vendredi 2 janvier 2015

Les Folies Dunkerquoises en 1757

mise à jour le 2 janvier


collection personnelle


Histoire des fêtes civiles et religieuses : des usages anciens et modernes du département du Nord Par Albertine Clément-Hémery, Paris, 1834 

Cette fête dont aucun document n'indique la fondation, attirait un si grand nombre d'individus à Dunkerque, que les auberges, les maisons particulières, se trouvaient encombrées au point, qu'une grande partie des curieux retardataires, étaient obligés de se coucher dans les rues, sur les caves et les bancs de pierre. Elle se célébrait le jour de St-Jean (24 juin), quoique la ville ait Saint-Éloi pour patron, et comme à Cambrai, elle était précédée d'une procession religieuse, où il se glissait peut-être encore quelques personnages déplacés, mais indispensables à cette époque de nos moeurs, où il fallait parler aux yeux. Voici le détail de la Procession de 1757, écrite par un témoin oculaire (1). La solennité commenca par une grande Messe, célébrée avec grande pompe à l'église paroissiale ; l'abbé de Bergues-St-Vinoc, curé primitif officia lui-même. Après la messe, on déjeûna en grand appareil chez le curé de Dunkerque, où étaient toutes les notabilités de la ville. Entre onze heures et midi, la Procession commença : des hommes habillés en diable fesaient la police, c'est-à-dire, qu'ils forçaient les curieux de se ranger et de livrer passage. A la tête marchaient les trois confréries de Dunkerque, Sainte-Barbe, Saint-Sébastien, Saint-Georges... Les confrères de Sainte-Barbe avaient un habit rouge, les paremens, la veste et la culotte noirs, ils portaient des flambeaux. Les confrères de Saint-Sébastien étaient en habit et culotte rouge, les paremens et la veste jaune; ils portaient aussi des flambeaux. Les confrères de Saint-Georges ont habit et culotte d'écarlate, les paremens et la veste de […].

(1) Voyez le 1er volume des Voyages et Réflexions du chevalier d’Ostalis


 la suite ici 


Dans la deuxième moitié du XIXe siècle le terme folie s’applique au Carnaval, comme en témoigne la partition au début de cette page. Il existe également un quadrille composé par Adolphe Néerman, nommé Jours de Folie, édité vers 1890



Collection personelle


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Une fidèle lectrice du blog m'a fait parvenir ce texte complémentaire.



Merci de faire découvrir ce récit des Folies contenu dans Histoire des fêtes civiles et religieuses : des usages anciens et modernes du département du Nord, par Albertine Clément-Hémery, Paris, 1834.
On peut se reporter au témoignage de première main, écrit en 1757, par le Chevalier Ostalis (Voyages et réflexions du chevalier d'Ostalis, ou ses Lettres au marquis de ... - Google Livres), avec ses détails, comme celui de manger plus que raison des tartines de couke aux raisins, du lard et de la langue fumée, ou celui du bénéfice tiré par la ville des taxes prélevées sur les boissons permettant à lui seul de financer le coût de la fête, soit 12 à 15 mille livres.
Outre l'appellation de Folies, le Chevalier Ostalis emploie les termes de kermesse et ducasse. Ce sont les mots utilisés dans la région pour la fête votive, qui célèbre le Saint patron de la cité. Du coup, il s'interroge sur les raisons de fêter comme patron de la ville de Dunkerque St Jean-Baptiste le 24 juin, alors que la paroisse est sous l'invocation unique de Saint Eloi. 
On constatera d'abord que le 24 juin est la veille, c'est à dire est la vigile de la Saint Eloi d'été ! On est alors en plein solstice d'été, période particulièrement redoutée dans les sociétés agraires anciennes, quand le soleil, à son apogée dans sa course vers le nord, entame le "demi-tour" qui va produire la décroissance des jours. C'était le passage d'un cap considéré comme très dangereux (les Grecs ne plaçaient-ils pas Hélios sur un char tiré par 4 fougueux chevaux) que la pratique de rites aidait à réussir, et dont on trouve trace dans de nombreuses régions et pays. On peut écouter ici une conférence de Claude Gaignebet, spécialistes des mythes européens, sur ce sujet : Autour du solstice d'été — Institut culturel basque.
On pourrait, comme le Chevalier Ostalis, n'entrevoir derrière le défilé des chars qu'un ordonnancement destiné à divertir et combler le public. Mais il est possible de s'interroger sur le sens de ce défilé.


