mercredi 18 décembre 2019

Tradonord, c'est fini




Créée en avril 2002 la liste de diffusion "YahooGroupe" Tradonord a été supprimée par Yahoo, avec ses archives. Les messages sont toujours transmis aux membres, mais ne sont lisibles en ligne. Après une intense activité pendant les cinq premières années, la fréquence des messages, de diffusion d'informations et de discussion, s'est progressivement estompée, vaincue par les "réseaux sociaux" qui favorisent l'individualisme. Dommage…


lundi 16 décembre 2019

Claquebois


mise en ligne le 23/4/2013
muse à jour le 16/12/2019, ajout d'un concert par Charles de Try à Cambrai

Un mystérieux instrument…




C’est du moins ainsi que j’ai considéré ce « xylophone » quand je l’ai trouvé en brocante en 2011 : les lames de bois me faisaient penser à un instrument exotique (Asie, Afrique ???), peut être ramené lors d’un voyage, alors que la table trapézoïdale qui le soutenait, en hêtre et orme étaient de toute évidence de fabrication nord européenne…  Et que dire des languettes de mousse expansée collées sous les lames sonores, d’allure « fin XXe siècle  ».
Bref, cet instrument me posait plus de questions qu’autre chose, surtout avec les notes de musique selon la notation française (do, ré , mi…) gravées sur chaque lame, qui ne faisaient pas très extra-européen.
Je l’ai donc exposé lors de la brocante musicale de Cappelle en Pévèle de 2012, et ai questionné un certain nombre de visiteurs, passionnés comme moi d’instruments de musique populaire, à qui ça ne disait rien non plus. L’un d’entre eux, Hervé GONIN, grand collectionneur d’instruments de musique traditionnelle du Monde me rappelait cependant dans les semaines qui suivaient pour me dire qu’il avait vu un instrument similaire au musée instrumental de Bruxelles, et qu’il y était appelé  « claquebois », ou «  bois et paille ». Je me ruais alors dans ma documentation, et me rendais alors compte de l’importance de ma découverte… Je tenais un instrument populaire répandu en Europe du Nord au XIXème siècle (Pays Bas, Tchéquie), qui avait disparu des mémoires.
Le démontage des lames et leur examen me confirmaient l’origine locale de la fabrication, puisque l’une d’entre elle portait le patronyme suivant : « JULES JOOS** », avec le même lettrage que les notes inscrites sur chaque lame de bois. Cette fois, il n’y avait plus de doute, il s’agissait bien d’un instrument en usage dans la région, le brocanteur m’ayant dit l’avoir trouvé dans un débarras de maison vers Maubeuge.
D’après César Snoeck, notaire à Gand au XIXe siècle, grand collectionneur d’instrument, et dont la partie des collections issue des anciens Pays-Bas est entrée au musée instrumental de Bruxelles : « l’instrument dans son état actuel a été en quelque sorte créé par un Polonais nommé Gusikow au moyen de perfectionnements successifs apportés à un instrument simple et populaire de son pays, le Jerova i Salamo, espèce de claquebois. Gusikow acquit sur son instrument un talent absolument prodigieux au point d’exciter l’admiration dans les principales villes de l’Europe qu’il parcourut de 1834 à 1837 en donnant des concerts. Ainsi se produisit-il à cette époque un véritable engouement pour le bois-et-paille ; tout le monde voulait en jouer et il était devenu un instrument de concert et de salon. Il est probable que les nombreux amateurs qui s’exercèrent ne réussirent pas comme Gusikow, car après 1840 le bois-et-paille est tombé dans l’oubli, et il est presque inconnu aujourd’hui » (ce texte date de 1894). C’est sans doute un instrument provenant de sa collection qui a permis l’identification de notre spécimen.
Il est clair que Gusikow n’a pas créé le bois-et-paille, ce type d’instrument étant connu de très longue date, et faisant même partie de la catégorie des instruments dits « primitifs », mais sa virtuosité l’a remis en lumière et aura créé au XIXème siècle un regain d’intérêt pour un instrument ancien dont notre exemplaire est un témoignage précieux. Parvenu jusqu’à nous en très bon état*, et avec ses deux mailloches en bois,  seuls les faisceaux de paille soutenant les lames sonores ayant  disparu en raison de leur fragilité. Ils ont pu être reconstitués et restaurés par mes soins avec l’aide des établissements Florimond DESPREZ qui m’ont fourni la paille de céréale nécessaire à cette restauration. Qu’ils en soient ici remerciés chaleureusement.

