mardi 25 août 2026
La muzelzak par Pol Ranson
mardi 4 février 2025
Cassel Cornemuses 2002 et 2003
Créé par Patrice Heuguebart et le CEM Smitlap en 1995, sur le Mont des Cats dans le parc de la villa Marguerite Yourcenar, le festival déménage à Cassel en 2000 à la demande du Conseil Général, qui a d'autres projets pour ce lieu emblématique.
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| illustration de Marc Lequenne (1948-2008) |
Deux vidéos : filmeur Dominique Bommel
En 2002
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En 2003
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| Trad Magazine n°89 |
Les photos sur le site de Jean-Luc Matte
samedi 1 février 2025
samedi 5 octobre 2024
Une cornemuse berguoise ?
La cornemuse PETYT
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| photo perso, expo Hazebrouck, 2000 |
Elle est signée FECIT PER ME JOHANNES STEPHANE PETYT, précisément. Elle a été découverte par l'antiquaire Jean-Michel Renard et fait maintenant partie des collections du MUPOP. Si son origine septentrionale ne fait aucun doute, la localisation du facteur fait toujours débat.
Une autre mention porte "APPARTIENT A CHARLES PETIT 1782".
Une recherche récente me fait découvrir un certain Jean PETYT, tourneur sur bois de son métier, né à Ghyvelde vers 1739 (ce registre des baptêmes a disparu) et mort à Bergues le 11 novembre 1800. Sur l'acte de mariage, à Furnes en 1767, avec Marie DELORGE, il est se prénomme Johannes, en latin, comme cela se fait toujours en Belgique.
Johannes PETYT, tourneur sur bois… il a 40 ans environ en 1782…
Mais où a-t-il appris à tourner un instrument de musique ? probablement tout près (8 km), à Dunkerque, il y avait un maître tourneur-tablettier, facteur de flûtes : François BOSSU, né à Lille en 1729, mort à Dunkerque en 1790.
Ce ne sont que des indices, des hypothèses… en attendant d'autres plus convaincantes.
Rémy Dubois trouve cette cornemuse extraordinaire : "Cette cornemuse est un OVNI ! Cet instrument est unique, et son principe fonctionne, […] Quel joli son, cette puissance sonore, et différence énorme, ça sonne en si, et ça n'a pas d'agressivité. Ce qui est important, c'est que les bourdons rentrent parfaitement dans les accords, ils sont sonores, tu es dans les bourdons, c'est un instrument à bourdons" (Cornemuse Picarde, entretiens avec Rémy Dubois) p.107
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| photos perso, expo Hazebrouck 2000 |
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| photos preso, expo Hazebrouck 2000 |
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| Source |
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| Source |
lundi 16 septembre 2024
Les Auvergnats du Nord, une « intelligente initiative » lilloise #2
Musique vivante et relais médiatiques
samedi 18 mai 2024
Le dernier cornemuseux en Flandre ?
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| Au pays flamand, l'aveugle collection personnelle |
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Dernière heure en Flandre
collection personnelle
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| Au bord d'un quai en Flandre carte postale, collection personnelle |
Peut-être s'agit-il du tableau conservé au musée de Philadelphie sous le titre Le joueur d'accordéon, à moins que ce soit un autre tableau sur le même sujet. (cf Emile Langlade)
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Georges H. Dilly, auto-portrait 1909
publié dans le Nord Illustré, mars 1910
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source : Marc Wallerand, Georges Dilly, un peintre flamand, Chabeuil, 2003, 48 pages
pour compléter : cette biographie, par Emile Langlade, parue dans les années 1920, où l'on apprend que Georges Dilly était aussi musicien.
vendredi 18 août 2023
P.-F. Muselet, cornemuseux du Boulonnais

Pierre-François Muselet, cornemuseux du Boulonnais (1835-1915)
J’ai bien dit "un peu" plus, ceux qui me voyaient déjà révéler l’existence d’un instrument complet en état de marche avec tout un répertoire soigneusement noté sur un carnet seront déçus ! Ce ne sont que quelques souvenirs de famille, mais ils confirment la pratique de la cornemuse dans le Boulonnais et le lien qui existait avec le métier de berger.
Pierre-François Muselet est né à Equihen (alors commune d’Outreau) le 23 novembre 1835. Durant sa vie il a pratiqué de nombreux métiers, non pas successivement, mais simultanément, selon les saisons et les occasions. Berger (une ferme située près de la fourche des routes d’Outreau et du Portel possédait des moutons), il savait aussi tondre les moutons et offrait ses services dans de nombreuses fermes, jusqu’au-delà de la Liane. Un jour, en revenant de tonte, il est même, paraît-il, tombé dans la rivière. Cette anecdote me fut racontée sur un ton entendu qui suggérait que notre berger n’était pas totalement sobre.
Son principal métier semble avoir été cordonnier et il proposait ses services un peu partout. Il savait également rempailler les chaises et occasionnellement, l’hiver, allait en mer pêcher le hareng. Pendant 35 des dernières années de sa vie il fut bedaud et faisait aussi office de fossoyeur.
Lorsqu’il était berger il jouait de la cornemuse et ma grand-tante se rappelle bien avoir entendu mentionner le terme de pipossa* dans sa famille. Il jouait entre autres pendant la messe de minuit avec d'autres bergers. Cela devait se passer dans les années 1860, puisqu’on sait que c’est la période pendant laquelle il a été berger, sans pouvoir donner plus de précisions.
