vendredi 3 décembre 2010

Haeghedoorn

Haeghedoorn - Aubépine - 1979
Musique et chants traditionnels flamands
Traditionele vlaemsche liederen en muziek



01-Matheeje/Carillon de Douai
02-Den uyl
03-Kegeldans
04-De Reuze
05-Sinte Anna feest
06-Mavrouwe/Rachelje
07-De kolom
08-Plompaert
09-Jan mijnen man
10-Benjamin
11-Waerheden

Claude Claeys : accordéon chromatique, vielle à roue, guitare, flageolet, chant
Laurent Claeys : cornemuse, violon, chant
Irène Vandenberghe-Dewulf : guitare, rommelpot, chant
Martial Waeghemacker : accordéon diatonique, mandoline, blazeveer, tambour, chant

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Pépino, chanteur des rues


Thomas Joseph BARAS, dit Pépino, né à Wavre (Belgique)
merci à la Bibliothèque Municipale de Valenciennes
qui m'a aidé à découvrir celui qui se cachait derrière ce pseudonyme.


collection personnelle

Fils de Jacques, cordonnier, né à Wavre et Marie Josèphe Wanesse, il est né le 2 décembre 1881 dans le quartier de la Basse Wavre.

Les nombreux petits formats que l’on retrouve dans la région sont le témoignage de l’intense activité de ce chanteur ambulant. Quelques uns, provenant de Belgique - imprimés à Namur, Bruxelles ou Charleroi - semblent être antérieurs à son séjour dans la région.
Il s’installe à Valenciennes vers 1926 où il réside à cinq adresses différentes : rue Derrière la Tour, rue Gustave Crauk, cité Lebrun, avenue Sénateur Girard et boulevard Froissard. En 1928 il est à Béthune.


collection personnelle

Ses publications des années 1926/28 ne diffèrent pas de celles des autres chanteurs ambulants, les chansons sentimentales dominent ; il se fait une spécialité de chansons sur les belles-mères qui sont un vrai succès - plus d’un million d’exemplaires vendus affirme-t-il dans sa publicité - et, comme pour ses confrères, l’actualité est aussi une source d’inspiration : il a écrit des chansons sur le crime de Bohain, une octogénaire assassinée le 15 décembre 1926 et sur l’exécution de Nicolas Sacco et Bartolomeo Vanzetti le 23 août 1927. En 1931 il écrit une chanson sur la catastrophe du Saint-Philibert.
C'est peut-être lui que l'on retrouve quelques années plus tard à Paris où il chante et danse dans la revue du Casino de Paris La Joie de Paris avec la chanteuse et danseuse Gavel et surtout aux côtés de Joséphine Baker qui menait cette revue créée en 1932.



collection personnelle


On sait également qu’il a collaboré quelques temps avec l’accordéoniste et compositrice Paula Chabran (Marseille 24/10/1892 - Moissac 7/05/1981) pour qui il a écrit de nombreuses chansons dont le grand succès Madïana.


Paula Chabran et Charlys, son second auteur

collection personnelle



Ces chansons étaient reprises et vendues par d'autres chanteurs ambulant comme ici à Lille vers 1910 à la Braderie

source : Le Nord Illustré

Listes de ses chansons
source : collection personnelle

À la mémoire de l'abbé Lemire (collection maison de l'Abbé Lemire, Hazebrouck)
Ah ! c' que j' voudrais être coq !
Ah ! les belles-mères !, air : Ah ! les grandes femmes
Ah ! les femmes d'aujourd'hui !
Ah ! Nana !, sur un motif de l'opérette "La haut"
Amour ne dure qu'un temps (l'), air : Reviens
Baisers d’une maman (les), air : Riquita
Bas de soie (les), air : Naïdja
Beaux Serments d'amour (les)
Belle-maman danse le charleston, air : Olga Olga
Belles mères (les), air : Le trompette en bois
Bengala
Ca fait pleurer les mamans, air : Une chanson dans la nuit
Ca va mal tout augmente ! air : Y a des loups
Calcutta, air : Bilbao
Gutenberg
Caroline de mange pas ça !
Ce sont des gueux !..., air : Dolorita
Célèbre fox-trot du baiser (le), air : les baisers
Célina, air connu, canchon in patois
Chochote
Deux mineurs égorgés dans la région de Lens, air : Si tu savais combien je t’aime
Devant les héros, air : La terre a parlé
Dis papa ?, air : Viens Maman
Djellaiah
Elle avait un p'tit grain de beauté, air : Elle avait une robe à carreau
En dansant le fox-trot, air : Tout en dansant le fox-trot
En dansant le Shimmy, air : Venez danser le Shimmy
Femmes et les fleurs (les), air : Les fleurs que nous aimons
Feummes d'ach'teur et leu pauv's hommes (les), air : Elle danse le charleston
Folie du jass-band (la)


collection personnelle


Homme est un polichinelle (l'), air : Polichinelle
Horrible crime de Bohain, air : Y a des loups

Horrible tragédie de Saint-Thégonnec, air : Une chanson dans la nuit
I n' faut pas s'in faire su c' monde-ci, air : Elle avait une robe à carreau
Il a toudi s' bâton dins s' main, air : Sa p'tite valise à la main
Il faut payer, M'ssieurs les Prussiens !, air : Mam'zelle la Victoire
Il rigolait comme une baleine, musique de Pépino
J’ai enn’ femme qui s’ fout d’ mi !, air : très connu
J'os' pas faire ça !, air : Olga Olga
L'amour, le mariage et l'divorce !, air : Noir et bleu
Ma belle gosse, air : O viens, ma gosse
Madame, n'allez plus chez l' guérisseur !
Madïana
Mais voilà ce n'est pas encore la mode, air : Gitana
Maman n'veut pas !, air : Lune d'amour
Manolita
Je n'ai qu'une maman


collection personnelle


Marche des cocus (la), air : La Marche des Poilus
Marguerite, air : Arthémise
Maria ! Maria !, air : Olga ! Olga !
Moi j'ai une belle mère !, air : en plus petit
Mon p'tit, air : Du gris
Mon p'tit gars, air : Miralda
Much' tes guampes, Clémentine !, air : Valentine
N' vous mariez pas !
Naufrage du St-Philibert (le), air : Une Simple Poupée
Ne pleures pas, petit' maman, air : Sur le trottoir
Nungesser
On n's'en fait pas !, air : avec le sourire
On s'fout d'nous
Oui, mais... elle danse le charleston !, air : C’est si gentil, les hommes
P'tit's femmes de Valenciennes (les), air : Sur les bords de l'Atlantique
Petite maman que je t'aime, air : Dis-moi pourquoi je t'aime
Petite maman si tu savais ...
Petite mère chérie ...
Portrait d'une maman (le), air : Si tu savais combien je t'aime
Pour mon gosse, air : A Sorrente un soir
Pour plaire à Mélanie, air : L' jolie loucheuse
Pourquoi m'avoir tué mon homme ?, air : Si tu savais combien je t'aime
Qu'elle sâle invention, les belles-mères !
[sic], air : Le trompette en bois
Quand ej' vos passer Maria, air : Soleil marocain
Quand les roses sont mortes
Repentir, air : Souvenir
Rien à faire em' maman n' veut point, air : Boudou ba da bou
Reviens ... petite Mimi
Si té voulos dév'nir em' bonne amie !
Supplication, air : Primerose
Sur un air de black-bottom, musique de Pépino
Valse des trottins (la)
Valsez ! trottins légers
Viens Nénette, air : Mimosette
Y a d' la baisse !, air : Y a trois filles à Saint Quentin




lundi 8 novembre 2010

Haeghedoorn 2

Volume 2 - 1984
Musique Traditionnelle de Flandre Française
Vlaemsche Franchse Traditionelle Liederen



