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mardi 19 août 2025

Marie Grauette – Musique et Chants Traditionnels d'Artois – 1978

mise à jour 18/2/2016
mise à jour le 19/8/2025 : ajout d'une photo de Gérard Delassus




Gaby Delasus : « Nous avions à peine 18 ans quand Roland, Alain et moi nous chantions, à Lillers en nous baladant, les grands standards du folk américain que nous avait révélés Mimi, la sœur de Roland et Alain avec les 33t de Pete Seeger et des Weavers ; seul Roland Delassus jouait d'un instrument (guitare).
En 1967 je fais une rencontre décisive pendant mon service militaire, Alain Breitenbach, dont la voix, le jeu de guitare et le répertoire me stupéfient littéralement dès la première écoute dans la piaule (blues noir américain de Big Bill Broonzy, Sonny Terry, Brownie McGee, Jesse Fuller, etc...) Bob Dylan, L.Cohen, Phil Ochs, Tom Paxton, et la vague anglaise, Bert Jansch, John Renbourn, etc... Je contracte une superbe maladie : la furieuse envie d'apprendre ; il me donne mes premiers rudiments d'accord et m'apprend à chanter en jouant ; nous ferons d'ailleurs un bon bout de route ensemble sur les routes d'Europe à faire la manche avec guitares, sacs à dos, ami(e)s de passage, et vivre de petits boulots et faire de superbes rencontres (en ce qui me concerne mes pérégrinations dureront près de 2 ans).
A mon retour de ces voyages sur les routes, Roland me trouve l'opportunité d'un emploi sur la côte d'azur ; je vais y rester six ans puis aller vivre un an en Irlande en 1975 où je me passionne pour le violon ; à mon retour à Lillers fin 75, je retrouve mes ami(e)s lillérois, nous passons des soirées merveilleuses où ils apprécient (je pense) ma reconversion vers la musique et la chanson traditionnelles françaises, virus contracté à Cannes grâce aux rencontres avec les gars du Folk-Club du Pont-Vieux à Nice (Patrick Vaillant, Doc et Phil, et d'autres) et à la MJC de Cannes où je suis employé et où je crée le Folk-Club de la MJC (nous accueillons le studio mobile d'enregistrement de "Chant du Monde" pour l'enregistrement dans notre MJC du PREMIER 33t consacré au folk français "Gabriel Valse", dans lequel je fais, avec d'autres, les réponses dans les chants collectifs.

Alors dans ces retrouvailles à Lillers, jaillit l'idée généreuse des 4 couples (je suis le seul célibataire à l'époque) Roland et Marcelle, Alain et Gilberte (tous des Delassus), Robert et Claude Henneton, Jean-Yves et Edith Vincent, pourquoi ne pas créer des ateliers au Local-Club du Brûle à Lillers et apprendre quelques instruments ; c'est ainsi que je diffuse ce que je peux apprendre et donner à mes amis : des chansons, des musiques, des notions de jeu sur le dulcimer et la guitare, tout va aller très vite étant donné le fort degré d'investissement et le progrès rapide de chacun. Très rapidement le groupe Marie-Grauette se forme et va commencer à se produire ; un an plus tard nous sommes sollicités pour réaliser un 33t pour lequel nous acceptons le total bénévolat contre la fourniture d’une dizaine de disque et quelques centaines de cassettes audio que nous distribuons dans les écoles de 25 communes rurales du Bas-Pays.
Le disque a été édité en 500 ou 1000 exemplaires (pas sûr), non vendu dans le commerce, la Délégation au Tourisme l'offrait en cadeau à ses partenaires lors de congrès, salons, séminaires en France et pays avoisinants. Voilà un peu notre histoire, ce groupe a précédé la création de Chantefoire
»

Merci à Gaby de m'avoir fournit cet enregistrement rare, ainsi que d'autres de Chantefoire, plus rares encore, qui suivront.

01-Les tondeurs*
02-La fête d'Arras
03-Tiens, tiens, tiens
04-Oh ma mère
05-A Graincourt
06-Lève toi donc belle
07-Hier su'l minuit
08-Noël
09-En revenant de la Lorraine
10-Marion
11-La fillette au moulin
12-Un grand marchand d'oignons
13-Tros belles paires ed' marrones
14-Berlibinbin


Claude Henneton : épinette, dulcimer
Gilberte Delassus : épinette, dulcimer
Marcelle Delassus : épinette, dulcimer
Edith Vincent : flûte à bec, cromorne
Alain Delassus : contrebasse, flûte à bec, cornemuse
Jean-Yves Vincent : accordéon chromatique
Robert Henneton : percussions
Gaby Delassus : violon, cistre, cabrette
Roland Delassus : accordéon diatonique, vielle à roue
Patrick Delaval : illustrations de la plaquette

Enregistré en 1978 à l'École Normale d'Arras à la demande de la Délégation Régionale au Tourisme Nord-Pas-de-Calais
Preneur de son : Gérard Delassus (premier preneur de son au château d’Hérouville de Michel Magne)


Téléchargez ici fichier actualisé
348 téléchargements au 1/6/1013
pour les premiers qui ont téléchargé les fichiers manquants sont ici



Les Tondeurs

*une étude sur l'origine et le contexte de cette chanson sur le site de Coeremieu

