mise à jour le 17/3/2024 : ajout d'infos et remplacement des images
mise à jour le 27/1/2025 : ajout d'un extrait de presse
mise à jour le 29/1/2025 : remplacement des extraits par un montage complet
collection Jean-Louis Montagut
En octobre 1972 l’arrivée du nouveau directeur de la MJC de Rosendael, Jean Peiffer, donne l'opportunité à Jean-Louis Montagut, d’organiser le premier festival folk de la région. Pour trouver des groupes les deux compères se déplacent au Festival d’Aubervilliers et Jean-Louis reprend contact avec Lionel Rocheman qu’il avait connu au Hootenanny à Paris. Il propose à Joel Lequette, responsable du folk Club de l’Ecole des Arts et Métiers à Lille, de profiter de la présence des musiciens pour les faire passer chez lui, ce qu'il accepte avec enthousiasme.
Le festival a lieu du 19 mai au 2 juin, Lionel Rocheman y amène toute sa bande : Maren Berg, Tran Quang Hai, le groupe Scalawag, indisponible, est remplacé par le Crazy Dogs Band (groupe bluegrass avec Laurent Vercambre), Lamine Conté et sa kora, Dick Annegarn, Marcel Dadi, le groupe Grand-mère Funibus prévu initialement ne viendra pas, les musiciens venant de se séparer. S’y ajoute le groupe Rum "découvert" par Jean-Louis (et Jean Peiffer) à Aubervilliers et le Croquignol String Band avec Cindy Musgrove, Michel et Alain Beaussant (le futur co-responsable de Folk Song International). Bref ce qui se faisait de mieux dans le folk français à ce moment là débarque à Dunkerque.
Les concerts ont lieu dans les différentes MJC de l’agglomération à Dunkerque, Malo, Rosendael et Grande-Synthe et le Festival se termine par un "gala", comme on disait, à la salle Romain Rolland de Saint-Pol-sur-Mer qui est enregistré par l'ORTF et diffusé par la télévision régionale.
Ce fut un début de succès bien que les salles étaient petites, l'engouement déclenché se poursuivra par l'organisation de concerts réguliers à la MJC de Rosendael qui deviendra un des piliers de l'animation folk dans l'agglomération dunkerquoise.
cliquez sur les photos pour les agrandir (archives de Jean-Louis Montagut)
un bel article de Jean Sename dans la Voix du Nord
*****
Des extraits du concert de Dick Annegarn et Marcel Dadi à la salle Romain Rolland de Saint-Pol-sur-Mer (INA)
deux vidéos plus complètes sur le concert de St Pol sur Mer, où l'on
entend Lionel Rocheman† et Maren Berg et un violoneux inconnu, Pierre
FRANCK
Saison 90-91
- 20 novembre 1990 : Houria Haïchi et Equidad Barès
- 12 janvier 1991 : Smitlap
- 6 avril 1991 : Roulez Fillettes
- 8 avril 1991 : Duo d'épinettes, Patrick Gilbert et Jacques Leininger
Saison 92-93
- 2 octobre 1992 : soirée harpes, Vandernoot / Delavier
- 3 octobre 1992 : Vents Contraires
- 22 novembre 1992 : Zap Mama avec Le Bateau Feu (scène nationale de Dunkerque)
- 16 avril 1993 : Taran
- 17 avril 1993 : Estaminet
- 19 juin 1993 : La Chavannée
Saison 93-94
- 12 novembre 1993 : Swart Kaffe
- 13 novembre 1993 : Perlinpinpin Folc
- 3 mai 1994 : Trio Bouffard
- 4 mais 1994 : Dédale
- 10 juin 1994 : Ensemble Paul Rans
Saison 94-95
- 19 novembre 1994 : Duo Robert Amyot et Evelyne Girardon
- 19 novembre 1994 : Smitlap
- 25 mars 1995 : Duo Katrien Delavier et Violaine Mayor
Saison 95-96
- 27 janvier 1996 : Mabidon
- 29 mars 1996 : Hempson
- 30 mars 1996 : De Dannan avec Le Bateau Feu (scène nationale de Dunkerque)
- 27 avril 1996 : Quartette de clarinettes et duo Evelyne Paris et Solange Panis
- 27 avril 1996 : Smitlap
- 22 juin 1996 : Cric Crac Compagnie
Saison 96-97
- 16 novembre 1996 : Cœlancanthe
- 25 janvier 1997 : Vents Contraires
- 22 mars 1997 : Duo Gilles Poutoux et Jean Christophe Lequerré + Korrigan
- 8 juin 1997 : Jean François Vrod
Fin d'activité à cause d'un conflit entre le bureau du CA et le directeur… qui, quelques années plus tard, est muté à la MJC de La Souterraine dans la Creuse. Exit la MJC de Rosendael, bonjour le Centre Culturel Le Château Coquelle !
mise en ligne le 6/10/2009 mise à jour le 10/5/2020, ajout de l'intégrale en vidéo
mise à jour le 24/1/2025, ajout d'un lien : chronique de Margot Liénard + quelques précisions sur l'origine du groupe
Quatuor Fanfare – Le point du jour – 1986
VTA - Le Tambourineur, VTA 03
Le Quatuor Fanfare n'est pas un ensemble de musique de chambre. Ce quatuor est un orchestre de quatre violoneux nés au pays des fanfares, qui jouent des musiques à plusieurs voix sur les seize cordes de leurs violons petits et grands, des musiques à plusieurs voies entre musique des violoneux de Wallonie, chansons et airs des fanfares des Flandres, danses de la Renaissance et contredanses populaires d'ici et outre-Manche.
