jeudi 5 février 2026

La fête des rois en Flandre

mise à jour 25 octobre 2018 : deux photos signée Biebuyck 
mise à jour 16 décembre 2018 : photos de 1951, 1991 et 2009
mise à jour 14 janvier 2019 : deux vidéos
mise à jour 1 novembre 2020 : lien Rois Mages
mise à jour 2 janvier 2021 : Méteren 1947
mise à jour 9 janvier 2025 : à Dunkerque
mise à jour 5 février 2026 : en Flandre, 1978



filmés par Antoine Quaghebeur le 6 janvier 2019 à Saint Jans Cappel





un entretien avec les mêmes Rois et le témoignage de Maria Lapanne
qui a appris la chanson en suivant son père Maurice,
un des rois mages de Saint Jans Cappel, dans les années 1960.


 le fichier son est ICI




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Article paru dans Le Nord Illustré du 15 janvier 1910


"C’est une fête particulièrement populaire dans notre région où, malgré quarante ans de République, on tire encore les rois… Nous disons "malgré quarante ans de République" car sous l’Empire les billets du roi étaient jugés suspects, s’il faut en croire les très curieux "billets de l’Empereur" qu’il nous a été donné de voir récemment dans la collection de M. Pierre Decroix. On goûtera donc ce récit d’une des formes pittoresques sous lesquelles se présente la fête des rois en Flandre. Il est écrit par M. André Biébuyck, fils du distingué maire de Vieux-Berquin, et par conséquent bien placé pour connaître cette région fertile en vieilles coutumes.

Les Rois Mages à Meteren
Elles s’en vont, elles disparaissent, les bonnes vieilles coutumes qui firent la joie de nos pères. Le progrès les chasse, et bientôt elles n’existeront plus même à l’état de souvenir. En certains coins de Flandre pourtant, où la langue française n’a pas encore réussi à s’implanter complètement, il en subsiste quelques unes, derniers vestiges d’une époque moins prosaïque que la nôtre.
L’une d’entre elles se pratique encore annuellement lors de la fête de l’Epiphanie.
Ce jour là, le jour des Rois, s’en vont dans certains villages du canton de Bailleul, des jeunes gens aux costumes inattendus. Tout de blanc habillés, pantalon et chemise constellés d’étoiles de papier multicolores, coiffés d’un chapeau décoré de même et autour duquel pendent des dentelles, ce sont les "Rois Mages" qui s’en vont de porte en porte chanter l’antique complainte de l’Etoile de Bethléem. L’un d’eux tient au bout d’un bâton une roue ornée de fleurs et de rubans, qu’il fait tourner, à la grande joie des gamins qui les accompagnent. On les accueille avec plaisir les "Sterreken", et il n’est pas de maison, où ils ne reçoivent du pain, des gâteaux ou quelques sous. Ce qu’ils racontent, c’est l’histoire de la nativité et de l’arrivée à Bethléem des Mages conduits par l’étoile miraculeuse.

Avec l’étoile arrivèrent trois rois
De terres étrangères, de très loin

La traduction ne pourrait rendre que très imparfaitement la charmante simplicité de cette chanson. Certains couplets sont d’une naïveté délicieuse. Dans la crèche, la Vierge avec l’Enfant Jésus et Saint-Joseph sont mourants de faim alors…

Marie va dans la boulangerie
Achète un petit pain et le partage en trois

Et cela se chante sur un vieil air, composé en même temps que les paroles par quelque Liedzanger inconnu.
 

Aussi la traduction française ne s’adapte-t-elle que très imparfaitement à cette mélodie qu’il faut avoir entendu avec les accentuations rudes et gutturales d’une langue germanique pour en goûter tout le charme étrange.
Combien d’années encore verrons-nous les "Rois Mages" Le français gagne de jour en jour. Le flamand s’en va et avec lui les vieux usages qui y étaient trop intimement liés pour pouvoir vivre sans lui. Si vous voulez voir les "Sterreken" allez à Meteren en Flandre le jour des rois."

Texte et photographie d’André Biébuyck

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J'ajoute ces deux photos signée Biébuyck, parues dans La France à Table, juillet 1951.


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Une autre image, capture d'écran de la télévision, de mauvaise qualité hélas, lors d'une série de diffusion de documents des années 1960 sur la télé régionale France3



les même rois mages que l'on retrouve en situation sur la route de Bailleul, en direction d'un lieu-dit prédestiné

collection Stéphane Verstaevel

Le CNRS a mis en ligne récemment un film réalisé le 6 janvier 1978 par Jean Dominique Lajoux, "en Flandre" sans donner la localisation. Mentionnés : Alphonse Dormieu et Jean-Marie et Christian Plamon. Merci à Agnès qui m'a transmis le lien : ICI
 

J'ajoute ces deux photos extraites du documentaire, non localisées et non datées.
 

