mercredi 28 octobre 2009

Épinettes

Patrice Gilbert & Jacques Leininger – Epinettes – 1985
Production : Vie et Traditions d’Artois – Le Tambourineur





01-Mathilda (Sylvie Vandeneeckhoutte)/Adieu les gens (Christophe Declercq)
02-Allemande Nova (XVIe siècle)-Cuvée 83 (Christian Declerck)
03-De boer 1 et 2 (trad.)
04-Sandale d'Ô (Jacques Leininger)
05-Slow air (Trad.)/Fanny Power (O’ Carolan)
06-En route pour le désir (C. Declercq)
07-Scottische du 29 mars (C. Declercq)/Papier veiné (C. Declerck)/Carbure bémol (J. Leininger)
08-Tangeuze (J. Leininger)
09-La jolie fille (Trad.)
10-La Baudimont (Patrice Gilbert)
11-Bransle de Normandie (Borjon de Scellery)
12-A vos mazurkassettes (Guy Vandeneeckhoutte)

épinettes de Rémy Dubois, Bernd Maier, Noël Warnier

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Mathilda

dimanche 25 octobre 2009

La fille mal mariée


Ce recueil de chanson trouvé sur un marché aux puces dans la campagne flamande contient une vingtaine de chansons, en français et en flamand. Il est daté sur deux pages : 1856 et 1858. Il a appartenu à plusieurs personnes, les dernières que je peux identifier sont Gabrielle et Antoinette Duflot, dont les noms sont marqués sur plusieurs pages. Un dessin d’écolière trouvé en même temps que le carnet, aussi marqué Antoinette Duflot, localisé à West Cappel, m’a permis de retrouver la trace de cette famille.

Gabrielle Cornélie Elisabeth est née le 16 novembre 1893 et Antoinette Marie Cornélie le 11 mai 1898, à West-Cappel. Elles sont les filles d’Albert Arthur Alphonse Duflot et Stéphanie Louise Euphrasie Moffelein. Sa mère ne peut pas être la première propriétaire puisqu’elle est née en 1869. Peut-être provient-il de sa grand-mère paternelle, Marie Elisabeth Clémence Arnout ou de sa grand-mère maternelle Célestine Clémence Valentine Degroote, née en 1834 à Bissezeele ? nous ne le saurons jamais. La seule certitude est que ce carnet a été rédigé pendant qu’Edmond de Coussemacker faisait son collectage et il prouve qu’à cette époque, dans la Flandre profonde, on ne chantait pas qu’en flamand.
Il y a dans ce carnet une chanson sur le thème connu de la mal mariée que l’on retrouve également dans le recueil de chanson de A. Durieux et A. Bruyelle Chants et chansons populaires du Cambrésis, premier tome publié en 1864, page 63. Elle porte le titre :

La fille mal mariée

1er couplet
Mon pèr’ m’a mariée
A l’âge de quinze ans,
Il m’a donné un homme
De quatre-vingt-dix ans ;

Dans le livre onze vers ont été censurés, remplacés par des petits points, mais on retrouve le texte manquant sur des pages volantes, incluses dans l’édition originale avec cette mention liminaire : « Nous avons rassemblé ici, comme complément bibliographique, sous une pagination particulière, afin qu’on puisse en opérer la suppression ad libitum, tout ce que nous avions dû retrancher, mots, vers ou couplets, dans le cours de notre travail »

Et moi pauvre fillette
Comment passer mon temps !

2e couplet
Le premier jour des noces
Avec lui me coucha :
Il tourna ses épaules
Commença à dormir ;
Et moi pauvre fillette
Comment passer la nuit !

3e couplet
Le lendemain matin
Chez mon pèr’ m’en vas :
Bonjour, bonjour mon père.
- Bonjour vous soit donné
- M’avez donné un homme
Qui ne fait rien du tout

4e couplet
- Va ma fill’ prends patience,
C’est un riche marchand ;
On dit qu’il est malade,
Je crois qu’il en mourra :
Tu seras héritière
De tout ce qu’il aura

5e couplet
- Au diable la richesse,
Quand l’amour n’y est pas.
J’aimerais mieux un homme
A mon contentement,
Que toute la richesse
De ce riche marchand.