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Merci encore à Gaby pour ces deux documents








mercredi 15 janvier 2025

L'écho du parquet

 Un audio-blog consacré à la danse traditionnelle

 

ICI

Je l'ai repéré grâce à ce podcast sur Gabriel Valse, LE disque que tous les folkeux, dont moi et les autres folkeux de la région (surtout Gaby Delassus qui a été témoin à l'époque, voir aussi ci-dessous), ont acheté et écouté jusqu'à l'usure : 

https://audioblog.arteradio.com/blog/209011/podcast/238783/l-echo-du-parquet-25-gabriel-valse-la-naissance-du-bal-folk

Un documentaire à l'occasion du 50e anniversaire du premier disque de Bal Folk publié en France, en 1974. L'Echo du Parquet est parti à la rencontre des personnes qui ont participé à cet enregistrement et plus généralement au développement des bals folks dans les années 1970.

 Ce documentaire est complété par deux autres ressources :  
- sur cet audioblog, une compilation de témoignages à propos de l'importance de ce disque dans le parcours de nombreux folkeux :
- sur la page Facebook de l'émission, un dossier iconographique qui vient illustrer en images le contenu de l'émission :

Extraits musicaux cités dans l'émission 25 :
GABRIEL VALSE, « Polka de l’Aveyron » THE NITTY GRITTY DIRT BAND, « Grand Ole Opry song » BALFA BOTHERS, « Lacassine Special » LA BAMBOCHE, « Bourrée, cornemuse » (enregistrement au Bourdon, CD Archives 1) PERLINPINPIN FOLC, « Lo men pair e la mia mair » BEN KISER, « Walking in the parlor » (Dulcimer) GRELOT BAYOU FOLK, "Le pinson et l’alouette" (enregistrement au Bourdon, CD Archives 2) LA FAMILLE TOUSSAINT, « Le paradis des vieilles maisons » LA FAMILLE TOUSSAINT, « Coussol Valse » GABRIEL VALSE, « Suite de bourrées » GABRIEL VALSE, « Rondeau de Mirepoix » GABRIEL VALSE, « La scottisch» GABRIEL VALSE, « Sur le bout du banc » GABRIEL VALSE, « En avant blonde » GABRIEL VALSE, « Gabriel (valse) »
 

 
de G à D, le violon de Jean Pierre Cazade, Michel (guitare), Marc Perrone qui joue de l’accordéon et Pierre Toussaint l’initiateur et le meneur de ce disque Gabriel Valse en 1974, au violon.
 
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Gaby Delassus m'a envoyé ses souvenirs de cette époque mémorable et quelques précisions :

MJC Cannes-Picaud

Début 1974, nous (MJC Cannes-Picaud) répondons ok à la proposition d’Yvette Loreilhe (Chant du Monde). « Cannes-Picaud » comme on l’appelait était la plus importante des 3 MJC de Cannes : Picaud, Ranguin et La Bocca.
C’est là-bas que mon ami Hervé Grac (à droite sur la photo), cannois qui avait séjourné à La Chanterelle de Lyon, me donne mes rudiments de violon.

Et l’enregistrement de Gabriel Valse en public, a donc lieu dans nos locaux, ça dure 3 jours, de l’accueil des techniciens à la mise en place de l’espace « prise de son », l’accueil des musiciens (la famille Toussaint, Benoit Chantran, Marc Perrone, Perlinpinpin Folk, Jean-Pierre Cazade, Kachtoun), et jusqu’aux dernières prises. C’était aussi l’occasion de se mettre en train pour les chants à réponse et les danses, car Yvette tenait à ce que « l’ambiance » transparaisse, de faire la fête avec des moments de repas très conviviaux, etc…
Pour ce qui est des publications de vinyles à cette période, c’est Chant du Monde qui nous avait affublé du titre peut-être un peu présomptueux, de « 1er disque folk édité » ; ce n’était pas tout à fait juste, car bien des albums étaient déjà sortis, surtout ceux des festivals (où je me suis rendu avec toute l’équipe du folk-club de la MJC) comme ceux de Lambesc (1er festival folk en 1970 !), Malataverne 1971 ou 1972, Pons 1973, Saint-Laurent 1974. Le seul disque qui, à ma connaissance, était sorti avant Gabriel Valse , fut Le Paradis des Vieilles Maisons de la famille Toussaint (chez qui j’allais régulièrement faire la fête), et quasiment en même temps celui de Grand-Mère Funibus Folk le groupe phare qui a tant marqué notre génération, le groupe était composé de Jacques Benhaim « Ben », une vraie bombe sans retardement, plein d’idées et d’énergie et à la si belle voix, Michel Hindenoch, Christian Leroy-Gourhan, Daniel Lefebvre « Croqui »). Alors s’il fallait décerner le titre de 1er disque folk en France, il convient de le partager avec ce super groupe qui n’a fait malheureusement qu’un seul album. Après 1974, ce sera une déferlante d’albums, de festivals (notamment St-Germain de Calberte 1975, Mamirolle 1976),  de disques comme Folk Pirate 1 et 2 en 1975/1976 (Gérard Dôle et ses amis), Musique non écrite 1976, La Baleine Bleue (Steve Waring), et bien d’autres, comme les groupes « La Chifonie » et ses deux albums, et les superbes éditions de Catherine Perrier et les précurseurs de Mélusine La Préhistoire du Folk, Chants à répondre et à danser et les occitans de « Lambrusc » et « Perlinpinpin Folk », le raz de marée du folk en France venait d’arriver ! Pas d’internet, pas de CD, mais des enregistreurs à cassette, et surtout, l’apprentissage d’oreille ou de visu !! Que du bonheur vécu en live !

