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mercredi 9 octobre 2024

Mabidon : 40 ans !

mise en ligne le 4/11/2014
mise à jour le 21/9/2016 : ajout de photos 1976 et 1980
mise à jour le 9/10/2024 : ajout d'une photo 1988


C'est chez Fabien Dubarre, à l'estaminet des Damoiselles(notre Olympia à nous...) que nous avons souhaité fêter les 40 années d'activité du groupe.

Venez donc nous rejoindre le dimanche 23 Novembre,

avec MABIDON en duo, MABIDON avec les anciens qui voudront bien nous rejoindre, et puis les groupes amis (quoique plus jeunes...) que sont SMITLAP et SHILLELAGH.

Cette manifestation s'inscrit dans le cadre du Folk Club des Damoiselles, selon la formule habituelle des ''Pas de Saisons''.

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La p'tit' histoire de Mabidon


Mabidon en 1974
collection JJ Révillion


En 1973, bidouillant déjà de la guitare comme tout le monde, Christophe Declercq et Jean Jacques Revillion se mettent au folk (comme on disait à l'époque), fallait bien retrouver nos racines dans ce monde en pleine mutation idéologique. Au folk club des Arts et Métiers, ils font la connaissance de Michel Lebreton, Philippe Margat et Michel Desprez. Ca y est, la « Mandragore » est née,… non, ils vont plutôt s’appeler Mabidon, ça fait bien folk aussi. 
Et les voilà en concert aux Arts et Métiers, avec la Grande Folque, un groupe de Valenciennes, en première partie de Gabriel Yacoub qui venait de sortir l'album Pierre de Grenoble... L’aventure continue au folk club de la MJC Marx Dormoy où, tous les mercredis, c’est la découverte des meilleurs groupes de l’époque. Là, les rencontres se multiplient, les hootenannies vibrent de tous les instruments et les danseurs virvoltent. Rencontre de Jean Marie Befve et Kéké St Pol lors d'un concert avec Alfred Den Ouden au café Le Saint Sébastien de Stenvoorde, puis celle de Didier Demarcq avec Galimède lors de la Fête à la brocante du Vieux Lille, et celle de Jean Pierre Goudrand avec sa cornemuse écossais et d’autres encore.
Après une mémorable virée dans les Cévennes durant l'été 1974, une première formule se stabilise à cinq, dans une version présentant des concerts, celle qu'on retrouve sur la première affiche du groupe. Fin 1976, suite à un stage en Belgique, le groupe ressent une impérieuse envie de réapprendre et de diffuser les danses liées à cette musique traditionnelle. 
Mabidon programme alors un rendez vous mensuel, « la Maison de danse », à la MJC de Fives, ateliers de danses avec Michèle Coupez et Marie Aude Pradeau et ateliers d'instruments. Chacun ramène les nouveaux doigtés et nouvelles techniques de jeu ou encore les nouvelles danses apprises dans les stages. Ces rencontres dureront une dizaine d’années toujours dans la convivialité, la bonne humeur et l’échange. C'est à cette époque, toujours en 76, que le groupe s'ouvre et accueille tous les copains intéressés par le projet "bal folk" : Philippe Cheval, Didier Demarcq, Jean Daniel Escande, Bébert Riff, Fabienne Kotlarczik, Dominique Binault, Marie Pascale Révillion, etc, dans une formule "à géométrie variable" d'une douzaine de membres. Cette formule tourne dans la région : ateliers danse et instrument l’après midi, concert et bals au soir. Rentrée vers 4/5h du mat' après une plâtrée de pâtes !


Jean-Louis, Michel, Christian, Jean-Jacques, Philippe et Christophe


Jean-Jacques et Michel

fête privée, MJC Rosendael 31/1/1976
Photos Jean-Marie Dewitte dit Félix ou Benoit Lemiègre, collection Christian Declerck

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à la Maison de Danses de Fives en 1980
photos Christian Declerck

Il y aura des départs au fur et à mesure des années, puis l'arrivée en 1983 de Jacques Le Gorrec [ex vielleux de Katepouch] qui amène sa vielle à roue, son jeu percutant et sa virtuosité. D’emblée il oriente le groupe vers le répertoire Berry/Bourbonnais. Le groupe reprend alors un coup de jeunesse avec un nouveau son, un tempo rocky et une cadence d’enfer. Un passage de quelques années dans le groupe qui a bien marqué le monde trad. Il est remplacé quelques temps par Lucette Spinoit, une amie belge, après son départ.
 