Jean Jacques Révillion †
6 avril 2013

* Il est plus que probable que les pieds qui portaient la table aient été sciés.
** Voir plus bas


cliquez pour agrandir




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Jules Delépierre

A cette découverte très intéressante je peux ajouter quelques informations concernant cet instrument dénommé parfois « claquebois » ou « bois et paille ».
Jules DELÉPIERRE, musicien et chef d'orchestre, né à Armentières en 1820, se produisait également sur ce genre d’instrument dans les années 1850 comme en témoigne cet article publié dans le Mémorial des Pyrénnées :
11 décembre 1852 : « Il y a quelques jours, dans un de nos salons où l’on se réunit fréquemment pour faire de la musique, on accueillit par de chaleureux bravos un artiste étranger, qui, sur un instrument de la facture  la plus simple, car il ne se compose que de brin de paille et de petits morceaux de bois, est parvenu, à force de persévérance et de travail, à produire de riches harmonies et à rendre, avec une puissance et une netteté admirables, les pages les plus brillantes des maîtres de l’art. Cet instrument nouveau est le Zilophone et l’artiste se nomme M. Delepierre. Qu’on se représente une série de minces planchettes de sapin, longitudinalement juxtaposées, attachées les unes aux autres par des cordes à violon et placées sur une petite table couverte de tubes de paille. L’artiste prend en main, deux batons semblables à des demi-baguettes de tambour, et, sur les touches de ce modeste clavier, vous l’entendez exécuter, avec une dextérité et une sonorité surprenantes, les variations les plus difficultueuses Thalberg, Mayseder, de Bériot. Les applaudissements bien mérités que M. Delepierre a obtenu dans cette réunion, l’ont engagé à se faire entendre en public, et nous apprenons qu’il organise une soirée musicale, qui doit avoir lieu prochainement, et dans laquelle il sera brillamment secondé, pour l’instrumentation et pour le chant, par l’élite de nos artistes et amateurs. Nous croyons que la sympathie et la curiosité ne lui feront pas défaut dans cette circonstance. »
Jules Delépierre aura plusieurs enfants qui deviendront des virtuoses violonistes, le premier, Jules Henri, né à Dunkerque en 1849, et surtout ses trois sœurs : Juliette (Douai, 1850 - San-Salvador, 1897), Julia (Bagnères de Bigorre, 1852 - Paris, 1926) et Jeanne (Cambrai, 1863 - ?). les deux premières se produisent à Londres en 1866 et en plus de leurs prestations sur le violon elles ajoutent l’instrument favori de leur père : « The Oxford theatre, Engagement of the talented Juliette and Julia Delepierre. Violinist to all the Northern Courts, aged respectively nine and thirteen years. Mlle Juliette will also perform a Fantasia on her extraordinary instrument called the Xilophone, composed of Bois et Paille [en français dans le texte]. They will appear Every Evening at Nine and Half-past Ten o'clock. » [The Anglo American Time]. Elles continueront de se produire dans toute l’Europe et en 1885 elles sont à Paris « Les demoiselles Delepierre, trois jolies petites jeunes filles, viennent de débuter aux Folies-Bergère, où elles ont obtenu un légitime succès. Rien de plus intéressant que de voir ces enfants jouer, sur des instrumenta ingrats comme le xylophone, des airs variés, hérissés de difficultés. » [Le Grelot], c’est certainement à cette époque qu’a été imprimée cette affiche conservée à la médiathèque de Chaumont.



