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jeudi 23 juillet 2026

Maxime Dumoulin et le folklore régional

 Maxime Dumoulin (1893-1972) est un compositeur lillois de musique classique amoureux fervent des Flandres françaises et belge, il évoque dans ses œuvres profanes les souvenirs de son enfance et de son adolescence, ses voyages à pieds à travers les villes flamandes dont il chante les beffrois, les canaux, les légendes.
Robert Guilloux, 2007 
 
Parmi ses souvenirs, j'en ai relevé deux en lien direct avec le folklore comme on disait à son époque. Le premier fait partie de la 11e suite pour piano composée vers 1959/60 qui évoque des souvenirs d'enfance et d'adolescence. Le n°2 s'intitule Cithare, elle fait référence à un souvenir très précis : Maxime Dumoulin tout enfant découvre dans le grenier de sa grand-mère une vieille cithare. N'ayant pas de clef pour l'accorder, il tente vainement d'en tirer quelques sons mélodieux. (R Guilloux)
Que faisait cette cithare dans le grenier de sa grand-mère, à Lille ? Il est très jeune, on est donc avant 1914. Qui était cette grand-mère ? Sa grand-mère paternelle, Angélique Vandewaele, est morte en 1859. Je pencherai plutôt pour sa grand-mère maternelle, Marie-Louise Duviviez, qu'il a pu connaître. Elle est morte en 1908, 64 rue Jean Sans Peur à Lille, Maxime a 14 ans. Et si cette cithare était une épinette du Nord ? peut-être bien une Coupleux, avec des chevilles de piano ? partition à venir
Cette suite s'achève avec Le Chant de la Nativité composée en 1954 et crée à Bourbourg pour la messe de Noël (voir ICI)
 
 
épinette Coupleux, collection Jean-Jacques Révillion

Le souvenir suivant : La saint Nicolas en Flandre fait partie d'une suite pour piano, la deuxième, composée peu après la seconde guerre mondiale, à Montmartre. Elle pourrait s'intituler le Poème de l'enfance ou l’Éveil. Elle comprend cinq pièces qui furent publiées séparément. La 1ère, Le Cortège, fait référence à "la voix cristalline du traditionnel carillon de Flandre et le son des cloches", la 2e Le sommeil de Jacob est une courte berceuse, la 3e, La Saint-Nicolas en Flandre, c'est l'époque où les enfants reçoivent leurs premiers jouets. Ce n'est pas le Père Noël qui leur apporte, mais le bon saint Nicolas particulièrement vénéré en pays flamand. Cette pièce aux harmonies un peu heurtées et à l'allure enjouée est une sorte de gigue (R. Guilloux). La pièce suivante, Dans l'église, M. Dumoulin se souvient de l'époque où il chantait à la maîtrise de Notre-Dame de la Treille. La dernière page de la suite, Holda, fait référence à la mythologie germanique
 
source BNF et bientôt sur Gallica
Christian Declerck
23 juillet 2026 

lundi 29 juin 2026

Joel en Klerktje au Bier Buck

 le 19 octobre 1986

 

Dans les archives de mon père, j'ai retrouvé cet entretien réalisé par Eric Debril le 19 octobre 1986, pour la Radio Uylenspiegel, diffusé dans son émission Slaet op den trommele. Il avait enregistré le concert de Joël en Klerktje au café/folk-club Au Bier Buck tenu par Michel Nave†, à Coudekerque-Branche, je ne sais s'il a interviewé mon père ce jour là ou après. Mais il a monté les deux enregistrements pour le diffuser sur la radio. L'intégralité de l'émission est ICI, j'en ai fait la transcription.

Horlepiep / Jan Pierewiet 
Klein ventje van Elverdinge 
 
 
- Eric Debril : On va reprendre l'interview de Raymond, Klerktje, en français cette fois ci. Alors ce soir c'est un spectacle de Joël [en Klerktje] au Bier Buck de Coudekerque-Branche. Je te demandais tout à l'heure en flamand, quel était ton répertoire ?
- Raymond Declerck : mon répertoire c'est surtout le répertoire d'Edmond de Coussemaker, pas mal de chansons que d'autres groupes a repris avant moi, mais il y a aussi beaucoup de chanson de Willem Vermandere évidemment parce que par ici on est en Flandre Française, il n'y a plus beaucoup d'auteurs-compositeurs, donc on est bien obligé de puiser dans le répertoire de l'autre côté de la frontière, et puis on n'est quand même pas si loin de Dunkerque.
- ED : surtout que c'est le même dialecte il n'y a pas de problème
- RD : oh moi avec Willem je n'ai jamais de problème, pas plus avec Willem qu'avec tous les gens qui habitent la frontière. On peut quand même aller jusque Bruges, Ypres, sans avoir de problèmes, c'est toujours le même dialecte que chez nous. Après quand s'en va plus loin, Anvers, Courtrai, ça change un peu.
- ED : quels sont les thèmes abordés dans ces chansons de Willem Vermandere ? ce sont surtout des chansons actuelles je crois ?
- RD : oui, il y a pas mal de chansons actuelles, mais il y a aussi pas mal de chansons qu'il a repris dans des vieux livres de Djoos Utendoale,  Westhoekse poëzie, c'est à dire des poèmes qui avaient été écrits par Joris Declercq, Djoos Utendoale étant Joris Declercq pour ceux qui ne le savent pas, et donc Willem a mis ces poèmes en musique et ça a donné de très jolies chansons.
 