Chapiteau aux dauphins, Saintes

Le Chevalier d'Ostalis évoque par exemple des dauphins de carton, garde rapprochée du char du Dauphin, décoré de tous les attributs du Dauphin de France. Un signe d'allégeance à la royauté ? Un des risques majeurs pendant le solstice, comme l'explique Claude Gaignebet, provient de la mise en activité des dragons. Le dauphin, animal vénéré dans la mythologie grecque, repris comme symbole positif par la religion chrétienne, contrebalance l'activité maléfique du dragon mythique, dont la soumission est évoquée par la place en bonne position dans le défilé de la confrérie de Saint-Georges, qui s'illustra lui aussi en terrassant le dragon. Une dualité qu'on retrouve à différentes époques et sous différentes formes, comme dans l'architecture (Veüe et perspective des Cascades et du Bassin du Dragon a Versailles : [estampe]). 
Loin d'être quelques personnages déplacés, mais indispensables à cette époque (...) où il fallait parler aux yeux (Albertine Clément-Hémery, Paris, 1834), les diables, feux symboliques, bouquets d'herbes bénéfiques ou maléfiques, seringues d'une eau fertilisante et apaisante, s'inscrivent dans la longue histoire des rites accompagnant un calendrier marqué par les rythmes du soleil et de la lune, et les "temps à rebours" que constituaient le cycle des Douze Jours* ou celui de Carnaval**.
Des rites dont les sens, même perdus, ont laissé des traces dans le calendrier liturgique mis en place au Moyen-Age par une Eglise soucieuse de christianiser les pratiques, tout comme aujourd'hui encore dans les foires annuelles, ducasses, défilés et fêtes carnavalesques des offices de tourisme.

Agnès M 

* - une chanson de quête du Cycle des Douze Jours : 8 Mr BEKER, chant et rommelpot : Chant de quête 
- deux illustrations, de Rembrandt, sur le Cycle des Douze jours, où l'on voit bien l'étoile en mouvement sur l'une et le rommelpot sur l'autre
** - air du Reuze de Dunkerque : 05 L'air du Reuze de Dunkerque 



lundi 22 décembre 2014

Alfred Danis, chansonnier lillois, 1821-1891



Collection personnelle


Alfrède Silvain DANIS est né à Lille, rue du Sec Arembault, le 27 septembre 1821, il est le fils de Lambert DANIS, journalier, né à Nismes en Hainaut et Virginie DELMOTTE née à Frelinghien. En 1844 il épouse une Lilloise, Rosine Elisa DESANTE, alors enceinte de six mois, qui décède dix ans plus tard, après lui avoir donner cinq enfants, Alphonsine Viriginie en 1844, Alphonse Désiré en 1847, Alfred Silvain en 1849, Henri Arthur en 1850 et Arthur Jean en 1852. En 1848, Alfred Danis présente le jeune Alexandre Desrousseaux à ses compagnons du Cercle Lyrique*, c'est le début de la "carrière" du chansonnier. Alfred Danis meurt à Lille, 32 rue de la Monnaie, le 23 octobre 1891.

* Eric Lemaire, Le chansonnier lillois Alexandre Joachim Desrouseeaux et la chanson populaire dialectale, éditions DELEM, 2009


On connait de lui deux recueils de chansons en patois lillois, publiés en 1848 et ces chansons conservées à la Bibliothèque Nationale de France :



Heures perdues / retrouvées par A. Danis, D. Cacan et F. Salomé

leschiens bannis : chanson nouvelle en patois de Lille... / par Danis






Le charbonnier : chanson nouvelle en patois de Lille... / [signé : Danis]



[Chansons diverses en patois de Lille] / [par Danis]



[Chansons diverses en patois de Lille] / [par Danis]



[Chansons diverses en patois de Lille] / [par Danis]



[Chansons diverses en patois de Lille] / [par Danis]