01-Mieke stout
02-Pierlala
03-Kom Jan... op de telefoon
04-Blanchefleur
05-Lied van den Zilveren bal gewonnen van de Herzeelnaers tot Wylder 1828
06-Hanen en rochen
07-'T wyn en bier
08-Hop Maria/Den oven
09-Branle de Hollande
10-Darzat een uil/Tafellied
11-Brande graeff Mauritz


François Baladou : basse, chant
Claude Claeys : cistre, accordéon piano, psaltérion, guitare, flûtes, chant
Laurent Claeys : cornemuse, violon, chant
Michel Gossart : cromorne, cornamuse, flûtes, chant
Patrice Heuguebart : accordéon chromatique, chant

Irène Vandenberghe-Dewulf : chant
Marc Bernard : batterie

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mardi 5 octobre 2010

Haeghedoorn

La fête des moissons à Saint Jans Cappel - 1986




01-De vleegerd
02-De batteuselied
03-Dans rond de schout
04-De boeren
05-Scottich Arlequin/Draaienden winden
06-Meulendans
07-En’t is al af (appel de fin de cueillette du houblon)
08-Branles des moissons
09-Ik zag Cecilia komen
10-Boeren tevredenheyd/Boerendragt
11-Gavotte du Mont des Cats/Hommelfeest
12-Ik ben de herder/Neelepolka
13-Oogstroekenkermisdans
14-Keleise (chant de fin des moissons)


François Baladou : basse, guitare
Claude Claeys-About : cistre, accordéon piano, guitare, flûtes, mandoline, épinette, chant
Laurent Claeys : violon, chant, vielle à roue
Michel Gossart : cromornes, flûtes, cornemuse, chant
Patrice Heughebart : accordéon chromatique, flûte

Invités :
Maurice Debruyne
Jean-Marie Deweirder et Léon Terrier


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Coulée d'une cloche de 1.300 kg

l'église Saint Léger de Socx


La cloche Saint Maur fut coulée en 1700 à Lille par les frères Toussaint et Pierre Cambron pour l'abbaye Saint-Winoc de Bergues.
A la Révolution elle est sauvée du saccage de l'abbaye et mise à la disposition de la paroisse Saint Léger à Socx
Elle est classée monument historique en 1906
Pendant la nuit du 11 au 12 novembre 1940, une tempête renverse la flèche sur les nefs. Pour éviter la fonte, la cloche est cachée sous le dallage par l'abbé Joseph Smagghe, aidé du cantonnier Aimé Faes et du chantre-organiste Isaïe Geslot.
Elle est remontée en haut du clocher en 1957 mais, fêlée lors de sa chute, elle est restée muette.
Sur l'avis du technicien conseil du Ministère de la Culture, jugeant la cloche non restaurable, le conseil municipal décide de la faire reproduire à l'identique.
En juillet 2010, la cloche est descendue pour être moulée par l'atelier VOEGELE à Strasbourg.


Si actuellement il est fréquent d'assister à la fonte de cloches, il est assez rare de pratiquer la coulée d'une cloche de plus d'une tonne en public.



la sortie de la cloche


démoulage de la cloche


d'autres photos sur le site de la commune de Socx

dimanche 26 septembre 2010

Le carnet de chansons d’Antoinette Duflot

24 chansons en français et en flamand, écrites vers 1856-1858. Il a appartenu en dernier à Antoinette Duflot, née à West Cappel en 1898, mais il a du être rédigé par une de ses grand-mères : Marie Clémence Arnout ou plus probablement Célestine Clémence Valentine Degroote (1834-1905) sa grand-mère maternelle.

Voir une autre page plus détaillée ici.

cliquez sur le rectangle pour avoir l'image en plein écran.



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1 - Notre vaisseau va quitter cette plage [titre original : Une fleur pour réponse, paroles d'Emile Barateau, musique de Francesco Masini]
2 - Mes jours sont condamnés, je vais quitter la terre
4 - Avez-vous connu Fanchette la filleule du seigneur
7 - Dans la noble Venise tous se livre au repos
9 - Depuis longtemps je me suis aperçu de l’agrément qu’on a d’être bossu
11 - Un jour que la charmante Erie résolut d’aller à la confesse
12 - L’ermite : L’autre jour en me promenant dans un long bois charmant
17 - Mon père me marie à l’âge de quinze ans
19 - La pauvre orpheline, air de Jenny l’ouvrière : Moi pauvre enfant qui a toujours mendié pour composer mes modestes repas
22 - Prière d’une poitrinaire, air de Jenny l’ouvrière : Dieu je t’en prie exauce ma prière
25 - Le bon paysan : Parfois messieurs habitants de la ville vous méprisez l’humble cultivateur
26 - La charmante brune : Je viens ici charmante brune
27 - Le corbeau : Vous qui connaissez tous la fable du corbeau
30 - Les adieux du marin : Adieu belle Rosette objet de mon amour
32 - Lief en wilt ontfangen, stemme Staet op schoon : De liberteyt is werd om prysen
37 - Streyd lied tot verwerping der liberteyd, stemme staet op schoon en antwerken : Wel wat hoort ik nu hier raezen
42 - Près d’un berceau : Comme un pêcheur quand l’ombre est près d’éclore
45 - Il faut quitter hélas ma bonne mère
47 - Jongheyd wilt my aenhoorn
50 - Wort baert eene eerbaere
54 - Ferdinandus en Lucia : De liefde is wonderbaer
59 - Florus en Clarinde : Ik groet u zey Florus ah liefste Clarinde
62 - Myn alberliefste aenhoort myn klergten
67 - air la poitrinaire : Faut nous quitter hélas ma bonne mère

mercredi 15 septembre 2010

Dunkerque en Flandre

mise à jour le 13/5/2015

Duynkerke in Vlaenderen
Musique traditionnelle, chansons et carnaval de Dunkerque
Westhoek éditions WHK 10001 - 1979



01-Reys naer Island
Bart (André Rouzet) : chant
Yves Leynaert : accordéon

02-Kapiteyn Bart
Chorale Her Reuzekoor dirigée par Maryse Collache
Textes dits par Jacques Yvart

03-Creule-Co (musique le Fils d’un gniaf, de Dranem)
Hélène Brésilion : chant
Albert Creton : piano
Roger Naert : clarinette
Edmond Reynot : trompette
Chorale des Restés Jeunes dirigée par Maryse Collache

04-Eul' plat'che récalcitrant ou l’arèque (musique Le Couteau de Théodore Botrel)
paroles de Jules Depersin, écrite pour la revue Le Peudre d’Or vers 1905
Albert Creton : chant
Yves Leynaert : accordéon

05-Joies et misères d'un peule ou Al travaille à la filature (paroles de Pito et Cie*) écrite pour la Mi-Carême de 1921 à Coudekerque-Branche
Marieke (Maryse Collache) : chant
Albert Creton : chant
Bart : guitare
Robert Leroy : violon

une version solo de Marieke, non censurée et en public
extraite de cette page



06-Pour vivre (texte d’André Devynck, musique Maryse Collache)
Marieke : chant
Bart : violon
Jean-Paul Dozier : violon
Christian Declerck : flûte à bec

07-Reuzelied van Duynkerke ou Marche des Fifres du Reuze, composée par Adolphe Néerman en 1886 pour le cortège de la Mi-Carême
par les fifres de l’ensemble Les Kakestecks

08-Longue la route (paroles et musique de Jacques Yvart)
J. Yvart : chant
Accompagnateurs non précisés

09-Carnaval dunkerquois
Pot pourri d’airs et de chansons du Carnaval de Dunkerque
Arrangements et enchaînements de Roch Vandromme et Yves Autret
Par l’ensemble Les Kakestecks


collection personnelle


Premier enregistrement de la courte série produite par Westhoek Éditions.
Enregistré en mai 1979 au théâtre de Dunkerque, le disque est sorti le 15 décembre de la même année.

de gauche à droite
Edmond Reynot, Roger Naert, Albert Creton, Maryse Collache et Hélène Brésilion
le jour de l'enregistrement au théâtre de Dunkerque


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* Pito et Cie : d'après la notice sur le disque, sans doute rédigée par Jean Denise, ses auteurs seraient David et Pierre BRENNE [sic]. La découverte récente d'une carte postale photo représentant Les frères BREYNE, duettistes comiques, signée au verso David et Pierre BREYNE, permet de mieux situer ces artistes amateurs du début du XXe siècle. Ils sont tous les deux nés route de Bergues à Coudekerque-Branche, respectivement en 1885 et 1887, leurs parents sont ouvrier et ouvrière de filature. Le père est né à Wulveringhem et la mère à Petite-Synthe. Après 1918 ils ont vécu quelques années à Saint-Pol-sur-Mer, leurs décès et descendance ne sont pas connus.

