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jeudi 30 juillet 2026

Une épinette messine

 Cette épinette, trouvée dernièrement par Jean-Luc Matte sur les puces à Metz, ressemble tellement à une épinette du Nord que c'en est certainement une.


c'est aussi l'avis de Thierry Legros :
Jean-Luc, merci pour les photos et les cotes de cet épinette qui est assurément du Nord. 
Même si elle n'est pas typée comme une Coupleux (ou une copie de Coupleux),  elle présente les caractéristiques suivantes qui me font penser aux instruments du Nord
  • forme du cheviller,
  • nombre de cordes,
  • chevalet constitué d'une grosse agrafe, 
  • présence du fa dièse
 

 




les photos HD sont ICI

samedi 12 juillet 2025

Festival de Saint Laurent en 1974

mis en ligne le 4/7/2025
mise à jour le 12/7/2025 : ajout de la vidéo complète et lien vers fichiers du disque

 

le disque est ICI

Ce qui me donne l'occasion de corriger une approximation dans le titre de la plage n°1 : Boom boom reel par Boys of the Lough. C'est une suite de reels des îles Shetland : A' da ships are sailing/Shelder geo/Tame her when da snaw comes, qu'on retrouve sur leur album Lochaber no More publié en 1976


Après Vesdun (1972) et Pons (1973), qui faisaient suite à Lambesc (1970) et Malataverne (1971), voici Saint Laurent, 3e festival de musique traditionnelle qu'organise cette année La Chanterelle Folk club de Lyon [et les Éclaireurs et Éclaireuses de France de Bourges]. Le 1er et le 2 juin à Saint-Laurent, près de Vierzon dans le Cher (18) voilà le programme :

Samedi soir et dimanche soir de 20 à 24 heures : Boys of the Lough (Angleterre), Rum (flamands), Alfred den Ouden (Pays Bas), John Wright (Angleterre) et Catherine Perrier (France), Mélusine, Phil et Emmanuelle (France) Glazard Skeduz (Bretagne)

L'après midi : les Thiaulins de Lignières et Notre Berry (France) et la projection du film Dedans le sud de la Louisiane. Enfin dans de grandes tentes se tiendront des ateliers en tous genres ; par ailleurs il y aura deux scènes pour ceux qui aiment changer de place. Enfin, chaque soir, le Festival deviendra un gigantesque et fantastique BAL WAHOU !!! [sic]

L'Escargot n°11 juin 1974 



 

J'ai retrouvé une copie de la cassette VHS produite par La Chanterelle et les Films du Plateau, du film les Violons des champs tourné à cette occasion Georges Combe. J'en ai extrait les passages qui concerne les deux groupes Belges/Flamands : RUM et le duo Alfred et Kristien Den Ouden. Merci à celle ou celui qui me l'avait transmise et dont j'ai hélas oublié le nom.




la vidéo complète a été demandée, la voici



et le programme de ce festival de La Couturandrie, le nom d'origine, qui est sur le site de Jean-Luc Matte ICI


mardi 4 février 2025

Cassel Cornemuses 2002 et 2003

Créé par Patrice Heuguebart et le CEM Smitlap en 1995, sur le Mont des Cats dans le parc de la villa Marguerite Yourcenar, le festival déménage à Cassel en 2000 à la demande du Conseil Général, qui a d'autres projets pour ce lieu emblématique.

illustration de Marc Lequenne (1948-2008)

Deux vidéos : filmeur Dominique Bommel

En 2002




Escavèche : 
Vincent BRUNEL : mandoline, chant
Pierre GOETGHELUCK : cornemuse, chant
Didier GRENON : accordéon diatonqiue
Gabriel LENOIR : cistre, chant


Mouchafou :
Caroline AIELLO : accordéon diatonique
Julien BIGET : guitare, bouzouki
Christophe DECLERCQ : violon
Fabien DUBARRE : cornemuse 

et aussi :
La Piposa (mené par Bernard Boulanger) ; 't Kliekske (mené par Herman Dewitt) ; The Red Ackel Pipe Band ; Ti Jaz
 

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En 2003

Trad Magazine n°89

 