Cécilia
Vertrek naer Island 
Lat mie mar lopen 
 
- ED : Raymond je pense que tu es de langue maternelle flamande
- RD : et oui… quand je suis allé à l'école, je ne parlais quasiment pas un mot de français, je ne parlais que le flamand et j'ai continué à parler le flamand jusqu'à l'âge de vingt ans, tous mes voisins, toute ma famille parlaient flamand, enfin tout le monde quoi.
- ED : tu es originaire de où ?
- RD : de Cappelle la Grande
- ED : une commune flamande, il y a encore beaucoup de flamands, je crois, à Cappelle
- RD : je crois qu'il y a en plus qu'à Coudekerque Branche
- ED : et pourquoi tu t'es mis à chanter et à chanter en flamand ?
- RD : déjà à l'âge de vingt ans il fallait pas me pousser beaucoup pour me faire sauter sur le podium et pousser la chansonnette, et puis je me suis marié il y eu toute une période où je n'ai pratiquement plus chanté, sauf à l'occasion de réunions de famille, mais en français toujours, l'harmonica c'est pareil, j'ai commencé à jouer de l'harmonica j'avais treize ans, je fauchais en douce l'harmonica de mon père, pour m'entrainer un petit peu et là aussi l'harmonica j'ai laissé tomber pendant pas mal d'années, et puis un beau jour Radio Uylenspiegel ça été pour moi une révélation. La première émission de RU, ça devait être en janvier 1978, j'ai entendu cette chanson de Willem Vermandere qui terminait l'émission Nee’w! Me gaon nuus Vlams nie loat’n [paroles J. Declercq, musique W. Vermandere], c'était une révélation si je puis dire.
 
 
C'est ça qui m'a fait une prise de conscience, ça c'est quand quand du flamand tel que je le comprends moi, tel que je peux le faire, moi, pourquoi j'essaierai pas aussi de chanter en flamand ? alors mon fils qui en faisait partie à l'époque de RU, ça a même été le premier… disons…
- ED : initiateur 
- RD : initiateur si on veut, mais le premier qui a eu des problèmes, disons. Comme il a vu que cette chanson me plaisait beaucoup il m'a offert le disque de Willem V. alors, évidemment, il n'y avait pas que Nee’w! Me gaon nuus Vlams nie loat’n  il y avait un tas d'autres chansons, et j'ai été un petit peu emballé par ce disque et puis j'en ai acheté d'autres par la suite et j'ai fait une petite sélection de chansons que j'ai mise à mon répertoire. C'est comme ça que j'ai commencé.
 
Den hoven
Carillon de Dunkerque
Danse de l'ours / Ma seurtje / Lire boulire 
 Blanche en zijn peird
 
 
 - ED : tu disais Raymond que RU avait le détonateur de ta prise de conscience flamande, mais y a-t-il eu autre chose qui t'a permis de découvrir la Flandre ?
- RD : oui, je peux même dire que j'ai découvert deux choses en même temps. J'ai découvert le chant en flamand et j'ai découvert aussi le chant choral, parce que j'ai fait partie d'Het Reuzekoor, je ne me souviens plus exactement en quelle année c'était, à HR il y avait pas mal de chant en flamand aussi.
- ED : et puis vous êtes sollicités de par et d'autre de la frontière pour faire des prestations 
- RD : ben oui, Joël et moi on n'a pas à se plaindre, on vadrouille des deux côtés de la frontière sans aucun problème, d'ailleurs cette frontière elle n'existe pas, elle n'est pas là quoi. C'est la Flandre des deux côtés. Alors évidemment ça va quelques fois plus loin que la frontière, jusqu'à Anvers, ou Courtrai, ou Bruges, c'est toujours flamand, c'est pas un problème.
- ED : et le plus loin où tu t'es produit en dehors de la Flandre du sud, c'est où ?
- RD : c'est la Flandre de l'extrême Nord, je ne sais pas si ça s'appelle encore la Flandre, puisque c'était en Frise en septembre dernier avec Gérald et Katrien.
- ED : et tu t'es produit dans quel cadre en Frise ?
-  RD : c'était les Eurolympiades, les jeux olympiques des peuples minoritaires, alors il y avait une partie sports comme tout jeux olympiques qui se respectent et une autre partie spectacle.
- ED : sinon dans la Flandre du sud tu te produis dans quel cadre ? les estaminets culturels flamands mais aussi ailleurs ?
- RD : aussi ailleurs pour les festivités du 11 juillet bien sûr [fête nationale de la Belgique Flamande], ça tous les ans on est pris, l'année dernière on était à Furnes et Kockelaere, l'année dernière on était à Anvers et Courtrai.
- ED : et comment le groupe est perçu au niveau de la Flandre du Nord ? en Flandre Belge ?, là-bas il y a beaucoup de sympathie ou avec un peu d'amusement ? comment êtes-vous perçu là-bas ?
- RD : pas du tout d'amusement, avec beaucoup de sympathie et un accueil vraiment formidable, partout où l'on va, dans n'importe quelle ville belge où j'ai chanté avec Joël et avec Bart au début, puisque j'ai commencé avec Bart il ne faut pas l'oublier non plus. Mais partout on a toujours été très très bien reçu. et pas du tout un public amusé, au contraire, des gens vraiment concernés. Ils sont tous heureux de se rendre compte que par ici on parle encore le flamand et on chante encore le flamand surtout.
- ED : et penses-tu que tes prestations puisse faire connaître aux flamands du Nord que la Flandre Française existe ? 
- RD : en oui ! c'est pour ça qu'on y va d'ailleurs, c'est pas uniquement pour le plaisir de chanter et boire un pintje ! c'est pour qu'ils se rendent compte que ce côté ci de la frontière il y a encore des flamands, beaucoup plus qu'ils le croient.
- ED : vous êtes un peu les ambassadeurs, les troubadours de la culture de la Flandre du sud alors ?
- RD : oui, troubadours c'est un mot qui a été repris sur une affiche à Wervik il y quelques années.
 

