mise à jour le 24/3/2019, le lien de téléchargement a été remplacé mise à jour le 27/1/2020, les liens des transcriptions ont été remplacés
mise à jour le 19/2/2025, ajout d'une vidéo
dans les rues de la vieille ville, Boulogne sur Mer, 1990
photo : Marie-Aude Pradeau-Desmarchelier †
Le groupe Vents Contraires a été créé en 1989 par des musiciens du groupe de musique irlandaise, Ceilidh (C. Declerck, G. Ryckeboer et Katrien Delavier) auxquels s'est joint Patrice Gilbert. Le premier bal a lieu au festival de Bergues le 25 juin 1989, le dernier à Calais le 15 novembre 2003.
Musiciens :
Christian Declerck : violon, alto Katrien Delavier † : harpe celtique, flûte traversière, cornemuse (remplacée par Elise Wuillemin en 1999)
Patrice Gilbert : vielle à roue, bodhran, épinette du nord
Gérald Ryckeboer : cornemuses, bouzouki, guitare
Enregistrement pendant une répétition
- 01 The Gelding of the Devil, country dance
- 02 L'Orientale / Les Trois Canards, bourrées de Mick Baudimant et Bernard Blanc)
- 03 Les Vents Contraires, contredanse
- 04 Adèle Blanc Sec, scottisch de Frédéric Paris
- 05 Adieu les Gens, valse de Christophe Declercq
- 06 Scottisch à Emeline de Jean-François Vrod
- 07 Branle des Lavandières
- 08 Jenny Pluck Pears, country dance
Une chorégraphie a été composée par Marie-Aude Pradeau-Desmarchelier †, ex-animatrice de l'atelier de danses traditionnelles de Boulogne sur Mer (association Citrouille). Cette contredanse est un Cercle Sicilien (2 couples face à face progressants sur un cercle), elle peut se danser sur toute jig en trois parties de 16 mesures :
Les Vents Contraires, contredanse
I.
1-4 dos à dos contre partenaire
5-8 dos à dos fille
9-12 dos à dos partenaires
12-16 dos à dos garçons
II.
1-4 moulin main droite
5-8 set et cross (épaule droite)
9-12 moulin main gauche
13-16 set et cross
III.
1-4 tour à 2 mains partenaire
5-8 swing partenaire
9-12 tour à 2 mains contre partenaire
13-16 turn et cross (progressive)
les couples SAM passent à l'intérieur
Une lectrice fidèle (merci Agnès) m'a fait savoir que cette contredanse se trouve également dans le manuscrit, dit du Cinquantenaire, avec une description des figures originelles.
Après nouvelle publication, Agnès m'a transmis ces dernières infos : "J'ai trouvé sur le site du "troubadour wallon" la reprise en pdf du-dit manuscrit, partition retapée ainsi que déplacements et pas, conformes à ce qui est sur le fac-similé du manuscrit que je possède. Le rédacteur du site a développé entre parenthèses les abréviations de l'original.
Pour info, la contredanse est également dans le Benoit Andrez et J.Joiris, livre 1 (1753). Reprise sous le titre le vant contraire ainsi que dans le Limbourg. A noter que la seconde note est ici un do (dans les deux autres documents, c'est un ré).
page mise en ligne le 14/1/2017 mise à jour le 24/3/2020, ajout de photos
mise à jour le 6/11/2021; ajout d'Etienne de Drie Vlaemsche Geuzen ;-)
C'était il y a 40 ans, ou presque, le mouvement n'avait pas dix ans et les groupes folk proliféraient dans la région. Un annuaire 59/62 de janvier 1981 en recense une quarantaine. Dans ce montage on voit les groupes : Drie Vlaemsche Geuzen, De Kreupelaer, Yves Havet et Klauwaerts, Haeghdoorn, La Bistouille, Brinqueballe, Mabidon et les danseuses et danseurs qui les suivaient avec assiduité. La musique est jouée par le groupe Vents Contraires lors d'un de ses derniers bals en 2000.