 
Harpazel :
Neele Claeys : harpe
Camille Vandenberghe : harpe
Claire Vandenberghe : harpe 

et aussi :
Contrabanda ; Speelmanslag (mené par Jacques Leininger) ; La Fraternelle des Cornemuses du Centre ; Sac et Refrappe (mené par Michel Lebreton) ; Duo Bertrand avec Anne-Lise Foy

Les photos sur le site de Jean-Luc Matte





vendredi 5 mai 2023

L'accordéon du mineur

publié le 14/1/2019
mise à jour le 22/4/2023, ajout de la généalogie d'Antoine Schenardi et une vidéo
mise à jour le 5/5/2023, ajout de deux vidéos, avec mes remerciements à Giuseppe Gagliardi pour les infos qu'il m'a transmises


Faute de renseignements sur le mineur accordéoniste de Sin le Noble, son instrument parlera-t-il ?


Source : Médiapart

En zoomant, on peut lire la marque de son accordéon, ainsi qu'une adresse : A Schenardi, 22 R Labois Rouillon, Paris-Villette.



Le Musée National de l'Histoire de l'Immigration présente Antoine Schenardi, facteur d'accordéons né à 1856 à Plaisance (Italie), comme l'exemple d'entrepreneur italien porteur d'un savoir-faire familial. Il crée à son arrivée à Paris en 1913 une manufacture d'accordéons. Si son nom est absent de l'édition 1913 du répertoire Musique-Adresses, il apparait dans celle de 1921, domicilié au 68 rue de Flandre, accompagné d'un encart publicitaire. Au n° 59 s'était installé quelques années plus tôt un autre facteur d'accordéon, Felix Peguri dans cette rue pour le moins "musicale" puisqu'elle accueillait aussi la fabrique de pianos Erard, depuis 1864.

Source : Jean-Luc Matte
Antoine Schenardi travailla à Paris en étroite collaboration avec Giovanni Gagliardi, italien émigré lui aussi, qui s'était fait particulièrement remarquer en donnant en 1909 un récital de musique classique à l'accordéon, et qui dépose en 1910 un brevet. L'objectif revendiqué des deux hommes est alors d'arriver à un instrument capable de jouer la musique classique telle qu'elle est écrite, l'accordéon gagnant sa place comme véritable instrument de concert. La collaboration est stoppée par la guerre, et Gagliardi, de retour en Italie, est interné pour objection de conscience.
Une carte postale, publiée sur le site consacré au maître italien, datée de 1909, immortalise Gagliardi avec un groupe d'élèves, localisant la vue dans la fabrique Schenardi.

Source : Giovanni Cagliardi (1882-1964), Fisarmincista Compositore
Si des courriers d'élève et de la fille d'Antoine Schenardi, étayent cet accueil avant la guerre, la localisation au sein de la fabrique Schenardi dès 1909 interroge cependant : l'Annuaire des Artistes et de l'enseignement dramatique et musical 1909 ne fait mention de cette dernière, ni 22 rue Labois-Rouillon, ni 68 rue de Flandre.
La publicité de 1921 vante "la fabrication soignée de tous modèles (petits et grands)". Ce premier quart de siècle signe la place incontournable de l'accordéon dans les bals, et l'essor des recherches pour en faire un instrument musicalement "complet". Ces qualificatifs, petits et grands, s'appliquent-ils alors aux accordéons diatoniques et chromatiques ?
Antoine Schenardi s'est-il d'abord installé en 1913 modestement rue Labois-Rouillon, commercialisant sous son nom des accordéons diatoniques peut-être importés ? C'est une hypothèse envisagée par Jean-François Régis, accordéoniste et collectionneur, qui possède différents accordéons, chromatiques ou mixtes sortis de la fabrique Shenardi, dont tous, datant des années 20, portent l'adresse de la rue de Flandre. C'est là que la firme se développe. Au décès d'Antoine en 1932, sa fille poursuivant l'activité avec son époux Céleste Costa, 

Source : Giovanni Cagliardi (1882-1964), Fisarmincista Compositore

puis, après le décès de Céleste en 1934, avec son fils. L'entreprise Costa, ancienne maison Schenardi, fermera définitivement ses portes en 1999.