- ED : Raymond, Joël n'est pas présent ici tout de suite. Tu peux nous dire qui est Joël ?
- RD : Joël c'est d'abord un excellent musicien, puisqu'il a fait 7 années à l'harmonie de Coudekerque Branche, alors la musique il en connait un bout, moi je ne connais pas une note, mais lui il connait pour moi. Et puis Joël est aussi pris dans l'engrenage, maintenant il est mordu, comme moi je suis mordu, il ne parle pas le flamand, mais il commence à très bien le comprendre
- ED : et je crois que pour le spectacle, Joël s'est électrifié au niveau de sa guitare, c'est bien ça ?
- RD : c'est à dire que Joël, avant de m'accompagner, il a fait beaucoup de groupe pour animer les bals et tout ça, dans la région, il a fait partie de plusieurs orchestres et il avait évidemment sa guitare électrique qu'il a toujours conservée, et puis un beau jour il s'est dit pourquoi ne pas essayer la guitare électrique sur certaines chansons ? et ma foi on s'est aperçu que ça marchait très bien, je prends l'exemple de Cécilia, accompagné à la guitare électrique c'est quand même différent.
- ED : est-ce que tu peux nous dire, Raymond, où est-ce que tu as rencontré Joël ?
- RD : je l'ai rencontré le plus simplement du monde, parce que Joël c'est quand même mon neveu, donc Joël je l'ai vu venir sur terre ! je le connais depuis toujours. On a eu quelques fois l'occasion avec Joël et avec Christian il y a de très nombreuses années, de faire quelques fois des petites soirées musicales mais c'était en français à l'époque, soit chez moi, soit chez sa maman qui est ma sœur.
- ED : une famille de musiciens ? alors
- RD : toute la famille oui, puis que le frère de Joël est musicien, sa sœur fait de la musique à l'Harmonie de Coudekerque, donc là c'est toute la famille.
 
Drinkeliekje

 
 

 

mercredi 17 juin 2026

Le tambour de collège

 Le garde champêtre et son tambour est une figure très connue des campagnes françaises, elle servait même de logo à notre fanzine régional Le Tambourineur.
Mais j'ai découvert l'existence d'un autre joueur de tambour qui pratiquait son instrument tous les jours, plusieurs fois par jour. 
 
source : Echo de Paris 1922, Gallica

A Dunkerque, il était également concierge du Collège Jean-Bart :
Nord Maritime du 21 octobre 1923 :  « Au collège Jean-Bart, on a remplacé les appels au tambour par l’appel plus moderne du timbre électrique. Eh bien ! ce petit évènement sans importance est une révolution ; et ce bouleversement d’une coutume ancestrale s’est produit à la rentrée, c’est à dire le 1er octobre 1923. Les anciens professeurs et les élèves de notre établissement universitaire n’en reviennent pas complètement. Aux heures du réveil, de la rentrée des classes, des repas ou du couvre-feu, ce ne sont plus les ra et les fla militaires du tambour que l’on entend. Mais la banale sonnerie électrique. Que voulez-vous, dit le très sympathique M. Gillet, surveillant général, avec une pointe de mélancolie, le tambour devenait quelque peu archaïque. Le tambour qui se tait, c’est quelque chose de l’âme du collège qui s’évanouit, la sonnette électrique c’est plus matériel et dénué de charme. On dira, c’est la rançon du progrès ! les très anciens élèves, en lisant ceci, reverront la figure du père Vandorme [Charles Vandoorine] et pareillement celle de sa femme [Marie-Thérèse Vanoosten], longtemps veuve, mais qui continua néanmoins, à battre le tambour à l’exemple de son mari. M. Henri Coolen, le concierge actuel y est, maintenant depuis vingt ans, il lui semble qu’il manque quelque chose à sa vie, à ses habitudes et c’est de ne plus pouvoir prendre les baguettes pour frapper sur la peau d’âne. Le tambour est conservé nous dit-il, pour le cas de panne. Je crois bien que sans se l’avouer, ce bon Coolen souhaite la panne. Pense-t-on ! voilà cent vingt années que la galerie des études, les couloirs, les escaliers, le préau, les classes résonnent des mêmes roulements et, comme les vieux instruments de musique, le tambour du Collège s’était imprégné de l’ambiance du lieu ; il fut quelque chose, en effet, pour les milliers et les milliers d’étudiants qui obéirent à ses ordres et qui en ont encore le son dans les oreilles. »
 
