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vendredi 19 juin 2026

Léopold SIMONS (1901-1979) l'illustrateur

Mise en ligne le 5/2/2019
mise à jour le 19/6/2026 : ajout d'infos et d'autres publications 

Elève de Pharaon Dewinter à l'école des Beaux-arts de Lille, Simons a débuté sa carrière comme caricaturiste et illustrateur. Il dessinera toute sa vie et utilisera diverses techniques, encre de chine, fusain, aquarelle, lino-gravure, etc. pour ses amis écrivains et auteurs de chansons.


ses premiers croquis publiés
dans Nord Revue 


Poupées et bibelots

Le premier auteur à bénéficier de son amitié est Raoul O. Bonnefoy (Raoul Oswald BONNEFOY, 1901-1932) qui publie ce recueil de poèmes illustré de 80 croquis de Simons, obtenus un à un, avec patience et obstination, sur le coin du comptoir de son café favori, la Taverne Lilloise, rue de Béthune. Terminé en 1921, il est édité en 1923 sur les presses de la revue Lille-Université.
Cet auteur aux multiples talents n'a pu que les ébaucher. Premier prix de diction au Conservatoire de Lille (1921), il est régulièrement invité par les Rosati des Flandres. Il a écrit d'autres textes non publiés, seulement connus  par une mention dans la presse (Les Frileuses, les Petites Îles, Souvenir de St Cyr). La poétesse lilloise, Suzanne Carpentier, entretiendra régulièrement sa mémoire en incluant le poème "A Raoul Bonnefoy" dans son recueil "Appassionata" paru en 1939. Elle le lisait à chacun de ses passages à Radio-Lille dans les années qui ont précédé la guerre.







Monôme
Un recueil, anonyme, de chansons paillardes. Pas de nom d'éditeur, aucune illustration n'est signée, sauf… sur le tract publicitaire qui annonce la publication, 550 exemplaires hors commerce, numérotés, en 1927.
Une réédition, vers 1970, toujours anonyme et hors commerce, mais l'éditeur est connu, M. Mauritzi à Hellemmes, imprimé par Pierre Landais à Dunkerque. Les dessins sont tous différents de l'édition originale. Détail cocasse pour un livre sensé être "hors commerce", j'ai trouvé mon exemplaire sur un rayon du Furet du Nord à Lille.





Le chansonnier des Internes de Lille
Publié en 1927 par l'Association des anciens internes, avec les illustrations de Bouchery, Dequène, Gil, Hertenberger, Mayeur, Romi et bien sûr Simons, 300 ex.
 

 
Le chansonnier du cinquantenaire de l'Internat des hôpitaux de Lille
Réédition du précédent en 1948, augmenté de quelques textes et illustrations, avec l'ajout hors-texte d'une partition illustrée par "un artiste bien connu", 500 ex. rigoureusement hors commerce réservée au corps médical, le mien porte le n°280.


Métier d'Islande
de Jean-Serge Debus (1901-1987), paru au Mercure de Flandre en 1929, un reportage chez les marins pêcheurs  de Gravelines et Petit-Fort-Philippe, illustré de plusieurs linos gravés de Simons, imprimé chez L Nuez.





et d'autres : en 1925, l'émoi de Lille de Louis Vallas (1854-1932), en 1927, Légendes cocasses, par L.-A. Maurice (? inconnu), en 1943, En tramway de Francis Redan (? inconnu), en 1948, Cadet Mailloux de Georges Dupret (1886-1952)


Revue Toudis 2009


sans oublier Maxence Van Der Meersch

Revue Toudis 2009



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Simons illustre évidemment ses publications. Ses pièces de théâtre, en 1939, son 1er roman, Ghislaine, paru en 1944, et les autres recueils de nouvelles, pasquilles, etc.



et un recueil de lithographies et bois gravés, commenté par Pierre Manaut : Les sept péchés capitaux, édité chez Emile Raoust à Lille en 1928
 
source ICI

 
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Les petits formats de chansons, illustrés par Simons sont innombrables, j'en possède près de 300, dont une cinquantaine comme parolier, mais je suis certainement très loin de connaître toute sa production. 