Christian Declerck


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Jules Joos
Ce patronyme d’origine flamande étant assez rare en Hainaut, le signataire de l’instrument découvert par Jean-Jacques pourrait être celui qui était domicilié rue de l’Abattoir à Hautmont, près de Maubeuge, à la fin du XIXe siècle. Jules Joseph JOOS est né à Hautmont le 19 mars 1879, fils d’Aimé, lamineur aux Forges, et Thérèse VANACHTER. Il deviendra gendarme à cheval en Bretagne où il décède en 1961. Si son père est né aussi à Hautmont, en 1856, son grand-père, Fidèle JOOS est né en 1809 à Sinay, aujourd’hui Sinaai-Waas, petit village flamand situé entre Gand et Anvers, ce qui nous ramène au collectionneur gantois César SNOECK. Peut-on imaginer que cet instrument ou au moins le souvenir de cette pratique se soit transmis de père en fils et petit-fils tout au long de ce siècle ? et que l’instrument découvert « près de Maubeuge » soit en lien avec cette famille ?
Personnellement je crois qu’il y a de fortes chances pour que cela soit ainsi, il y a trop d’éléments qui se recoupent, outre les coïncidences généalogiques et géographiques, il y a aussi, par exemple, les notes marquées sur le bois qui ont été faites avec des lettres à frapper utilisées pour marquer le métal, dont on devait se servir dans les Forges et Fonderies de Hautmont.




Peut-être, pure hypothèse, est-ce Aimé qui a fabriqué cet instrument pour son fils et qui l’a marqué à son nom ?
Christian Declerck



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J'ai relevé cet article dans La Presse Orphénique du 6 mars 1870 :
Strasbourg, après un concert donné par la violoncelliste Elisa de Try, son père la rejoint sur scène. " Enfin, pour clôturer joyeusement la solennité, et à la demande générale, M. de Try a bien voulu consentir à présenter un instrument de fantaisie, d'origine germanique, et perfectionné par lui : ce sont des rouleux de bois de sapin disposé sur d'autres rouleux de paille et placés sur une table. M. de Try, armé de légères baguettes fort courtes, parvient à tirer de cet appareil rustique les sons les plus doux ; puis avec une prestigieuses adresse, il s'est livré aux caprices les plus fantastiques de la variation sur un thème de Mayseder. Quel est le nom français de cet instrument ? Tryphone, du nom de son propagateur, et voici l'anecdote que l'on raconte au sujet de cette dénomination : Un jour M. de Try, honoré de l'amitié de Rossini, était allé dans son salon, montrer cet assemblage de touches si primitives, en présence de quelques intimes. Et le maëstro, ravi de l'originalité de ce clavier musical, de s'écrier : Mon cher de Try, vous Try… phonez admirablement. Aussitôt un assitant de répliquer : Eh bien ! que Tryphone soit désormais le nom de l'instrument. Et il en a été ainsi. Auguste Lippmann

Charles de Try est né à Bruxelles en 1819, il épouse Emilie Blervacq à Courtrai en 1843, il sera maître de chapelle de la cathédrale de Cambrai. Il meurt à Lambersart le 8 juin 1887.


jeudi 5 décembre 2019

Premières pages patoises, par Alfred Demont

C'est la première publication du folkloriste Saint-Polois, parue en 1906, imprimée par l'Abeille de la Ternoise. elle est absente des collections de la BNF.
Ce recueil contient des extraits de chansons en patois, huit chansons complètes et surtout des informations précieuses sur les chansonniers de Saint Pol sur Ternoise et alentours.

