Saison 90-91
- 20 novembre 1990 : Houria Haïchi et Equidad Barès
- 12 janvier 1991 : Smitlap
- 6 avril 1991 : Roulez Fillettes
- 8 avril 1991 : Duo d'épinettes, Patrick Gilbert et Jacques Leininger
Saison 92-93
- 2 octobre 1992 : soirée harpes, Vandernoot / Delavier
- 3 octobre 1992 : Vents Contraires
- 22 novembre 1992 : Zap Mama avec Le Bateau Feu (scène nationale de Dunkerque)
- 16 avril 1993 : Taran
- 17 avril 1993 : Estaminet
- 19 juin 1993 : La Chavannée
Saison 93-94
- 12 novembre 1993 : Swart Kaffe
- 13 novembre 1993 : Perlinpinpin Folc
- 3 mai 1994 : Trio Bouffard
- 4 mais 1994 : Dédale
- 10 juin 1994 : Ensemble Paul Rans
Saison 94-95
- 19 novembre 1994 : Duo Robert Amyot et Evelyne Girardon
- 19 novembre 1994 : Smitlap
- 25 mars 1995 : Duo Katrien Delavier et Violaine Mayor
Saison 95-96
- 27 janvier 1996 : Mabidon
- 29 mars 1996 : Hempson
- 30 mars 1996 : De Dannan avec Le Bateau Feu (scène nationale de Dunkerque)
- 27 avril 1996 : Quartette de clarinettes et duo Evelyne Paris et Solange Panis
- 27 avril 1996 : Smitlap
- 22 juin 1996 : Cric Crac Compagnie
Saison 96-97
- 16 novembre 1996 : Cœlancanthe
- 25 janvier 1997 : Vents Contraires
- 22 mars 1997 : Duo Gilles Poutoux et Jean Christophe Lequerré + Korrigan
- 8 juin 1997 : Jean François Vrod
Fin d'activité à cause d'un conflit entre le bureau du CA et le directeur… qui, quelques années plus tard, est muté à la MJC de La Souterraine dans la Creuse. Exit la MJC de Rosendael, bonjour le Centre Culturel Le Château Coquelle !
avec MABIDON en duo, MABIDON avec les
anciens qui voudront bien nous rejoindre, et puis les groupes amis
(quoique plus jeunes...) que sont SMITLAP et SHILLELAGH. Cette manifestation s'inscrit dans le cadre du Folk Club des Damoiselles, selon la formule habituelle des ''Pas de Saisons''.
En 1973, bidouillant déjà de la guitare comme tout le monde, Christophe Declercq et Jean Jacques Revillion se mettent au folk (comme on disait à l'époque), fallait bien retrouver nos racines dans ce monde en pleine mutation idéologique.
Au folk club des Arts et Métiers, ils font la connaissance de Michel Lebreton, Philippe Margat et Michel Desprez. Ca y est, la « Mandragore » est née,… non, ils vont plutôt s’appeler Mabidon, ça fait bien folk aussi.
Et les voilà en concert aux Arts et Métiers, avec la Grande Folque, un groupe de Valenciennes, en première partie de Gabriel Yacoub qui venait de sortir l'album Pierre de Grenoble...
L’aventure continue au folk club de la MJC Marx Dormoy où, tous les mercredis, c’est la découverte des meilleurs groupes de l’époque. Là, les rencontres se multiplient, les hootenannies vibrent de tous les instruments et les danseurs virvoltent.
Rencontre de Jean Marie Befve et Kéké St Pol lors d'un concert avec Alfred Den Ouden au café Le Saint Sébastien de Stenvoorde, puis celle de Didier Demarcq avec Galimède lors de la Fête à la brocante du Vieux Lille, et celle de Jean Pierre Goudrand avec sa cornemuse écossais et d’autres encore.
Après une mémorable virée dans les Cévennes durant l'été 1974, une première formule se stabilise à cinq, dans une version présentant des concerts, celle qu'on retrouve sur la première affiche du groupe. Fin 1976, suite à un stage en Belgique, le groupe ressent une impérieuse envie de réapprendre et de diffuser les danses liées à cette musique traditionnelle.