Quelques échantillons dont il a signé aussi les paroles





Sources : Simons 1901-1979, Lille, 1999. Revue Toudis 2009. Revue Pays du Nord. Documents personnels : partitions, livres, almanach, programmes, affiche, journaux et revues.


mardi 30 décembre 2025

Bertal, chanteur lillois

mise en ligne le 26/11/2017
mise à jour le 30/12/2025 : ajout d'un texte de Simons
 
toutes les illustrations
collection personnelle


Albert Demeulemeester, dit Bertal, est né à Lille le 27 mars 1897, dans la cour Decaluwé, située rue Mercier (à gauche, plan de Lille de 1898, source Gallica). Fils de Jules, vitrier né à Tournai et de Philomène ALEXANDRE originaire du Pas de Calais. Orphelin à 16 ans, on ne connait rien de sa jeunesse. Lors de sa conscription il est déjà artiste lyrique. Exempté de service militaire pour cause de bronchite, il se marie en 1918 avec Rosine MALAISSE, une belge de 21 ans son aînée. La presse commence à se faire écho de ses prestations d'artiste à la fin des années 1920. En 1929, lors d'un séjour à Petit Fort Philippe en compagnie de Léopold Simons, leurs épouses sont allées prendre un bain de mer, la marée montante emporte rapidement les deux femmes qui ne savent pas nager. Elles sont ramenées sur le sable par un passant, mais Mme Bertal ne pourra pas être ranimée. Le chanteur ne remariera pas, il se consacre à sa carrière et devient LE chanteur populaire lillois, interprète favori de Simons, Auguste Labbe et Pierre Manaut. C'est lui qui chante à Radio PTT Nord les succès que tous les lillois connaissent encore : Elle s'appelle Françoise, Si j'avos su j'aros resté garchon, Les camanettes, etc. A la fin des années 1930 il créé l'agence d'affaires artistiques Nord-Spectacles qui favorisera la carrière de nombreux artistes régionaux. Il décède subitement le 14 mars 1960, il a 62 ans, on annonçait son prochain spectacle à Marcq en Barœul à la salle Doumer le 20.


sources : Nord Matin et Voix du Nord
(Médiathèque Jean Lévy, Lille)


Simons publie la même année ces deux 45 tours, la réédition d'enregistrements des années 1930 de son ami Bertal.



Sur un disque de Bertal. — […] Une biographie fidèle de Bertal le restituerait infiniment moins que les quelques chansons qu'il avait amoureusement choisies. Bertal chanta. Voilà toute sa vie résumée en deux mots. Et il chanta à sa manière ; en marge, pourrait-on dire, de la mode. Par là, il créa un style qui ne devait rien à personne : le genre Bertal. Et cela est si vrai qu'il serait impossible de reprendre une de ses créations sans conserver l'empreinte qu'il y avait mise.
Bertal n'est plus. Et pourtant, grâce à ce disque, il restera dans nos mémoires tel qu'en son vivant : joyeux, gentil et chantant.   Simons
au verso des pochettes des disques

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Le 26 mars 1960, son ami Simons lui rend hommage sur Radio Lille, dans son émission Acoutez l'Vaclette. Il évoque leur première rencontre pendant la guerre et les débuts de Bertal (merci à Yves Ledun pour le partage de ce document de la main de Simons).
Voici un extrait :
Je fis connaissance d’Albert (car entre nous, nous ne l’appelions pas Bertal) en 17, dans un café qui existe encore : à l’Alliance, 14 rue d’Arras. C’était pendant l’occupation. Il y avait derrière ce café, une petite salle avec une scène, et des jeunes gens y organisaient des concerts… disons clandestins - car les Allemands ne permettaient pas ces sortes de réunions. Il y avait là Marceau, Bibos, Rodolphe, Lucienne Valdor, Marcello et Bertal, parmi d’autres pour qui la carrière s’est arrêtée là. Je me rappelle, Albert était l’organisateur de ces programmes qui se déroulaient devant un public plus ou moins interlope dans lequel se cachaient des réfractaires, des brassards rouges en rupture de camp, des fraudeurs.
Bibos chantait des chansons dramatiques avec sa belle voix de basse. Sa veine comique lui vint plus tard. Marceau accompagnait à l’accordéon ; je m’essayai dans des chansonnettes et Bertal faisait le diseur. Son répertoire allait de Mayol à Dalbret en passant par Fragson (avec quelques tentatives vers Bérard).
Il était effroyablement maigre - plus que nous tous qui n’étions pourtant pas gros. Il avait déjà la jolie voix de ténor léger, que vous lui avez peut-être entendue, mais elle avait alors une fraîcheur, une douceur de voix d’enfant envoûtante. il affectionnait déjà les chansons qui parlaient des petits - Les roses blanches viendront plus tard - mais il avait alors une chansonnette de Mayol : « Encore », dans laquelle il mimait un tout petit enfant… c’était adorable.
[…]
Après la guerre donc, Bertal se remit à chanter. C’était sa vie. Nous avions formé alors une petite compagnie qui donnait des spectacles de music-hall auquel vinrent s’adjoindre René Rucart, Arlette Rucart, ses inséparables amis depuis lors. J’avais écrit pour eux une opérette en un acte avec des musiques de Marceau : JACK
[1931]
Albert tenait le rôle principal jouait alors la comédie avec un certain sens de la fantaisie. Combien de fois par la suite - quand avec Line Dariel, que je rencontrais en 29, je commençais à donner nos premières revues, à l’Alambra, nous donna-t-il la réplique, notamment dans
Zulma au tribunal, où il jouait l’interprète. D’ailleurs ces sketchs en patois lui donnèrent l’idée de mettre à son répertoire des petites chansons lilloises. Et justement (encore un vieux camarade disparu) Auguste Labbe (que l’on appelait César Latulupe) venait d’écrire une excellente chanson patoise sur les vieux airs lillois, arrangés par Absalon, Bertal la créa aussitôt, et, depuis ne la retira jamais de son répertoire. Nous en avons un enregistrement qu’il fit pour Drucbert il y a quelques semaines : Lillos rappelez vous.
 