  
 
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En 1991, Stéphane Deheegher, Alain et Claude Belpalme, "les derniers rois mages de Flandre flançaise" avaient repris le flambeau en 1985

Le Nouveau Nord, décembre 1991


En 2000, César Storet et ses amis de l'association De Katjebei relancent la tradition autour de Saint Jans Cappel

François, Florent et César
La Voix du Nord 29 décembre 2009


Une étude sur les chant des Rois Mages par Florimond Van Duyse (en néerlandais)

la tradition est aussi présente en Flandre Belge

source

collection personnelle

et à Bruxelles



cette année pas de quête pour les rois mages
la Voix du Nord, 3/1/2021

 
vu par Simons

 
 
 
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C'est aussi le temps de la galette
 
à Dunkerque, deux témoignages :
Jan des Dunes, dans le Nord Maritime du 9 janvier 1922, nous dit que le Koeningkoeke était offert gracieusement par le boulanger à sa clientèle régulière.


autre témoignage dunkerquois : l'arrivée des galettes feuilletées parisiennes en janvier 1922 et leur diffusion grâce à une "femme légère". Merci à Colette pour ce partage



mardi 27 janvier 2026

Bart en Klerktje

mise en ligne 29/12/2009
mise à jour 27/1/2026 : ajout de deux enregistrements, nouveau fichier
 
Bart en Klerktje – Brugge – 1981
Concert au théâtre de Bruges le 3 octobre 1981



02-De twaef glaezen (trad)
03-De schooiere (Joris Declercq/Willem Vermandere)
06-Klein wentje van Elverdinge (Willem Vermandere)
08-Vertrek naer Island (trad)
10-Drinke liedtje (trad)
11-Cécilia (trad)
13-De wonderbare genezing (Willem Vermandere)
15-Pot pourri (trad)
16-De barmhartige samaritaan (Rossey/Willem Vermandere)
18-Nee'w we goan nus vlams nie laot'n (Joris Declercq/Willem Vermandere)

Raymond Declerck, dit Kerktje : chant, harmonica
André Rouzet, dit Bart : chant, guitare
Photo : Christian Declerck

Klein wentje van Elverdinge


téléchargez  ici

162 téléchargements au 1/6/1013



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Dans les archives d'Het Reuzekoor il y a ces enregistrements de mon père :
• Duo a cappella Bart/Kerktje : Nee'w we goan nus vlams nie laot'n
• Solo a cappella Klerktje : Pot pourri, Jalousie, Pour Vivre, Romance de Maître Pathelin
téléchargez ICI nouveau fichier
 
 

vendredi 23 janvier 2026

Collectages en Flandre Française

mise en ligne le 6/1/2010
mise à jour le 23/1/2026
 
Troisième cassette des collectages mis en dépôt voir détails ici, celui du Collectif de chant flamand d'Hazebrouck, ce n’est sans doute qu'un extrait du collectage car les numéros de chansons annoncés vont de 1 à 15 et de 65 à 88. Ce collectage a été fait par Martial Waeghemaecker et André Marie Despringre.

Soit 39 chants, dont je ne me risque pas à vous donner les titres, si un flamandophone veux bien contribuer. On peut sans doute en trouver une partie au bas de la page.

téléchargez ici

402 téléchargements au 1/6/2013

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J’ajoute un enregistrement trouvé dans la discothèque de Klerktje décédé en 2005. C’est une cassette avec cette mention « collectage vlaemsch ». Elle contient une dizaine de chansons, les neuf premières sont interprétées par Andréa Lambrecht-Vansynghel (1914-2006), berguoise, mère de Marie-Christine Lambrecht, présidente de l’association Het Reuzekoor. Je n’ai pas encore pu identifier le chanteur de la 10e chanson. Merci à Edmonde Vanhille pour l'identification des titres.


01 En als ze moste dood gaen
02 En boven de lucht
03 Kleen kreukelgatje
04 'T was een kindje evaellen
05 Wien gaet er mei
06 Overal overael, waerdan de meisjes zyn
07 Ze 'n is niet ziek
08 Melle, Melle met je vuule dikke bille
09 Eenen fraeyen man
10 Den eersten maend van't jaer

téléchargez  ici

130 téléchargements au 1/6/2013

Une transcription/traduction et une étude sur la dernière chanson est disponible sur le blog de Philippe Simon

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J'ajoute les partitions de collectage publiées par Jean-Paul Sepieter dans Musique du peuple flamand. Collectage réalisé par le Collectif Chants de Flandre créé en 1978 lors de l'Université populaire flamande, dirigé par Martial Waeghemagher, avec le soutien d'André-Marie Despringre.
 