01 Polka van Elewijt (traditionnel)
02 Maclote de Joseph Jamin/Arthur Darley's jig (sources Joseph Jamain et J Docherty)
03 Genoveva (source E de Coussemaker)
04 Neige (Marc Debrock)
05 Trip to Paris (source John Playford)
06 Eternel retour (Christophe Declercq)
07 Branle (Christopher Demantius)
08 Ma mère, ma très chère mère* (source Cléophée Boulanger)
09 Varsovienne de Rixensart (traditionnel)
10 Die post (T. Susato) /Branle simple (C. Gervaise) /Branle gay (P. Attaignant)
11 Le point du jour (source journal l'Echo de Liège)
Christophe Declercq † : violon
Dominique Debrock-Binauld : violoncelle, chant
Marc Debrock : alto, chant
Jacques Leininger : violon, alto
A l'origine, le nom du groupe était Quatuor DBDD (pour Declercq, Binauld, Debrock, Declerck). Il se produit pour la première fois à la fête du Tambourineur à Boeschèpe le 22 avril 1984. J'y tenais la partie de second violon. J'ai participé à 3 concerts sous ce nom puis à 3 autres sous le nom Quatuor Fanfare : à Auchel, octobre 84, puis même mois au Festival de Lille (dans le métro) et aux rencontres de musique trad à Saint Laurent Blangy en novembre 1984. Je suis remplacé en 1985 par Jacques Leininger.
Une chronique de Margaux Liénard sur cet enregistrement ICI
Polka van Elevijt
Commentaire
* Ma mère, ma très chère mère : Evelyne Girardon nous a transmis l'origine de cette chanson qui a été publiée initialement dans le33T Chant du Monde LDX 74759 "Chansons et Musiques traditionnelles du Québec", Anthologie Vol. VII, 1983 :Cette chanson a été recueillie en Beauce (Québec) en juillet 1970 par John Wright et Catherine Perrier. Belle version de "Sur l'pont du Nord", chanson en laisse devenue chez nous rengaine enfantine. Au Québec, elle est restée sérieuse et "morale", l'interdiction de la danse par l'Eglise ayant tout son poids, d'où nombre de complaintes où les tourments de l'enfer attendent les danseurs […]. Cléophée BOULANGER est née le 10 avril 1894 à Saint Romain, de Guillaume CORRIVEAU et Delvina FONTAINE. Elle est morte le 21 juillet 1973. Elle avait eu dix-huit enfants. Elle tenait ses chansons de ses parents et principalement de son père. Elle chantait pour ses enfants, le soir surtout, et au temps des fêtes (l'hiver) autour du poêle à bois. (note de Catherine Perrier)
Katrien Delavier nous a quitté en septembre 1998, laissant un grand vide parmi ses amis. Ils se sont donnés rendez-vous pour lui rendre un dernier hommage en musique et se sont retrouvés pour ce concert le 22 janvier 2000 à Malo les Bains.
au programme :
- ses anciennes élèves : Claire, Camille Vandenberghe, Neele Claeyes, Elise Wuillemin, Marie Vandenberghe et Léa Bommel + Claude About (violoncelle)
La série commence par une rencontre avec le violoneux Louis Pitou BOUDREAULT, ce qui m'a rappelé un article paru dans le Tambourineur en 1987, rédigé par Jacques Leininger.
Jacques m'a envoyé ces quelques souvenirs et les photos originales :
- j'avais obtenu l'adresse de Pitou Boudreault, car un marin de Tadoussac m'avait indiqué : "il reste pas loin de chez Arthur Villeneuve". Villeneuve était un peintre, qui commençait à avoir un peu de notoriété. Sa femme, quand je lui téléphonais pour demander les coordonnées de Pitou Boudreault, parut étonnée, voire vexée, que je m'intéresse à ce violoneux, et pas à son illustre époux. De nos jours, après avoir été dégrossi dans mes connaissances en histoire de l'art, j'aurais sûrement demandé où voir les œuvres de Villeneuve.
- autre anecdote : nous revenions d'un séjour en forêt, au bord d'un lac, dans une cabane (au Canada ;-) ). Mon violon séjournait dans la véranda, et avec les différences de température jour/nuit, il s'était décollé. J'avais déplacé la mentonnière pour éviter que la fente s'étende. Un peu acrobatique pour maintenir le violon !