C’est à ce moment là que la radio commençait sa miraculeuse aventure. Aventure dont on ne conçoit plus très bien aujourd’hui le miracle. Bertal avait senti tout de suite le prestigieux avantage de cette invention, et tout de suite il s’en servit. 
Ce fut alors la grande époque de Bertal. Le music-hall et le café concert étaient rois. Le cinéma ne faisait que balbutier. Le Rexy était encore l’Alhambra ; Le Ritz, le Casino. On jouait des revues qui duraient un mois. Bertal ne savait où donner de la voix. Tous les auteurs et compositeurs du Nord le voulaient comme interprète. Ce fut alors les créations de chansons de Manaut, comme « Les mots croisés » « Dans les lettres » « Elise » « N’laissez pas les enfants » « Quand on est un p’tit gars du Nord » « J’achèterai » (sur les débuts de la loterie nationale) « Une valse de rien du tout » « Tarragone » (dont Marceau avait fait la musique) et surtout « Françoise » L’éditeur de toutes ces chansons était notre ami Robert Solry.
Mais toujours Bertal conservait dans son tour de chant, qui se renouvelait constamment, conservait sa chanson fétiche « Les roses blanches ». Aujourd’hui, cette chanson est évidemment démodée. Le genre en est perdu. La jeunesse aurait une tendance à en sourire. Hé oui, comme on sourira dans 30 ans des chansons d’aujourd’hui - peut-être même plus tôt. Mais il faut bien convenir que Bertal disait cette rengaine avec une telle sincérité - il pleurait en la disant - que cette émotion gagnait le public et c’était avec des larmes qu’on applaudissait finalement. 
Nos chemins avaient un peu bifurqué dans des sens différents. Avec Dariel je jouais mes pièces, Bertal continuait ses concerts. De temps en temps, nous nous retrouvions dans un gala, quand en 36, je fis une chanson pour lui. Il devait la marquer de son style bon garçon, populaire, car quand Bertal avait créé une chanson il était difficile, sinon impossible de l’interpréter autrement. Cette chanson c’était « Les Cris de Lille » […]
  
*****

Le petit quinquin ou L'canchon dormoire, paroles et musique d'Alexandre Desrousseaux (version complète et originale ICI
On a retrouvé la poupée utilisée par Alexandre Desrousseaux lors de ses concerts. Elle était dans les réserves du musée de l'Hopice Comtesse, c'est ICI
VIDEO 


Elle s'appelle Françoise, paroles de Léopold Simons, musique de Marceau Verchueren et Edmond Pellemeulle VIDEO



Les camanettes, paroles d'Auguste Labbe, musique de Victor Absalon VIDEO



L'carette à quiens, paroles d'Auguste Labbe, musique de Victor Absalon VIDEO



Les cris de Lille, paroles de Léopold Simons, musique de Maurice Dehette et Robert Solry,
j'ajoute les paroles originales, car Bertal en a fait une réduction qui nous prive d'un couplet et d'autres cris de métiers. VIDEO

 