Tisje-Tasje, par André Debruyne, Abeele (B), collectage. M. Waeghemaker 1976
Myne man komt thuus, par Mme Justine Luyssen, Boeschepe, Le Key, coll. André Cheroutre, 1978
O ratten en muizen, par M. Faveeuw, Houtkerque, coll. Bachten de kupe, 1968 
Veulemoeye, par J. Luyssen, Boeschepe, Le Key, coll. André Cheroutre, 1978
't was een aapje, par M. Stoffaes, Eecke, coll. Vandenberghe, transcription Despringre
Den haring, par M. Debruyne, Abeele (B), coll. M. Waeghemaker, 1976
Metje Metje, par M. Debruyne, Abeele (B), coll. M. Waeghemaker, 1976
Speutevink, par Mme Justine Luyssen, Boeschepe, Le Key, coll. André Cheroutre, 1979
Liedeken van het Geitje, par Mme Justine Luyssen, Boeschepe, Le Key, coll. André Cheroutre, 1978
Den strond, par Mme Justine Luyssen, Boeschepe, Le Key, coll. André Cheroutre, 1978
Moeder duud open, par M. Debruyne, Abeele (B), coll. M. Waeghemaker, 1976
Mitje Kapoen, par M. Debruyne, Abeele (B), coll. M. Waeghemaker, 1976
Zim ma boema, par M. Debruyne, Abeele (B), coll. M. Waeghemaker, 1976 
Wy zyn allen muzikanten, par M. Debruyne, Abeele (B), coll. M. Waeghemaker 1976
Overal, par M. Debruyne, Abeele (B), coll. M. Waeghemaker 1976
Jan Smet, par M. Debruyne, Abeele (B), coll. M. Waeghemaker 1976 

 

jeudi 22 janvier 2026

le Géant du Nord

mise en ligne le 8/2/2022
mise à jour le  22/1/2026 : ajout d'infos sur la dédicataire

ou Le Carnaval de Dunkerque


C'est le titre d'une composition de Joseph Bernard WOETS, qui vient de faire l'objet d'un article dans une publication distribuée dans les boîtes aux lettres dunkerquoises ICI. J'y suis plusieurs fois cité, le journaliste m'avait contacté à propos du compositeur, que je connais bien, mais je n'avais pas vu la partition. Par chance au même moment elle était en vente chez un bouquiniste sur internet, la voici désormais dans ma collection, à côté des autres œuvres de ce compositeur dunkerquois méconnu.

La partition
Je connaissais le titre par une mention dans le Journal Général d'Annonces des Œuvres de Musique de 1827. Il n'y a pas d'exemplaire déposé au dépôt légal, elle est donc absente des collections de la BNF. C'est une série de huit variations sur un air bien connu, le Reuzelied, la chanson du géant de Cassel. La lithographie est censée évoquer Dunkerque, on y devine le beffroi et l'église Saint Eloi, que l'on reconnait grâce à son péristyle à la grecque, œuvre de l'architecte Victor Louis, construit en 1783. S'ajoutent quelques personnages costumés en arlequin, pierrot, polichinelle, etc. qui suggèrent la période du carnaval. Et l'on remarque un géant costumé à la turque, qui ne ressemble en rien au Reuze dunkerquois. Joseph Bernard n'a jamais vu le Reuze, il est né en 1783, 9 ans après sa dernière sortie. Le géant ne ressortira que bien plus tard, en 1840, pour des œuvres de bienfaisance.