Collection personnelle


extrait de : Les Enfants de Jean Bart, par Jean Denise





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jeudi 9 septembre 2010

De Voorvegters

Bal folk flamand - 1981
Westoek éditions - WHK 10004




1 - Fisherman Waltz (Vischervalse) de B. Rooses
2 - Scottish du petit Saint-Eloi (Scottish van Kleene Sint-Elooi) de M. Lombard
3 - Polka stap, trad.
4 - Valse de l'ingratitude (Ondanksvalse) de M. Lombard
5 - Havermeuleke (Petit moulin à avoine), trad. / Polka du Steenje (Polka van't steenje) de M. Lombard
6 - Tomweg scottish (Scottish du chemin de Tom) de D. Deweppe
7 - Scottish du café noir (Scottish van't potje kaffie) de M. Lombard
8 - Incredible string dance ! de D. Deweppe
9 - Jan Pirrewitt, trad.
10 - Overlandscottish (Scottish de là-bas) de B. Rooses
11 - Valse du rétameur (Kettelapersvalse) de D. Deweppe
12 - Marguerite polka de M. Lombard



Michel Lombard : flûtes à bec soprano et sopranino, cromorne ténor, tin whistle
Daniel Deweppe : guitare acoustique, mandoloncelle, mandoline, dulcimer
Bernard Rooses : accordéons diatoniques en do/sol et en fa/do
Jacques Buttin : clarinette

Invités
Chantal Lebecq : flûte traversière, hautbois
Dominique Pfinder : guitares acoustiques et électriques
Christian Declerck : violon

Enregistré en février 1981, à Lille (contrairement à ce qu’indique la pochette). La qualité technique est assez médiocre, on a l’impression que ça a été enregistré par téléphone…
(un meilleur enregistrement, réalisé par Antoine, est disponible ici)

Je ne l’avais plus écouté depuis sa sortie mais je crois qu’il y a quelques airs qui mériteraient d’avoir une seconde vie.

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vendredi 20 août 2010

Bossu le violoneux et ses descendants

« La musique populaire des "Bossu" de Grand-Fort-Philippe

Quand en 1855, venant des Moeres, arriva à Grand-Fort-Philippe, Pierre Winocq Mené (1820-1892), violoniste, devenu bossu à la suite d’un accident de jeunesse, c’est plus d’un siècle de musique et danse populaires qui s’ouvrait dans la bourgade des pêcheurs, sous le signe des "Bossu".
Reprenant, au lieu-dit Bout d’Oye, un café attenant à un hangar, Pierre Winocq Mené y créa un petit bal de quartier. Il anima les ducasses, prit la tête des cortèges de mariage et fut bientôt connu sous le surnom de Bossu le violoneux.
Son fils Désiré (1853-1918) reprit le flambeau et son bal, situé sur la place de Grand-Fort, attira toute la jeunesse des environs.
Composant lui-même ses airs de danse, qu’un de ses fils écrivait en musique, il créait polkas et quadrilles. Au cours d’un bal, en hommage à une petite marchande de bonbons qui passait dans la salle et qui lui offrait une praline, il décida de dénommer sa dernière création musicale, un quadrille, Pralines.

quadrille Praline


Comme tout musicien, Désiré Mené était attiré par le jazz. En 1890, avec deux amis musiciens, il se rendit en Amérique, à Pittsburgh, à l’invitation du frère de ses deux amis, installés là-bas, M. Cortèse.


Pittsburgh vers 1890, Désiré Mené (à gauche) en compagnie des frères Cortese

Après s’être produit dans tous les endroits où l’on aime le jazz, y faisant entendre sa musique, dont Pralines, il revint à Grand-Fort-Philippe.
Ses enfants, Ernest, Julien, René, Pierre et Marie (qui épousera un fils Cortèse), tous musiciens, jouant de plusieurs instruments (Julien en pratiquait sept), l’aidaient au bal familial. A sa mort, sur sa demande, Désiré fut enterré avec sa trompette. La salle de bal fut vendue et devint un cinéma, exploité par M. Droussant.
Ernest, le fils aîné, reprit le café du Cheval Blanc et y fit danser ses clients. Le bal des Bossu était reparti. Aidé de son frère Julien, de Victor Fournier dit Malo, un voisin boulanger et musicien, d’Ernest Clercq, dit Lulutte, et d’autres, puis de ses enfants Hilarion, au piano, et Carmen, au violon, Ernest exploita durant de nombreuses années le Cheval Blanc.


Victor Fournier, Ernest Mené et Ernest Clercq
à Saint Dizier pendant la guerre

Julien revenu de la Grande Guerre avec une jambe en moins, décida de créer lui aussi un bal. Il acheta à Calais un baraquement, ancien hôpital militaire, et l’installa à côté de la mairie. En 1920, fut donc inauguré le bal créé par un quatrième "Bossu". En 1925, qu’elle ne fut pas la stupeur des "Bossu" en entendant à la radio l’air de Pralines devenu Tiger Rag un morceau de jazz qui devint célèbre dans le monde, et qui était signé d’un certain La Rocca.
En 1938, le baraquement, devenu vétuste, fut remplacé, derrière la mairie, par un nouveau bâtiment, le Bal Maritime. Mais la guerre 39/45 survint et le bal ferma ses portes. Cela n’empêche pas les enfants de Julien et Thérèse, ainsi que leur cousine Ginette (fille de Marie) de continuer la musique des "Bossu", au sein de la troupe théâtrale de Gravelines, au profit des prisonniers de guerre.
A la Libération, le Bal maritime prit un nouvel essor avec Julien père, ses fils Julien et Daniel (à l’accordéon), la cousine Ginette et son mari et Hilarion. Les soirées de gala, avec des accordéonistes célèbres (Aimable, Emile Prud’homme) restent gravées dans les mémoires.
Malgré son infirmité, Julien relança le carnaval avec cortège, géant et bal costumé. Sa fille Thérèse, en collaboration avec Auguste Finot, créa des chansons patoisantes pour chaque géant sacrifié dans les flammes "au bas des caillettes" : Zorro le roi du boulot, le célibataire Spoutnick, Fleur du Fort-Philippe et tant d’autres… encore fredonnées par d’anciens carnavaleux.
En 1969, se termima l’aventure du bal à Bossu. Le bal Maritime, qui avait servit de salle des fêtes municipale devint un grand magasin d’alimentation. La complainte du bal Bossu, de Thérèse et Auguste Finot, rappelle tristement l’odyssée des Bossu. […] »

R. L. dans La Voix du Nord du 8 décembre 1985.



Après la publication de cet article, j’ai rencontré Thérèse Mené, elle m’a raconté la même histoire, avec quelques détails supplémentaires et elle m’a chanté quatre chansons : La complainte du bal, l’histoire des Bossu, le retrousseur (de jupes…), et les surnoms du Fort-Ph'lip (publiée par l’association Traces, voir ici).