"récital" à Loon-Plage, avril 1988 (VdN)

En 1987, le groupe se stabilise à nouveau à cinq en accueillant Stéphane Couturier à la guitare. C'est la formule qui aura la plus grande longévité, avec Christophe au violon, Philippe aux cornemuses, Didier aux diatos, Jean Jacques au cistre, au violon et au chant. Avec Stéphane, l’harmonie et la précision sont maintenant de rigueur. Le groupe acquière une musicalité avec un son plus posé. On l’écoute aussi bien qu’on danse. Puis Philippe et Stéphane décident d'arrêter le groupe en 2004. On accueille durant une année Florentin Desaunay (flûtes, clarinette) avant qu'il ne quitte la région. 
Le groupe continue tant bien que mal à jouer à trois. Christophe nous quitte en 2012 empêché par la maladie. Depuis, le duo Didier (le tire/pousse) et Jean Jacques (la gratouille) continue l’aventure MABIDON.



1974-2014 : 40 ans. Quel chemin parcouru, et quel beau résultat, avec tous les copains musiciens de la région. Des années durant lesquelles le groupe aura contribué à la diffusion et à la renaissance d'un mouvement autour des musiques traditionnelles dans la région Nord Pas de Calais, par les recherches entreprises, par la participation de ses membres à de multiples groupes régionaux (Quatuor Fanfare, Klauwaerts, Mouchafou, Envoyez les violons, Chti Bayou, 3 pieds 6 pouces, Cric Crac Cie, etc.) par la transmission auprès des élèves de la Piposa, de Cric Crac Cie, et d'ailleurs, par des enregistrements de vinyls de cassettes et de CD, par l'animation de multiples bals folks et la rencontre d'un public qui traverse les générations.

Jean Jacques Révillion †


2009, en bal


samedi 13 août 2022

La hotte du colporteur à Calais

page créée le 12/10/2009
 


Le colporteur de Fréquence Nord avait posé sa hotte à l’école de musique de Calais le 6 janvier 1980 pour présenter un série de quatre stages d’initiation à la musique traditionnelle organisés à Boulogne-sur-Mer, Calais, St-Omer et Dunkerque

Catherine Claeys, la colporteuse, est en compagnie de :
Par ordre d’apparition à l’antenne

Michel Lebreton (formateur)
Toujours fidèle à l'E.N.M. de Calais

Patrice Gilbert (stagiaire, puis formateur)
Depuis professeur à l’asso Cric-Crac & Cie et, depuis 2017, retraité

Christophe Duchêne (co-organisateur)
Alors directeur du centre de formation musicale pour adultes

Guy Vandeneeckhoutte (stagiaire)
Maintenant directeur de MJC

Bertrand Buirette (stagiaire)
Actuellement joue du violon en Normandie

Fabienne Kotlarczik (formatrice)
Perdue de vue, serait dans la région lyonnaise

Jean Legrand (1952-2014) (co-organisateur)
Alors directeur de la MJC de Rosendael à Dunkerque, décédé.

Christian Declerck (formateur)
Blogueur impénitent


1-début (Brunette allons gai*)
2-entretien M Lebreton
3-entretien P Gilbert
4-entretien C Duchène
5-entretien G Vandeneeckhoutte
6-entretien B Buirette
7-C'est à Mœuvres ou par delà*
8-entretien F Kotlarczik
9-entretien J Legrand
10-Capitaine Bart, duo de vieille
11-entretien C Declerck
12-intervention Michel L.
13-intervention Fabienne K.
14-intervention Michel L.
15-Maniotte
16-entretien M Lebreton
17-Maclotte de J G Houssa
18-entretien C Duchène
19-entretien P Gilbert
20-entretien G Vandeneeckhoutte
21-Les p'tits saint-Pierre
22-entretien M Lebreton
23-entretien J Legrand
24-entretien M Lebreton
25-intervention Fabienne K.
26-Elève-toi donc belle*
27-entretien M Lebreton
28-entretien B Buirette
29-Carnaval + fin

téléchargez ici


 C’est à Moeuvres ou par delà*
par Fabienne Kotlarczik



80 téléchargements au 1/6/1013

*publié dans le recueil de Chants et chansons populaires du Cambrésis de A. Durieux en 1868








mercredi 7 octobre 2009

collectage à Calais

Cris et chansons du Courgain maritime
Disque 33t 25 cm accompagnant le catalogue de l’exposition
Réalisation : Westhoek édition
Edition : Musée de Calais 1980