collection personnelle
On y trouve la mention d'une chanson de Boulogne sur Mer, Un concert à nou villache, de Seillier (inconnu de mes fichiers). La chanson des Cordonniers Saint Polois (anonyme) et un extrait de la Chanson de la Confrérie des St Roch (corporation des croque-morts), Une journée du carnaval de St Pol, de Pierre Milon (1793-1864) chansonnier mais aussi greffier du tribunal civil de St Pol qui a également écrit les paroles du Carnaval de St Pol en 1831.
Puis Demont nous présente Parfait Gosse (1777-1852), menuisier, et le docteur Bruno Danvin (1808-1868). Ensuite on apprend quelques anecdotes sur la vie de Jules Godard (1835-1864), chansonnier, ménétrier et rempailleur de chaises, Alfred Demont nous donne sa meilleure chanson qu'il a pu collecter en cette fin de siècle : Ech neu ménage. Joseph Foubert (1815-1887), cordonnier à St Pol, a composé de nombreuses chansons satiriques dont il ne reste hélas que "des bribes sans intérêt". Puis il aborde ses contemporains, avec Edmond Edmont (1848-1926), maire de St Pol sur Ternoise et Léopold Preux (1868-?)  principal du collège de St Pol. Alfred élargit son territoire de recherche à Avesnes le Comte avec Léon Vahé, clerc de notaire, auteur de la fameuse Chanson d'Avesnes et Octave Ducatel (1873-1964), cordonnier à Frévent, auteur de La grève des tisserands en 1904.
Enfin Alfred nous donne le texte intégral de 8 chansons dont il est l'auteur :
- Ché canteux d'saint-Pô, air : Le Carnaval de Saint Pol
- El Ducasse ed Saint-Pô, air : L'Habit d' min viu Grand-Père de Desrousseaux
- Canchon d'Mariage, air : Embrasse-moi Ninette
- Ramonache et Ramoneux, air : Viens Poupoule
- Pour êt' Bougeoè, air à faire
- Calaudages et Buresses, air : Les deux Gendarmes de Nadaud
- Chés Saint-Poloises, air : Voilà la Parisienne
- Dins l' Cuin d' min Fu, musique de M. Lagniez

Il termine son recueil avec 6 poésies et une saynète (disponibles sur demande)
Pour plus d'infos biographiques je laisse la parole à Marcel Bayart*
Alfred Demont 1
Alfred Demont 2

Christian Declerck

* ce Saint Polois amoureux de son pays, qui a publié plus 3.600 articles dans l'Abeille de la Ternoise, est décédé en 2016.



dimanche 20 octobre 2019

L'cat dins l'horloche

prochaine représentation
à Ghyvelde
salle des fêtes Roland Hazsebaert
vendredi 22 novembre à 20h

« Il était une fois des Alphonse et des Zulma. »
« Le Théâtre de la Coquille » vous invite à vous plonger ou replonger dans l’univers de Simons à travers la présentation de nouveaux sketches du « Cat dins l’horloche » :
Lors de leur premier spectacle, Christian Desmulier et Lysiane Degand avaient proposé au public d’assister à l’évolution sur une quarantaine d’années d’un même couple depuis leur mariage et ce, dans leur quotidien.
Cette fois-ci, accompagnés par Alain Westeel et Maryse Desouter, ils vous présentent différents couples dans une succession de sketches que Simons a écrits dans un souci d’amusement. On rit bien sûr, mais on éprouve aussi une immense tendresse devant l’univers de ces gens humbles et simples.

(entrée 6€ au profit du CCAS)


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à Téteghem
salle Itsweire
à 20h





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organisé par l'association Cont'envol



Dans le cadre des journées du Patrimoine
dimanche 16 septembre 2018, à 15h30
rue Julien Platel, Ghyvelde
entrée gratuite




des extraits de  L'cat dins l'horloche
de Léopold SIMONS

Alphonse : Christian DESMULIER
Zulma : Lysiane DEGAND

l'accordéoniste : Elodie LAMIRAND-MER






Christian Desmulier et Lysiane Degand reprennent 6 sketches de Simons, dans le cadre des journées du patrimoine.
Les plus anciens auront plaisir à retrouver les péripéties d'Alphonse et Zulma qui firent les beaux jours de la radio, du cinéma et de la télévision pendant près de 30 ans.
Les plus jeunes pourront découvrir le quotidien de ce couple dont les préoccupations, les chamailleries et les sentiments sont encore de nos jours, tellement actuels !
Il faut dire que ce patois lillois, autrefois parlé par les gens de milieu modeste qu'on qualifiait à tort de "petites gens" coule dans les veines de Christian (né à Billy-Montigny) et dans celles de Lysiane (née à Lille, dans le quartier où a vécu Simons).
Grâce à Simons, nous retrouvons cette langue de notre enfance, drôle, émouvante, imagée qui, malheureusement, a tendance à disparaître ... ou à être tellement caricaturée qu'elle finit par devenir ridicule et perdre toute sa saveur.



