarsvelde
     
- Craonne (anonyme) voir ICI
    Didier demarcq (accordéon diatonique)
 
- Carillon d'Esquelbecq (trad) extrait de Chants populaires des flamands de France par Edmond de Coussemaker (1856) page 279,  titre 'T carillon van Ekelsbeke  / Les braves gins d' Saint Sauveur (A. Desrousseaux) extrait de Chansons et pasquilles lilloises par Desrousseaux, vol 1, (1865) page 101, titre Les bonnes gins d' Saint Sauveur
    Théo Demarcq (cymbalum) - Didier Demarcq (accordéon diatonique)
 
- C'était bien (Gaby Verlor-Gérard Nyel) voir ICI
    Serge Desaunay (accordéon diatonique)
 
- La leçon d'épinette (trad), répertoire de Charlus
 
- L'amour fait des dégats (JJR)
    Didier Demarcq (accordéon diatonique)
 
- Belle avec les larmes aux yeux (trad) extraite du cahier manuscrit de la collection V. Barbier (Archives du Pas de Calais) publiée par Michel Lefèvre, autre titre Angélique
    Stéphane Couturier (guitare) 
 
- Le Mineiro (trad) voir ICI / Scottische de Bonnance (JJR)
    Didier Demarcq (accordéon diatonique) - Gabriel Lenoir (violon) 
 
- Berlibinbin (trad) collectée par Roland Delassus auprès de sa mère ICI
    Didier Demarcq (accordéon diatonique) 
 
- Jamais d'ami ne changerai (trad) extrait de Chants et chansons populaires du Cambrésis par Achille Durieux 2e série, page 40(1864) / Les bons amis (Mabidon)
    Didier Demarcq (accordéon diatonique) - Gabriel Lenoir (violon) 
 
- Le vieux ménétrier (A. Desrousseaux) extrait de Chansons et pasquilles lilloises par Desrousseaux, vol 1, (1865) page 121
    Didier Demarcq (accordéon diatonique)
 
- Le petit Jésus (trad) extrait de Mœurs populaires de la Flandre Française par Alexandre Desrousseaux (1889) tome second, page 123 / Dans der magdekens (trad) extrait de Chants populaires des flamands de France par Edmond de Coussemaker (1856) page 200, titre De dry maegdekens 
 
enregistré en 2012 par Julien Biget
conception graphique : Margaux Liénard
Aquarelle : Marc Lequenne† 

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