Rares sont les représentations de ce musicien, je n'ai trouvé que ces deux cartes postales, photos prises au Collège de Saint Pol sur Ternoise, et ça tombe bien c'est dans le Pas-de-Calais !
 

collection personnelle
 
A Dunkerque il n'y avait pas de joueur de tambour pour les annonces, elles étaient lues par un clinqueur, une vieille tradition locale qui datait au moins du XVIIe siècle. voir ICI
 
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Edmond Leschevin* en a fait une chanson, mise en musique par Jacques Offenbach (source : Gallica)
 
 

* Joseph Jules Athénaïs Edmond Leschevin (1824-1908) était un employé du ministère de la Guerre, j'ai eu la surprise de découvrir que sa belle-mère était née à Dunkerque en 1788 ;-) 

samedi 6 juin 2026

Mémoire du folk, et vous qu'en avez-vous fait ?

mise en ligne le 17/2/2021
mise à jour le 6/6/2026 : la vidéo d’Éléonore LOUIS
 


Depuis plus de 15 ans que ce blog a été créé, je remarque de nombreuses visites, certaines uniques et brèves, mais d'autres fréquentes et approfondies. Quelques fois je lis des commentaires de remerciements ou des demandes précises, auxquelles je réponds quand elles ne sont pas anonymes, mais je ne connaissais pas l'usage qui est fait de toutes ces données. La conversation récente avec un ami, m'en a fait découvrir un, original, inclus dans un projet artistique. Un récent contact avec une artiste, Éléonore LOUIS, a abouti sur une vidéo, élément d'un spectacle en devenir.

CD

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Une expérience de création artistique :

Les Vieux d’La Veille, est un groupe crée en 2019. Il se compose de 8 membres (guitare, basse, batterie, section cuivre et accordéon). L’objectif était de participer à la Kingstar Académie, radio-crochet carnavalesque organisé par l’association les Kikeun Reusche. Pour l’occasion, nous avons décidé de créer un répertoire de reprises de chansons qui sont à l’origine de celles du carnaval de Dunkerque. Notre but était de surprendre et de faire découvrir aux gens des chansons dont ils connaissent parfois l’air mais pas les paroles originales.

Pour élaborer ce répertoire, nous avons bien sûr effectué des recherches sur le blog Mémoire du folk en Nord Pas de Calais. Nous y avons trouvé, entre autre, Allt Vad du Vill, qui a un lien avec la célèbre chanson dunkerquoise As-tu connu Manoot’je que nous avons décidé de reprendre et de faire connaître au grand public.

Au cours de ces recherches, nous avons également trouvé le texte de « l’Oncle Co » d’Eugène Gervais que nous avons également repris en nous inspirant de l’interprétation de William Schotte.

Le répertoire du groupe reprend des chants de la bande ainsi que des chansons carnavalesques (comme celles des groupes : Les Prouts, de Chapelle en Chapelle ou d’Ah ! C’est Hervé). On y trouvera la Mattchiche, l’Amour c’est comme de la salade, Funiculi funicula, les Craquelots mais aussi des chants militaires (Le gars Pierre).

Arnaud 





Allt Vad du Vill etc.



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une autre création


L'Euphonie des Coquecigrues



Hier au soir (air du carillon d’Avesnes-sur-Helpe/chanson collectée à Maubeuge/M. Liénard)
voir dans les commentaires 
 
 
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Bonjour Christian,
Het afzyn… la chanson de Marieke, que j'avais découverte par hasard sur Youtube, était pour moi comme un coup de foudre puis... impossible de la retrouver sur la toile ... je l'avais perdue. Plus tard, en décembre 2024, tu m'as gentiment accueillie chez toi, à Dunkerque pour mes recherches de programme musical flamand.
Grâce à toi, j'avais retrouvé, idem, une page au hasard dans le recueil de Coussemaker, la chanson...
L'idée de mettre des images "vivantes" sur Het Afzyn a été long car le tournage a nécessité de tourner sur 3 sites : Dunkerque, Saint Omer et Ambleteuse et la météo a été un peu compliqué mais voilà ... c'est dans la boîte :-) Je viens de mettre en ligne le clip sur Youtube.
 

 
Merci encore d'avoir partagé tes connaissances, sans toi, ce projet aurait été différent, c'est certain. Encore un grand merci. N'hésite  pas à partager cette création sur les réseaux qui nous emmènera, j'espère, plus loin sur scène pour partager notre programme avec un public large. A ce sujet, si tu as des adresses à nous communiquer qui seraient susceptibles de nous accueillir en concert, c'est le bienvenu et restons ouvertes à toutes propositions. Au plaisir de te revoir
Très belle journée à toi
Amitiés
Eléonore  

https://www.facebook.com/eleonorelouis/
 
 
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et vous… qu'en avez-vous fait ? Votre expérience m'intéresse

dimanche 24 mai 2026

Fête de la Nature à Coudekerque-Branche

 une courte vidéo avec des extraits des concerts du 3 septembre 1989

• Le trio Elise Wuillemin, Katrien Delavier et Gérald Ryckeboer
• Jean-François Dutertre et Jacques Mayoud du groupe Mélusine
• un groupe folklorique : Les Soleils boulonnais ?
• un quintet de cuivres (des Hauts de France ?)
 