Voilà Christian, ce petit article pour remettre un peu les choses bien en place, et rendre aux différents « César » ce qui leur appartient et qu’il est juste de leur rendre.

Gaby Delassus
15 janvier 2025

 


 

dimanche 8 octobre 2023

Luthiers amateurs

mise en ligne le 17/12/2013
mise à jour le 11/11/2021 : ajout d'un violon T. Carey
mise à jour le 5/1/2022 : ajout de Jules Gantiez
mise à jour le 8/10/2023 : ajout d'infos sur T. Carey

La lutherie a toujours attiré les amateurs, et certains sont même devenus des professionels. Voici quatre exemples régionaux : Léon Vanstaevel à Ghyvelde, Yoska Pokker à Lens, Théophile Carey à Dunkerque et Jules Gantiez à Arras.


Léon Vanstaevel (1881-1973)


photo Laurent Claeys


Nord Matin en 1966 : "Ghyvelde : comment à 80 ans, on ajoute une corde à son… violon. Oh ce ne sont pas des Stradivarius, mais si l'amour et la minutie suffisaient à engendrer la qualité d'une œuvre, les deux violons de M. Vanstaevel seraient de pures merveilles. Qu'en sait-on d'ailleurs, puisque nul n'a jamais frotté l'archet sur leurs cordes ?
Né voici 85 ans à Ghyvelde, M. Vanstaevel est un vieillard sans histoire. Il n'a jamais habité une autre terre que celle de sa naissance et son village l'a vu successivement ouvrier agricole jusqu'à quatorze ans, puis accordéoniste. Cet instrument était alors peu répandu en Flandre française et Léon Vanstaevel se tailla rapidement une solide réputation d'animateur de bal. Il en devint assez riche pour s'offrir un café : "Au  Rosendaël" qu'il exploita jusqu'en 1932. Un fils, lui était né, Camille, qui reprit bientôt l'accordéon de papa et le "père Léon" chercha d'autres passe-temps.
C'est ainsi que notre homme s'amusa à fabriquer de toutes pièces une dizaine d'accordéons et quelques "grosses caisses" — "des Jazz-band" nous précise-t-il en clignant un œil malicieux. Il en fit cadeau à son fils.
Puis un beau jour, il eut l'idée de fabriquer un violon… avec des bâtons d'allumettes ! Nul ne peut préciser le sort de cet étrange instrument mais M. Vanstaevel avait ce jour là pris goût à la chose : il fabriquerait des violons.
Il y a cinq ans environ, sans plan, sans modèle, sans savoir jouer de cet instrument, il se mit à la tâche. Ses premiers essais furent des échecs quand il tenta de "former" le bois de la caisse… Et puis il découvrit qu'il fallait le tailler dans la masse, que certains bois possédaient les qualités nécessaires à certaines pièces, que les couches de vernis devaient se succéder de telle manière, etc… Fabriquer un violon n'est pas une mince affaire.
Et voici comment aujourd'hui, M. Vanstaevel peut nous faire admirer ses deux super-productions en panama, ébène, palissandre et érable ; deux violons qui rendent — ma foi — un son de violon tout à fait pur. Petit-être l'oreille d'un spécialiste pourrait-elle y déceler les éléments d'une flatteuse appréciation.
"Voyez-vous, déclare le bonhomme, c'est bien dommage que je ne sache pas en jouer. J'ai fait mes violons après avoir fabriqué même les outils nécessaires pour leur donner leurs qualités. Mais il est encore plus facile de les créer que d'en jouer ; c'est bien la première fois que je ne fais pas ce que je veux de mes dix doigts…" J. C.



Léon Gaston Vanstaevel est né le 26 juillet 1881 à Ghyvelde, il y a épousé Elodie Stéphanie Daeye le 3 janvier 1900, il est décédé à Hondschoote le 26 février 1973.

Merci à Laurent Claeys de m'avoir transmis cette info


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Yoska Pokker (1926-2009)