Il y avait sur la place d’Equihen un débit de tabac tenu par un certain Fourquet à la réputation d’alcoolique. Ce Fourquet invitait souvent Pierre-François Muselet à venir jouer dans son café en échange d’un coup à boire. Ce que n’appréciait pas sa femme [Sophie Eléonore CAZIN], si bien qu’un jour, lassée de ces beuveries ; elle perça le sac de sa cornemuse pour qu’il ne puisse donc plus se faire inviter au café. Elle lui fit croire, dit-on, que c’était une souris qui avait fait le coup, mais il ne fut pas dupe ! Étant cordonnier il aurait bien pu réparer le sac, mais à partir d’ici l’histoire ne mentionne plus de cornemuse. Peut-être a-t-il préféré arrêter de jouer pour éviter d’autres scènes de ménage. Tant mieux pour son couple, tant pis pour nous qui recherchons les traces de cet instrument. Bref, à partir de ce jour, on ne sait plus rien de la cornemuse de grand-père Muselet. Personne n’a pu me dire ce qu’elle était devenue.
Patrice Gilbert (décembre 1992)
[Pierre François Muselet est décédé à Outreau (quartier d'Equihen) le 7 novembre 1915] généalogie
*Pipossa (pipe au sac) : Cornemuse des bergers boulonnais. Les bons joueurs de cet instrument deviennent rares. Autrefois, lors de la Saint-Jean d'été, à l'époque de la tondison des brebis, tous les bergers d'un village et des environs se réunissaient et formaient une espèce de concours où l'on pouvait juger le plus habile sonneur de pipossa.
In Curiosités de l'histoire du Pays Boulonnais, Ernest Deseille, 1884
Extrait de : Le patois Boulonnais comparé avec les patois du Nord de la France, par le chanoine Haigneré, paru dans les Mémoires de la Société Académique de l'arrondissement de Boulogne sur Mer en 1903
mardi 8 mars 2022
Bouscatel à Dunkerque
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| source : Du bouge au conservatoire |
Le musicien populaire est en visite chez les bourgeois dunkerquois comme en témoigne ces trois extraits de presse.
| au pied du beffroi la Taverne Franco-Russe |
Juillet-août-septembre 1912
une page consacrée au roi de la cabrette
trois enregistrements de "musique ethnique" comme ils disent à la BNF
une émission sur France culture
Clément Bonhoure, sous-préfet, né à Limoges
samedi 19 février 2022
La planche n°14
Dans les années 1980, Patrick Delaval a entrepris un travail musicologique d'envergure. La publication sous forme de planches iconographiques, du résultat de ses recherches sur les instruments de musique populaire à travers les siècles.
- 1) Cornemuse Picarde, musée de Bruxelles, cote M1. Il s'agit ici d'un modèle différent des suivants, en cela qu'il se rapproche des modèles classiques français, surtout dans la conception du grand bourdon, dont les trois sections de même tournage augmentent progressivement de taille vers l'extrémité. Malgré cela, cette cornemuse peut représenter un type particulier ayant existé au Nord, par certains détails comme la frange, le boitier sculpté, la manière de tournage, le pavillon amovible. A noter l'extrémité de ce pavillon en résonnateur, caractéristique rencontrée surtout dans les bourdons de cornemuses celtes.
- 2) Cette photo d'Alphonse GHEUX (berger né à Saint Sauveur en 1850, mort en 1936 à Arc Ainières), prise vers 1882, pose le problème de la plupart des documents de cette époque : une grande imprécision dans les détails, source d'erreur accentuée par la présence de retouches. Dans le cas présent, le dessin a été réalisé après suppression de la retouche grâce à Rémi DUBOIS. Cet artifice supprimait le boitier et prolongeait le petit bourdon jusqu'à l'extrémité du chalumeau ! On remarquera que le grand bourdon possède la fine petite section centrale si caractéristique.
- 3 et 4) Retrouvée à Escanafle, dans le Nord-Hainaut, par Rémi DUBOIS, cette cornemuse présente les caractéristiques communes aux n°2, 6 et 7, mais semble d'une facture beaucoup plus rustique, particulièrement dans la décoration du grand bourdon, très peu tourné mais sculpté à la gouge. La dernière section est ornée d'une église et de lettres et chiffres en pointillé. Un élément rare : le boitier sculpté en tête de bélier, dont on ne trouve l'équivalent à l'heure actuelle qu'en Europe Centrale. (Elle se trouve également au musée de Bruxelles)
- 5) Ce boitier, que l'on a pu observer lors de l'exposition du Musée des A. T. P. L'instrument de musique populaire, usages et symbole figure dans cette planche car il présente certaines affinités avec les cornemuses traitées ici. Certes, les boitiers sculptés sont rares, mais la cornemuse 3-4 en est un autre exemple. D'autres part les coins à pans (ici en zig-zag), la frange, et le fait que cette frange ne provient peut-être pas de la poche, mais est sans doute rajoutée (comme sur le n°6 et peut-être le n°2) incite à penser qu'il s'agit ici d'un boitier picard ou flamand. (Paris, Musée des Arts et Traditions Populaires, n°58.57.21) [plus d'infos à propos de ce boitier ICI]
- 6 et 7) Ces deux cornemuses, toutes deux au musée de Bruxelles, sont pratiquement identiques, et sans doute du même luthier. Elle semblent avoir été construites pour des gauchers, à moins que la position des mains fût inversée sous nos latitudes… Sur le n°6, la frange est rajoutée, et l'on note une bague de corne au grand bourdon. Le n°7 a la poche manquante. Les deux boitiers sont décorés d'étoiles gravées en creux.
- 8) Cette reconstruction est l'œuvre de Rémi DUBOIS, luthier à Verviers, près de Liège, qui réalise de magnifiques cornemuses et que je remercie pour son son aide, ses documents et ses conseils dans l'élaboration de cette planche.
