Images : J. HUBERT
Son : Christian VERKINDT †
Générique : E. POIGNANT
Montage : M. WIERRE
Producteur : Communauté Urbaine de Dunkerque
 
merci à Laurent Rommelare qui l'a publiée sur le groupe FB Dunkerque et son Histoire
 

 

dimanche 15 mars 2026

Charles Delabre, compositeur (1870-1938)

mise à jour du 15/03/2026, ajout d'une vidéo Ascendam superius 
mise à jour du 24/09/2025 ajout de la photo de la salle des fêtes et des infos sur éditeur A. L. Piot
mise à jour du 12/03/2023 ajout d'un lien vers concert BULCO
mise à jour du 24/02/2023 ajout d'une vidéo Vaines pensées
mise à jour du 06/07/2018 ajout d'une vidéo de Nadia Bendjaballah
mise à jour du 08/05/2018 ajout d'une vidéo de Youkali
mise à jour du 21/01/2017 ajout de la conférence/concert




Charles Delabre, vers 1925
collection personnelle


Charles Désiré Delabre, né à La Madeleine le 25 juillet 1870, est issu d'une famille d'artistes. Ses grands parents paternels, Hyacinthe Delabre et Annette Joséphine Bénard, sont comédiens dans des troupes de provinces puis à Paris, notamment au théâtre du Châtelet puis au théâtre de l'Ambigu. Son grand oncle, Henri Bénard (1810-1879), professeur d'ensemble au Conservatoire de Lille, est le chef d'orchestre du Grand Théâtre de Lille et chef de la musique des pompiers de la ville. Son père César Hyacinthe, né à Toulon, est d'abord comédien quand il s'installe à Lille vers 1866, il devient chef de  la musique du bataillon des canonniers sédentaires de Lille. C'est auprès de son père que Charles reçoit ses premières leçons de musique et d'harmonie.
Parallèlement à ses études musicales au Conservatoire de Lille, il débute comme chef d’orchestre dans les brasseries lilloises pour lesquelles il compose de nombreuses musiques de danses. En 1899, à Dunkerque, il épouse Hortense fille de l’entrepreneur maritime Victor LANGEVIN. Il termine ses études musicale au Conservatoire de Lille par un premier prix de piano en 1901 puis il s’installe définitivement à Malo les Bains au 10 de la rue de Bapaume.
 
Il participe à la vie musicale dunkerquoise et surtout malouine en organisant des concerts et en dirigeant pendant près de dix ans l’Association Symphonique et Orphéonique de Malo avant 1914. Mais il démissionne de son poste suite à des querelles au sein de la société. Il se consacre alors exclusivement à la composition et participe à de nombreux concours à Paris, Nantes (1904), Lille (1909), Nice (1923) et Bruxelles (1909) où il remporte des médailles d’argent ou de vermeil.

Il laisse une œuvre considérable d'environ 90 compositions, des mélodies charmantes, des chœurs avec accompagnement d’orchestre et des pages musicales de circonstance : Cantate à Jean-Baptiste Trystram, La Cantate à la ville de Malo-les-Bains (1911), Ascendam Superius, marche malouine (1926), Casino polka (1900), Malo plage, mazurka (1900), Le Vivat de la Jeune France, pour ne citer que celles en relation avec sa ville adoptive.
Il n'est pas musicien de profession. Pendant 38 ans, il est chef de service chez Jokelson où il dirige les grues flottantes. Il a eu deux enfants, Raymond, né en 1900, ingénieur naval aux Chantiers de France et Louise, née en 1901.
Il décède le 28 juillet 1938 dans sa maison de la rue de Bapaume, il venait de fêter ses 68 ans.
Tous ses manuscrits, plus de 400 documents qui ont miraculeusement échappés aux bombardements, sont conservés dans une collection privée.


Christian Declerck



collection personnelle



collection personnelle




Casino polka,  interprétée par Emmanuelle Maggesi
le 21 juin 2015, à la Bibliothèque de l'Université de la Côte d'Opale
BULCO, à Dunkerque

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Conférence/concert Compositeurs et artistes dunkerquois au XIXe siècle
à l'auditorium Bizet, Dunkerque-Petite Synthe le 24 novembre 2016



y sont interprétées les œuvres de Charles Delabre :

- Romance pour cor en fa et piano, par Eric Lorillard et Alice Nenert
- Ascendam superius, par Alice Nenert

 
- Casino polka, par Thomas Malet
- Douce chanson, mélodie, par Alice Nenert
- Sancta Cæcilia, par Frédéric Daudin-Clavaud et Alice Nenert
- Mères, ne pleurez plus, élégie, par Emmanuelle Piot, Alice Nenert, Véronique Rousselle et Frédéric Daudin-Clavaud
 
 - Attente, de Paul Max et Charles Delabre, par Pascale Meesemaecker et Thomas Malet

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- Vaines pensées ©, mélodie de Charles Delabre, par Emmanuelle Piot, soprano et Thomas Malet, piano
en 2015 à la BULCO de Dunkerque, au cours d'un concert de la Fête de la Musique