à la Ferme Nord de Zuydcoote
Drie Vlaemsche Geuzen :
Bertrand Buirette, violon
Didier Buirette, cornemuse, flûte
Guy Vandeneeckhoutte, accordéon diatonique
Etienne Dubron, violon
Animation et bal folk à Bergues
La Bistouille (2 musiciens de De Kreupelaer et les musiciens de Drie Vlaemsche)
et Katepouch
La fête du château d'Esnes le 1er mai 1976
Brinqueballe (deviendra Estaminet Folk) :
Bernard, dit Ben Kaczmareck, accordéon diatonique (qui ensuite a fait partie du groupe Vermenton Plage)
Patricia Kaczmareck, vielle à roue
Edith Monsu, épinette
Patrick Plouchart, violon, cornemuse
Bailleul ?
Yves Havet †
et Klauwaerts :
Jean-Jacques Révillion †, violon
Gérald Ryckeboer, guitare
En région lilloise puis à la Maison de Danse de la Maison de Quartier de Fives Mabidon
et les danseurs : Marie Aude Pradeau †, Michèle Coupez, Monique Piolat, Frédérique Wascheul, Odile Hoestlandt, Christian Gheeraert †, Isabelle Alexis, Francine Hochedé, Joël Parasote,… etc. (merci de me signaler ceux dont j'ai oublié le nom).
musique par le groupe Vents Contraires, dernière formule à Gondecourt en mars 2000
Christian Declerck, violon, alto
Patrice Gilbert, vielle à roue
Gérald Ryckeboer, cornemuse, guitare et cistre
Elise Wuillemin, harpe celtique
"C’est
à partir de 1977 que la Communauté Urbaine de Dunkerque, devenue locataire des
lieux, y a financé un vaste programme d’investissements et d’animations destiné
à faire de la Ferme Nord de Zuydcoote un équipement
de loisirs ouvert à tous, au cœur des dunes qui commençaient alors à être
protégées. De
1977 à fin 1985, date de la fermeture liée à des problèmes d’équilibre financier
de l’association de gestion, la Ferme Nord a accueilli des milliers de
personnes pour des spectacles, des classes de découverte,
des activités de loisirs, des chantiers internationaux de volontaires ou des
séjours à vocation sociale.
Pendant
toutes ces années, elle aura constitué un espace de liberté et de créativité,
qui n’a pas trouvé depuis son équivalent dans toute l’agglomération.
A l'origine créée et gérée par José Jacquemart, puis c'est Pascale Debrock (de 1980 à 1983) et Anne Pascale Jacquemart qui ont été
responsables de la programmation culturelle"
La Maison de Danse
C’est
Mabidon qui est à l’origine du projet, au retour d’un stage auquel nous avions
participé durant l’été 1976 (ou 77 ?), en Belgique, organisé par Claude
Flagel. Christophe Declercq, un des
violoneux de Mabidon avait participé à
une « tournée » en Hongrie avec des musiciens et danseurs Wallons, autour des
Flagel, pour représenter la Wallonie dans des festivals de musique
traditionnelle. Il y avait entendu parler des « maisons de danse », lieux
de pratique de musique et danses traditionnelles hongroises. On s’est dit « on
va faire ça chez nous ». On était un petit nombre à s’intéresser à la musique
traditionnelle, on connaissait des musiciens dans le Pas de Calais (le groupe Marie Grauette,
Bernard Boulanger), à Dunkerque (Christian Declerck et sa bande), à Bailleul
(Haeghedoorn), etc., mais les occasions de se rencontrer étaient rares et chacun
jouait dans son coin. Passionnés par la musique et la danse traditionnelles,
nous voulions qu’elles s’intégrent davantage dans notre quotidien.
L’idée
était de favoriser les échanges, de diffuser les collectes ou découvertes des
uns et des autres, et aussi de vivifier et de transmettre, notamment dans le
domaine de la danse. Le phénomène bal folk en étaità ses balbutiements et nous sentions bien que
l’apprentissage des pas était une nécessité, y compris pour les musiciens.