Source : Musée national de l'Immigration

L'accordéon du mineur, entrebâillant les portes de la fabrique Schenardi, garde tout son mystère. Mais il nous aura plongé, partant de l'intérieur d'un estaminet de Sin le Noble, dans les mouvements migratoires et musicaux du début du XXe siècle.

Agnès M. 


Les objets et documents présentés au Musée National de l'Histoire de l'Immigration font partie des collections du MUCEM.

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en prime une vidéo de 1996, Samedi chez Costa, transmise par Agnès : ICI


Charles Costa 1926-2013


avec la participation de Charles COSTA, Marcel FREBERT, Claude LEYMARIE, Lucien VENET, Léon BONINO, Roger NOTARIANI, M. THOMAS, Roger DE COORDE, M. AMOUREUX, Claude MAHE, Rémy DORIN et Jean Louis HUBERT




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en complément ce documentaire sur Giovanni Gagliardi
C'est un court métrage réalisé par le Liceo Gioia en collaboration avec le Consortium Sol.Co et les Archives de l'État, qui fait partie de l'initiative "Culture classique et culture numérique : souvenirs du futur" du projet national "Giovani Connessi", sélectionné par l'entreprise sociale "Con I Bambini" dans le cadre du "Fonds de lutte contre la pauvreté éducative des enfants".
Il s'inspire du roman graphique "Giovanni Gagliardi. Une vie espionnée », résultat d'un atelier pédagogique, créé par le Liceo Gioia en partenariat avec les Archives de l'État de Plaisance à partir de documents d'archives.


plus la présentation du roman graphique
La deuxième vidéo propose la présentation de l'album, roman graphique, créé par la classe III sc. C du Liceo Ginnasio M. Gioia de Piacenza consacré à la vie extraordinaire de Giovanni Gagliardi de Castelvetro Piacentino (1882-1964) : musicien à Paris à la Belle Epoque, pacifiste et idiot de guerre pendant la Première Guerre mondiale, confiné à Ventotene comme anarchiste jusqu'en 1943 et enfin professeur de musique et pasteur protestant. La présentation est accompagnée d'une performance de l'orchestre du Liceo qui joue également de la musique de Gagliardi.




mardi 17 mars 2020

Le pays des collines 1976

Un film de Jacques Vanderheyden


Reportage sur la vie folklorique au Pays des collines, du côté de Ellezelles. Une région, exemple vivant de vie populaire, qui mêle le folklore et le quotidien. Nous y sortons dans des bals folkloriques pour danser, ou écouter de l'accordéon, de l'harmonica, de la vielle à roue ou plus curieux encore, écouter un petit air de museausac [sic]. Passage également à Floreffe, au festival Le temps des Cerises.

Mais le film commence par le festival de Champs en 1975 ?

Au générique, parmi les très nombreux musiciens présents, sont reconnus (avec l'aide de Jean-Luc Matte) :











à suivre ?


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Le festival de Champs a édité un album
pour sa première édition en 1973
(collection Thierry Legros)



le fichier est ICI


et un double album pour la dernière fête en 1975
(collection Jean-Luc Matte)


disque 1 ICI et dique 2 ICI

mercredi 14 mars 2018

Sur les Frontières

C'est le nom d'un nouveau groupe de notre Région qui s'inspire de tous les recueils, collectages et autres sources que l'on peut aussi trouver sur ce blog.
Il y a donc toute sa place.


Frédéric Matte (alto) - Romuald Ballez-Baz (guitare/oud) - Michel Lebreton (conemuse/flûte/chant) - Mathieu Brunet (accordéon)

Entre France et Belgique d’aujourd’hui, se sont succédées des générations de musiciens du quotidien. Trouvères, ménétriers des villes et des villages, maîtres à danser, musiciens de parquets mais aussi gens du pays… ils nous ont laissé des chants et danses qui ont peuplé les jours des « grands de ce monde » comme du « petit peuple des campagnes ».



en concert à Calais le 30 mars 2018



vendredi 11 août 2017

Epinette du Nord, encore

mise à jour du 11 août 2017 : ajout de la méthode d'épinette DE RUYCK, transmise par Wim Bosmans

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Les découvertes se succèdent. Récemment, Jean-Luc Matte nous a communiqué une page d'un Annuaire de la Facture instrumentale de 1921. 



