dimanche 10 février 2019

Léopold SIMONS (1901-1979) le peintre

Je ne peux mieux faire que le superbe portfolio publié par la revue Pays du Nord.








Les autres pages sur Simons
Les débuts de Simons
Les débuts de Line Dariel
Le théâtre de Simons
Le cinéma et Simons
Simons l'illustrateur
Simons à la radio et à la télévision



Sources : Simons 1901-1979, Lille, 1999. Revue Toudis 2009. Revue Pays du Nord. Documents personnels : partitions, livres, almanach, programmes, affiche, journaux et revues.

mardi 5 février 2019

Léopold SIMONS (1901-1979) l'illustrateur

Elève de Pharaon Dewinter à l'école des Beaux-arts de Lille, Simons a débuté sa carrière comme caricaturiste et illustrateur. Il dessinera toute sa vie et utilisera diverses techniques, encre de chine, fusain, aquarelle, lino-gravure, etc. pour ses amis écrivains et auteurs de chansons.


Poupées et bibelots
Le premier auteur à bénéficier de son amitié est Raoul O. Bonnefoy (Raoul Oswald BONNEFOY, 1901-1932) qui publie ce recueil de poèmes illustré de 80 croquis de Simons, obtenus un à un, avec patience et obstination, sur le coin du comptoir de son café favori, la Taverne Lilloise, rue de Béthune. Terminé en 1921, il est édité en 1923 sur les presses de la revue Lille-Université.






Monôme
Un recueil, anonyme, de chansons paillardes. Pas de nom d'éditeur, aucune illustration n'est signée, sauf… sur le tract publicitaire qui annonce la publication, 550 exemplaires hors commerce, numérotés, en 1927.
Une réédition, vers 1970, toujours anonyme et hors commerce, mais l'éditeur est connu, M. Mauritzi à Hellemmes, imprimé par Pierre Landais à Dunkerque. Les dessins sont tous différents de l'édition originale. Détail cocasse pour un livre sensé être "hors commerce", j'ai trouvé mon exemplaire sur un rayon du Furet du Nord à Lille.






Métier d'Islande
de Jean-Serge Dubus, paru au Mercure de Flandre en 1929, un reportage chez les marins pêcheurs  de Gravelines et Petit-Fort-Philippe, illustré de plusieurs linos gravés de Simons, imprimé chez L Nuez.





et d'autres : En tramway de Francis Redan et Cadet Mailloux de Georges Dupret


Revue Toudis 2009


sans oublier Maxence Van Der Meersch

Revue Toudis 2009



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Simons illustre évidemment ses publications. Ses pièces de théâtre, en 1939, son 1er roman, Ghislaine, paru en 1944, et les autres recueils de nouvelles, pasquilles, etc.





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Les petits formats de chansons, illustrés par Simons sont innombrables, j'en possède près de 300, dont une cinquantaine comme parolier, mais je suis certainement très loin de connaître toute sa production. 

Quelques échantillons dont il a signé les paroles





Sources : Simons 1901-1979, Lille, 1999. Revue Toudis 2009. Revue Pays du Nord. Documents personnels : partitions, livres, almanach, programmes, affiche, journaux et revues.


samedi 2 février 2019

Léopold SIMONS (1901-1979) radio et télévision

Galène ou lampes ?...  Simons nous répond...

Nous avons déjà vu les intéressantes réponses faites à nos questions par M. le préfet Hudelo, puis par MM. Chdtelet, Hector Franchomme, Delepoulle, Alfred Descamps, Frady, Théodore. La T.S.F. qui a conquis les gens sérieux doit bien avoir aussi le sourire des artistes...
Notre ami Simons — qui nous avait déjà conté, dans un monologue patoisant que Line Dariel a rendu célèbre, « Les pérégrinations d'un galéneux » — va nous dire ça.

Ici, notre habituelle question, que Simons ne nous laisse même pas le temps de débiter.
— In v'là eun' question. Si j' fais de l' T. S. F. ! Ben, j' comprinds ! Commint qu' j'aros écrit « L' Martyre du poss' à galène », si j' n'avos point intindu m’ femme braire tous les soirs. Et pourquoi que m'femme elle brairot si ch' n'est pour min poss' à galène, hein ?