Mabidon programme alors un rendez vous mensuel, « la Maison de danse », à la MJC de Fives, ateliers de danses avec Michèle Coupez et Marie Aude Pradeau et ateliers d'instruments. Chacun ramène les nouveaux doigtés et nouvelles techniques de jeu ou encore les nouvelles danses apprises dans les stages. Ces rencontres dureront une dizaine d’années toujours dans la convivialité, la bonne humeur et l’échange.
C'est à cette époque, toujours en 76, que le groupe s'ouvre et accueille tous les copains intéressés par le projet "bal folk" : Philippe Cheval, Didier Demarcq, Jean Daniel Escande, Bébert Riff, Fabienne Kotlarczik, Dominique Binault, Marie Pascale Révillion, etc, dans une formule "à géométrie variable" d'une douzaine de membres. Cette formule tourne dans la région : ateliers danse et instrument l’après midi, concert et bals au soir. Rentrée vers 4/5h du mat' après une plâtrée de pâtes !
Jean-Louis, Michel, Christian, Jean-Jacques, Philippe et Christophe
Jean-Jacques et Michel
fête privée, MJC Rosendael 31/1/1976
Photos Jean-Marie Dewitte dit Félix ou Benoit Lemiègre, collection Christian Declerck
Il y aura des départs au fur et à mesure des années, puis l'arrivée en 1983 de Jacques Le Gorrec [ex vielleux de Katepouch] qui amène sa vielle à roue, son jeu percutant et sa virtuosité. D’emblée il oriente le groupe vers le répertoire Berry/Bourbonnais. Le groupe reprend alors un coup de jeunesse avec un nouveau son, un tempo rocky et une cadence d’enfer. Un passage de quelques années dans le groupe qui a bien marqué le monde trad. Il est remplacé quelques temps par Lucette Spinoit, une amie belge, après son départ.
"récital" à Loon-Plage, avril 1988 (VdN)
En 1987, le groupe se stabilise à nouveau à cinq en accueillant Stéphane Couturier à la guitare. C'est la formule qui aura la plus grande longévité, avec Christophe au violon, Philippe aux cornemuses, Didier aux diatos, Jean Jacques au cistre, au violon et au chant. Avec Stéphane, l’harmonie et la précision sont maintenant de rigueur. Le groupe acquière une musicalité avec un son plus posé. On l’écoute aussi bien qu’on danse. Puis Philippe et Stéphane décident d'arrêter le groupe en 2004. On accueille durant une année Florentin Desaunay (flûtes, clarinette) avant qu'il ne quitte la région.
Le groupe continue tant bien que mal à jouer à trois. Christophe nous quitte en 2012 empêché par la maladie. Depuis, le duo Didier (le tire/pousse) et Jean Jacques (la gratouille) continue l’aventure MABIDON.
1974-2014 : 40 ans. Quel chemin parcouru, et quel beau résultat, avec tous les copains musiciens de la région. Des années durant lesquelles le groupe aura contribué à la diffusion et à la renaissance d'un mouvement autour des musiques traditionnelles dans la région Nord Pas de Calais, par les recherches entreprises, par la participation de ses membres à de multiples groupes régionaux (Quatuor Fanfare, Klauwaerts, Mouchafou, Envoyez les violons, Chti Bayou, 3 pieds 6 pouces, Cric Crac Cie, etc.) par la transmission auprès des élèves de la Piposa, de Cric Crac Cie, et d'ailleurs, par des enregistrements de vinyls de cassettes et de CD, par l'animation de multiples bals folks et la rencontre d'un public qui traverse les générations.
En décembre 1975, peu avant de nous quitter pour d'autres horizons en janvier, Jean-Louis Montagut organise avec la MJC de Rosendael le 1er stage de danses flamandes de la région 59/62. Il a invité Jan Vandeputte, cornemuseux et facteur d'épinettes à Heestert (B), son frère, et un ami accordéoniste et leurs épouses pour nous enseigner les danses de base du répertoire de la tradition flamande.
collection Jean-Louis Montagut
animation du marché de Rosendael
Animation et distribution de tracts sur la place du marché de Rosendael par les musiciens du stage, Jan Vandeputte à la cornemuse.