Les chansons sont ici

Le retrousseur


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mise à jour (4/1/2014)
Elle a "oublié" de préciser que l'auteur des paroles était Auguste "Gut" Finot (1920-2013), vous pouvez retrouver les paroles de ses chansons sur le livret qui accompagnait le DVD/CD publié en 2006 par l'association Gut Fy Not.
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Elle m’a aussi lu le texte d’une chanson écrite (et composée, mais la musique a disparu) par Jacques-Henri Dupuis, vers 1970, après la fermeture du Bal Maritime.

Au Bal Maritime

Au Bal Maritime à Grand Fort Philippe
Quand le vent du Nord fait craquer le ciel
Il fait bon venir dans l’ambiance intime
De cette arche en fête un peu irréelle
Il fait bon venir parmi les guirlandes
Et sous les soleils qui pendant au plafond
Les fille, les gars s’amusent en bandes
Et y a des marins des quatre horizons

Refrain
Y a du roulis, y a du tangage
Quand pour la valse nous embraquons
Les mains pirates s’en vont à la l’abordage
Le long des hanches y a de la conversation
C’est pas sorcier pour l’entrée en matière
Les yeux marins repèrent vite au loin
Les cœurs corsaires partent en croisière
Danser ça fait changer d’patelin.

Les yeux marins contiennent de l’aventure
On se sent des envies de voir du pays
Les belles captures que l’on assure
Quand samedi soir chacun sort et recommence la vie
A Grand Fort Philippe le Bal Maritime
Que l’on appelait aussi le bal Bossu
A vu célébrer ces fêtes ultimes
Comme tout ce qui fut chouette, il n’existe plus
A sa place il y a un libre service
Qui vend des chemises et des petites pois
La machine à rêve fallait que ça finisse
Notre temps vit selon d’autres lois

Quand on était bien, quand il y avait du tangage
Quand pour la valse nous embraquions
Joue contre joue c’était un beau voyage
De la gamberge au son de l’accordéon
Mais le vieux bal a dû fermer ses portes
Et l’aventure a baissé le pavois
La fête est morte, la vie emporte
Les souvenirs des bonheurs d’autrefois.

Au Bal Maritime à Grand Fort Philippe
Les gars de Gravelines, de Petit Fort
Parmi les petiotes qui s’émancipent
Tâtent le terrain et le feu qui dort
Il y a des odeurs de vin et de bière
Et l’accordéon saoule de triolets
Un mineur invite une dentelière
Et c’est un pêcheur qui prend le relais

Y a du roulis, y a du tangage
Quand pour la vase nous embarquons
Les vieux marins contiennent de l’aventure
Chaque samedi soir la vie commence
Les belles captures que l’on ceinture
On se sent des envies de voir du pays

C’est au bal Bossu, au Bal Maritime
Que le père Mené a fait gambiller
Des générations d’êtres anonymes
Et que ma chanson entend célébrer
Tous les Roméo et Juliette de légende
Ne sont rien auprès des couples heureux
Qui ont connu ici l’offre et la demande
Et qui ont fait souvent de vrais amoureux



mardi 3 août 2010

mises à jour

J'ai mis à jour les conférences de Renaat Van Craenenbroeck sur la danse flamande. J'ai supprimé l'écoute en direct, qui ne fonctionnaient plus et j'ai remplacé le fichier RS des danses d'épées, par un fichier Mediafire.

Idem pour la conférence de Damien Top sur Edmond de Coussemaker

J'ai ajouté une photo récente de Jacques Daudier alias Eddy Jura, ainsi que la liste de ses compositions.



samedi 26 juin 2010

Bardot & Mayoud

Concert de Jacky Bardot et Jacques Mayoud à l’école de Musique de Calais le 30 avril 1979.



Donné à l’issue d’un « stage d’initiation aux musiques de tradition populaire » encadré par Michel Lebreton, Jacques Mayoud et Dominique Deguines qui s’est tenu du 28 avril au 1er mai 1979. Le concert se termine par un bal animé par Mabidon et les musiciens présents au stage.

02-Depuis Paris jusqu’à Valence/Bourrées
04-Vous autres compagnons, qui roulez la Provence
05-Reel du bucheron/Reel du cordonnier
06-Pour boire il faut vendre
08-La marine
09-Reel québécois
10-La belle batelière
11-J'ai vu le loup, le renard, le lièvre
12-Reels québécois
13-Mon merle
14-Quitte le grand Paris
15-Scottisch
16-La semaine bachique/La bastringue
17-Branle au gré du musicien
18-Bourrée
19-Ah dis moi donc beau messager
20-Polka
21-Les petits saint Pierre
22-Chez la mère Antoine
23-Tiens bon Marie-Madeleine

Jacky Bardot : chant, vielle à roue, guitare
Jacques Mayoud : chant, violon
Tous deux membres du groupe La Bamboche

Suite à ce premier essai, la même année le Musicaire (Centre de Formation Musicale pour Adultes de l’ENM de Calais) met en place plusieurs actions décentralisées : en novembre à Montreuil-sur-Mer et Saint-Omer et en décembre à Calais, Boulogne-sur-Mer et Rosendael à la MJC. Ces stages d’initiation aux musique de tradition populaire étaient animés par Michel Lebreton, Fabienne Kotlarczik, Patrice Gilbert et Christian Declerck.

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Vous autres compagnons, qui roulez la Provence (extrait)






mercredi 23 juin 2010

Ceilidh

Ceilidh – Fête du Tambourineur – 1984
Dernier enregistrement de la série



01-Glen cottage polkas #1 & #2
02-The star of County Dawn/Weelan's jig
03-A you cam ta wir door yarmin/Dochertys reel
04-Tom Watt's jig
05-Solo flûte/An painstin fionn
06-Scraperez
07-Brian O'Linn jig/Follow me up to Carlow/Julia Delaney reel
08-Jack broke da prison door/Donal blue/Sleep soon ida mornin

Christian Declerck : violon
Katrien Delavier : harpe celtique, chant
Didier Descamps : contrebasse, guitare
Jean-Daniel Escande : flûte traversière
Gérald Ryckeboer : bouzouki, tin wistle, uilleann pipes, chant

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samedi 19 juin 2010

Mabidon

Mabidon et d’autres musiciens - Coudekerque-Branche - 1987

L’Assemblée Générale de l’association Traces avait fait se rassembler une grande partie des musiciens de la région et cela se termina évidemment par un bal folk. Voici un extrait de l’ambiance de ces années ’80. Une quinzaine de musiciens sont sur scène. La première partie est un « bœuf » par les groupes Mabidon, Smitlap et Vents Contraires avec une dominante de violons. Dans la deuxième partie le sonorisateur ne laisse passer que la vielle à roue de Jacques Le Gorrec (originaire de Dunkerque) vielleux du groupe Mabidon, deuxième prix au concours du festival de Saint-Chartier en 1985. Par moment on devine une cornemuse, un violon…
75 minutes de danses : contry dances, bourrées, mazurka, valse, scottisches, polka.

Si vous connaissez les titres, faites le savoir.

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Une valse






mardi 15 juin 2010

Haeghedoorn

Fondé en 1975, le groupe Haeghedoorn fait son premier passage à la télévision régionale en 1979, il vient d’enregistrer son premier disque "Aubépine".



Festival d'Esquelbecq juillet 1979



Laurent Claeys : cornemuse, violon
Claude About : vielle à roue, accordéon, guitare, chant
Martial Waeghemacker : contrebasse, mandoline, chant
Irène Dewulf : guitare, flûte à bec

Enregistrés au musée d'Hazebrouck par Bernard Claeys

******

D'autres photos prises au festival d'Esquelbecq


Claude



Martial





Laurent



samedi 12 juin 2010

Le premier Hootenanny

organisé dans le Pas de Calais en 1970 à Auchel au parc du bois de Saint-Pierre

départ de la marche : place Jean Jaurès à Lillers
arrivée : parc du bois de Saint-Pierre à Auchel


En 1970, sur l'idée d'un copain connu au service militaire, Alain Néchet (de Sannois), nous organisons le premier (et le seul) hootenanny qui aura eu lieu dans la zone de Lillers. Contact est pris avec les responsables du parc du Bois de Saint-Pierre, fraîchement aménagé en petite zone de loisirs (sur le territoire de la commune d'Auchel, près de Lillers) et l'accord est obtenu pour utiliser le parc et y faire un feu de camp.