Le Tambourineur, septembre 1981 : "M. Joseph Pokker, luthier en violon à Lens, en plein cœur du bassin minier. Un soir de semaine en 1980, il est 20h30, FR 3 est à Lens. Les jeux de 20 heures se terminent. "Yoska et ses tziganes" apparaissent à l'écran pour clore l'émission. On me racontera tout ça le lendemain (car je n'ai pas le courage de regarder ces Jeux de 20 heures). Il est, paraît-il, fabriquant de violons. Contacts divers pour retrouver sa trace, et me voilà, quelques jours plus tard, chez Monsieur et Madame Pokker, dans la première maison d'un coron, propre et aéré, des abords de Lens.
On se rend compte tout de suite de la passion de M. Pokker ; sur un mur la dizaine de violons aux différentes formes qu'il a réalisés ces derniers temps, dans un coin un petit orgue électrique, dans un autre, un piano droit, récente acquisition, sur un coin d'armoire, une caisse de violon en train de sécher et sur le bahut, un disque (le dernier) du groupe de M. Pokker. Car ils ont fait 4 disques 30 cm. Le répertoire va du folklore tzigane "arrangé", aux airs de variétés beaucoup plus occidentaux et modernes.
Mais reprenons la discussion avec M. et Mme Pokker. J'apprends qu'il est né en France, mais qu'il a passé 10 ans en Hongrie. Il y rencontre sa femme, hongroise de naissance. Tous deux parlent couramment le hongrois.
Dans sa jeunesse, M. Pokker commence à travailler le bois avec son père, menuisier-charpentier. Puis il fut mineur de fond et après 26 ans de service, "al' bowette et al' raval", il prend une retraite anticipée. Désormais un peu plus disponible, il va pouvoir se consacrer à la musique, au sein de sa formation qui joue dans les bals de la région, mais aussi chez lui, en commençant quelques réalisations. Les premiers instruments qu'il fabrique, vers 1970, seront des mandolines et des guitares… pour la famille.
Ses premiers violons sont fabriqués sans notion élémentaire de lutherie, mais témoignent déjà d'une habileté dans la fabrication. Ses premières éclisses sont formées de bouts de bois collés… l'un après l'autre. Il a même fabriqué un violon, avec au lieu d'éclisses, 600 allumettes alignées et collées ! Il a construit aussi une contrebasse en contreplaqué, avec Madame Pokker qui l'aide à courber les éclisses ! Mais de toute façon l'instrument résonne, et sert d'ailleurs toujours quand le groupe se produit en bal. Il va acquérir ensuite quelques ouvrages importants de lutherie (Tolbecque, Millant), qui vont définitivement le mettre sur la bonne voie.
Il entend parler bien sûr des ateliers de Mirecourt, et s'y rendra d'ailleurs 6 fois pour rencontrer M. Pajès, M. Miller (père et fils), M. Morizot (directeur de l'école de lutherie), avec qui il apprendra quelques trucs du métier, et pour y acheter du bois et des pièces de lutherie. De retour à Lens, c'est chaque fois l'occasion de fabriquer un autre instrument qui différera des autres soit par sa forme, soit par sa finition. Depuis il a participé au Salon du Mineur en 1979, en présentant sa fabrication et participera sûrement encore au prochain en 1982.
Hormis plusieurs violons de conception "classique", M. Pokker a produit un alto, quelques quintons (violon un peu plus gros et possède 5 cordes), une copie "de tête" d'une viole d'amour (10 cordes dont 5 sympathiques) aperçue dans un atelier en Bretagne, et plus récemment quelques violons à la table et à la touche marquetées dont un violon du type "Hardangerfelen" norvégien, à cordes sympathiques.
M. Pokker applique ses vernis au pinceau plutôt qu'au tampon. Cela donne peut-être une touche plus artisanale. De toute façon, le fait qu'il soit un bon "violoniste" est un gage de sérieux dans la fabrication, quand on sait, en plus, qu'il est très exigeant sur la sonorité d'un instrument.
[…]
Ah oui encore deux choses importantes pour les personnes intéressées par l'acquisition d'un instrument de M. Pokker : les prix pratiqués sont très abordables compte tenu du nombre d'heures passées, et les délais sont très convenables.
Gaby Delassus"









La Voix du Nord 20 janvier 2009 :
Joseph Pokker, dit « Yoska », s'est éteint à l'âge de 83 ans samedi, à Liévin. Avec sa disparition, s'est tue une voix du bassin minier. Celle de ce mineur devenu musicien qui aura partagé sa vie entre l'obscurité du fond et la lumière de la scène.
On l'appelait « l'homme aux doigts d'or » ou « le mineur devenu luthier ». Joseph Pokker était devenu célèbre dans la seconde moitié des années 1940, alors qu'il conduisait l'orchestre de Yoska et ses Tziganes. Ce nom ne dira sans doute rien aux plus jeunes. Mais ceux qui ont connu l'âge d'or des bals, l'ont forcément entendu jouer un jour.
Durant près d'un demi-siècle, mineur le jour, luthier la nuit, Yoska a couru la campagne, les noces, les communions, les fêtes locales... et les plateaux télés : des Jeux de 20 heures, en 1980, à Incroyable mais vrai aux côtés de Jacques Martin en 1983. Imaginez donc : un homme devenu figure locale, qui troquait sans cesse costume de scène et visage impeccable contre gueule noire et bleu de travail…
Joseph Pokker est né en 1926 à Lens. Mais était rapidement parti vivre une dizaine d'années en Hongrie, pays dont ses parents étaient originaires, avant de revenir, au milieu des années 1940. « À notre retour, après l'Armistice, la main d'oeuvre, à nouveau, était recherchée , nous confiait le musicien en 1996. Il fallait relancer l'industrie charbonnière. Je suis entré aux mines de Lens, à la fosse 2. » Et c'est dans la musique que l'esprit de Joseph trouvera un échappatoire à ses douloureux souvenirs de guerre, ses blessures, et le dur labeur quotidien d'un mineur de fond. En compagnie de ses frères, Nicolas, le guitariste, et Jean, l'accordéoniste, Joseph le violoniste créera l'orchestre de Yoska et ses Tziganes. Dès lors, le groupe écumera toutes les scènes du bassin minier jusqu'au début des années 1990. « C'était quelqu'un de très généreux, se souvient son fils. Partout où on l'invitait, il venait, bénévolement. Jusque dans les maisons de retraite, au marché aux fleurs, aux enterrements des mineurs...  » Son dernier concert, Yoska l'avait donné en 2006 à Vimy. Depuis, il continuait à fabriquer des instruments, comme il en avait toujours faits. Des violons, contrebasses, vielles à roue ou mandolines, qu'il concevait avant d'exposer. Ses instruments qu'il taillait de ses mains d'orfèvre pour ses doigts d'or.
Romain Musart"