Programme de l'apéro/concert :
- Sancta Cæcilia, méditation, de Charles Delabre, par Emmanuelle Maggesi (piano) et Frédéric Daudin-Clavaud (violon)
- Ave Maria, de Charles Delabre, par Pascale Meesemaecker (chant), Thomas Malet (piano) Frédéric Daudin-Clavaud
- La jeune malade, de Louis Manotte, par Pascale Meesemaecker et Thomas Malet
- Attente, de Paul Max et Charles Delabre, par Pascale Meesemaecker et Thomas Malet
- Offrande, de Paul Verlaine et Charles Delabre, par Pascale Meesemaecker et Thomas Malet
- Perseveranza, de Théophile Manotte, par Maëlan Tomasek (piano)
- Ascendam Superius, de Charles Delabre, par Emmanuelle Maggesi
- Casino Polka, de Charles Delabre, par Emmanuelle Maggesi
- Douce Chanson, de Charles Delabre, par Emmanuelle Maggesi
- Méditation extraite de la Légende de Sainte Ulphe, de Jules Collery, par Emmanuelle Maggesi et Frédéric Daudin-Clavaud
- Romance pour cor en la, de Charle Delabre, par Eric Lorillard
- Le Carillon de Dunkerque, paroles de Jean Marie Albert Pérot, musique de Louis Manotte, par Emmanuelle Piot et Thomas Malet
- Romance, de Victor Dourlen, par Emmanuelle Piot et Thomas Malet
- Vaines pensées, de Charles Delabre, par Emmanuelle Piot et Thomas Malet
- Mères ne pleurez plus, de Charles Delabre, par Emmanuelle Piot, Véronique Rousselle (violoncelle), Emmanuelle Maggesi et Frédéric Daudin-Clavaud

Les musiques de la conférence ICI

Le 24 novembre 2016, programme de la conférence
- Romance pour cor en fa et piano, de Charles Delabre, par Eric Lorillard et Alice Nenert
- La jeune malade, mélodie, de Louis Manotte, par Pascale Meesemaecker et Thomas Malet
- Romance, mélodie, de Charles Dourlen, par Emmanuelle Piot et Thomas Mallet 
- My faith and truth, extrait de Samson de Haendel, répertoire de Benoîte Louise Lavoie, par Pascale Meesemaecker + 3 élèves de la classe de chant et Thomas Malet
- Perdonate signor, extrait de Le Mariage secret de Cimarosa, répertoire de Henriette Méric-Lamande, par Emmanuelle Piot et Thomas Malet
- Ascendam Superius, Casino polka et Douce Chanson, pour piano de Charles Delabre, par Alice Nenert 
- Santa Cæcila, méditation de Charles Delabre pour violon et piano, par Frédéric Daudin-Clavaud et Alice Nenert
- Mères, ne pleurez plus, pour voix, violon, violoncelle et piano, de Charles Delabre, par Emmanuelle Piot, Frédéric Daudin-Clavaud, Véronique Rousselle et Thomas Malet
 
téléchargez ICI 
 
 
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En résidence-mission "musique" dans le cadre du Contrat Local d'Education Artistique mis en place par la CUD, Nadia Bendjabellah a souhaité travailler sur les musiques de compositeurs locaux. Elle a notamment sélectionné plusieurs compositions de Charles Delabre.



Foot Balle ©, polka-valse composée en 1901 à Lille
Extrait du concert donné par le quintette Youkali au Jazz-Club de Dunkerque le 20 avril 2018.

Youkali :

Adrien Alix, contrebasse
Nadia Bendjaballah, vibraphone
Alice Fagard, voix (qui n'intervient pas dans cet extrait)
X, violon alto
Sven Riondet, accordéon

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Jeunesse ©, valse lente op. 57 
Extrait de la sieste musicale donnée à la Médiathèque de Grande Synthe le 21 avril 2018