L'habit d'min vieux grand-père, paroles et musique d'Alexandre Desrousseaux VIDEO



Quand on est un p'tit gars du Nord, paroles et musique de Pierre Manaut VIDEO



Si j'avos su, j'aros resté garchon, paroles d'Auguste Labbe, musique de Victor Absalon VIDEO





lundi 11 août 2025

Revue nord' spécial Simons

la revue est mise en ligne en accès conditionnel (3€ l'article)

 
 
 
Quel sens y a-t-il aujourd’hui pour la revue nord’ à revenir, plus de quarante ans après la disparition de Simons (1901-1979) et après le premier dossier que nous lui avions consacré en 1985, sur cet écrivain et artiste devenu aujourd’hui quasiment invisible dans le champ littéraire, la scène et les médias – et, plus grave encore peut-être, effacé de la culture populaire régionale nordiste ? Il en va d’abord de la fidélité de notre revue à sa mission de perpétuation de la mémoire des grands écrivains et artistes de notre région, vocation entendue au sens que le philosophe Emmanuel Levinas assignait à sa propre mission : « recevoir, célébrer, transmettre ». Toutefois, dans le cas de Simons, l’épreuve de remémoration tentée aujourd’hui avec de jeunes générations s’avère souvent cruelle : le nom de l’artiste, même (surtout !) précédé de son prénom, n’évoque absolument rien pour la quasi totalité des « moins de trente ans », y compris parmi ceux sollicités à Lille et dans ses environs, incapables de citer ne serait-ce qu’un domaine artistique dans lequel Simons s’est illustré – et a fortiori un titre d’œuvre. Prolongeant le crash test avec une partie du même public junior, volontaire et bienveillant, le visionnement proposé de plusieurs sketches télévisés de Simons parmi les plus fameux ne provoque, chez ces jeunes spectateurs qu’incompréhension (linguistique, d’abord), perplexité (polie), voire malaise (léger, surtout face à l’hilarité ou à l’émotion déclenchée au contraire chez les spectateurs seniors redécouvrant une scène-culte ou une répartie d’anthologie…). Pas de doute, l’œuvre de Simons pour la scène (radiophonique, cinématographique ou théâtrale) ne « parle » décidément plus au jeune public contemporain, pourtant friand des stand up d’humoristes… […]

Sommaire ICI
La suite ICI

mardi 4 mars 2025

Toujours Simons, l'expo et la revue

publié le 18/12/2024
mise à jour le 4/3/2025 : annonce


S’il y a bien un homme qui incarne la culture populaire lilloise au XXe siècle, c’est SIMONS. Quarante-cinq ans après sa mort, il laisse encore des souvenirs enjoués à des générations. Artiste complet aux multiples talents (auteur, comédien, metteur en scène, parolier, cinéaste, dessinateur, illustrateur, peintre...), son œuvre met en scène le « Peuple lillois » entre les années 1920 et 1970. En créant pour la scène le duo Alphonse et Zulma s’exprimant en patois de Lille, il a fait vivre l’âme du Nord avec humour et tendresse pour ses personnages. 
Après avoir entretenu sa mémoire pendant plus de 30 ans, l’association Toudis Simons a fait don à la bibliothèque classée de Lille de toutes les archives de Léopold Simons qu’elle possédait. A cette occasion, la revue nord’ et la bibliothèque s’associent pour rappeler l’importance de cet auteur et faire découvrir aux nouvelles générations les différentes facettes de cet écrivain hors normes. 
Une exposition : Pièces remarquables du fonds Simons est présentée à la médiathèque Jean Lévy du 14 décembre 2024 au 15 mars 2025. La revue nord’ publie un dossier : Simons (1901 -1979) - textes et images, où elle révèle son travail d’illustrateur et revisite son œuvre écrite aussi en français. 
L’inauguration de l’exposition et la présentation au public de la revue aura lieu le samedi 14 décembre à la médiathèque Jean Lévy de 15h à 18h30. 
Contacts presse : 
Bibliothèque municipale de Lille : Stéphanie Herault et Jean-Jacques Vandewalle 
Revue nord’ : Yves Ledun - 06 70 09 59 91 / ledunyves@orange.fr
 
 
La revue nord' publie un n° spécial Simons : 15 €, frais de port compris, par chèque chez Yves Ledun, 39 rue Nicolas Leblanc - 59000 Lille

 
 
 
 