La maîtresse du logis : [chanson en patois de Lille] / [signé Danis]



Jours gras, bien maigres d

dimanche 7 décembre 2014

Les violons d'Emile Remès au musée de Mirecourt.


photo Christian Declerck


Lors de ma visite fin aout 2014 à cette belle expo intitulée « la musique malgré tout » qui évoque la vie musicale (ou plutôt la survie…) à Mirecourt et sur le front durant la première guerre mondiale, je suis tombé en arrêt devant une série de 3 violons, un alto et un violoncelle, fabriqués entre 1914-1915 au camp de prisonnier de Friedrichsfeld, par un nommé Emile Remès, demeurant à Lille, rue de Bapaume.

catalogue de l'expo
disponible au Musée de Mirecourt

Dès que l’information arrive dans le Nord de la France, Christian Declerck se met en chasse, il établit une biographie de Remès (voir plus bas), retrace le parcours des instruments jusqu’à leur arrivée au musée de Mirecourt en 2012 suite à une donation, et l’idée d’une publication sur le blog s’impose rapidement. Il me confie la tache de parler de la lutherie de ces instruments.
Quand on les voit, ce sont de « vrais violons ». Je veux dire par là qu’on n’est pas face à des instruments « art brut », faits à la serpe, avec du bois de caisse, ressemblant de loin à leur modèle, le violon académique. Table et fond sont sculptés, avec des voutes harmonieuses, les dimensions sont respectées, les ouïes sont parfaitement dessinées, le renversement du manche existe. Pas de doute, on est dans la catégorie des « plus que parfaits », selon la classification proposées par Claude Ribouillault dans son article sur les violons art populaire dans la revue Modal consacrée à la lutherie populaire et intitulée « instruments de fortune » (FAMDT éditions 1998)
Je le cite : les violons « plus que parfaits sont « de vrais violons : côtes tenues avec précision, travail soigné, volutes élégantes ». Pour les instruments de Remés, seuls manquent « les bois nobles, et les filets incrustés » pour coller à la définition de Claude qui précise que « ces violons sont difficiles à discerner de ceux des luthiers patentés, avec quelques désobéissances qui mettent l’opus à l’oreille »  (fin de citation.)

Voici les dimensions des instruments du musée :

 - violon 2012.3.1 : L : 60,2, l :20,7, E : 3,5, poids : 440g.


 - violon 2012.3.2 : L : 61,3, l :21,2, E : 3,4, poids : 460g.


 - violon 2012.3.3 : L : 65,2, l :20,8, E : 3,5, poids : 460g


 - alto 2012.3.4 : L : 69,3,  l :23,9, E :3,6,  poids : 600g


 - violoncelle 2012.3.5 : L :118,5 l : 41,4, E :12,2, poids 3,310 Kg


Les bois employés sont les mêmes et contribuent à constituer un ensemble très homogène, en complément de la facture et de la « manière » identique qui témoignent un véritable savoir-faire et une maîtrise manuelle : n’oublions pas qu'Emile était ébéniste.

photo CD

Aucun instrument n’est vernis, les tables sont en pin, d’une seule pièce, pour les violons et l'alto, en 2 parties pour le violoncelle.  les éclisses sont en pin également, les fonds sont en hêtre, d’une seule pièce pour les violons et l'alto, en 2 parties pour le violoncelle. Les manches, les volutes, les cordiers, les chevilles sont en hêtre également, encore que sur une photo fournie par Christian qui a pu photographier les instruments en gros plan à Nieuport, il me semble reconnaître du charme, ou de l’orme. 

photo CD

Quoi qu’il en soit, on est dans un grand classique des instruments de fortune : le luthier amateur fait avec ce qu’il a sous la main. L’histoire raconte que le pin utilisé par E Remès était destiné à l’origine à la fabrication de marchepieds pour les wagons de chemins de der.
Je signale une particularité pour les éclisses du violoncelle : celles-ci sont constituées de 5 bandes de pin disposées longitudinalement.