Nadia Bendjaballah, vibraphone
Adrien Alix, arrangement





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Inventaire des œuvres :
 À demain, op. 4, retraite pour Café et Théâtre Concert, manuscrit.
À la frontière, chant patriotique, à monsieur Paul Krüger, président de la république Transvaalienne, op. 27, manuscrit, (1900).
À Mourmelon, marche militaire pour orchestre op. 8, à leurs Majestés Impériales le Tzar et la Tzarine de Russie, Paris A. L. Piot, idem manuscrit.
Amours d'automne, romance pour violoncelle, manuscrit.
Les arrivistes, chanson, paroles de Jean Croisette, manuscrit, (1903). 
Ascendam Superius, marche malouine op. 67, (1926).
Attente !..., poésie de Paul Max, manuscrit. 
Avant l’exil, mélodie, Paris A. L. Piot* (1900). 
Ave Maria, avec accompagnement de violon - piano ou orgue, manuscrit. 
Ballet égyptien, suite d'orchestre, manuscrit (1910). interprétation par Nadia Bandjaballah
Cantate à Jean Baptiste Trystram, chœur à deux voix d'hommes, manuscrit (1910). 
Cantate à la ville de Malo les Bains, composée en l’honneur de son 20e anniversaire, juin 1911 pour 1 ou 2 voix, Dunkerque M. Bar, op. 48, (1911), idem manuscrit.
Casino polka pour piano, op.19, Paris, Vve A. L. Piot* (1900).
Chanson, op. 63. Chanson, op. 64. 
Chanson, op. 65, manuscrit, (1924). 
Chanson du bicycle, op. 74, manuscrit (1933). 
Chanson de la nuit, chœur, par A. Coulon, manuscrit. 
Clotaire, pour chœur et orchestre, manuscrit.
Constellation, valse op. 33, manuscrit (1901). 
Cortège des brahmanes, pour longues trompettes en ut, manuscrit (1911). 
Danse égyptienne pour piano, op. 26, dédiée à monsieur le docteur GEERAERT maire de Malo les Bains, Paris, A. L. Piot (1900). 
Déception, le Kaiser à son chancelier durant l’occupation allemande, satyre, op. 56, manuscrit (1915/1919). 
Désillusion, romance op. 37, manuscrit (1901). 
Douce chanson, mélodie pour piano, œuvre primée au concours des Rosati de Flandre en 1923, publié dans la Gazette Musicale de France de mai 1925, op. 12, + manuscrit. 
En avant !!!, marche militaire pour harmonie op. 44, manuscrit, (1903). 
En Bohème, fantaisie pour orchestre op. 6, manuscrit. 
Enigme !, romance, manuscrit.  
Exil de Manon, chanson op. 66, manuscrit. 
Fleur de mai, rêverie pour violon op. 11, à monsieur Alfred DUMONT, maire de Dunkerque, Paris, A. L. Piot (ca 1901). 
Foot balle, scène comique op. 36, répertoire de M. RAMAY, manuscrit (1901). 
Fragment d'airs dunkerquois, manuscrit. 
Il suffit d'être femme, chanson, op. 43, manuscrit. 
L'incomparable, polka pour trombone op. 32, musique de DELCOURT, arrgt. Ch. Delabre, manuscrit (1901). 
Invocation, pour piano ou orgue et violon, manuscrit. 
J'ai gagné le gros lot, chanson comique op. 2, manuscrit..
Jeunesse, valse lente op. 57. 
Lâcheté !…, chanson op. 31, paroles de Albert PENTEL, créé par Mlle GERY à l’Olympia, manuscrit (1901). 
La maîtresse, chanson op. 34, paroles de Jean CROISETTE, manuscrit (1901). 
Malo plage, mazurka op. 28, Lille, l’auteur + manuscrit (1900). 
Ma mie, mélodie, op. 23, à mon frère Jules DELABRE, professeur de musique, Paris, A. L. Piot (1900) + manuscrit (1899). 
Manger, boire et danser, charleston op. 70, manuscrit (1927).
Manon Lescaut de l’abbé Prévost, suite de mélodies, op. 21, Paris, A. L. Piot + manuscrit (1899). 
Marche guerrière, pour orchestre, manuscrit (1904). 
Marche des mutualistes, manuscrit (1904). 
Marche joyeuse des Flandres, op. 75, manuscrit (1933). 
Marche scandinave pour piano, à sa Majesté Royale Oscar II roi de Suède et de Norvège op. 25, Paris Vve A. L. Piot (1900) + manuscrit (1899). 
Marche solennelle pour piano, à son Excellence Monseigneur Guy de Lusignan prince de Chypre, de Jérusalem et d’Arménie op. 1, Paris A. L. Piot + manuscrit (1900). 
Mères !… ne pleurez plus, élégie, créée aux armées par M. ACCOLLET, op. 55, manuscrit (1918). 
Musical review, ouverture pour orchestre, manuscrit (1903). 
Nice joyeuse !…, chanson carnavalesque, manuscrit (1923). 
Offrande, op. 59, poésie de Paul Verlaine, manuscrit. 
Olympia marche, à M. et Mme Charles ERNST, directeur de l’Olympia de Lille, op. 29, manuscrit (1900). 
Pité pour l'infortune, chanson, parole de Jean Croisette, manuscrit (1903). 
Première étape, pas redoublé, op. 9. 
Prière d'enfant, mélodie pour violon et piano, op. 24, Paris, A. L. Piot* (1899) + manuscrit. 
La progéniture, chanson, manuscrit, (1903). Ré-fa-la, polka pour orchestre, manuscrit.
Romance sans paroles, pour cor en fa, à monsieur E. Léonard, 1er prix du conservatoire de Bruxelles, op. 2, manuscrit, (1903). 
Romance sans paroles, pour violon et piano. 
La route à suivre, op. 72, paroles de Ed. MARTIN, manuscrit, (1929). 
Sancta Cæcilia, méditation pour violon et piano, à Monsieur Lucien DEBAECKER, op. 3, Paris Vve A. L. Piot (1900). 
La santé, chanson, manuscrit (1903). 
Scènes égyptiennes, pour harmonies, op. 47. 
Sensitives, duo pour violon et violoncelle, à monsieur Charles ERNST, directeur de l’Olympia de Lille, manuscrit. 
Simple aveu, madrigal, op. 7, à monsieur Victor LANGEVIN, Paris, A. L. Piot* (1900). 
Soir d'été, bleuette pour piano, manuscrit. 
Souvenir d'Alsace, élégie pour ténor ou soprano, à monsieur BERTRAND officier de la Légion d’Honneur, directeur de l’Académie Nationale de Musique op. 22, Paris A. L. Piot (1900) + manuscrit. 
Souvenir de Bohème, pour orchestre symphonique, manuscrit. 
Sur le lac, rêverie pour piano, manuscrit. 
Vaines pensées, mélodie pour soprano, manuscrit. 
Vers l’Est, ébauche manuscrite 
Vers l'exil, romance, extrait de Manon Lescaut, manuscrit, (1902). 
La vie de famille, chanson, op. 41, manuscrit (1903). 
Violetta, valse lente, dédiée à Mlle Yvonne BUTAYE, édit. Association des Compositeurs du Nord et du Pas de Calais, 20 rue du Chaufour, Lille + manuscrit (1909).
Le vivat de la Jeune France, dédié à monsieur Ernest MARQUIS, président de l’association Chorale La Jeune France, op. 73, manuscrit (ca 1930). 
Vive la paix, chansonnette op. 68, manuscrit, (1926).
Vive le bon roi carnaval, chanson carnavalesque, manuscrit (1923). 
 