Au paragraphe Epinettes, on trouve trois mentions d'épinettes du Nord. En plus de l'omniprésent Coupleux Frères, on relève deux facteurs, L. FILLET, 30 rue des Villegranges, à Paris (Les Lillas), déjà mentionné dans l'annuaire de 1913, et Gilbert RIBEAUCOURT à Somain, 32 rue Sadi-Carnot. Un troisième nom apparaît aussi, c'est P. DE RUYCK, 128 Grande Rue à Roubaix, il n'indique pas sa spécialité, mais un annuaire de 1925 nous précise qu'il fabrique des épinettes du Nord, de même qu'en 1929, dans autre annuaire. Ce qui est confirmé par cette méthode découverte récemment par Wim Bosmans, ex-conservateur au Musée Instrumental de Bruxelles. Elle comporte une douzaine de pages. Le texte de présentation et les 20 leçons progressives sont identiques à la méthode Coupleux, lequel a copié sur l'autre ? La méthode vendue par De Ruyck comporte une mélodie supplémentaire, Les Baisers, et il la propose à 50 centimes, contre un franc pour celle de Coupleux.


collection Wim Bosmans





Pierre DE RUYCK

Né à Roubaix en 1879, Pierre Deruyck est connu comme marchand d'instruments de musique (puis de disques et de TSF) à Roubaix dès 1910. Il est le fils de Pierre Joseph, fileur, originaire de Gand et Charlotte Legrand, repasseuse née à Roubaix. Il fait des études musicales au Conservatoire de Roubaix et obtient un 2e prix de saxhorn en 1890, puis un 1er prix avec médaille l'année suivante. Vers 1900 il est nommé directeur de la Fanfare l'Espérance de Roubaix et en 1904 il devient directeur de la Fanfare Cycliste du Nord Touriste (Association départementale des cyclistes du Nord).

collection personnelle


Il se produira dans la région avec ses cyclistes musiciens, et même jusqu'à Dunkerque et Malo les Bains en 1904. En 1908 il sera remplacé par un autre Roubaisien (et futur Dunkerquois), Albert Cousu, mais c'est une autre histoire. Je n'ai pas encore trouvé la date de son décès, après 1932.


Charles Deruyck


Son frère Charles, né en 1887, est aussi musicien. Mais lui poursuit ses études au Conservatoire de Paris où il obtient un 1er prix de cornet à piston en 1909 et un 1er prix de trompette en 1910. Piston solo à la musique d'artillerie de Versailles, il est membre de la Société des Concerts du Conservatoire, il en devient sociétaire en mai 1938. Il décède à Nice en 1961. Un correspondant (merci M. J.-F. Petit) m'a permis d'ajouter un autre frère à la famille, Pierre Polidor, né à Roubaix en 1872, ourdisseur vers 1900, il est luthier lors de son 3e mariage à Paris en 1924. Il décède à Paris en 1948.



Gilbert RIBEAUCOURT

Concernant Gilbert Ribeaucourt, la documentation est moins abondante.

1911


Liébert, dit Gilbert, est né à Marquette en Ostrevant en 1870. Lors de son incorporation il déclare la profession de verrier. Sa fiche matricule mentionne ses différentes adresses à Paris de 1902 à 1906, il exerce alors la profession de voyageur de commerce. En 1907 il est domicilié à Bohain en Vermandois. En 1911, à Denain, il épouse Philomène Souppart, née à Bully les Mines en 1867, il est alors domicilié à Somain et tient un commerce d'instruments de musique, profession qui est mentionnée dans les annuaires Ravet-Anceau jusqu'en 1932, toujours à la même adresse, 32 rue Sadi-Carnot. 

Annaire Ravet-Anceau 1935
source : Achives départementales du Nord


Le magasin est repris par H. Dupire vers 1933. Pas de mention publicitaire d'épinette du Nord, autre que celle de l'annuaire de la facture instrumentale. Mais ces publicités régionales et parisiennes, témoignent de la demande très forte pour cet instrument à cette époque.

Christian Declerck