cithare en vente à Roubaix en 2005
photo personnelle

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Théophile Carey (1863-1923)


Collection Abel Laporte †


Théophile Amand Carey, Dunkerquois d'adoption, est né le 12 juillet 1863 à Arnèke, il est le fils de Jacques Winoc charpentier, scieur de long. Après avoir enseigné comme frère de la doctrine chrétienne pendant une dizaine d'années, il créé une entreprise de peinture, dont les bureaux se situaient au 20 de la place du Palais de Justice. C'est dans cette grande maison qu'il installera son atelier de lutherie. Il y exercera sa passion toute sa vie, de façon quasi clandestine, pour les nombreux amateurs dunkerquois. La qualité de son travail se distingue nettement de celle de la lutherie dite populaire, rien ne distingue ses violons de ceux réalisés par un professionnel, mais il aurait appris seul, à partir de quelques manuels nous a dit sa petite fille. En voici un exemple, croisé dans l'atelier d'un ami au début des années 2000.




Je remercie Hervé Castre de m'avoir contacté récemment. Il est en possession de ce violon qui appartenait à son père Daniel (1919-2008) qui a suivit les cours d'Arthur Dehon de 1932 à 1939. Ce violon avait été acheté 900 francs par son grand-père Gaston (1888-1966), batelier à Dunkerque, à Louis Dondeyne, professeur de violon et chef d'orchestre, comme le prouve le reçu conservé miraculeusement dans la famille. Daniel Castre n'a pas persévéré dans la pratique de la musique. Il s'est engagé dans l'armée de l'air où il a participé à la bataille de France en 1944 en qualité de pilote de reconnaissance.

Reçu de Monsieur Castre demeurant à Coudekerque-Branche
la somme de neuf cents francs, pour le règlement d'un violon
marqué Th Carey, luthier à Dunkerque plus un étui et un archet
Dunkerque le 9 avril 1932, L Dondeyne.
signature de L Dondeyne lors de son mariage en 1902


Rhéophile a réalisé aussi un violoncelle qui était joué par sa belle fille, Marie Barroy, épouse de Gérard Carey, lui-même excellent violoniste d'après le témoignage de leurs filles Geneviève et Françoise, toutes deux pianistes.
Au cours de la cérémonie du mariage religieux de sa fille Marie-Thérèse avec Daniel Florizoone, en 1921 à l'église Saint Jean Baptiste : se fit entendre un délicieux orchestre symphonique composé de nos meilleurs artistes dunkerquois : les violonistes MM. Louis et Fernand Dondeyne, Delhomme et Fonteyne : MM. Vermeulen et capitaine Leroy, altistes ; les violoncellistes, MM. Froment et Lemaire et le contrebassise, M. Arthur Dondeyne, accompagnés aux orgues par le jeune maître M. Emile Brande. Ce noyau d'artiste exécuta avec son habituelle maîtrise : la Marche des prêtres d'Athalie [de Mendelsohn] ; Quo Vadis, intermezzo pour violoncelle ; Cantabile de G. Sporeck ; Berceuse de [Théodore] Salomé ; terminant par la majestueuse Marche Nuptiale de Mendelsohn, tirée de Songe d'une nuit d'été. 
Louis Dondeyne est présent à ce concert on peut supposer qu'il y a joué avec le violon de Théophile Carey.

Théophile Carey décède le 9 mars 1923 à Dunkerque, il avait épousé Irma Lenys, originaire de Coudekerque-Village, à Dunkerque en 1891.

Christian Declerck

PS : Une découverte récente me permet d'ajouter un autre métier artistique au palmarès de Théophile. Il a été quelques temps artiste peintre et photographe si l'on en croit cette carte publicitaire :

collection personnelle




la place du Palais de Justice
emplacement de l'atelier de T. Carey

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Ce magnifique violon de Théophile Carey a ressurgi récemment à Périgueux, chez le luthier Damien Florio. En provenance directe de la famille de Théophile, il a été acheté par la ville de Dunkerque en avril 2022. Il a intégré la réserve du Musée des Beaux-Arts de Dunkerque.