Il nous restait quelques souvenirs et quelques images, mais récemment Benoit Lemiègre m'a contacté pour identification des personnes sur ses photos de cet évènement local. On y retrouve des musiciens connus et d'autres moins connus. Si vous les reconnaissez, n'hésitez pas à nous en faire part.
JL Montagut, M Lebreton, C Declerck, JJ Revillion, P Laneres, C Declercq
J-J Revillion et Michel Lebreton
chanteuses bretonnes inconnues
les mêmes dansant
un duo d'auvergnat
Annick Baudry et son frère François
Christine Outier et J.-L. Montagut + Annie Verhille et J.-P. Chantret
participants au stage, 2e à gauche : Mme Vandeputte
mise à jour le 21/3/2024 : ajout de 3 photos bas de page
l'épinette Coupleux de la collection de Jean-François Dutertre
Jean-François Dutertre a joué un rôle majeur dans l’épopée du revival folk en
France, avec une poignée d’autres qui ont créé le Folk Club « Le
Bourdon » à Paris en 1969 avec,
entre autres, Catherine Perrier, John Wright décédé le 4 septembre 2013, etc…
En
1974, dans la série « spécial instrumental », il sortait un premier disque chez le Chant du Monde dédié à l’épinette des
Vosges, où il faisait montre de ses talents d’instrumentiste et de chanteur, et
développait une technique personnelle, au noteur et plectre (comme dans la tradition qu’il a recueillie
auprès des derniers joueurs vosgiens), mais aussi aux doigts et en arpèges.
Ce
disque a été à l’origine d’une redécouverte et d’un engouement pour l’épinette
des Vosges un peu partout en France, et dans notre région du Nord-Pas de Calais.
Sur
la couverture de la pochette, en photo, J.-F. Dutertre en action avec un
instrument spécialement construit pour lui, et une photo d’une épinette
ancienne*, double caisse, décrite comme « épinette du Val d’Ajol à la
forme peu courante ».
Sauf
que cette épinette compte sept cordes (l’épinette des Vosges en compte cinq),
et que nous avons vu la même, dans les
années 70, entre les mains d’un vieux monsieur de Fives-Lille, Albert Bulques,
découvert par Michel Lebreton dont les parents tenaient un bistrot dans le
quartier. M. Bulques fut l’un des points de départ de nos recherches sur
l’épinette qu’on n’osait pas encore appeler « du Nord ». Et il
prétendait s’être procuré l’instrument dans la région.
Michel Lebreton et Albert Bulques
Depuis,
cet instrument (dont six exemplaires
sont connus) a été clairement identifié comme étant fabriqué par la maison
Coupleux, rue Carnot à Tourcoing, de par la ressemblance avec des instruments à
simple caisse qui avaient conservé l’identification d’origine (bande de papier
imprimée sous les frettes).
La
preuve formelle fut apportée par les recherches d’Olivier Carpentier sur l’Aventure industrielle des frères Coupleux 1900-1935. En 2004,
lors de l’exposition au centre d’histoire locale de Tourcoing était présentée
une page d’un catalogue Coupleux de 1909 où l’épinette double caisse
apparaissait auprès d’une simple caisse, et de 3 autres modèles dont aucun n’est parvenu jusqu’à nous à ce jour.
Là
où l’affaire se corse, c’est quand on s’intéresse à l’instrument sur lequel
joue J.-F. Dutertre sur la photo en couverture, et dont il nous dit qu’il l’a utilisée pour
le disque : « je me suis mis à
l’école de ces instrumentistes [vosgiens], mais peu à peu j’ai élaboré mon propre style et cherché de
nouvelles possibilités à l’instrument. Pour ce faire, j’ai fait construire par
Robert Rongier un modèle spécial, agrandissement d’une épinette du Val d’Ajol
à la forme peu courante [on sait par des contacts directs avec Jean
François qu’il s’agit de l’épinette Coupleux] […] Une frette supplémentaire a été rajoutée au clavier traditionnel
entre la huitième et neuvième case [comme sur les épinettes
du Nord…]. Mon choix s’est porté sur un
modèle à 5 cordes ».