« Le travail entrepris par Pierrette Grignan et Fabienne Kotlarczik témoigne des surprises d’un collectage musical et tout d’abord de l’hétérogénéité du répertoire. Beaucoup de pièces qui apparaissent aux usagers comme spécifiques de leur folklore sont en fait empruntées à d’autres sources qui vont de l’air d’opérette aux chansons des carnavals de Tourcoing ou de Dunkerque. Ensuite, on ne peut que noter le caractère contemporain de cette tradition musicale : pour l’essentiel il n’est guère possible de remonter au delà de la fin du XIXe siècle. On trouve enfin peu de chansons relevant d’une tradition orale : la plupart sont des chansons savantes écrites par des professionnels qui reprennent la convention d’un langage populaire (Mamzelle c’est positif… c’est pour le bon motif…) ou encore les formes de la complainte (le Pluviôse).
Au nombre des créations spontanées, on pourra mettre les quelques mesures de l’Ducasse du Courgain qui traduit ce parti pris de singularité qui marque à partir de 1900 les fêtes du Courgain et la Retraite aux Flambeaux où l’on retrouve comme dans les chansons de carnaval cette inversion des valeurs et cette levée des interdits. […] »


01-Cris des poissons et des pâtés chauds
02-Les surnoms du Courgain
03-La belle poissonnière
04-Les bruits des métiers
05-Le Pluviôse
06-La ducasse
07-La marche du Courgain
08-La retraite aux flambeaux

Collectage : Pierrette Grignan et Fabienne Fotlarczik

Téléchargez  ici

105 téléchargements au 1/6/1013


extrait : Les pâtés chauds

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En réécoutant ce disque que je possède depuis longtemps, j’ai fait le lien avec une chanson qu’Eugène Gervais (1879-1939), le chansonnier dunkerquois, avait écrite au moment de la catastrophe (autre lien). Il s’agit bien de la même chanson, on remarquera quelques différences dans le texte et la perte de deux vers du couplet.



La catastrophe du Pluviôse
complainte

air : ell' n'était pas jolie

1er couplet
La mer est belle et le sous-marin plonge
Sous les flots bleus le voilà disparu
L'humanité réalise un beau songe
Fouille les mers ce domaine inconnu
Le soleil brille et la rade est en fête :
Partez, partez ô vaillants matelots
Sur les jetées à Calais on s'apprête
A vous revoir, marins jeunes et beaux

Refrain
Dans la mer perfide et jolie, jolie
Tel un frêle jouet
Le Pluviôse a plongé
Très léger
Et dans ses flancs d'acier bourdonn' chante la vie
Oh ! que la mer est perfide et jolie

2e couplet
Tel un dormeur qui s'éveille d'un rêve
Le sous marin remonte lentement
On est joyeux car la plongée fut brève
Et l'commandant, paraît-il est content
Soudain un choc, un craquement horrible …
Le sous-marin s'enfonce dans les flots…
Il coule à pic … La mort est terrible …
Ses doigts osseux étranglent sous les eaux.

refrain
Dans la mer perfide et jolie, jolie
Tel un frêle jouet
Le Pluviôse a coulé
A sombré
Et dans ses flancs d'aciers … des râles d'agonie …
On meurt … Mon Dieu ! que la mer est jolie

3e couplet
La France en deuil rend un suprême hommage
A ses marins morts, tombés en héros
Et l'Univers célèbre leur courage
Couvrons de fleurs, de lauriers leurs tombeaux
Si le pays en un jour de détresse
Avait besoin des gas au cœur vaillant
Tous sur le pont nos cols bleus sans faiblesse
Sauraient mourir, sans broncher, fièrement

refrain
Dans la mer perfide et jolie, jolie
Le Pluviôse a bougé
Il est là près du quai
Echoué
Près du cercueil d'acier on pleur' sanglote et prie
Salut aux morts tombés pour la patrie !

Dunkerque, 5 juin 1910
Eugène GERVAIS

Parue dans Le Nord Maritime le 9 juin 1910