6e couplet
Et quand je serai morte
Ne me faudra plus rien
D’autre qu’un’ chemis’ propre
Un grand drap pardessus,
- Voilà la belle morte
Que l’on n’en parle plus !

Voici la musique donnée par Durieux et Bruyelle



Et la chanson écrite dans le carnet à la page 17 et 18

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J’ajoute la table des matières, le carnet complet est ici.

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samedi 24 octobre 2009

Hempson

En concert à Chelles en 1995


Denis Hempson, dont le groupe tire son nom, fut le dernier détenteur des anciennes traditions de la harpe irlandaise à cordes métalliques. Ses techniques et son répertoire furent étudiés en détail dans les dernières années du XVIIIe siècle par Edward Bunting qui présenta en 1840, dans son livre « The Ancient Music of Ireland », des systèmes d’accord, des doigtés, des ornementations, enfin quelques échantillons de musique notés directement d’après le jeu du musicien. Si on ajoute à ceci certains morceaux qui figurent dans des recueils irlandais du XVIe et XVIIe siècles, on constate qu’ils révèlent, en particulier dans les basses, des systèmes musicaux déjà archaïques à l’époque de leur publication.
Le groupe Hempson a étendu l’application de ces principes à tout le traitement instrumental, ce qui a exigé une remise en question fondamentale non seulement du jeu et de l’accord, mais aussi de toute la vision de ces musiques. L’expérience de la musique traditionnelle orale qu’ont tous les membres du groupe a profondément influencé la lecture des documents, et fait que l’interprétation n’est jamais figée. Car, au travers des signes écrits, nous retrouvons bien des formes toujours présentes aujourd’hui dans les traditions d’Irlande et d’Ecosse. Tous ces éléments fusionnent pour former une image plausible d’une pratique musicale dont les sonorités et les rythmes nous surprennent par leur fraîcheur et, malgré leur âge et certains aspects familiers, leur nouveauté.
John Wright

L’intérêt de ce concert est aussi dans les commentaires de John Wright qui explique la démarche des musiciens. Les arrangements et les tonalités sont parfois différents du CD édité en 1996


02-Feachan Gleash
03-Planxty Bourke
05-Scott's Lamentation
07-Marbhna no Cumba/I wish you would marry me now
09-A fig for a kiss/Huish the cat
11-Arthur Shaen
13-Bantry bay boys
14-Mr. O'Connor's Jig
16-Henry MacDermott-Roe
18-Sarsfield's lamentation/The Taproom
19-Robert Jordon
20-Hewlett
22-Patrick Kelly
24-James Betagh/Jig
26-Kitty Magennis
28-The cuckoo/Si Bheag si Mhor
30-Planxty Irwin


Katrien Delavier : harpe clairseach
Gérald Ryckeboer : uilleann pipes, cistre, tin whistle
John Wright : violon
Jean-Michel Alhaits : basson

un extrait du concert


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un extrait de leur album






mercredi 21 octobre 2009

Collectage du S.M.A.B.P.

Suite des collectages diffusés (voir les détails sur ce message), celui du "Syndicat Mixte d’Aménagement du Bas Pays" réalisé par Gaby Delassus.

01- J'étos ben malate, par Argentine Dubois
02- J'suis dégoûté d'Jérôme, par Simone Cacan-Deleplace
03- En arvenant d'ses camps
04- L'habit d'min vieux grand-père, par Denise Bertrand
05- Mon père m'envoie à l'herbe
06- François se mit dans s'tiête, par Simone Cacan-Deleplace
07- Hier fallo vir ça
08- Touchez pas min caraco
09- Qu'il était un p'tit homme
10- En revenant de Charenton
11- La chanson d'Mareuil, sur l'air de Monte là dessus
12- Faure et Drumont
13- Min camarade Flipot, par Mme Hardy


La chanson de Mareuil


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Commentaires 

Je possède la "feuille volante" du n°1 sous le titre J'suis bin malate, imprimée à Lille. C'est "l'original VERC'RUYS" qui a créé ce monologue dans les années 1920 sans doute.