L'équipe d'organisation :
- Roland et Alain Delassus, Robert Henneton, Jean-Yves Vincent et leurs épouses ou compagnes : Marcelle Cléry, Gilberte Druvent, Claude et Edith Sartel, qui se chargent des contacts avec la mairie d'Auchel, et les sandwiches et boissons.
- toute l’équipe de l’association lilléroise "15, 20 et plus" (Jean Pierre Bourgois, Michel Brioul, Bernard Hannedouche, Nano Leprêtre, Bichou Tronquoy, Louis Foulon, Jean-Pierre Thollier, Stéphane Tillie, Jacqueline Gallet, Bertrand Danel et sa sœur, Christian Legay, etc...)
- le trio de musiciens "Le Grand Brouhaha" (comme nous a nommé Lionel Rocheman lors de notre prestation un mardi soir au Centre Américain à Paris), groupe composé d'Alain Breitenbach dit "Breit" à la guitare (il joue maintenant dans le groupe écossais de swing, "Havana Swing"), Jean-Paul Piquard au banjo 5 cordes (originaire d’Avon dans la Seine et Marne, habitant maintenant à Amsterdam) et Gaby Delassus à la guitare 12 cordes (tous des copains d'armée), rejoints par Roland Delassus à la guitare et beaucoup d'autres au chant avec nous. Le répertoire est celui des Weavers, de Pete Seeger et de Woody Guthrie, nos idoles et nos références musicales à cette époque.

Le rassemblement a lieu en fin d'après-midi à Lillers sur la place Jean-Jaurès (sûrement un samedi), puis c'est le départ en musique de cette marche lente vers le bois de Saint-Pierre. La distance n'est que d’environ 7 km effectués à pied bien sûr et en musique. Au fur et à mesure les quelques dizaines du départ sont rejoints par d'autres jeunes et au final c'est une petite centaine de participants qui vont se retrouver et animer jusqu’à très tard dans la nuit ce premier, seul et mémorable hootenanny organisé dans l'esprit de ceux découverts et popularisés par Pete Seeger et ses amis Alan Lomax, Woody Guthrie, Cisco Houston, etc...

Il n’existe malheureusement aucun enregistrement ni aucune photo qui aurait pu démontrer l’ambiance formidable qui a régné pendant cette journée collective importante dans notre petite vie de musiciens.



Gaby et Roland Delassus


dimanche 6 juin 2010

Chantefoire 2

Chantefoire - Ambiance de répétitions - 1985-1990




Bernard et Gaby pour la Fête de la Musique d’Isbergues en juin 1990
1-Suite de deux valses
2-Scottiche bourbonnaise (à 4 parties)
3-Quadrille de Banneix

Invité involontaire sur cette compil, Raphaël BLANQUART, excellent accordéoniste du groupe Houblon Fou, d’abord rencontré au sein du groupe Alphonse de Boeseghem, enregistré en 1987 dans une composition pour son fils et une bourrée.
3-Scottiche à Rémi
4-Bourrée à 3 temps

Répétition avec Catherine DELAVIER et Gérald RYCKEBOER en vue d’un concert (notre première rencontre dans le cadre du groupe Chantefoire) le 3 mai 1986 à Sailly sur la Lys. Le concert en commun n’a malheureusement jamais eu lieu.
6-Suite irlandaise
7-Suite de la suite
8-Swing and turn Jubilee
9-Ils y sont les oiseaux …
10-Branles


Répétition en août 1985 en vue d’un concert à St-Jans Cappel
11-Branle coupé (R.Ballart) Bernard à la musette de cour (fabrication de Rémi Dubois )
12-Qu’al’a l’diab’ dins l’vint’ em’vaque, chantée par Patrick
13-Nous sommes venus vous voir, Bernard à la cabrette
14-Mazurka et 2 valses (A la ballade et l’Ancienne)
15-Scottiche et polka
16-Suite de bourrées à 3 temps (dont « La Tricotada »)
17-Pour se reposer, un peu de musique mécanique « Cochinchine »
18-Valse à Bargoin
19-Charivari de Chantefoire, c’est la récré !
20-Scottiche
21-C’en est un petit navire d’Espagne et La rose et le rosier
22-Patrick le « cockney »
23-Bernard termine avec la savoureuse valse Les Patins Blancs

Tous arrangements Chantefoire (sauf les deux solos de Raphaël Blanquart).


Bernard BOULANGER : cornemuses, flûtes, chant
Patrick DELAVAL : accordéon diatonique, violon, cistre, chant
Roland DELASSUS : vielle à roue, dulcimer, chant
Alain DELASSUS : contrebasse, percussions, chant
Gaby DELASSUS : violon, cornemuse, chant
Daniel OGER : guitares, banjo, violon, percussions, chant

Enregistrements réalisés pour la plupart lors des répétitions par Gaby Delassus sur magnétophones AIWA 990 et Nakamichi 550 (micros AKG et Sennheiser).
Compilation mars 2008 (Gaby Delassus)

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Eddy Jura

Eddy Jura (1896-1987) – compositeur



Les amateurs de chansons régionales ont certainement relevé ce nom à côté de celui de l’auteur patoisant roubaisien Charles Bodart-Timal. Jusqu’à présent aucune information n’avait été trouvée sur ce personnage, l’article de Fernand Carton paru dans la revue Toudis, n° 4 de juin 1997, ne le mentionnait pas, alors qu’il est l’auteur de la musique d’une importante partie du répertoire de Bodart-Timal. On supposait que c’était un pseudonyme, mais c’était tout ce qu’on pouvait en dire.
Le hasard d’un dépouillement de la revue catholique "Nos chansons françaises", éditée par Henri Colas et André Chenal, m’a fait découvrir son portrait, celui d’un jeune homme à lunettes d’une vingtaine d’années avec ce commentaire : M. Eddy-Jura est un de nos plus jeunes et fidèles collaborateurs. Habile compositeur il a déjà tout le métier des professionnels. Son talent extrêmement souple et varié a donné déjà, ici même, sa mesure, avec les œuvres du chansonnier Eugène Wyl et de notre directeur André Chenal, auxquelles il a collaboré comme compositeur. Citons particulièrement : Les deux commères. Il faut s’en faire ! Chanson tapageuse, Disette d’eau, et dans le numéro d’Avril, Chez l’épicière. (n°44 mai 1924)
Le vrai nom d’Eddy Jura est Jacques Daudier. Né à Pons (Charente Maritime) le 27 janvier 1896 il est le fils d’André et Claire Hedde. Sa mère musicienne amateur a sans doute transmis son goût pour la musique à son fils qui prend des cours particuliers auprès d'un professeur à Orléans. Après la Grande Guerre, dont il revient mutilé, il entre à la Banque de France. Au fil des mutations professionnelles il fait plusieurs séjours dans notre région : à Calais, à Armentières et à Lille vers 1935, c’est à cette époque qu'il collabore avec Charles Bodart-Timal. Mais il a d’autres attaches avec la Région car sa grand-mère paternelle Henriette Kolb-Bernard est née à Lille en 1843, elle est la fille de l’industriel Charles Kolb-Bernard homme politique lillois (conseiller municipal, député, sénateur). Après la guerre il abandonne la composition, ses responsabilités à la banque étant devenues incompatibles. Il décède à Bordeaux le 28 février 1987.