photo CD

Pas de filets incrustés, donc (pas même dessinés), les bois sont débités sur dosse (visible notamment sur les tables), les chevilles sont remarquablement taillées, ce qui est rare sur des instruments art populaire, où elles sont en génaral taillées à l’opinel, et non tournées, comme ici. Les ouies sont également remarquablement et finement dessinées (comme des vraies…), ce qui est aussi rarissime sur ce type de lutherie, et témoigne encore de la maîtrise gestuelle de E Remés, et aussi l’accès à un outillage adapté et en bon état.

photo CD

Les instruments, agés de 100 ans, sont dans un état de conservation remarquable, et ne portent pas les stigmates d’instruments ayant « fait carrière » et ayant beaucoup joué : ils ont semblent-ils leurs chevilles d’origine (aucune n’a été remplacée par des chevilles plus académiques en ébène ou en poirier noirci), elles sont encore bien ajustée, les tables ne sont pas encrassées par la colophane , alors qu’aucun instrument n’a été vernis, les ouïes sont intactes. A croire que Remés a ramené l’ensemble lors de sa libération (dans quelles circonstances ?) et que les instruments ont été précieusement conservés et entretenus comme en témoignent les chevalets du luthier Lillois DEMEY, témoignage d’un remontage postérieur. (Marcel Demey, longtemps ouvrier de la maison Hel, ne s’est installé à son compte qu’en 1943)
Il est intéressant de relever que les instruments comportent tous une étiquette avec la mention « en captivité 1914-1915 » avec son nom et son  adresse  rue de Bapaume à  Lille. Mais d’autres dates son parfois  notées à l’intérieur (notamment 1910 et 1912 sur le violon 2012.3.1)



photos Musée de Mirecourt

On sait également que d’autres instrument de E Remès ont pu circuler, et n’ont pas été conservés dans ce remarquable ensemble, l’un d’entre eux ayant été acquis dans une brocante en Belgique par Aaron Blomme*, violoniste belge, qui l’a fait remettre en état. Bref, tous les espoirs sont permis de voir apparaître un jour d’autres instruments d’Emile Remès, j’en connais au moins deux que cette pensée fait saliver, n’est-ce pas Christian ?

Le 6 décembre 2014 
Jean Jacques Révillion.

* compositeur, avec Joris Devos d'un remarquable concerto

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Corneille, dit Émile, REMÈS



De ce luthier amateur, à part ses instruments, on ne connaissait que son nom et une adresse à Lille. La recherche ne fut facilitée que par la rareté de son patronyme, au moins pour reconstituer les familles Remés domiciliées dans la région lilloise autour de 1900. Malgré ces généalogies, la découverte de sa fiche matricule ne fut pas aisée. Car non seulement il a lui-même changé de prénom, mais le recensement militaire lui en avait attribué un autre. Sur la table annuelle de 1897 il est inscrit comme Camille Remès sous le n° 5.004. Son prénom de naissance est Cornélius, francisé en Corneille ce qui peut prêter à confusion à la lecture.

Emile REMÈS est né à Anvers en 1875, par hasard car ses parents, Henri Remès et Célestine Claessens, qui se sont mariés à Lille en octobre 1872, ont leur premier enfant, Joséphine Françoise, à Lille neuf mois plus tard. Henri est ébéniste, fabriquant de meubles, établi rue d’Alger, dans la cour Duyck depuis 1864. Né à Malines en 1849, il est le fils de François (Anvers 1828 - Lille 1898), contremaître de filature, et Anne Catherine Dieltjens (Malines 1830 - Lille 1888). Emile se déclare menuisier en fauteuil lors de son mariage à Lille en 1900 avec Marthe Lannoye, tailleuse née à Lille en 1875.
En 1897, lors de sa conscription, il est domicilié 92 rue de Flandre. En 1900 c’est au 4 rue Mongolfier qu’il demeure, il déménage le 7 juillet 1904 pour le 6 rue de Chevreuil puis le 12 octobre 1913 il s’établit 6 rue de Bapaume. C’est l’adresse qu’il mentionnera sur les instruments qu’il fabriquera quelques mois plus tard en Allemagne.
Son père obtient la naturalisation française en 1894. Il part donc effectuer son service militaire en 1898 au 15e régiment d'artillerie où il est 2e canonnier servant. Il est mis en disponibilité en 1899. Rappelé en 1914, il est affecté au 1er rgt d'artillerie où il arrive le 2 août. Il est fait prisonnier au siège de Maubeuge le 7 septembre 1914. Interné au camp de Friedrieschsfeld le 2 juin 1917, il ne sera rapatrié que le 14 décembre 1918. Sa fiche matricule mentionne un dernier déménagement le 11 novembre 1921, il s’établit au 109 rue d'Arras, toujours à Lille. Son décès n’a pas encore été retrouvé.