On
peut donc en conclure que le disque qui fait référence pour le renouveau de
l’épinette en France a été essentiellement réalisé que ce soit pour l’iconographie ou
pour le contenu musical avec une épinette du Nord… Ca méritait d’être dit. **
Ce qui n’enlève rien au talent de Jean François Dutertre, ni au rôle qu’il a
joué pour le renouveau de l’épinette (tout court …).
Jean-Jacques
Révillion †
*
voir planche n°25, octobre 1986, pp. 41
et 43 de L’Epinette du Nord, par Patrick Delaval, Hazebrouck, 1997, qui mentionne aussi l'épinette "des Vosges" qui est dans la collection de Jean Richie, joueuse de dulcimer renommée.
The museum [ATP, Paris] possessed one recording of an epinette playeyer, an old lady in the east of France, but that she could not play the disc for us for fear of wearing it out !
Le musée possédait un enregistrement [sur un disque souple] d'une joueuse d'épinette, une vieille dame de l'Est de la France, mais qu'elle ne pouvait pas nous faire écouter le disque de peur de l'user !
Dulcimer People, par Jean Ritchie's Oak Publication, 1975
une autre version de la photo avec l'épinette du Nord au centre
l'épinette Coupleux
il reste quelques exemplaires de ce livre, en vente au Centre Socio-Educatif place Georges Degroote, BP 10517, 59190 Hazebouck
Le colporteur de Fréquence Nord avait posé sa hotte à l’école de musique de Calais le 6 janvier 1980 pour présenter un série de quatre stages d’initiation à la musique traditionnelle organisés à Boulogne-sur-Mer, Calais, St-Omer et Dunkerque
Catherine Claeys, la colporteuse, est en compagnie de :
Par ordre d’apparition à l’antenne
Michel Lebreton (formateur)
Toujours fidèle à l'E.N.M. de Calais
Patrice Gilbert (stagiaire, puis formateur)
Depuis professeur à l’asso Cric-Crac & Cie et, depuis 2017, retraité
Christophe Duchêne (co-organisateur)
Alors directeur du centre de formation musicale pour adultes
Guy Vandeneeckhoutte (stagiaire)
Maintenant directeur de MJC
Bertrand Buirette (stagiaire)
Actuellement joue du violon en Normandie
Fabienne Kotlarczik (formatrice)
Perdue de vue, serait dans la région lyonnaise
Jean Legrand (1952-2014) (co-organisateur)
Alors directeur de la MJC de Rosendael à Dunkerque, décédé.
Christian Declerck (formateur)
Blogueur impénitent
1-début (Brunette allons gai*)
2-entretien M Lebreton
3-entretien P Gilbert
4-entretien C Duchène
5-entretien G Vandeneeckhoutte
6-entretien B Buirette
7-C'est à Mœuvres ou par delà*
8-entretien F Kotlarczik
9-entretien J Legrand
10-Capitaine Bart, duo de vieille
11-entretien C Declerck
12-intervention Michel L.
13-intervention Fabienne K.
14-intervention Michel L.
15-Maniotte
16-entretien M Lebreton
17-Maclotte de J G Houssa
18-entretien C Duchène
19-entretien P Gilbert
20-entretien G Vandeneeckhoutte
21-Les p'tits saint-Pierre
22-entretien M Lebreton
23-entretien J Legrand
24-entretien M Lebreton
25-intervention Fabienne K.
26-Elève-toi donc belle*
27-entretien M Lebreton
28-entretien B Buirette
29-Carnaval + fin
mise à jour le 30/7/2022 : ajout d'une vidéo et une photo
3 pieds 6 pouces – Au bois d’amour - 1986 VTA Le Tambourineur – VTA 004
01 Marguerite (Philippe Prieur)
02 Scottish de la Part Dieu (Eric Montbel)
03 Peter Barna
04 Bourrée à Gaston Pommier
05 De Boer
06 Isabelle (Michel Lebreton)
07 Tout en revenant de Paris/Que la grive aime le raisin
08 La Piémontaise (Philippe Prieur)
09 Meiplantig
10 Mazurka de Péchadre
11 Berceuse
Claude Debrock : cornemuse 16 pouces
Marc Debrock : cornemuse 16 pouces, chant
Michel Lebreton : cornemuse 16 et 20 pouces, synthèse sonore
Les cornemuses sont de Rémi Dubois (16 pouces) et Bernard Blanc (20 pouces)
Claude Villers † et Patrice Blanc-Francart pour leur l'émission Marche ou rêve, visitent le Nord en 1976. La première de la série se fait à Lille, et c'est Mabidon la vedette, en direct de la Vieille Bourse.
