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mercredi 25 février 2026

De Roozenhoed

 Pendant presque tout l'été, mais principalement à certaines fêtes, comme celles de Saint-Jean, de Saint-Pierre et Saint-Paul, les enfants, dans notre Flandre, ont coutume de chanter ou de danser des rondes. Ces danses se pratiquent le soir, vers le coucher du soleil. Elles sont connues à Dunkerque sous le nom de Roozenhoed ou danses du chapeau de roses, parce qu'elles ont lieu sous une couronne et des guirlandes de fleurs, suspendues au milieu des rues, ainsi que cela se voit sur le dessin [ci-dessous] qui précède cette catégorie de chansons. Ces sortes de danses sont ordinairement accompagnées de jeux et même de pantomimes, qui leur donnent un aspect et un caractère particuliers. Les chansons intitulées: le Ruban ; le Char ; la Chasse ; le Petit Moine ; le Petit Paysan ; Rose ; l’Ânesse ; le Choix ; le Petit Moulin Vert ; le Petit Coffret, sont des rondes de ce genre. Dans la note qui accompagne chacune d'elles, nous avons cherché à indiquer leur caractère pantomimique

le Roozenhoed d'après Orlando Norie

C'est ainsi qu'Edmond de Coussemaker nous présente ce chapitre et c'est tout ce qu'on en sait à son époque, vers 1850.
En 1863, Raymond de Bertand ajoute quelques détails supplémentaires : Nous avons fait le récit des jeux auxquels se livraient séparément les enfants des deux sexes. Maintenant, nous allons vous les montrer réunis dans une ronde joyeuse et folâtre. Figurez-vous suspendu par une corde qui passait d'une fenêtre de l'étage à celle de face un « roozenhoed », chapeau de roses, façonné en forme de couronne de cuisine, orné de toutes sortes de fleurs et de verdure. Eh bien ! sous le « roozenhoed », au centre duquel était suspendu un immense bouquet, filles et garçons venaient danser en rond, le dimanche après vêpres, et chanter des airs flamands, et spécialement le fameux « 't patertjes », le petit moine, en quatre couplets, au refrain :
Hei bazinne demey sy zée,
Hei bazinne demey 
Pendant lequel un jeune homme embrassait une jeune fille une fois, puis trois fois au milieu du cercle. A son tour, celle-ci, restée seule, faisait le choix d'un ami et ainsi de suite.
A la chute du jour, l'assemblée choisissait un doyen et une doyenne de la fête. A l'un on décernait le bouquet, à l'autre le chapeau de roses, puis tous les enfants chantaient en choeur : 
Veel geluk, myn dcken, myn deken, 
Veel geluk, myn deken. 
 Beaucoup de bonheur, mon doyen, etc. 
Alors, filles et garçons se prenaient par le bras, marchaient en ligne dans toute la largeur de la rue, sur trois, quatre, cinq et six rangs, parfois plus, et parcouraient la ville, leurs élus en tête de la bande, en chantant et en sautant à qui mieux mieux jusqu'à la cloche de dix heures, que l'on appelait de « groote moeder », la grand'mère, voulant exprimer par là que la bonne vieille conviait chacun au repos, et qu'il était temps de se séparer. Le dimanche suivant, les ébats recommençaient. Le doyen et la doyenne en titre en faisaient les frais ; ils fournissaient à la petite société un bouquet et un chapeau de roses. 
A propos de roses, tout ne l'était pas à ce jeu. Dans le nombre, on rencontrait des individus qui voulaient bien s'amuser, mais qui, leur tour venant, n'entendaient pas se constituer en dépenses. Ils refusaient nettement les dignités et leurs charges, et quand cela était entendu, la bande se déchaînait contre eux et chantait avec ironie : 
Droog bruyt
Will'y niet danssen,
Neugt der uyt. 
Ce qui équivaut à : Maigre fiancé, s'il ne veut pas danser, fout le dehors
 
De Bertrand ajoute qu'à partir des années 1815 à 1820, des chansons françaises s'introduisent dans les sociétés, les réunions comme aussi dans les danses du roozenhoed et finirent par remplacer les chants en flamands. Il fixe même à l'année 1828 pour le début de la disparition de ces danses au moins à Dunkerque, car, en 1860, on les entend encore à Bergues et à Bailleul, écrit-il.
Ces chansons ont été réveillées ces dernières années pour plusieurs groupes folks en Belgique et en France (voir ci-dessous), mais le contexte de leur utilisation n'est jamais mentionné. Ce sont des rondes enfantines qui tenaient leur origine dans des pratiques de la célébration de la Saint Jean, notamment en Belgique. Quelques exemples nous sont donnés par M. Gaidoz dans la Revue Archéologique en 1884 : A Anvers la ville paya, en 1404, trois gros pour une couronne suspendue, la veille de Saint-Jean, devant l'image de Notre-Dame, au pignon de la maison des échevins. A Bruxelles, ces jeux de couronnes furent interdits par le magistrat dans une ordonnance du 7 août 1435, parce qu'ils s'étaient tellement multipliés qu'il y en avait dans toutes les rues. […] A Louvain et à Tirlemont les enfants ont encore de nos jours, la coutume de faire à la Saint-Jean des berceaux de verdure devant les maisons et de suspendre des couronnes au milieu des rues.
S'il est précisé que ce sont des enfants qui pratiquent, c'est peut-être qu'auparavant c'étaient les adultes qui pratiquaient ces danses et, comme souvent, ce sont les enfants qui ont continué après que leurs parents aient abandonné la tradition.
 