Julien Vanstaurts, professeur au Conservatoire de Lille de 1920 à 1955
photo : collection particulière

Selon sa belle fille, Lucie Vanderstrale, le violoniste lillois Julien Vanstaurts (1880-1955) est l’ami d’Emile Remès, qui est aussi musicien amateur. A son retour de captivité, il confie cinq instruments au violoniste qui les conserve au grenier de son domicile, rue de Paris à Lille. A sa mort en 1955, ils sont conservés à Poitiers chez le petit-fils de ce dernier, puis chez sa belle-fille Lucie. Les instruments ont intégré les collections du musée de Mirecourt en 2012.

Christian Declerck

Sources :
Etat civil de Lille et Anvers
Registre matricule de Lille
Julien Vanstaurts, Emile Remès et les instruments de guerre, note rédigée par Anne-Sophie Trivelin-Benoit, chargée des collections du Musée de la Lutherie et del’Archèterie Française à Mirecourt

lundi 17 novembre 2014

L'original Verc'ruys

Longtemps j'ai cherché qui pouvait être ce personnage extravagant qui se cachait derrière ce pseudonyme.

collection personnelle


Georges Vercruysse (ou Vercruyse selon l'état civil) est né à Wasquehal en 1887, il est le fils d'Adolphe, journalier, et Prudence Deletrée, tous deux nés en Belgique. Le couple arrive un peu avant 1880 à Croix. En 1881 y naît leur premier enfant Elisa. Suivront Auguste, en 1883 dans la même commune, puis Louise qui voit le jour à Everbecq (Belgique), lieu de naissance de sa mère, en 1884.
Au recensement de 1906, Georges est employé comme horticulteur à la société Haute-Croix. Il est domicilié chez ses parents 70 rue du Noir Bonnet. Son frère Adolphe, né en 1889, exerce la même profession.
A part la publication de ces monologues, on ne sait pas grand chose de la "carrière" de ce comique local. La revue Les Spectacles le mentionne en 1926, il passe au Casino de Lille, il est qualifié de "comique populaire" et en 1929 dans la salle de l'Union de Lille, au music-hall, on le dit "roi des comiques".


collection personnelle

Quelques années auparavant il s'était fait remarquer, et photographier, lors de son mariage avec Madeleine Fauvergue, originaire de Borre. Le cortège de noce se déplaçait en brouettes, le marié et les témoins transportant leur épouses sur ces larges brouettes utilisées autour de Lille et popularisées par Jules Watteeuw, alias Le Broutteux, à Tourcoing où elles servaient aux tisserands à transporter leur pièces de tissus. Peut-être que Georges utilisait aussi des brouettes dans son métier d'horticulteur.
Je n'ai pas connaissance d'une descendance et son décès n'est pas mentionné en marge de son acte de naissance, la recherche continue.

Christian Declerck







collection personnelle


Tous ses monologues sont en patois, ils circulaient dans toute la région. On en a collecté dans le Pas de Calais, voir ici

Les titres dans ma collection :
- Berlique ! berloque !
- L'braïou
- Ch' n'est pos des trucs à faire
- Copé in morceaux
- J'ai rêvé qu' j'étos mort
- J' suis bin malate
- L'perroquet du p'tit d'Justin
- Quand in a inne belle-mère
- Rosalie

et ce monologue transcrit dans un cahier de chant ayant appartenu à Albert Dryburgh, domicilié à Rosendael, 103 quai Vauban.

Les 40 sous du Bon Di
collection personnelle



il a aussi écrit une chanson à la gloire des habitants de Wasquehal : Vive les Waquehaleux


collection personnelle