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L'habit de mon vieux grand-père est d'Alexandre Desrousseaux bien sûr mais l'intro est originale.
Faure et Drumont est une chanson de café concert, paroles de Victor Tourtal et musique de Gustave Goublier, qui fait référence à Sébastien Faure, le militant anarchiste marseillais et Edouard Drumont l’auteur antisémite qui se sont opposés à propos de l’affaire Dreyfus à la fin du XIXe siècle


lundi 19 octobre 2009

Musiques des carillonneurs, les sources

Le manuscrit de André Jean Baptiste Bonaventure DUPONT, organiste, et carillonneur à l'abbaye de St Bertin à St-Omer en 1780-85

Ma découverte

En 1983, je fais des recherches dans le fichier manuel de la bibliothèque de Saint-Omer et je trouve la référence de ce manuscrit, je demande à le consulter. Puis je commande un microfilm, la bibliothèque ne pouvant pas le réaliser, le manuscrit est transféré au Archives du Pas de Calais.

Ce manuscrit avait été signalé par M Révillion dans le Bulletin Historique de la Société des Antiquaires de la Morinie en 1899. Il appartient à cette époque à l'organiste de la cathédrale Notre-Dame, M. Lucien Catouillard. Il passe dans la collection de M. Justin de Pas, historien local, ainsi que l'atteste la présence de l'ex libris sur le dernier plat du carnet. Il entre ensuite à la bibliothèque municipale de Saint-Omer sous la cote Ms 1691.
Ce document rare a été brièvement décrit dans le livre de Prosper VERHEYDEN, Beiarden in Frankrijk, publié à Anvers à 1924.

Un peu plus tard je fais la connaissance de Frank Deleu, producteur à la BRT 2, musicologue et carillonneur à Courtrai, Menin et Izegem.
Je le rencontre à Courtrai en janvier 1986, on échange nos informations sur Dupont (dont j'avais fait la généalogie) et son manuscrit, il m'apprend qu'il va publier une transcription très prochainement. Le premier tome est édité courant 1986 par une association de Courtrai. Le 2e tome paraît en 1988 et le 3e en 1990.

Musiques pour le carillon ?

Je doute fort qu'André Dupont ait joué ces mélodies au carillon car, d’après A. Dusautoir, dans son étude sur la Tour Saint-Bertin, parue vers 1930, l’instrument ne comprenait que 7 cloches : La tour renfermait sept cloches dans son beffroi. Cinq d’entre elles furent fondues, en 1470, sous l’Abbé Guillaume Fillastre par les fondeurs Hoerche de Bois-le-Duc. Elles portaient les noms de Willhelmine, Bertine, Charlotte, Marguerite et Benoite. Les deux autres fondues sous l’Abbé Vaast de Grenet, furent installées en 1586. L’une d’elles, Védastine, la plus forte de toutes, pesait 17.000 livres. Ces cloches formaient une échelle diatonique rigoureusement combinée. D’où s’échappait un harmonieux carillon.
Et même s’il mentionne également la présence, dans la tourelle située à l’intersection de la grande nef et du transept, d’un ensemble de treize cloches bénites par l’Abbé Vasast de Grenet en 1583 c'est trop peu pour jouer les mélodies contenues dans le manuscrit. De plus je doute que l’on ai laissé le carillonneur jouer des airs de contredanse dans une abbaye Bénédictine.
Mais peut-être les a-t-il jouées sur le carillon de la cathédrale où son père, Aldabalde Bonaventure Alexandre Joseph, était titulaire, ou plus simplement je crois qu'il pratiquait un autre instrument, le violon, comme son confrère Nicolas Lecat, à Dunkerque, qui jouait des contredanses dans les nombreux bals organisés par les confréries.

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Transcription de Frank Deleu publiée en trois volumes par De Gulden Sporen à Courtrai. Le manuscrit original est conservé à la bibliothèque municipale de Saint-Omer.


Fac similé publié en 1971 par Broekmans & Van Poppel à Amsterdam d'après l'original conservé à la bibliothèque du Koninklijk Vlaams Muziek Conservatorium à Anvers.

Scans des transcriptions ICI



jeudi 15 octobre 2009

Larry & Barry

Ambiance des années pionnières à la MJC de Rosendael
C'était le 2 février 1974, le concert d'un duo de musiciens américains, dont on ne se souvient que des prénoms, mais qui étaient recommandés par Lionel Rocheman devenu "imprésario" entre temps.
Si vous les reconnaissez faites le savoir.

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(archives de Nicole Périn-Dewaele et Jean-Louis Montagut)