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L'cat en tournée…

le vendredi 21 septembre à 20h
salle des fêtes d'Hucquelier




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le lundi 8 octobre dans l'après midi
à Cappelle la Grande
dans le cadre de la Semaine Bleue

réservé aux personnes du 3e âge de la commune

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dans le cadre du Festival de théâtre amateur Thé'Adra
le samedi 17 novembre
Maison de quartier du Méridien
3 rue de Cambrai
Dunkerque-Malo les Bains
à  18h30





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et d'autres dates en préparation


mercredi 16 octobre 2019

Julien GRIMONPREZ (1843-1905) chansonnier


Julien Grimonprez est né à Lille, 7 cour Deldeuille (rue Négrier), fils de Charles (menuisier) et Sophie Jolente (couturière) tous les deux originaires de Lille. Il est tour à tour serrurier, cordonnier, employé et enfin, vers 1880, il reprend l'ancienne auberge de l'Epi de Blé 11 rue du Marché aux Bêtes (près de la Halle aux Sucres), il en fait un estaminet à l'enseigne A Brûle Maison. Il épouse Stéphanie Longy en 1872, ils auront deux enfants : Julienne en 1869, et Eugène en 1872 qui meurt deux ans après son père. 


[…] Autre amuseur, Julien Grimonprez, d'une force comique incontestable, dans ses comédies d'abord, dans ses études de mœurs, de vrais tableaux lillois, et dans ses chansons telles que « L'mouque dins l'huile » ou « Les Marchands à l'étiquette » qui sont d'une actualité surprenante. Les marchands avaient été mis dans l'obligation d'afficher les prix : Le marchand de lait
[…] Qui n'vindot que d'l'iau d'Emmerin 
On va li coller sur ses ferniettes 
D'z'étiquett' qui front rir' les passants.
Parfois sa gaîté se tempère d'une note sentimentale, à la manière de Desrousseaux, par exemple dans « Les Rêves d'une mère ». Tandis qu'elle endort bébé, la maman rêve qu'il sera un « grand personnage » :
In attindant, dins tin cadot
Grand personnage faut faire dodo.
Peut-être sera-t-il un grand acteur ; un tambour-major ; pourquoi pas un général ?
Général ! à m' mote que j 'déroche
In t'promettant pu d'bure que d'pain.
[…]
Tin père a bien vi sans blasons 
Et tout comm' li si t'aime à rire, 
Te nous f'ras aussi des canchons. 
In attindant, dins tin cadot, 
Faijeus d'canchons, faut fair' dodo. (1)

Julien meurt le 16 février 1905, Le Grand Echo du Nord publie cette nécrologie : Modeste autant que fécond, le chansonnier avait quinze ans lorsqu'il composa sa première chanson. Ses productions sont nombreuses et il fit notamment beaucoup de pièces de théâtre qui eurent du succès et sont de petites études de mœurs. Il y a huit jours qu'il terminait sa dernière œuvre : L'Mardi Gras, qui devait être jouée le 12 mars par les Sans Souci.
Membre des Fils des Trouvères, président d'honneur de la chorale Les Lièvres, président d'honneur des Fous Réunis de la Madeleine, vice-président d'honneur des Sans Souci, vice-président d'honneur des Infants de l'Vaclette, Julien Grimonprez laissera dans toutes ces sociétés un souvenir de bonté, d'esprit, de dévouement et de gaité.