Merci à madame Nicole Mizzi-Daudier qui m'a gentiment donné toutes ces informations sur son père ainsi que cette photo prise en 1969


Les chansons de Charles Bodart-Timal misent en musique par Eddy Jura que je possède :
Belle jeunesse, chantez ! ; Sans y penser ; C’est la tendresse ; Chanson du petit rentier ; Tout s’arrange avec une chanson ; Ça fait moderne ! ; Marcher au pas… ; Jeanneton ! marie-toi donc ! ; La valse des jours de fête ; Les frites ; C’est un petit pavillon ; Ah ! les femmes ! ; Les pieds d’Alphonse ; La bière ; Quand on est vraiment ménagère ; L’argent ; La valse du bonheur ; C’est Estelle ; Il est un petit village.



Quelques unes de ces chansons ont été enregistrées et sont disponibles sur le CD "VIVAT !, un demi siècle de chansons roubaisiennes" édité par La Chapelle des Flandres.


Catalogue des compositions de Jacques Daudier
réalisé par Nicole Mizzi-Daudier

Paroles de C. Bodart-Timal : Ah ! laissez-moi Mademoiselle, Ah ! les femmes !, Antoinette (1938), L’argent, Aux noces de chez nous (1938), Avec une chanson, Belle jeunesse, chantez ! (1938), La bière, C’est Estelle, C’est la tendresse, C’est un petit pavillon, Ça fait moderne !... (1938), La chanson du petit rentier, En tandem, Faut être à la page, Les frites, Il est des yeux, Il est un petit village… (1934), Je connais un philosophe (1938), Jeanneton ! marie-toi donc ! (1936), Jésus le raboteur de planches (1934), Marcher au pas…, L’oncle Séraphin ?, La perception joyeuse, opérette (1936/37), La petite millionnaire, opérette (1937), Quand défile la fanfare…, Quand on est vraiment ménagère…, Les pieds d’Alphonse, Reine de mon foyer, Roubaix, mon vieux clocher !, Sans y penser (1935), Tout s’arrange avec une chanson, Une chanson (1938), La valse des jours de fête, La valse du bonheur, La vieille fille.

Paroles d’André Chenal : L’arracheur de dents (1929), Au conseil municipal, Les bavardes du lavoir, La bonne aubaine, C’est un bon garçon !, Les cadeaux du Jour de l’An (1923), La chanson des beaux jours, Chez l’épicière, Depuis qu’nous avons la radio !, Les deux chasseurs (années 20), Les deux commères (1923), L’écho de l’Ecole, Elle avait un pyjama ! (1923), Elle se maquille ! (1929), Elles ont la peau noire, Emma aime le cinéma, La femme est une martyre !, Les fétiches, Fleurs des champs, Les gros dindons, Il faut s’en faire ! (1923), J’ai bien l’temps !, J’m’appelle Ugène, Je fais du sport !... (1928), La maison qui brûle, Oh ! les haricots ! (1934), Les pauvres oies, Les pêcheurs à la ligne (années 20), Les pompiers de not’pays (1926), Tiens la ridelle, mon gars !, La vengeance du Docteur

Paroles d’Eugène Wyl : A vos souhaits, C’est même pas mal, Chanson tapageuse, La grève des agents, Le naufrage des petits bateaux, Nouvelles de la Ruhr (1924), La philosophie du chef de gare ou le fromage égaré, L’oncle Saturnin, opérette en un acte, Le Pinard de St Jean de Braye (1924), Tapageuse marche (1925), Vive le trombone (années 20)

Paroles de Pierre d'Anjou : J’trouve pas ça drôle !, L’ordonnance du toubib, Quelques petites réparations (1931), Un p’tit veinard, La vache blanche

Paroles de Paul Moreau : Ma femme n’aime rien

Paroles d’André Frapier : Amour et crise (1944), L’appel du Coq Gaulois (1944), Cancans et papotages (1945), Chez nous dans mon pays (1944), La fauvette se marie (1945), Où vas-tu prince charmant (1944), Un grand homme (1945)

Paroles d’André Cailleiej [?] : Les Reines (harmonisation d’Eddy Jura)

Paroles d’Emile Joulain : Gosse de patro (harmonisation d’Eddy Jura)

Paroles de René Bastien : Tournons la page

Paroles de Prosper Amiot : C’était un gosse de Paris (1945), Les fraises des bois (1945), La grâce d’un sourire (1945), Le gueux à la belle étoise (1945), Le rêve de l’exilé (1945), Sur le vieux pont près du moulin (1944), Sur mon bel oiseau blanc (1945)

Paroles de Rémy C. : Un cas de conscience ! (1924)

Paroles de J.-M. Beaumert : Le trésor des Normands

Paroles de Jean Pedelupé : Je n’ai jamais compris pourquoi (1946)

Paroles de P. Corneille : Stances à la Marquise, (illustration de G. Daudier) (1921)

Autres compositions : 3 rondeaux de Le Bret (Minois, Prière, Portrait), Air du pauvre aveugle, Allo boy !!, Bravo saxo !, one step (1927), Ce n’est pas difficile, Choupoutou-pitt-pitt, shimmy-fox trot (1925), Cinémarche, Elle montait la rue neuve, fox-trot (1927), Epilepsy ?, Hermance (1927), Orléans sur scène, Les pauvres vies (déclaration en 1933 de « M. Daudier »), Les petits airs et les petites chansons, accompagnement de Eddy Jura, La réforme du calendrier, accompagnement de Eddy Jura, Vierzon : valse lente (1927), Zénobie !!!, One step (1925)


mise à jour de février 2011

vendredi 21 mai 2010

De Kreupelaer

Chansons traditionnelles flamandes/Traditioneele vlaemshe liederen - 1980



01-Spellewerkermisdag
02-Genoveva
03-Vertrek naer Island/Carillon de Dunkerque
04-De drie Magdekens
05-Boerinne gy moet naeyen
06-Van Helena
07-De kreupelaer
08-Hier treden wy here
09-Sinte Marten's lied
10-Onder de lindeboom groene
11-De ezelinne-Krebble
12-Nu is die roe van Jesse ghebloeit


Marc Debrock : chant, violon, mandoline, guitare
Claude Debrock : chant, flûtes, mandoline
Yves Fauvel : mandole, accordéon, voix, violon

Chansons et musiques extraites des recueils d'Edmond de Coussemaker (Chants populaires des flamands de France), Albert Blyau et Marcellus Tasseel (Iepersch Oud-Liedboek) et Theophiel Peeters (Oudkempische volksliederen en dansen).

En concert au festival d'Esquelbecq en 1979


Merci à Marc, Claude et Yves d’avoir donné leur accord ; ainsi qu’à Christian Mercier pour ses conseils avisés.

Le disque ne fut distribué que pendant deux années. Fin 1981 l'éditeur a décidé de détruire le stock sous contrôle d'huissier, la distribution "n'étant pas rentable" (source : revue le Tambourineur n°6, septembre 1981).

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Spellewerkermisdag

samedi 15 mai 2010

Chantefoire

Chantefoire - Ambiance de bals et concerts - 1981-1984



Chantefoire a "sévi" pendant près de dix années dans le Nord Pas-de-Calais, proposant bals et concerts, et cette compilation se veut surtout un témoignage de ce que l’ambiance a pu être ces soirs-là avec le groupe et les danseurs.


Auchel, 07/10/1984 :
1-Valse corrézienne
2-Polka du Grand Rouge
3-La Piémontaise de Philippe Prieur
4-La spéciale, mazurka de Jehan Lanvin

Boeschepe, 22/04/1984 :
5-Le Guignolot d’ St-Lazo
6-La méchante mère/Quadrille de Banneix
7-Rondeau de Gascogne/Complainte (Centre France)/Quadrille de Giorgianna Audet

Lille, 30/05/1981 :
8-Suite de branles doubles
9-Les trois maçons jolis/Bourrée à 3 temps
10-La Rude/Bourrée de Plaimpied/La Dégagée
11-Suite amnésique internationale (musiques traditionnelles bulgare et hongroise)

Avion, 27/05/1981 :
12-Suite de branles doubles

Lillers, 03/06/1983 :
13-Bourrées corréziennes
14-La scottische du crassier
15-Marjolaine/Complainte/Suite pour cornemuse (Trad/trad/ Bernard Boulanger )
16-Tarentelle d’Eric Montbel

Arras, 31/05/1983 :
17-Berçeuse bourbonnaise/Marche
18-Branle de Francisque

Tous arrangements Chantefoire. Certaines mélodies sont dues à l’inspiration des membres du groupe.