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Jules Gantiez (1910-1984)





[…] Il voulait devenir menuisier comme son grand père maternel, la reconstruction d’Arras en décida autrement, il devint enduiseur-cimentier-coiffeur. En fait il construit des violons depuis sa jeunesse, à partir d’outils à main dont il a réalisé lui-même une grande partie. La guerre et la captivité qui s’en suivit ne l’empêchèrent pas de fabriquer un violon dans les camps de prisonniers, il y avait un atelier de menuiserie. Il apprit à jouer de ses instruments, en apprenant la musique, seul, ou avec l’aide d’une cousine. Il se souvient d’avoir jouer du violon et du piston, entre les deux guerres, à Bois Bernard, Quiéry la Motte, dans les bals ou dans les églises ; et dans la salle paroissiale de Saint Nicolas les Arras. Il eut la chance de pouvoir s’offrir un copie de Stradivarius de 1721, qu’il restaura et dont il se sert toujours. Il a un faible pour les valses de Strauss, pour Cavalerie Légère de Suppé. Il les joue sur ses propres instruments, car il a mis un point d’honneur à les rendre crédibles. Un de ses amis, M. Robbe, vient les essayer, les accorder, non sans admiration pour les résultats obtenus. […]
Daniel LHOPITAL
La Voix du Nord, 30 octobre 1981

Jules Gantiez est né à Saint Catherine, près d’Arras le 12 novembre 1910, il est décédé trois ans après la parution de cet article, le 17 mars 1984 à Saint Nicolas les Arras. Son père, François, représentant de commerce, est né à Reims, sa mère Emilie Delattre est née à Calais, ils résidaient à Arras au moment de la naissance de Jules.




Voir aussi la page consacrée à Emile Remès, luthier amateur lillois, découvert récemment.





lundi 1 mai 2023

Collectages de l'asso Marie Grauette

mis en ligne le 29/9/2009
mise à jour le 22/7/2022, ajout de la photo de Ginette Delassus
mise à jour le 1/5/2023, ajout d'infos sur les Danès de Bollezeele et une version de Simons et Line Dariel

En janvier 1981 parait le numéro zéro de la "Circulaire musiques traditionnelles", qui allait devenir le fanzine "Le Tambourineur", lui même ancêtre de Trad Magazine†. Ce premier numéro contient le compte rendu d'une réunion qui s'est tenue le 19 avril 1980 au CSE d'Hazebrouck pour la mise en place de "points de collectages Nord-Pas de Calais".
Lors de cette réunion il a été décidé de créer 5 points de rassemblement de ces collectages.
- La Maison de danse à Lille
- L'école de musique de Calais
- La Ferme Nord à Zuydcoote
- Le collectif de chant flamand d'Hazebrouck
- Le Centre intercommunal d'aménagement et d'animation rural de Busnes (62)
Trois cassettes ont été enregistrées et diffusées dans ces cinq points
- le collectage fait par l'association Marie Grauette
- le collectage fait par le CIAAR de Busnes
- le collectage fait par le collectif chant Flamand
Je pense qu'il est temps de les diffuser avant qu'elles soient inaudibles.

Je commence par celui de l'association "Marie Grauette" qui contient :

01- La laine de nos moutons, chanson à filer la laine*
02- Alléluia, j'ai un p'tit coq dans mon panier, chanson de quête
03- Trimouzet, c'est le mai, mois de mai
04- Marianne s'en allait au moulin
05- J'ai tro belles paires d'maronnes
06- Mon père a fait bâtir maison
07- La ducasse de Douai
08- Martin et Martine (Cambrai)
09- La fille qui a du mal au... talon
10- Adieu Salins et Besançon
11- La chanson du marchand d'oignons
12- A la façon de Barbari
13- Ah ! Dites-moi qui vous a donné
14- Rossignolet
15- En revenant des noces
16- Ma mère m'envoie-t-au marché
17- Le garçon charpentier
18- Malborough s'en va en guerre
19- Le marchand d'oches**
20- J'ai perdu mon ombrelle
21- Je suis la petite aiguille
22- Les cordonniers sont pires que des évêques
23- Quand un cordier


Les chansons 1 à 18 sont chantées par Ginette DELASSUS, née Léontine LETURGIE (Saint Riquier (80) le 5 janvier 1907 - Lillers (62) le 24 avril 1985), mère de Roland et Alain DELASSUS. Enregistrement fait par Gaby Delassus le 21 mars 1976 rue Cantrainne à Lillers.
Les suivantes, 19 à 23, sont chantées par Mme GUILLEMANT, domiciliée à Gosnay (62)…
d'autres précisions à venir

Ginette avec Gaby Delassus
pendant l'enregistrement
source : répertoire des groupes folks 1985




J'ai tro belles paires d'maronnes

téléchargez ici

134 téléchargements au 1/6/2013


* La laine des moutons, une étude sur l'origine et le contexte de cette chanson sur le site de Coeremieu

**Le marchand d'oches a été écrite par le chansonnier tourquennois Jules Watteeuw (1849-1947), dit Le Broutteux. Il l'a publiée dans le premier numéro de son journal La Brouette Drolatique le 16 juillet 1881. Elle évoque un sujet, le travailleur immigré belge, qu'il devait bien connaître car son père était né à Ostende, en 1819, et son grand-père, qu'il n'a pas connu, à Moorsele.
J'ai retrouvé cette chanson dans un recueil manuscrit, ayant appartenu à Louis Danes puis à Joseph Danes de Bollezeele avec cinq couplets légèrement différents de la version originelle.
J'ai pu identifier ses deux propriétaires, le père, Louis (instituteur) est né à Bambecque en 1842, mort à Bollezeele en 1917, et le fils, Joseph (cirier, puis secrétaire de mairie) est né à Bollezeele en 1874, † après 1936.