Christian Declerck
février 2026 
Merci à Marie-Christine Lambrecht qui a éveillé ma curiosité à ce sujet 

 


 • Rosa par le groupe Rum au festival de Saint-Laurent (1974)
 • Onder de Lindenboom par le groupe 'T Kliekske (1987)
 • Den nieuwen wagen par le trio Saar Suffys, Soetkin Collier & Jo Van Bouwel  (2001)
 • Het purperen lint par Marieke (1998)
 • 'T Boertje par le Trio Alfred Den Ouden (2020)

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samedi 12 juillet 2025

Festival de Saint Laurent en 1974

mis en ligne le 4/7/2025
mise à jour le 12/7/2025 : ajout de la vidéo complète et lien vers fichiers du disque

 

le disque est ICI

Ce qui me donne l'occasion de corriger une approximation dans le titre de la plage n°1 : Boom boom reel par Boys of the Lough. C'est une suite de reels des îles Shetland : A' da ships are sailing/Shelder geo/Tame her when da snaw comes, qu'on retrouve sur leur album Lochaber no More publié en 1976


Après Vesdun (1972) et Pons (1973), qui faisaient suite à Lambesc (1970) et Malataverne (1971), voici Saint Laurent, 3e festival de musique traditionnelle qu'organise cette année La Chanterelle Folk club de Lyon [et les Éclaireurs et Éclaireuses de France de Bourges]. Le 1er et le 2 juin à Saint-Laurent, près de Vierzon dans le Cher (18) voilà le programme :

Samedi soir et dimanche soir de 20 à 24 heures : Boys of the Lough (Angleterre), Rum (flamands), Alfred den Ouden (Pays Bas), John Wright (Angleterre) et Catherine Perrier (France), Mélusine, Phil et Emmanuelle (France) Glazard Skeduz (Bretagne)

L'après midi : les Thiaulins de Lignières et Notre Berry (France) et la projection du film Dedans le sud de la Louisiane. Enfin dans de grandes tentes se tiendront des ateliers en tous genres ; par ailleurs il y aura deux scènes pour ceux qui aiment changer de place. Enfin, chaque soir, le Festival deviendra un gigantesque et fantastique BAL WAHOU !!! [sic]

L'Escargot n°11 juin 1974 



 

J'ai retrouvé une copie de la cassette VHS produite par La Chanterelle et les Films du Plateau, du film les Violons des champs tourné à cette occasion Georges Combe. J'en ai extrait les passages qui concerne les deux groupes Belges/Flamands : RUM et le duo Alfred et Kristien Den Ouden. Merci à celle ou celui qui me l'avait transmise et dont j'ai hélas oublié le nom.




la vidéo complète a été demandée, la voici



et le programme de ce festival de La Couturandrie, le nom d'origine, qui est sur le site de Jean-Luc Matte ICI


mercredi 25 décembre 2024

Rum en direct

mis en ligne le 18/9/2009
mise à jour le 25/12/2025 : un concert A la Rum à Ingelmunster en 2016 + les extraits du DVD
 
 
en concert à Béthune



Concert retransmis en direct de la salle des fêtes de Béthune (Pas-de-Calais - France) le 23 août 1978 par la radio régionale. Présentation et entretiens par Catherine Claeys. J'ai laissé les annonces de fin de concert comme "madeleine" pour les anciens... Ah ! Le Pop Club avec José Arthur.

Ces musiciens flamands de Belgique ont été les premiers à proposer une interprétation moderne de la musique traditionnelle flamande. Moderne mais respectueuse de l’esprit de cette musique. Ce groupe n’existe plus, Dirk est décédé le 23 mai 2007. Une compilation de leurs quatre premiers LP + un DVD d'archives a été publiée par Universal en 2005. Ça n’a pas pris une ride !

Paul Rans : chant, luth, guitare basse acoustique
Wiet Van De Leest : violon, guitare ténor, berlinitza, harmonium, chant
Dirk Van Esbroeck : chant, guitare, flûte, hautbois
Juan Masondo : guitare, mandoline, chant

Pour un concert de l'ORTF la qualité laisse à désirer. J'ai essayé de corriger la balance, visiblement il n'y a pas eu de répétition et le preneur de son n'était pas à la hauteur. Mais ça reste audible et il y a de bons moments.

téléchargez ici (160 Mo)

618 téléchargements au 1/6/2013


extrait







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BONUS trouvé sur la toile…

Rum live in Brussel

Au théâtre 140 le 23 janvier 1975



01-Ik hou van alle vrouwen
02-Fiere Margrietje
03-Branle du bon beurre
04-Het luiaardsgild
05-Mieke Stout
06-De Kaerelslied
07-Steltendans, Bezemdans
08-De Moorsoldaten
09-De nachtegaal
10-Pazzemezzo
11-Ali Alo

merci à Skylamb

téléchargez ici

103 téléchargements au 1/6/2013




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RUM renaît
A La Rum

Paul Rans: zang, trombone

Marc Hauman: zang, gitaar, percussie

Wiet Van de Leest: viool, zang

Jokke Schreurs: gitaar, zang

 








En concert à Ingelmunster in De Fagot le 23/3/2016
 
 
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Extrait du DVD, leurs prestations à la BRT
 
- 01 De kreupele
- 02 De scheresliep
- 03 Passemezzo-Bransle
- 04 Vrolijk lentelied
- 05 Dodenmars uit Wortel
- 06 De kaerlen
- 07 Canneloni alla Rossini
- 08 Oostland
- 09 Een vrouw van eere
- 10 De straatzangerskonigin

1974