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Clôture en fanfare de l'exposition "Pièces remarquables du fonds Simons" le 14 mars à la Bibliothèque municipale de Lille
Pour une après-midi à l’humour bien de chez nous.
Pour célébrer Simons, artiste populaire du XX° siècle, la Médiathèque Jean Levy, à l'occasion de la fin de l'exposition qui lui est consacrée à travers ses archives, propose le vendredi 14 mars après-midi plusieurs animations pour mettre en avant son humour à travers textes et chansons de l'auteur, mais aussi de ses contemporains et avec un chanteur humouriste d'aujourd'hui.
 


vendredi 12 janvier 2024

Léopold SIMONS (1901-1979) radio et télévision

mis en ligne le 2/2/2019
mise à jour le 12/1/2024 : dissolution de Toudis Simons

Galène ou lampes ?...  Simons nous répond...

Nous avons déjà vu les intéressantes réponses faites à nos questions par M. le préfet Hudelo, puis par MM. Chdtelet, Hector Franchomme, Delepoulle, Alfred Descamps, Frady, Théodore. La T.S.F. qui a conquis les gens sérieux doit bien avoir aussi le sourire des artistes...
Notre ami Simons — qui nous avait déjà conté, dans un monologue patoisant que Line Dariel a rendu célèbre, « Les pérégrinations d'un galéneux » — va nous dire ça.

Ici, notre habituelle question, que Simons ne nous laisse même pas le temps de débiter.
— In v'là eun' question. Si j' fais de l' T. S. F. ! Ben, j' comprinds ! Commint qu' j'aros écrit « L' Martyre du poss' à galène », si j' n'avos point intindu m’ femme braire tous les soirs. Et pourquoi que m'femme elle brairot si ch' n'est pour min poss' à galène, hein ?

Seconde question : L'appareil. Simple galène ordinaire ?
— Extraordinaire, au contraire ! L' montache est tout simple — ch'est Marceau, l'accordéonisse, qui m' l' monté — mais le ch'nu, ch'est l' caisse.  Te n'd'vin'ros jamais ch' que ch'est. Cache un p'tit peu pour vir..  J' te l' donne in chint... Te peux minger des fiques, va !... Ch'est eun' caisse à saurets !

Simons a des idées définitives sur la « grande musique », ainsi qu'en témoigne la réponse imprévue qu'il nous sort maintenant :
— Non, j' n'aime point les grands morciaux quand je n' vos point 1' chef et s' baguette — ch'est toudis ch' qu'y a d' pus drôle ! — cha m' fait l'effet d'un' cigarette fumée dins l' noir. Ch' que j'acoute avec plaiji, ch'est l'jass-band in graphophohe et pis l'Broutteux, César [Latulupe], Line Dariel et min chochon Bertal (mets aussi Manaut, y s'ra fin contint d' vir eun' fos sin nom dins l' journal).

Alors, une fidélité éternelle au poste à galène ?...
— Non, ch' qui m' gêne dins s' posse à galène, c'est l's' acouteurs. Après ça toudis su' s'tiête, ch'est canulant ! Et pis, des fos, on l's' oublie... Tiens, y a tros quat’ mos j'acoutos un concert, quand tout d'un cop j' vos l' lait qui s'infuit su l' fu ! Je m’ lève pou' l' rattraper et naturellemint j' pinse pas à min casque, j'intralne m' caisse à saurets qui saque l' robinét uch' que j'avos accroché min fil de tierre ! T'aros vu ch' t'inondation ! Y a eu jusqu'à des champignons aux pieds dé l' tape ! […]



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Line Dariel et Simons au micro de Radio Lille


Il faudrait un livre pour donner le détail de toutes les prestations de Line Dariel et Simons à la radio et à la télévision.
En 1931, il se fait remarquer par la diffusion d'une fausse actualité, Le mystère de la Porte de Paris, qui fait croire aux auditeurs à une attaque du studio de Radio-P.T.T.-Nord.

Ouest Eclair 23 mai 1931 (Gallica)

De 1935 à 1939, Simons anime la demie heure patoisante. De 1945 à 1946, Nord Magazine hebdo, qui devient de 1946 à 1947 Radio Lille Hebdo et puis de 1947 à 1949 La Ducasse Radiophonique. La liste est longue jusqu'en 1970.





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La télévision l'intéresse dès 1939, puisqu'on a diffusé ses sketchs à l'exposition du Progrès Social, en circuit fermé évidemment, mais dès l'inauguration de Télé Lille, en mai 1950, il est présent et y restera fidèle jusqu'en 1971.