Bernard BOULANGER : cornemuses, flûtes, chant
Patrick DELAVAL : accordéon diatonique, violon, cistre, harmoniflûte, chant
Roland DELASSUS : vielle à roue, dulcimer, chant
Alain DELASSUS : contrebasse, percussions, chant
Gaby DELASSUS : violon, cornemuse (sur les 12 et 15), chant
Daniel OGER : guitares, banjo, violon, percussions, guimbarde, chant

Enregistrements réalisés entre 1981 et 1984 le plus souvent en prise directe sur la console de notre sonorisateur préféré, Jean-Michel Dutailly, compilation réalisée en décembre 2000 par Gaby Delassus
Matériels utilisés par Gaby : Nakamichi 550 et Aiwa F990



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Polka du Grand Rouge






samedi 24 avril 2010

De Belges histoires

Ronny Coutteure – De Belges Histoires – ~ 1980






Imaginez un Belge, vivant dans le Nord de la France depuis sa plus tendre enfance, et qui n'entend raconter autour de lui que des histoires… de Belges.
Complexé, un soir, il craque, il éclate. C'est normal. Et c'est tant mieux ; il rassemble ses souvenirs, et tous les personnages se mettent à défiler : ceux de la famille, ceux de son village natal, ceux qui ont existé et ceux qu'il a rêvés ; et c'est en même temps une langue qu'il retrouve, une langue presque perdue, un savoureux mélange de français, de flamand et de picard, un accent souvent si mal imité en manière de dérision, mais que lui prend pour la glorifier et puis qu'il perd parfois quand le conte se fait plus grave, car il veut aussi parler d'un pays : la Flandre, qu'elle soit d'un côté ou de l'autre de la frontière - de l'entaille - comme on dit chez nous, car il s'agit bien d'une blessure, une blessure qui rejoint celle d'autres pays comme l'Occitanie, la Bretagne…
Mais elle est si vieille, cette Entaille, qu'à force de vivre avec, on a fini par en rire. Et c'est par le rire aussi qu'on pourra peut-être la guérir un jour.
En tous cas, faut-il le dire, les vraies histoires de Belges sont bien plus drôles et bien plus passionnantes, même dans leur méchanceté parfois, car il ne s'agit pas d'être complaisant, mais elles ont aussi la tendresse du terroir, que les histoires dites de Belges, qui ne sont de nulle part, n'auront jamais.
Elles en sont le contraire.
Ce sont de Bel…ges histoire, en un mot !

SIC, bulletin culturel du CCRD, janvier 1978





Retransmission du spectacle, créé en 1978, sur la radio locale Fréquence Nord.

Dans un premier temps je l'avais posté sur mon autre blog mais Ronny est certainement le premier à avoir utilisé la cornemuse flamande dans un spectacle, ce qui peut justifier sa présence ici, et le solo d'Albert est un moment d'anthologie.

Je n’ai pas la date précise de la diffusion et les titres sont de moi.


01-Le premier Flamand
02-L'enterrement
03-La procession
04-Les Flamands
05-Les flaminguants
06-Les flippers
07-L'enfant du malheur
08-Comment ça se dit en français ?
09-Solo d'Albert
10-La trappiste
11-Le marchand de frites
12-Kreempaktjes

à la cornemuse flamande et à l’accordéon : Albert, alias Bertrand Jarrigeon

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Le premier Flamand



samedi 17 avril 2010

Musique de kiosque

Orchestre champêtre 1900





« La véritable musique française de kiosque »
Enregistré en juillet 1985 à Houdain (Pas-de-Calais)


Pas très folk me direz-vous, certes, et même pas très trad non plus. J’ai hésité à mettre ce disque dans ce blog, mais il est assez représentatif d’une pratique très répandue dans notre région. De plus les musiciens sont excellents et originaires de la région, l’interprétation respecte le tempo de la danse, ce qui est rare, surtout à l’époque.
Cette musique était aussi interprétée au XIXe siècle par les musiciens populaires, pas en grand orchestre bien sûr, mais souvent en petite formation de 4 ou 5 musiciens ou moins.

 Orchestre d'estaminet, lieu et date inconnus
collection personnelle


Et dernier argument, vu le rayonnement international de ce blog, je crois qu'il est important de faire connaître cet aspect de notre culture populaire régionale auprès des lecteurs fidèles d’Australie, du Brésil, de Corée, du Japon et des U.S.A., entre autres, qui visitent ces pages.



01-Mimi Pinson, mazurka (Gabriel Allier)
02-Myrto, polka (Alexandre - Sylvain Petit)
03-Perruche et perroquet, scottish (A. Corbin)
04-Angelina et Arin-arin, fandango (Charles Garcia)
05-Courte et bonne, polka (Gabriel Allier)
06-Une idylle, caprice-mazurka (Edmond Avond)
07-Le corso blanc, polka-marche (Heinrich Tellam)
08-Douce gaité, valse (Félix Minet)
09-Les mains de femme, polka-marche (D. Berniaux – R. Gaudon)


les musiciens
Jean-Pierre Josien : flûte
Michel Corenflos, Philippe Haquette, Danniel Gredzinski : clarinette
Yves Tanguy : saxophone alto
Alain Pereira : saxophone ténor
Patrick Normand : basson
Mauro Maur, Patrick Lempierre, Alain Baert : trompette
Denis Simandy, Paul Willerval : cor
Claude Vandamme : trombone
Patrick Salmon : tuba baryton
Christian Leleu : tuba basse
Philippe Bourge : percussions
Jean-Jacques Roussel : direction


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Mimi Pinson





dimanche 11 avril 2010

À propos d’Islande




C’est le thème d’une veillée diffusée sur Fréquence Nord le 8 mars 1987

Catherine Claeys avait invité :
- Laurence Le Cieux, conservatrice du musée des Beaux Arts de Dunkerque, à propos d’une exposition sur la pêche à Islande
- Christian Pfister, historien et conservateur du Musée de la Vie et des Traditions Portuaire de Dunkerque
- Fursy Verdoy, armateur à Gravelines
- Les familles de Gaston Marteel, Lucienne Verschaeve et Emile Becuwe
- Arthur Van Hecke, peintre
- Annie Byache, institutrice à Saint-Pol-sur-Mer
- André Rouzet (dit Bart), chanteur
- Maryse Collache-Rouzet (dite Marieke), chanteuse et présidente de Het Reuzekoor
- Gino Kovacs, auteur compositeur interprète
- Casilda Rodriguez, accordéoniste de concert, † 2018