On y retrouve Christophe Declercq†, Jean Pierre Goudrand, Michel Lebreton et Jean-Jacques Révillion†, l'accordéoniste absent est Jean-Marie Befve.
ça dure 25 minutes avec les bavardages et c'est ICI
Une archive conservée par Jean-Louis Montagut qui nous permet de remonter le temps il y a 45 ans. Merci à lui pour le partage. D'autres enregistrements suivront.
à l'estaminet De Vierpot (Boeschepe), en janvier 1983
Photo Laurent Claeys
C'est une belle surprise de retrouver ces deux piliers du folk régional dans cet enregistrement intégral (1h30) de leur concert, fait par Henri Becquaert pour Radio Uylenspiegel.
Henri Becquaert dit Henritje
Ledringhem 1922-1993
Je remercie Antoine Quaghebeur de m'avoir transmis ce document.
au programme :
02 - Mon père m'envoie-t-à l'herbe (chanson d'Artois)
04 - Les p'tits Saint Pierre sont plus riches que les évêques
06 - Mélodies de la Renaissance et du Moyen-Âge à l'épinette
08 - Contre le doux temps nouvel, pastourelle de Jean Bodel d'Arras
10 - Ne vous mariez pas les filles (Boris Vian)
12 - Come heavy sleep (John Dowland)
14 - Twas winthin a furlong (Henry Pucell)
16 - Suite de branles de village (Robert Ballard)
18 - Le galant noyé
20 - Derrière chez moi y-t-un étang
22 - On s'est tous rencontrés
24 - On s'est tous rencontrés (bis)
26 - On s'est tous rencontrés (ter)
28 - Chanson du Limousin
30 - Sautons la vieille (chanson cambrésienne)
Sautons la vieille
Michel Lebreton : chant, flûte, cornemuse, épinette, bodhran
Patrice Gilbert : chant, épinette, vielle à roue, bodhran
Dans le fichier j'ai gardé les présentations qui font partie du concert
téléchargez ICI
C'est le nom d'un nouveau groupe de notre Région qui s'inspire de tous les recueils, collectages et autres sources que l'on peut aussi trouver sur ce blog.
Il y a donc toute sa place.
Entre France et Belgique d’aujourd’hui, se sont succédées des générations de musiciens du quotidien. Trouvères, ménétriers des villes et des villages, maîtres à danser, musiciens de parquets mais aussi gens du pays… ils nous ont laissé des chants et danses qui ont peuplé les jours des « grands de ce monde » comme du « petit peuple des campagnes ».
Depuis un peu plus d’un an, il se battait contre la maladie, le cancer. Avec courage et détermination, lui qui était médecin épidémiologiste il savait à qui il avait affaire, il a mené ce combat, forçant l’admiration de ceux qui savaient...
Sachant que le temps lui était compté, Il a mené à bien la conception et l’enregistrement d’un projet personnel de disque de violon avec Margaux Liénard : “Histoires de violon” qui restera la trace tangible du superbe violoneux de tradition orale qu’il est. J’ai du mal à parler de lui au passé...
On s’est rencontrés sur les bancs du lycée Jean Perrin à Lambersart et nous avons commencé ensemble à jouer de la musique trad, lui à l’épinette, puis à la vielle à roue et moi à la guitare, et très vite tous les deux au violon, au début de nos années de fac. C’est cet instrument, le violon, qui a forgé sa réputation de musicien d’exception.
Nous avons appris ensemble le jeu de violon traditionnel, à une époque où il était impossible de trouver des informateurs/formateurs dans notre région, et je me souviens de notre enthousiasme à découvrir le style et le répertoire des violoneux sur les premiers collectages et enregistrements disponibles sur disque (vinyls, forcément) : Aimé Bozier, les Shetland fiddlers, les violoneux corréziens, les frères Balfa, et plus près de nous, en Wallonie, Constant Charneux et Henry Schmitz...