collection personnelle




C'est une version totalement différente de celle de Debuire du Buc

Les Chansons du Nord, par L. Debuire du Buc,...


et une autre version par Simons et Line Dariel (merci Agnès)


Source


vendredi 13 janvier 2023

This land is your land, le groupe, news

 « This land is your land », le groupe en 2023 …


 

En mai 2021, nous vous informions de la naissance d’un projet d’hommage à ces chanteurs traditionnels américains des années 20/30 (la Grande Dépression) et des années 50/54 (le Maccarthysme) que furent Woody Guthrie, Pete Seeger, Les Weavers, Leadbelly, la Carter Family. Le projet a mûri, le répertoire s’est constitué en puisant dans leurs répertoires, et le groupe a subi quelques changements. Il se compose désormais de Jean-Pierre Casta (bouzouki), Daniel Oger (guitares, banjo 5c, autoharp), Lieve Eeckhoudt (chant), Gaby Delassus (chant, violon) et Patrice Gilbert (vielle à roue, chant). 

 



Le groupe a gardé pour nom la célèbre chanson fétiche de Woody Guthrie « This Lans Is Your Land ». Nos premières animations ont eu lieu l’an dernier en Belgique le 10 novembre, à la brasserie Monteberg au Mont Kemmel, et en France le 19 novembre, à la Ferme Saint-Sauveur de Villeneuve d’Ascq, invités de Cric Crac Compagnie. Lors de ces deux premières prestations, nous avons apprécié l’attention du public. Nous espérons avoir l’occasion cette année de rencontrer certains d’entre vous.

 

« This land is your land »

13 janvier 2023



Quelques extraits du concert de Villeneuve d'Ascq enregistré par Sylvie Delassus





dimanche 6 février 2022

Cahiers de l'animation musicale 1982

Ce numéro spécial consacré au Musiques Traditionnelles donne un panorama du mouvement dix ans après ses débuts et permet de rattacher les actions du Nord Pas-de-Calais avec ce qui se passait au plan national.


Sommaire :

Quelle pratique
- une pratique "déspectacularisée" : Yvon Guilcher
- FNAMU : trois expériences régionales différentes
    Le folk en alsace, par Edouard Bauer
    Besançon Folk, itinéraire, par le Collectif
    Nord Pas de Calais, par Gaby Delassus
- Une MJC de pointe : Ris Orangis, par Gilles Rémignard et Philippe Krumm
- Saint Chartier : Rencontres internationales de luthiers et maîtres-sonneurs, par Michèle Fromenteau†
- Inter-groupes folklores, par Christian Pfeiffer

Les collecteurs
- Gagner du temps… pour inventer : les musiciens routiniers, par Eric Montbel et Pierre Imbert
- Collectage et danse : Yvon Guilcher (suite)
- DASTUM : Serge Moëlo
- Musée des Arts et Traditions Populaires : Maguy Pichonnet-Andral
- Pour une bonne science : Bernard Lortat-Jacob

L'Enseignement
- Vers une pédagogie des arts popualires

Enseigner :
- L'accordéon diatonique : Daniel Denécheau
- La vielle à roue : Marc Anthony
- Le violon : Jean-François Vrod
- Enquête : Place de instruments traditionnels dans les établissement nationaux d'enseignement musical et dans les écoles agréées

Quelle politique pour ces musiques
- Du côté de la Direction de la musique - Bernard Lortat-Jacob (suite)
- Coordination nationale des collecteurs

Adresses utiles

Reportages
- La cabane à musique
- Animateur pour éveil musical : une formation
- Une école qui vit avec son temps
- Musique encore amateur : Jeune orchestre symphonique de Douai
- Le 9e salon de la musique
- Pédagogie : la méthode de Genevière Leber

En vrac
directeur de la publication : Yves Passeleau. Rédactrice en chef Andrée Murat


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en complément la conférence d'Yvon Guilcher sur l'histoire du bal folk