01-présentation
02-Reys naer Island, par Bart
03-à propos de la chanson
04-à propos de l'exposition
05-Vertrek naer Island, par Bart
06-entretien
07-Le givre sur la vitre, par Casilda Rodriguez
08-Le vent du Nord, de Kouriakov, par Casilda Rodriguez
09-entretien
10-La femme au péri en mer, paroles d’André Devinck, par Marieke
11-entretien Arthur Van Hecke, à propos du Capitaine Simon « Roland » Zoonekynd (voir plus bas)
12-Mama, par Gino Kovacs
13-Entretien
14-Les loups de Mer, par Gino Kovacs
15-Lucienne Verschaeve
16-Les babordais, chanson d’Islandais par Emile Bécuwe
17-Lucienne Verschaeve
18-Annie Byache
19-La reine de la mer, par les enfant de l’école de St-Pol-sur-Mer et Marieke
20-Les enfants
21-met ton p'tit cul sur la glace, par les enfant de l’école de St-Pol-sur-Mer et Marieke
22-Casilda Rodriguez
23-annonce
24-Le petit clown qui joue de l'accordéon par Casilda Rodriguez
25-annonce
26-la marche d'un petit soldat de bois par Casilda Rodriguez
27-Casilda Rodriguez
28-Laurence Le Cieux - La bande des pêcheurs
29-Marceline Marteel - chants du carnaval en flamand
30-Commentaires
31-Annie Byache
32-Casilda Rodriguez
33-Christian Pfister
34-Marieke
35-Le tango de l'air du temps, paroles de Jean-Marie Byache par Marieke
36-Fursy Verdoy
37-Lucienne Verschaeve
38-Cantique des pêcheurs d'Islande de Zuydcoote, par Lucienne Verschaeve
39-commentaires
40-Laurence Le Cieux
41-Gino Kovaks
42-Au nom du vent, par Gino Kovacs
43-Casilda Rodriguez
44-fin

Les Babordais


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Le musée de Gravelines a acheté en 2010 le tableau d'Arthur Van Hecke "La mort du Capitaine Simon". Il sera exposé cet été jusqu'au 12 octobre 2011 dans une rétrospective exceptionnelle de l'œuvre de l'artiste roubaisien, au Musée de l'Estampe ; un important catalogue complète cette superbe exposition.


Le conservateur du musée Paul Ripoche et le Maire de Gravelines
entourent Lucette Van Hecke au vernissage de l'expo : Van Hecke, ici, chez lui

lundi 5 avril 2010

Dudy Poznanskie



Boleslaw Novak - Wesele Polskie

01-Wesele polskie (dokosciota)
02-Wesele polskie (od kosciota)
03-Kakalinka
04-Hej nasze dudy


Ce 45 tours est sorti en février 1961, c’est la seule production des Polonais du Nord-Pas-de-Calais qui contient un enregistrement de joueur de cornemuse polonaise, la dudy. Cette information est extraite du livre Francis Dudzinski Ballade musicale dans la communauté polonaise du Nord Pas-de-Calais , et le musicien serait Drozinski de Bruay-en-Artois. Cette affirmation est contredite dans le commentaire ci-dessous, il s'agirait de Joseph Malyga.


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La qualité du repiquage est très mauvaise, mais en cherchant sur la toile vous allez peut-être en trouver un exemplaire en meilleur état.


Il y a un autre enregistrement de dudy dans les collectages publiés par l’association Traces qui se trouve ici


De nombreux joueurs de cornemuses polonais étaient actifs dans le bassin minier, Patrick Delaval a fait des recherches sur ce sujet au début des années 1980, le résultat a été déposé à la bibliothèque de l’association « Domaines Musique » à Lille.
Voici les noms de joueurs de cornemuse qu’il a retrouvés : Dudziak (Auchy-les-Mines), Wojciekowki (Avion), Skowronski, Szczypura et Galewski (Barlin), Malecki (Béthune), Rapioch (Bully-les-Mines), Sekula et Wojdowski (Calonne-Ricouart), Marcinkowski et Gesdwa (Divion), Figurski (Houdain), Kozlowski et Krzyzaniak (Lens), Krszeczinski (Libercourt), Lewandowicz (Liévin), Zietek (Maisnil-les-Ruitz), Roszak et Bolek (Marles-les-Mines), Majchrzak (Nœux-les-Mines), Klopocki (Oignies)





Adalbert et Valentin Klopocki




Ignace Krczezinski à droite







En novembre 1993, dans la revue de l’association Traces, Patrick Delaval écrit :
" En septembre dernier, à la braderie de Lille, Jean-Jacques Révilllion a découvert une cornemuse polonaise. Elle est de type Dudy Poznanskie (région de Poznan), ce qui porte à six le nombre d’instruments de ce type retrouvés dans la région depuis 1983. Rappelons que ces cornemuses furent jouées (et souvent même fabriquées) à partir des années 1920 par les Polonais du bassin minier du Nord Pas-de-Calais. Les derniers en jouaient encore en 1972.

photo et collection JJ Révillion

Les recherches commencées il y a maintenant pile dix ans ont permis de retrouver des Dudy certes, mais aussi de nombreux témoignages, des photographies, de rarissimes enregistrements, cartes postales, disque…
Une bourse du Ministère de la culture a favorisé la réalisation d’un dossier sur le sujet. Achevé en décembre 1986, ce texte de 140 pages, abondamment illustré et accompagné d’une cassette audio, a besoin d’être mis à jour et corrigé en fonction des remarques formulées par tous ceux qui ont pu en consulter une copie. Après quoi, peut-être sera-t-il un jour publié, qui sait…
En attendant, Francis Dudzinski a eu besoin d’informations sur cette tradition pour son livre « Ballade musicale dans la communauté polonaise du Nord Pas-de-Calais ». Vous y trouverez donc quelques illustrations aux pages 25, 27, 67 et 68, ainsi que du texte ; mais la découverte de Jean-Jacques est pour moi l’occasion de préciser que les textes qui accompagnent mes documents ont été quelque peu, disons, « remaniés » et pâtissent désormais de certaines erreurs dont je ne suis en aucun cas responsable, n’ayant pas été contacté avant la parution.
Alors à toute fin utile pour ceux qui ont ce livre, je n’ai jamais dit « Le Nord Pas-de-Calais va alors compter deux types de joueurs de cornemuse : les Polonais et les Flamands, enfin jusqu’aux années 70 » (page 25) ? Jamais je ne me serai permis de confondre survivance et résurgence. Autre bourde (même page) : « Le violon est alors accordé spécialement pour le Dudy – un octave au dessus, mais il est vrai qu’à l’époque, les cordes en boyau, bien plus souples, se prêtaient bien à cela… »
Les lecteurs violonistes ont dû éclater de rire, mais ça m’ennuierait qu’ils le fassent à mes dépens.
Page 27, la légende de la photo de gauche indique « corde pincée ». Cela ne veut strictement rien dire. La véritable vérité vraie la voici : la position haute de la main gauche sur le manche du violon s’explique par la présence d’un capodastre de fortune, morceau de ficelle ou autre noué autour du manche, au niveau du talon (voir illustration du tableau de G. Gala).




Cet aménagement permet de jouer une quinte au dessus de l’accord habituel du violon sans devoir utiliser la 5e position. Le violoniste jouait alors dans une tonalité située une octave au dessus de ces cornemuses, qui montaient en SI. Au niveau du nœud, les cordes étaient séparées de la touche par un crin de balai (ou autre) faisant office de sillet.
Ce bidouillage génial n’est pas nécessaire pour les grande Koziol du Lubuska (région de Pologne située entre Poznan et Berlin) ni pour les grandes Duda tchèques, qui sonnent en MI, soit une quinte plus bas. Par contre, Joseph Rezny le signale dans le sud/sud-ouest de la Bohême, en accompagnement des petites Dudky gonflées à la bouche.
Voilà pour cette petite mise au point. Ceci dit le bouquin de F. Dudzinski n’est pas mal du tout "

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J’ajoute une information, en chinant du côté de Harnes (Pas-de-Calais) en octobre 1996 j’ai trouvé sur l’étal d’un marché aux puces, un chalumeau de cornemuse dont voici la photo.



La vendeuse m’a dit qu’il avait appartenu à son grand-père un nommé Rokicki, mort en 1941 dans la région de Harnes, elle n’en savait pas plus, sinon que cet objet a longtemps été exposé sur la cheminée de la maison familiale. Grace au livre d’Alexandre Buchner, Les instruments de musique populaires (Gründ, 1969), j’ai pu identifier une cornemuse polonaise dite « de berger », sans bourdon, appelée sieseñki.