Son émission la plus régulière et la plus suivie est certainement le Magazine du Mineur, de 1959 à 1971.



octobre 1959



d'autres scènes extraites d'une cassette vidéo produite par l'association Toudis Simons, volume IV

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à propos de l'association Toudis Simons :
Créée en mars 1989 par Fernand VINCENT (Fécamp 1924 - Lille 2010), elle publie la revue Toudis à partir de novembre 1995, n°1, jusqu'au n°32-33. Après quelques années d'éclipse, l'association a connu son épilogue lors d'une AG extraordinaire le 22 septembre 2023 réunie à l'initiative d'Yves LEDUN (archiviste de l'asso). L'AG a voté la dissolution de l'association Toudis Simons et le don de ses archives à la bibliothèque de Lille, elle a voté également la dévolution des actifs et des stocks à la Société de Littérature du Nord qui publie la revue nord'. Un numéro spécial Simons/Van der Meersch de cette revue est programmé pour fin 2024 et des actions à la Médiathèque Jean Lévy sont envisagées pour début 2025.

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Les autres pages sur Simons
Les débuts de Simons
Les débuts de Line Dariel
Le théâtre de Simons
Le cinéma et Simons
Simons l'illustrateur
Simons, le peintre

Sources : Simons 1901-1979, Lille, 1999. Revue Toudis 2009. Revue Pays du Nord. Documents personnels : partitions, livres, almanach, programmes, affiche, journaux et revues.


dimanche 20 octobre 2019

L'cat dins l'horloche

prochaine représentation
à Ghyvelde
salle des fêtes Roland Hazsebaert
vendredi 22 novembre à 20h

« Il était une fois des Alphonse et des Zulma. »
« Le Théâtre de la Coquille » vous invite à vous plonger ou replonger dans l’univers de Simons à travers la présentation de nouveaux sketches du « Cat dins l’horloche » :
Lors de leur premier spectacle, Christian Desmulier et Lysiane Degand avaient proposé au public d’assister à l’évolution sur une quarantaine d’années d’un même couple depuis leur mariage et ce, dans leur quotidien.
Cette fois-ci, accompagnés par Alain Westeel et Maryse Desouter, ils vous présentent différents couples dans une succession de sketches que Simons a écrits dans un souci d’amusement. On rit bien sûr, mais on éprouve aussi une immense tendresse devant l’univers de ces gens humbles et simples.

(entrée 6€ au profit du CCAS)


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à Téteghem
salle Itsweire
à 20h





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organisé par l'association Cont'envol



Dans le cadre des journées du Patrimoine
dimanche 16 septembre 2018, à 15h30
rue Julien Platel, Ghyvelde
entrée gratuite




des extraits de  L'cat dins l'horloche
de Léopold SIMONS

Alphonse : Christian DESMULIER
Zulma : Lysiane DEGAND

l'accordéoniste : Elodie LAMIRAND-MER






Christian Desmulier et Lysiane Degand reprennent 6 sketches de Simons, dans le cadre des journées du patrimoine.
Les plus anciens auront plaisir à retrouver les péripéties d'Alphonse et Zulma qui firent les beaux jours de la radio, du cinéma et de la télévision pendant près de 30 ans.
Les plus jeunes pourront découvrir le quotidien de ce couple dont les préoccupations, les chamailleries et les sentiments sont encore de nos jours, tellement actuels !
Il faut dire que ce patois lillois, autrefois parlé par les gens de milieu modeste qu'on qualifiait à tort de "petites gens" coule dans les veines de Christian (né à Billy-Montigny) et dans celles de Lysiane (née à Lille, dans le quartier où a vécu Simons).
Grâce à Simons, nous retrouvons cette langue de notre enfance, drôle, émouvante, imagée qui, malheureusement, a tendance à disparaître ... ou à être tellement caricaturée qu'elle finit par devenir ridicule et perdre toute sa saveur.



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L'cat en tournée…

le vendredi 21 septembre à 20h
salle des fêtes d'Hucquelier




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le lundi 8 octobre dans l'après midi
à Cappelle la Grande
dans le cadre de la Semaine Bleue

réservé aux personnes du 3e âge de la commune

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dans le cadre du Festival de théâtre amateur Thé'Adra
le samedi 17 novembre
Maison de quartier du Méridien
3 rue de Cambrai
Dunkerque-Malo les Bains
à  18h30





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et d'autres dates en préparation