Evoquer Christophe, c’est évoquer forcément “l’histoire” du renouveau de la musique traditionnelle dans notre région du Nord depuis les années 1970... Il a été à l’origine de Mabidon, de la maison de danse de Fives, du Quatuor Fanfare, Mouchafou, le duo Declercq-Lenoir, Envoyez les violons, le duo Declercq-Liénard... Sa présence aux sessions folk (Le Biplan, Les Damoiselles, et bien d’autres où on le croisait régulièrement...) était un gage de soirée réussie dans l’échange et la convivialité de la musique trad.
J’en oublie sans doute, tant était grande sa générosité de musicien, sans compter ses nombreuses contributions à des enregistrements discographiques. Sa renommée et son style de violon ont été appréciés en dehors de notre région , et on l’a vu jouer avec Jean François Vrod, Michel Esbelin, et bien d’autres ...
Sa passion du violon, il l’a partagée par l’animation de stages, d’ateliers et il a été longtemps l’animateur de l’atelier violon de la Piposa à Sailly sur la Lys. Il a toujours eu la volonté de transmettre et nombreux sont les jeunes musiciens de la région qui lui sont redevables de son compagnonnage.
Le petit monde de la musique tradonordiste qui lui doit tant est en deuil, et la seule façon de faire vivre sa mémoire est de continuer à jouer “les airs de Christophe” , lui qui fut aussi un formidable créateur de mélodies d’inspiration traditionnelle, dont on peut retrouver certaines dans son disque “histoire de violon”. J’en citerais deux qui me semblent particulièrement belles et de circonstance : “Adieu les gens” et “Eternel retour”.
Salut l’artiste, tu vas nous manquer énormément...
Jean Jacques Révillion
photo C.D. à la Maison de danse de Fives avec ses amis du groupe Mabidon : Michel Lebreton (flûte) et Didier Demarcq (accordéon diatonique)
Bulletin d’information et de liaison de l’AssECARM (Association d’Expansion et de Coordination des Activités Régionales de Musique) n° 22, 1984
Compte-rendu des rencontres nationales de musique traditionnelle qui se sont tenues à Arras les 29, 30 et 31 octobre 1983.
Sommaire
- Introduction, par Bernard Lortat-Jacob
- Des musiciens intégrés, par Serge Moelo, présentation de Jean-François Kemener, Eric Marchand, Pierre Bédécarrats et Pierre Bédard
- Musique traditionnelle en Flandre. Interventions de Bernard Lortat-Jacob, Patrick André, Jean-Pierre Van Hees, Christophe Declercq, Michel Lebreton, Jacques Coget, Luc Allemeersch, Het Reuzekoor, Martial Waeghemacker, Serge Moelo
- Ris Orangis. Présentation des actions de la MJC de Ris Orangis en faveur des musiques traditionnelles
- Le "Petit vin blanc" de la Réunion. Intervention de Jean-Pierre Laselve
- Le Musi-bus. Par Yves Pacher
- Apprendre une danse. Interventions de Edith Nicolas, Dany Dauba, J. Cormier, Maurice Pacher, Jean-Pierre Laselve, Bernard Lortat-Jacob, Olivier Durif, Christian Oller, Michel Lebreton, Gérald Ryckeboer, Jacques Coget, Edgar Boucher, Michèle Valliere. Gilles Rémignard, Claude Flagel
Ecrire l’oral. Interventions de Jany Rouger, Maurice Pacher, Claude Flagel, Serge Moélo, Bernard Lortat-Jacob, John Molineux, Gérard Martin, Michèle Valliere, Olivier Durif, Jean-Pierre Van Hees, Michel Lebreton, Yves Pacher, Angélique Fulin
- Gencay : l’apprentissage du violon dans un collège par Michèle Vallière
- Tous les chemins mènent à l’école. Par John Molineux
- Programmes scolaires et musique traditionnelle, par Angélique Fulin, Yves Rouguisto et Annie Byache
- Liste des participants
- programme des rencontres
- présentation du spectacle Mémoires de Rétroviseurs, avec Pierre Imbert, Eric Montbel, Christian oller, Jean-Pierre Yvert
pour regarder en plein écran : cliquez sur le rectangle gris