Fin 1978 débutait la
première édition de la maison de danse à la maison de quartier de Fives à Lille
(59). Le matin, ateliers instruments et danse, le midi,repas pris en commun sur le modèle de
l’auberge espagnole, et l’après midi, bal avec les musiciens présents. On était
plutôt dans l’autogestion : pas de formateurs attitrés, pas de programmation de
groupe, le principe était le libre échange, et la libre participation. Très
vite, la plupart des musiciens et groupes locaux se sont appropriés la
démarche, et la maison de danse est devenue une affaire collective dans
laquelle se sont impliqués de nombreux bénévoles (car dans cette histoire, nous
l’étions tous). Dans ce cadre ontégalement été organisés des stages, des concerts, et le fameux concours
d’airs à danser nouveaux qui avait lieu à l’occasion des fêtes de fin d’année.
Le critère absolu était l’adéquation à la danse et le jury dansait d’ailleurs
durant le concours. Tout le monde avait un prix (chacun ramenait les horreurs
dont il voulait se débarrasser) et le premier prix était un short vert remis en
jeu chaque année.
L’aventure a duré dix ans,
et on peut dire que la maison de danse a été un élément fortement structurant
du mouvement autour des musiques et danses traditionnelles dans le Nord de la
France.
mise à jour le 30/12021 : ajout d'une vidéo + liens des CD
Cassette auto-production - 1989
1-An paistin fionn (hornpipe)
2-Tom Watt's jig / Bolt the door (jig)
3-The Aran boat (slow air) / The man in the house (reel)
4-Fontanella / An dro
5-Old hag you've killed me / The cliffs of Moher (jigs)
6- Shetland's reels
7-The star of County Dawn / Wheelan's jig
8-Off to California / The plains of Boyle (hornpipes)
9-Two reels
10-Dans plinn
11-Glen cottages polkas
C’est le premier enregistrement de Katrien fait « à la maison », elle a ensuite enregistré deux CD : Harpe irlandaise (1992) et Harpe d’Irlande (1995) et a participé en tant que harpiste au groupe Hempson pour le CD Musique ancienne irlandaise (1996).
La cassette intégrale, illustrée d'une quarantaine de photos des groupes Ceilidh, Vents Contraires, Blootland, le "quartet" de harpes composé du duo K. Delavier et Violaine Mayor + le groupe Ogham, Katrien avec Elise Wuillemin, et Juliette Collache, de ses élèves des cours de harpe et guitare de la MJC Rosendael, et autres évènements ponctuels (Fête de la Nature et mariage à Coudekerque Branche) auxquels elle a participé.
Dans les années 1990, le Centre Socio-Educatif d'Hazebouck organise plusieurs expositions sur des thématiques autour de la musique folk et ses instruments. Le nouveau et dynamique directeur de l'époque, Patrice Heuguebart, propose de découvrir des aspects moins connus de l'épinette du Nord, l'accordéon, la vielle à roue, la cornemuse, la danse, etc… et du violon. En complément de ces expos, une soirée permet d'écouter des musiciens, principalement régionaux, qui en invitent parfois d'autres.
J'ai fait numériser la cassette VHS de la soirée consacrée au violon en avril 1999. La qualité est plus que moyenne, le montage d'époque nous prive de moments forts, mais c'est un témoignage important du dynamisme musical de notre région.
Dans l'ordre d'apparition à l'écran :
- Jean-Jacques Révillion, au violon et au chant
- Jacques Leininger, Marc Debrock et Dominique Debrock-Binauld, aux violons
répé. chez J.-P. Dozier quartier St Maurice des champs à Lille
Je rencontre Gérald sur le Marché aux Puces de Dunkerque à la fin des années '70 et on donne notre premier concert en novembre 1980 à la M.J.C. d'Halluin . Sur la photo ci-dessus c'est la première formation, ensuite Jean-Paul sera remplacé par Katrien Delavier, que j'ai rencontrée à l'association Fustanelle d'Arras lors d'une rencontre de musiciens le 7 novembre 1982, elle vient ensuite à une première répétition le 7 mars 1983.