Le compositeur

Joseph Bernard WOETS (1783-1878) est le fils de Guillaume, maître de clavecin et organiste de l'église Saint Eloi, qui lui donne ses premières leçons de musique et de piano. Par sa mère, Thérèse Sabrié dite Naudy, il est le cousin de Bernard Coppens d'Hondschoote, époux de Marie de Lamartine, sœur du poète. En 1800, il est admis au Conservatoire de Paris où il reçoit les lecons de piano de François Adrien Boïeldieu et d'harmonie par Henri Montan Berton. En 1801, à 17 ans, il interprète une sonate de sa composition dont les idées neuves et la délicatesse de l'exécution le font remarquer de ses concitoyens. De 1806 à 1808, il agrémente des compositions les séances publiques de la nouvelle Société d'amateurs des sciences et des arts de Lille. Après ses études, il enseigne le piano à Rouen, puis à Gand où il épouse, en 1818, Flavienne Gras, sœur de Victor, premier violon à l'Opéra et futur époux de Julie Dorus, célèbre cantatrice du milieu du XIXe siècle.  En 1819, il revient à Paris et donne plusieurs concerts, notamment le 1er avril 1823 où il crée son 3e concerto pour piano opus 40. Il a parmi ses élèves parisiens la jeune Maria Garcia qui deviendra la grande cantatrice Maria Malibran. Les critiques de ses concerts sont louangeuses : Il est du petit nombre de ceux qui ont fait ressortir leur nom du groupe des artistes, la hardiesse et le fini de son exécution l'ont toujours rapproché de Kalkbrenner [source]. En 1835, il a déjà publié 98 ouvrages. C'est à cette époque qu'il s'établit à Tours pour enseigner la musique au Collège royal. Il anime la vie musicale de la ville durant plus de quarante ans, continuant de composer et donner de nombreux concerts. Son épouse étant décédée peu après son arrivée, il se remarie en 1840 avec Laure Foissey, de Watten, professeur de piano et petite fille de l'ancien chef d'orchestre du théâtre de Dunkerque, Jean Baptiste Ponsignon. Il a laissé de nombreuses compositions dont plusieurs concertos pour piano-forte, des sonates, beaucoup de rondeaux, fantaisies, divertissements, airs variés et de nombreuses romances ; plus de 80 partitions de ses œuvres sont conservées à la Bibliothèque Nationale de France.
 
La dédicataire 
Le compositeur a dédié sa composition à Mademoiselle Octavie PLACE. Sur les sites de généalogie on trouve plusieurs personnes portant ce prénom avec ce nom, mais peu ayant vécu avant 1850, et je n'en ai trouvé qu'une pour le début du XIXe siècle. La seule qui correspond aux critères : être parisienne, née bien avant 1827 et dans un milieu bourgeois : c'est Philippine Octavie PLACÉ, qui est née à Paris, paroisse Saint Sulpice le 30 octobre 1808. Son père Jean-Louis Samuel Henri est professeur de dessin, mais sa mère Louise SÉJEAN, gérante d'un institution d'éducation de jeunes filles, est très intéressante, elle est la fille de l'organiste renommé Nicolas SÉJEAN 1745-1819. Organiste de la Chapelle du Roi, de la Chapelle Royale et de St Sulpice, neveu du compositeur et organiste Nicolas FORQUERAY, il fait l'objet d'une importante notice dans la base Musefrem. Ce qui confirme mon hypothèse sur la personnalité de la dédicataire. Octavie meurt l'année suivante de la parution de la partition, le 29 novembre 1828. Elle est inhumée au cimetière de Montparnasse,  le 1er décembre.
 
 Christian Declerck

Merci à Roch Vandromme pour le déchiffrage, et à Christophe Plovier pour le scan du journal gratuit

Musiques pour des marionnettes

 En 1984 nous avons été sollicité pour enregistrer les musiques qui sont diffusées en intermède pendant les spectacles de marionnettes du Théâtre Louis Richard à Roubaix. Nous les avons aussi jouées en direct lors d'un ou deux spectacles à Lille la même année.
Plus tard, Gérald m'avait donné une copie sur CD des enregistrements sans les titres, je les ai réécoutés récemment, il y a quelques pépites… à vous de les découvrir.
Musiques pour :  Till Uylenspiegel ; Le Noël du Brouteux ; L'Île au trésor ; et un spectacle nommé Découverte.
 
Katrien Delavier †
Gérald Ryckeboer
Christian Declerck 
 


 La photo est extraite du livre Marionnettes traditionnelles en Flandre française de langue picarde, par Andrée Leroux et Alain Guillemin, publié par Westhoek/les Éditions des Beffrois en 1984. Voir aussi ICI
 
 les fichiers sont ICI nouveau fichier avec quelques titres ajoutés
 
vous y trouverez Le Noël du Broutteux, chanté, extrait des œuvres complètes de Jules Watteeuw, tome III, paroles page 101, musique page 187.
 

 
 
et aussi cette chanson, Slaet on den trommele, chantée par Gérald qui  l'a trouvée dans le livre de Jean-Paul Sepieter, Musique du peuple flamand, page 100, sans mention de la source.
 

 
Grâce à un site russe (!) j'ai pu trouver une autre version dans le livre de Charles De Coster, la légende de Till Ulenspiegel, avec des paroles différentes et mais sans la musique. 
 


 
les musiciens à Coudekerque-Branche, en 1990

mercredi 21 janvier 2026

Bio de l'auteur

mise en ligne le 8/8/2025
mise à jour le 16/12/2025 #6
mise à jour le 21/1/2026  #7 et mise à jour de pages précédentes

1975, le glanage à Killem avec Annick Baudry†

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