* A.-L. Piot : Louis François Aimé, artiste dramatique (1879), puis agent lyrique (1896) et éditeur de musique, est né à Graville l'Heure (76) le 2 avril 1851, † Paris 7e le 7 mars 1900, époux de Anne Joséphine Louise Leroux (1850-1918), il était domicilié 13 faubourg Saint Denis.


samedi 14 mars 2026

Ali Alo pour Maschero ou Macheraut ?

mise en ligne le 3/3/2025
mise à jour le 14/3/2026 : ajout d'infos supplémentaire 

 Mais qui était donc ce Maschero ?

source : Chants populaires flamands 
 

Je pense peut-être tenir une piste avec une famille MACHERAUT, domiciliée à Dunkerque fin XVIIIe / début XIXe siècles.

Nicolas MACHURO épouse Marie Madalene BOUDRY à Dunkerque en 1751, ils ne savent pas signer. Ils ont trois enfants : Nicolas, Alexis et Jean. Seul Jean Henri aura une descendance identifiée : Jean Henri Louis Laurent Eugène MACHERAUT, brouetteur, qui épouse Marie Jeanne HANQUET à Dunkerque en 1817, a priori sans descendance et Jean Joseph MACHERAUT, charron, né à Dunkerque le 8 février 1793, il épouse Jeanne RONÉE en 1819. Le couple aura 3 enfants : Jean Joseph Augustin, Elisabeth Françoise et Marie Pétronille. Jean Joseph, charron, meurt à Lille le 20 septembre 1850, il est employé au génie militaire, mais domicilié à Dunkerque. Son épouse meurt également à Lille en 1862, témoin : son beau fils Louis DEBEYRE.

Jean Joseph Augustin est nommé prêtre en 1842, vicaire à Tourcoing la même année, puis vicaire à Lille (St Maurice) en 1846, vicaire à Lille (St Etienne) en 1853. Il devient curé de Notre Dame au Bois, Overijse (B) et enfin curé à Aubers en 1867 où il termine sa vie dans le joli presbytère de la commune. Il y meurt le 12 juin 1881. Sa sœur Elisabeth née en 1821, meurt à Dunkerque en 1902, 11 rue des Bassins, elle a certainement entendu plusieurs fois la fameuse chanson.

Si quelqu'un a une meilleure hypothèse ?

Christian Declerck
3 mars 2025


En complément : une publication sur le site EthnoDoc qui compile les émissions de Radio Uylenspiegel


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C. E. de Coussemaker a collecté cette chanson le 12 juin 1854, nous précise Michel Colleu dans la plaquette accompagnant le CD Chants des Marins de la Mer du Nord et de la Manche. Il ajoute que ce chant résonnera sur le port de Dunkerque jusqu'au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale. En 1888, L. A. Smith le publie de nouveau dans The music of the waters, en remarquant "Tous les jours à Dunkerque, vous pouvez entendre cet "ali alo" chanté par des dizaines de dockers si vous passez le long des quais. Au début du XXe siècle, les accoreurs des chantiers dunkerquois l'utilisent encore "Au commandement, les ouvriers rythmaient leur travail avec une chanson, dont voici un échantillon : "Machero a perdu son chariot/Ali ali alo/Il boit du vin il do-on' de l'eau/Ali ali alo". En cadence, les coups de maillets pleuvaient, les accores tombaient par paires, une de chaque bord. Enfin dégagé, le navire glissait vers la mer, dans un nuage de fumée produit par la combustion du suif de la savate" (Souvenirs de G. de RAULIN* [et non G. de BAULIN], publiés dans le Yacht, [8 octobre] 1932), […].
 
 *G. de RAULIN, c'est le pseudonyme de Gustave Joseph Henri LANDRIEU, né à Dunkerque le 7 mai 1863, † Paris le 5 mars 1946. Commissaire principal de la Marine à Lorient puis à Nantes et enfin trésorier du 5e dépôt des équipages à Toulon. Il a publié plusieurs études biographiques et des romans sur des sujets maritimes ICI. Mais aussi les paroles de plusieurs chansons, dont la Cantate pour la célébration du siège de Dunkerque en 1793, édités chez Brasseur en 1893.
 
collection personnelle