La même année une souscription est ouverte en vue de l'érection d'un monument sur la tombe du chansonnier. Le comité se compose de MM. Henri Fournier, chansonnier, président ; Joseph Hollain, imprimeur du journal La Vaclette, vice-président ; Alfred Henno, chansonnier, secrétaire ;  Arthur Courouble, trésorier ; de MM. Gustave Het, Auguste Labbe, Henri Tanche, Félicien Drumez, Isidore Mareels, Jules Delory et Léon Vandermeersch, patoisants, etc., le siège est installé à l'estaminet Brûle Maison, 11 rue du Marché aux Bêtes. Le conseil municipal acorde gratuitement la concession du terrain à perpétuité. Le sculpteur Géry Déchin et l'architecte Désiré Ghesquier, ont exécuté gracieusement, l'un, le buste, l'autre, les plans du monument qui est inauguré le dimanche 28 avril 1907 au cimetière de l'Est.

Ce recueil publié en 1882,  appartenant à la Bibliothèque de Lille, a été numérisé par l'Université de Lille, mais n'est pas accessible en recherche plein texte. J'ai créé cette page avec un accès direct à chaque chanson et aux airs nouveaux présents à la fin du recueil. Si les titres sont en français, les paroles sont toutes en patois lillois. Les airs nouveaux, signés L. Grimonprez, ont probablement été composés par son frère Louis (1852-1913).


Préface 

Le nouveau Cercle des Travailleurs, qui dans ses réunions, pense, chante et rit, a cru trouver dans l'un de ses membres ouvriers, un élève distingué à notre éminent Desrousseaux. Il a décidé à l'unanimité, que les chansons de Julien Grimonprez devaient être publiées. Les commissaires qu'a nommés à cet effet l'Assemblée générale, ont été heureux d'accomplir leur devoir.
Lillois, concitoyens, quand dans notre Cercle de la rue St-Sébastien, nous rirons, penserons et chanterons, ouvrez ce modeste livre que nous avons fait imprimer, pensez, riez et chantez avec nous.

Le secrétaire de la Commission
Eugène Wantier

source


Table

- Bastenaire le rupin
   air : Vive la crinoline (Desrousseaux)
- Carte à Payer (la)
   air du Café (Desrousseaux)
- Dégrèvement de la chicorée (le)
   air : du Vieux fripier (Desrousseaux)
- Drôle d'algarade (une)
   air : Les Pompiers de Nanterre
- Drôle de banquet (un)
   air : Un homme né coiffé (Desrousseaux)
- Entrée de maison (l') scène lilloise
   air nouveau
- Farce du carnaval (une)
   air : si j'étos garchon (Desrousseaux)
- Femme à deux têtes (la)
   air : Le tour de Lille en 80 secondes
- Graineuse (la)
  air : Ah ! qu'ch'est sot d'ette amoureux
- Guinguette du Canon-d'Or (la)
   air nouveau
- Histoire de l'homme-chien
   air de Mirtyl (Desrousseaux)
- Jamais de chance
   air du Marqué à z"ojeaux
- Jupiter et les poètes de Lille
   air de Jupiter et les poètes ou de la Petite Margot
- Lettre d'un mobilisé lillois, prisonnier à Coblenz
   air du Siège de Paris
- Lille-Artiste
   air nouveau
- Loterie nationale (la)
   air des Turlututus
- Marchand de guimauve (le)
   air de Madame Angot [Marchande de poisson]
- Marchands à l'étiquette (les)
   air de Violette (Desrousseaux)
- Marché aux oiseaux (le)
   air nouveau
- Marionnette
   Air : Le jeu du hasard
- Médecin d'herbes (le)
   air : On peut lever La La…
- Mouche dans l'huille (une)
   air du Graissier (Desrousseaux)
- Obole des écoles laïque (l')
   air nouveau
- Petit marchand de pétrole (le)
   air : Le bijou chéri
- Pourquoi que je suis républicain
   air nouveau
- Premier locataire (un)
   air du Sergent de cœur (Desrousseaux)
- Réserviste malheureux (un)
   air de la Comète de 57 (Desrousseaux)
- Rêves d'une mère (les)
   air connu
- Soldat content (un)
   air de l'Planète (Desrousseaux)
- Suppression des tambours (la)
   air : Joli tambour plein de zèle
- Tour de Lille en 80 secondes
   air nouveau
- Tour du monde en 80 jours
   air du Petit-Price (Desrousseaux)
- Visite au jardin zoologique
    air : Déguisé in pierrot j'arrive au Casino
- Vrai comique (un)
   air nouveau