jeudi 25 novembre 2021

Collectages de "Traces" - 1986

publié le 3/9/2009
mise à jour le 25/11/2021 : ajout d'une vidéo


A l'exception d'un seul (le n° 3), ces enregistrements ont tous été réalisés à l'occasion de ce qu'il est convenu d'appeler des "collectages" et donc par des amateurs en matière de prise de son. Effectués la plupart du temps dans des conditions difficiles, ils peuvent être de qualité discutable ; mais il faut se souvenir qu'il s'agit bien de "sauvetages", de témoignages irremplaçables d'un passé révolu.
Il n'y a pas eu dans le Nord de "quadrillage", de systématisation de la recherche. Les rencontres sont simplement dues au hasard, ou déterminées par la zone de résidence du collecteur. Cette cassette est de plus le résultat de deux démarches de collectage, semblables mais décalées dans le temps et l'espace. La première se situe dans les années 1973 / 76 et se compose d'enregistrements réalisés dans les Ardennes Belges par Rémy DUBOIS et Colette ROBERT. La seconde, plus tardive, est centrée sur les départements du Nord et du Pas-de-Calais, avec à l'origine des associations comme Mabidon et Marie Grauette créées en 1975 / 76 puis Chantefoire (1978) et la Piposa (1984).
La première de ces démarches ayant presque servi de modèle à la seconde. Enfin vint TRACES pour réunir ces documents.
D'autres recherches menées en Flandre et en Hainaut ont déjà été publiées par différents organismes. Quant au grand trou laissé sur la carte par le sud du département du Nord, certains collectages récents figureront peut-être dans une seconde publication. Pour l'instant, nous voudrions que ces premiers documents, en plus des musiques qu'ils proposent, puissent refléter un aspect des difficultés du collectage, à plus forte raison dans le Nord où les sources sont à la fois si diverses et si éparpillées ; sans compter la prise de conscience qui fut plus tardive que partout ailleurs.
Nous avons tenté de vous livrer ces musiques telles que nous les avons trouvées. Sans y toucher, ou presque ; en conservant les hésitations, les pendules, les chants d'oiseaux, les rires et les bruits de mobylettes.
Et entre ce que nous ressentons à l'écoute de ces musiciens, et les courants toujours variables de l'engouement pour la musique traditionnelle, plusieurs solutions de présentation étaient possibles. Pour cette première édition, nous avons préféré rassembler le maximum d'images, qui puissent être les plus fidèles possibles de notre réalité. Ces témoignages sont en effet considérés par leurs découvreurs comme réellement représentatifs de ce que nous constations être notre musique.
Ces musiciens habitent une vaste région comprise entre la Manche et l'Allemagne, et sur laquelle il est bien difficile de mettre un terme générique. Une sorte de "melting pot", carrefour de plusieurs civilisations, mélange de plusieurs peuples, creuset d'où surgit régulièrement quelque chose de neuf.
Les musiques proviennent donc des Ardennes Belges (provinces de Liège et du Luxembourg) pour la Belgique, et de Flandre, d'Artois et du Bassin minier pour le Nord de la France. Les musiques d'ailleurs y sont également présentes : Pologne, Roumanie, Portugal.

contenu :
1 Henri SCHMITZ, violon : Maclotte / Scottich "La mandoline" / Maclotte "La Falize"
2 Basile LIGNIER, chant : Le ramoneur ed'cheminées
3 Valentin KLOPOCK, dudy et Ignace KRCZEZINSKI, violon : Deux Okrangwè
4 Jehan LANVIN, acc. diatonique : Deux parties de quadrille
5 Léopoldine HOCHART, chant : Trois demoiselles…/ Trois jeunes filles…
6 Robert LAPOTRE, épinette: Deux airs
7 Raymond DECLERCK, harmonica : Il a perdu son Katchoula (voir la vidéo plus bas)
8 Mr BEKER, chant et rommelpot : Chant de quête
9 Elisabeth MELCHIOR, acc. diat. : Scottich / Polka / Valse
10 Victor BETREMIEUX, mandoline : Feux d'artifice
11 Constant CHARNEUX, violon à buzette et Mme GENOTTE, acc. chromatique : Valse (allemande de Burnontige) / Maclotte / Scottich
12 Alfred EURIN, chant : Quand j'allos m'ner m'vaqu' al pâture
13 Achille MATTO, saxophone : Amoureuse
14 Jean CORNU, acc. diatonique : Valse tyrolienne / Marche
15 Toussaint CARON, chant : Ech' tiot bossu
16 Marcel LEEUWERCK, épinette : La maladie d'amour
17 Désiré EVRARD, harmonica : Valse
18 Mr VINCENT, acc. diatonique : Deux valses
19 Marie-Thérèse MENÉ, chant : Les surnoms du Fort Ph'lippe


Les enquêtes et enregistrements ont été réalisés par :
Rémy DUBOIS et Colette ROBERT (n° 1, 8, 9, 11, 13 et 18) ; Jean-Jacques REVILLION† (n° 5, 15 et 16) ; Gaby DELASSUS et Patrick DELAVAL (n° 2 et 4) ; Patrick DELAVAL et Jean-Marc KLAJNY (n° 3) ; Christian EVRARD† (n° 10, 12 et 17) ; Gaby DELASSUS et Roland DELASSUS (n° 6) ; Christian DECLERCK (n° 7 et 19).

Photo de la couverture : Musiciens pour rire, TENEUR, Pas-de-Calais. (Prêt de Mr Lanvin).

pour télécharger c'est ICI

168 téléchargements au 1/6/2013

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Quelques informations complémentaires sur le violoneux wallon Constant Charneux, transmis par Agnès et Bruno :

- Deux photos ici et ici : la première photo est en fait la photo qui a servi à illustrer la pochette du LP Champs 73 , ainsi que de l'affiche de Champs 74, avec au programme sa participation "s'il n'est pas trop fatigué"
En fouinant un peu, j'ai trouvé sur le blog de son petit neveu, écrivain, un enregistrement : la maclotte de Bastogne au violon busette très certainement 
Et autrement, un lien qui atteste de la présence d'autres violons à busette dans la région de Liège.


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J'ai retrouvé  cette interprétation familiale de Il a perdu son katchoula par Raymond, Michèle et Christian Declerck.


plus d'infos ICI



Maurits Cornelis Escher