dimanche 28 octobre 2018

Ernest Bacquet, percepteur et compositeur

Ernest Bacquet est probablement le premier à traduire et harmoniser les chants populaires flamands collectés par Edmond de Coussemaker.


collection Christophe Plovier


Honoré Louis Ernest Bacquet est né à Dunkerque en 1852. Fils de Louis Félix (libraire, relieur) et Isabelle Deschamps tous les deux originaires de Dunkerque. Son frère aîné Albert, reprendra le commerce de son père, 32 rue Nationale. Ernest épouse Jeanne Payen à Cousolre en 1888, ils auront 8 enfants (7 filles et un garçon), ce qui vaudra à Mme Bacquet une médaille de bronze de la Famille Française en 1929… 

On ne connait rien des études ni de la formation musicale d'Ernest Bacquet. Sa carrière de fonctionnaire nous est connue par les nombreuses mutations mentionnées dans la liste des membres de l'Union Faulconnier. Il est tour à tour percepteur à Cousolre (1885-1886) ; Bailleul (1888-1900) ; Bavay (1901-1906) ; Englefontaine (1906-1910) et enfin à Spincourt dans la Meuse de 1911 à 1920 où il demeure toujours en 1930 lors du mariage de son fils.
C'est vers 1890 qu'il compose une harmonisation sur des chants populaires comme le relate le Bulletin du Comité Flamand du 18 juin 1890 « frappé de l'harmonie naïve et originale des anciens airs populaires chantés jusqu'en ces derniers temps en Flandre Maritime, [Ernest Bacquet] a écrit, pour cinq d'entre eux, un accompagnement de piano, les mettant ainsi à la portée de tous. Pourquoi n'auraient-ils pas leur place dans la musique des salons, aujourd'hui surtout que l'on y fait entendre de vieux airs bretons et lorrains, auxquels ils ne sont certainement pas inférieurs. M. Bacquet, voulant faire connaître nos vieilles chansons flamandes hors de notre province, les a traduites d’une manière littérale ; chaque mot français vient y prendre la place du mot flamand correspondant et la musique naïve de nos pères s'adapte parfaitement à la phrase nouvelle. »
La première édition de 1898, chez J. Ficheroulle à Bailleul, est conservée à la BNF. Après la guerre ces chants sont de nouveau publiés dans la revue d'André Chenal : Nos Chansons Françaises.
Il compose et écrit plusieurs chansons qui sont également publiées dans la même revue, voir la liste à la fin de cet article.



Par ailleurs il a écrit deux articles pour le Bulletin de l'Union Faulconnier (société historique de Dunkerque) : Un humoriste dunkerquois, Victor Simon (1901) et Notice sur Julien Pieters, poète et professeur (1902). Il est également en lien avec le folkloriste Achille Millien pour qui il compose la musique de sa chanson Petites litanies de Jeanne d'Arc en 1916.
La date et le lieu de son décès ne nous sont pas encore connus, ainsi que ceux de son épouse. Son fils Paul est mort à Châteauroux en 1973 et une de ses filles, Gabrielle, est morte célibataire à Maubeuge en 1980.

Christian Declerck

Merci à Christophe Plovier pour le prêt de ses documents


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Catalogue des œuvres d'Ernest Bacquet :
- L’Adoration des mages, chant populaire recueilli en Flandre Française, par Ed. Coussemaker, accompagnement et traduction de Ernest Bacquet, Nos Chansons Françaises, janvier 1926
- A quatre mains, paroles et musique d’Ernest Bacquet, NCF mars 1927
- L’Arbre de Noël, chœur à deux voix égales, paroles et musique d’Ernest Bacquet, NCF décembre 1924
- Le Bataillon scolaire, défilé pour piano, à Monsieur A. Jennepin, instituteur communal à Cousolre, Dunkerque, lith. H. Brasseur, BNF VM12-1882 (1883)
- Chant de Pâques, paroles et musique de Ernest Bacquet, NCF avril 1928
- Chants populaires des Flamands de France, 1ère série Noëls et cantique, 2e série Noël, Bailleul, Ficheroulle, BNF VM7-112387 (1898)
- Le Départ des cloches, chanson pascale, poésie de Jean Richepin, NCF avril 1926
- Le doux nom (Den soeten naem), chant populaire flamand recueilli par Ed. de Cousssemaker,
accompagnement et paroles françaises d’Ernest Bacquet, NCF janvier 1937
- L’Immaculée Conception, chant populaire du XVIIe siècle, recueilli à Bailleul, harmonisation et paroles françaises d’Ernest Bacquet, NCF novembre 1935
- Invocation à Sainte Cécile, duetto pour voix égales, paroles et musique de Ernest Bacquet, NCF novembre 1925
- Monsieur Printemps, duetto, poésie de Prosper Blanchemain, NCF mai 1924
- Le Nouveau né (Het nieuw geboren kind), noël du XVe siècle traduit du flamand, recueilli par Ed. de Coussemaker, harmonisé par Ernest Bacquet, NCF décembre 1925
- Ode à Jeanne d’Arc, inédit, paroles et musique d’Ernest Bacquet, NCF mai 1925
- Petites litanies de Jeanne d’Arc, paroles d’Achille Millien, musique d’Ernest Baquet, Paris, Maison de la Bonne Presse (1916),  BNF 4VM1-19(90)






jeudi 25 octobre 2018

Carillon, orgues et coqueleux, la fête en Flandre

Une émission de Ruth Stégassy, diffusée sur France Culture en décembre 1988


le carillon ambulant © Christian Declerck



La fête à Dunkerque par Ruth Stégassy

- Jacques Lannoy nous parle du carillon "l'âme sonore de la cité" et de l'origine populaire de son répertoire
- les traditions St Martin, les géants, les combats de coqs
- Entretien avec Albert Ameloot (1920-2006), ancien boucher, propriétaire et créateur du café Aux Orgues à Herzeele. Ses grands parents et ses parents tenaient un bal ambulant avec un orgue mécanique. Puis il a joué avec son frère Jean Marie, professeur d'accordéon et compositeur. Les orgues Mortier du bal sont de 1912, de 1926 et celui avec l'accordéon de 1939. Ils ont été achetés aux filles d'Henri Denecker, ils étaient stockés dans une grange à Bulskamp (VdN/Dunkerque 16/9/2000).
- La sociabilité dans les villages
- Combats de coqs au pied du mont Cassel, mais sans son en direct car les spectateurs ont refusé l'enregistrement. Un ancien coqueleux raconte l'élevage du coq de combat, choix de la race, alimentation, choix des "bons" coqs, les armes de combat de 4,9 cm à 8 cm en fonction du poids du coq. Description du combat. Les spectateurs et les paris, fonctionnement des mises à prix.


avec le concours de l'ASSECARM

téléchargez ICI



orgue Mortier 1926 d'Herzeele 


concours de coqs en Flandre