Seconde question : L'appareil. Simple galène ordinaire ?
— Extraordinaire, au contraire ! L' montache est tout simple — ch'est Marceau, l'accordéonisse, qui m' l' monté — mais le ch'nu, ch'est l' caisse.  Te n'd'vin'ros jamais ch' que ch'est. Cache un p'tit peu pour vir..  J' te l' donne in chint... Te peux minger des fiques, va !... Ch'est eun' caisse à saurets !

Simons a des idées définitives sur la « grande musique », ainsi qu'en témoigne la réponse imprévue qu'il nous sort maintenant :
— Non, j' n'aime point les grands morciaux quand je n' vos point 1' chef et s' baguette — ch'est toudis ch' qu'y a d' pus drôle ! — cha m' fait l'effet d'un' cigarette fumée dins l' noir. Ch' que j'acoute avec plaiji, ch'est l'jass-band in graphophohe et pis l'Broutteux, César [Latulupe], Line Dariel et min chochon Bertal (mets aussi Manaut, y s'ra fin contint d' vir eun' fos sin nom dins l' journal).

Alors, une fidélité éternelle au poste à galène ?...
— Non, ch' qui m' gêne dins s' posse à galène, c'est l's' acouteurs. Après ça toudis su' s'tiête, ch'est canulant ! Et pis, des fos, on l's' oublie... Tiens, y a tros quat’ mos j'acoutos un concert, quand tout d'un cop j' vos l' lait qui s'infuit su l' fu ! Je m’ lève pou' l' rattraper et naturellemint j' pinse pas à min casque, j'intralne m' caisse à saurets qui saque l' robinét uch' que j'avos accroché min fil de tierre ! T'aros vu ch' t'inondation ! Y a eu jusqu'à des champignons aux pieds dé l' tape ! […]



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Line Dariel et Simons au micro de Radio Lille


Il faudrait un livre pour donner le détail de toutes les prestations de Line Dariel et Simons à la radio et à la télévision.
En 1931, il se fait remarquer par la diffusion d'une fausse actualité, Le mystère de la Porte de Paris, qui fait croire aux auditeurs à une attaque du studio de Radio-P.T.T.-Nord.

Ouest Eclair 23 mai 1931 (Gallica)

De 1935 à 1939, Simons anime la demie heure patoisante. De 1945 à 1946, Nord Magazine hebdo, qui devient de 1946 à 1947 Radio Lille Hebdo et puis de 1947 à 1949 La Ducasse Radiophonique. La liste est longue jusqu'en 1970.





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La télévision l'intéresse dès 1939, puisqu'on a diffusé ses sketchs à l'exposition du Progrès Social, en circuit fermé évidemment, mais dès l'inauguration de Télé Lille, en mai 1950, il est présent et y restera fidèle jusqu'en 1971.



Son émission la plus régulière et la plus suivie est certainement le Magazine du Mineur, de 1959 à 1971.



octobre 1959




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Simons, le peintre

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lundi 28 janvier 2019

Léopold SIMONS (1901-1979) les débuts

mise à jour du 28 janvier 2019 : les débuts à l'Echo du Nord

1901-1925

Le père du petit Léopold, Joseph Alphonse est né à Campenhout, en Flandre. Il est artisan plombier-zingueur. Sa mère, Marie Castelain est Lilloise, elle est ouvrière textile.
Quelques semaines après sa naissance, la famille vient s'installer au Faubourg des Postes, dans un modeste café "Au P'tit Zouave", de ce quartier de carretons, non loin du cimetière du Sud. Simons verra s'y dérouler toute sa vie.
Le père parle un curieux mélange de flamand, de patois lillois, de Français, la mère parle le patois lillois. Léopold parlera patois, chez lui, dans la rue, avec ses camarades de jeu, jusqu'au jour où il entre à l'école de la République, l'école Turgot. C'est là qu'il apprendra le français.