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Gallica nous propose une trentaine de chansons en patois de Julien Grimonprez

Elles sont ici






dimanche 6 octobre 2019

Affiches folk régionales, en vrac


Collection personnelle

Radio Uylenspiegel fête ses dix ans en 1988
avec Ghislain Gouwy, SOS Blootland, etc…

une sérigraphie de Philippe Carette ?
pour le groupe Saque l' Satiau

bal folk de soutien à la revue Le Tambourineur
avec Mabidon, Cantreuil

dessin de Jean-Marie Byache (1985 ?)

organisé par Fustanelle à Arras
en 1983

bal folk à Calais en 1984

bal folk MJC Rosendael 1979 ?

Jan Smed salle du Méridien
en 1990

Blootland au festival d'Oostduinkerke
en 1990

Bal folk de la MJC de Rosendael

2e festival, 1ère Bordées Dunkerquoises
en 1990

Mabidon et Cornafou
à Calais en 1984

affiche de Nicole Dewaele †
Concert de Cambalache en 1974

affiche du groupe Carabistouille vers 1980

Ceilidh en concert à Lens en 1997

affiche du groupe Ceilidh

1er (et dernier) championnat de Flandre
de cornemuse en 1984

dessin de Jean-Marie Byache

affiche du groupe belge 1544

Concert Marieke en Bart et Tri Yann 1979

1er stage de danses flamandes
MJC de Rosendael 1975

Affiche du groupe De Kreupelaer, 1980

concert Dunkerque en Flandre
théâtre de Dunkerque 1977
dessin de Jean-Marie Byache

bal québécois avec le groupe Estaminet, 1981 ?

Fête de la Flandre, Bierne, 1980
avec le groupe The Chieftains
dessin de Jean-Marie Byache

affiche de Nicole Dewaele †
Divroet et Millepertuis à Rosendael, 1976

4e festival de cornemuse
Bergues 1996
affiche de Guy Gervais

2e fête de la Piposa
Sailly sur la Lys 1987

affiche "la Fête Flamande"
auteur et date inconnus

Fête folklorique du Westhoek
Steenvoorde 1976
Marieke en Bart, Haeghedoorn

Hempson et Vents Contraires
1993

Irish Pub 1993

Irish Pub, Maurepas 1997

Jan Smed en concert
Bollezeele 1988

Katepouch à Douai, 1981

Katepouch à Roncq, 1981

Katepouch à St André, 1981

Katepouch à Wormhout, 1981

affiche duo Katrien Delavier
et Gérald Ryckeboer

affiche duo Violaine Mayor
et Katrien Delavier

Affiche de la revue Le Tambourineur
dessin Patrick Delaval

affiche du groupe Mabidon
de Jean-Marc Demarcq
affiche du groupe Mabidon

concert-bal Marc Perrone
Ferme Nord de Zuydcoote

dessin de René Bessière
groupe Marieke en Bart et Pascal Boels

concert-hommage à Katrien Delavier, 2000

affiche du groupe Roulez Fillettes
à Dunkerque en 1991

Stage de musique traditionnelle
organisé par Herman Dewitt

Bal folk à Arras, 1984
avec Estaminet

concert groupe 't Kliekske
MJC de Rosendael, 1975

concert The Buskers
MJC de Rosendael, 1974
dessin de Jean Peiffer

Bal folk avec Vents Contraires
Douai, 1990

Bal fol avec Vents Contraires
Uxem, 1990

Bal folk avec Vents Contraires
Calais, 1995

Rencontres nationales Arras, 1983
affiche de Patrick Delaval

Semaines irlandaises en Artois, 2012
affiche de Jef Aérosol

affiche du groupe Blootland
dessin de Guy Gervais

rencontre de cornemuses
du Mont Noir
1999

rencontres de cornemuses
Arc-Aisnières (B)
2001