extrait d'un cahier d'écolier de Léopold Simons


En mai 1921 il participe à la Fête des Escholiers, un salon des étudiants lillois, dont il a réalisé l'affiche pour le 40e anniversaire de cette assocaition. Il y présente aussi quelques dessins, remarqués par un journaliste de L'Echo du Nord, et il se produit sur scène "dans ses mosaïques fantasques" sous le pseudonyme de Snomis 1er. En juillet de la même année il entre au journal comme dessinateur et sa "Semaine Humoristique" est publiée en première page. Son talent de caricaturiste est utilisé ensuite pour illustrer la chronique judiciaire, on publie ses premiers "croquis d'audience" le 27 octobre 1921.



A partir de novembre 1923, sous le pseudonyme El-Hes, il publie des bandes dessinées écrites avec son ami Pierre Manaut (Péhem) pour le supplément illustré.
- Les véridiques aventures de deux Français au Canada, par El-Hes
- Bamboula, véritable roman nègre pour les petits, par Péhem et El-Hes
- Les mésaventures de Bobino, conte pour les petits, par Péhem et El-Hes
- Buffalo Bill chez les vipères du Mexique, par El-Hes
- Les flibustiers, par El-Hes




Parallèlement il fréquente assidument les étudiants de la faculté de Médecine, participe à leurs activités théâtrales et leur fournit des illustrations pour la revue et autres publications.


janvier 1922



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dimanche 27 janvier 2019

Léopold SIMONS (1901-1979) le cinéma

Simons est un spectateur assidu de cinéma. Dès 1923, avec son ami Pierre Manaut il assiste aux manifestations organisées par le journal Le Grand Echo du Nord. Naturellement on lui a demandé d'illustrer la chronique "l'Echo des cinémas" qui paraît chaque vendredi.




Dix ans plus tard, il s'essaie à la réalisation :

Zulma en justice (1933)
Scénario de Simons (d'après un monologue écrit pour Line Dariel, devenu un sketch créé à l'Alhambra de Lille sous le titre Zulma au tribunal interprété par Bertal, Line Dariel et Simons)
avec Line Dariel, Simons, Gildès, Maupi et Paulais.









un extrait


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Le mystère du 421 (1936)
D'après sa pièce de théâtre créée en 1933
Scénario et réalisation de Simons, production Bruitte et Delemar
avec Line Dariel, Suzanne Christy, Suzy Sambi, Hélène Ourgel, Simons, André Duhamel, William Ruffax, R. Vazelli, Pradelle, Paul Robert, Zizi Festerat, Guy Favières, Edmond Breville, Jean Darwells et V. Marceau





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Le fraudeur (1937)
Sénario original et réalisation de Simons, production Bruitte et Delemar
avec Tramel, Ginette Leclerc, Robert Lynen, Jacques Varennes, Line Dariel, Simons, Palmyre Levasseur, Daudelin, Cardon, Madeleine Frey, Danielle Lorek



bande annonce


extrait


annonce dans Le Grand Echo du Nord






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jeudi 17 janvier 2019

Chant maritime du XVIIe siècle

Chant de victoire à l'occasion de la prise du "Dunkerque" avec 136 hommes et 13 pièces de tir, de la jauge de 100 lasts — Victoire remportée par les valeureux capitaines Jean Van Galen et Goyer, — dont les prisonniers furent conduits à Amsterdam le 13 octobre 1634.
Air : Des Fils d'Accepte, etc.

Victorie liedt over het innemen van den Duynkercker met 136 coppen ende 13 stucken, groot 100 last ver (kriegen by) de manhafflighe capiteyn Jan Galen ende den Goyer met zyn Haentyen gebracht lot Amsterdam den 13 october 1634
Stemme : Van Acceptenaers soon, etc.

source : Gallica


"Ce document hollandais en caractères gothiques provient de la collection A. Van Stolk, de Rotterdam ; il nous montre premièrement les espérances des vaillants corsaires dunkerquois, puis leur lutte avec les capitaines hollandais Van Gallen et Goyer ; il se termine par un chant de triomphe en l'honneur de ces derniers."
Henri Durin

le texte complet et la traduction sur Gallica