- quelques jours plus tard, le 14 juillet, nous visitions Québec. Dans un petit parc, surplombant la vieille ville, j'aperçus de loin une curieuse cithare, et un homme vêtu à l'extrême-orientale. Je m'approchais pour discuter avec lui : c'était le père de Tran Trần Quang Hải, Trần Văn Khê. Nous avons parlé de cithare, d'épinette et de Jean-François Dutertre. Plus tard, sur une autre place, j'entendis de l’accordéon. C’était Marc Perrone. Quand je discutais avec lui (on s'était croisé à Fives et à Ris-Orangis), il me demandait si je jouais toujours de l'accordéon.
Je l'ai repéré grâce à ce podcast sur Gabriel Valse, LE disque que tous les folkeux, dont moi et les autres folkeux de la région (surtout Gaby Delassus qui a été témoin à l'époque, voir aussi ci-dessous), ont acheté et écouté jusqu'à l'usure :
Un documentaire à l'occasion du 50e anniversaire du premier disque de Bal Folk publié en France, en 1974. L'Echo du Parquet est parti à la rencontre des personnes qui ont participé à cet enregistrement et plus généralement au développement des bals folks dans les années 1970.
Ce documentaire est complété par deux autres ressources :
- sur cet audioblog, une compilation de témoignages à propos de l'importance de ce disque dans le parcours de nombreux folkeux :
GABRIEL VALSE, « Polka de l’Aveyron »
THE NITTY GRITTY DIRT BAND, « Grand Ole Opry song »
BALFA BOTHERS, « Lacassine Special »
LA BAMBOCHE, « Bourrée, cornemuse » (enregistrement au Bourdon, CD Archives 1)
PERLINPINPIN FOLC, « Lo men pair e la mia mair »
BEN KISER, « Walking in the parlor » (Dulcimer)
GRELOT BAYOU FOLK, "Le pinson et l’alouette" (enregistrement au Bourdon, CD Archives 2)
LA FAMILLE TOUSSAINT, « Le paradis des vieilles maisons »
LA FAMILLE TOUSSAINT, « Coussol Valse »
GABRIEL VALSE, « Suite de bourrées »
GABRIEL VALSE, « Rondeau de Mirepoix »
GABRIEL VALSE, « La scottisch»
GABRIEL VALSE, « Sur le bout du banc »
GABRIEL VALSE, « En avant blonde »
GABRIEL VALSE, « Gabriel (valse) »
de G à D, le violon de Jean Pierre Cazade, Michel (guitare), Marc Perrone qui joue de l’accordéon et Pierre Toussaint
l’initiateur et le meneur de ce disque Gabriel Valse en 1974, au violon.
*******
Gaby Delassus m'a envoyé ses souvenirs de cette époque mémorable et quelques précisions :
MJC Cannes-Picaud
Début 1974, nous (MJC Cannes-Picaud) répondons ok à la proposition
d’Yvette Loreilhe (Chant du Monde). « Cannes-Picaud » comme on
l’appelait était la plus importante des 3 MJC de Cannes : Picaud, Ranguin et La
Bocca.
C’est là-bas que mon ami Hervé Grac
(à droite sur la photo), cannois qui avait séjourné à La Chanterelle de Lyon,
me donne mes rudiments de violon.
Et l’enregistrement de Gabriel Valse en public, a donc
lieu dans nos locaux, ça dure 3 jours, de l’accueil des techniciens à la mise
en place de l’espace « prise de son », l’accueil des musiciens (la
famille Toussaint, Benoit Chantran, Marc Perrone, Perlinpinpin Folk, Jean-Pierre
Cazade, Kachtoun), et jusqu’aux dernières prises. C’était aussi l’occasion de
se mettre en train pour les chants à réponse et les danses, car Yvette tenait à
ce que « l’ambiance » transparaisse, de faire la fête avec des moments
de repas très conviviaux, etc…
Pour ce qui est des publications
de vinyles à cette période, c’est Chant du Monde qui nous avait affublé du
titre peut-être un peu présomptueux, de « 1er disque folk
édité » ; ce n’était pas tout à fait juste, car bien des albums
étaient déjà sortis, surtout ceux des
festivals (où je me suis rendu avec toute l’équipe du folk-club de la
MJC) comme ceux de Lambesc (1er festival folk en 1970 !),
Malataverne 1971 ou 1972, Pons 1973, Saint-Laurent 1974. Le seul disque qui, à
ma connaissance, était sorti avant Gabriel Valse , fut Le
Paradis des Vieilles Maisons de la famille Toussaint (chez qui j’allais
régulièrement faire la fête), et quasiment en même temps celui de Grand-Mère Funibus Folk le
groupe phare qui a tant marqué notre génération, le groupe était composé de Jacques
Benhaim « Ben », une vraie bombe sans retardement, plein d’idées et d’énergie et à la si belle
voix, Michel Hindenoch, Christian Leroy-Gourhan, Daniel Lefebvre
« Croqui »). Alors s’il fallait décerner le titre de 1er
disque folk en France, il convient de le partager avec ce super groupe qui n’a
fait malheureusement qu’un seul album. Après 1974, ce sera une déferlante
d’albums, de festivals (notamment St-Germain de Calberte 1975, Mamirolle 1976),de disques comme Folk Pirate 1 et 2 en
1975/1976 (Gérard Dôle et ses amis), Musique non écrite 1976, La Baleine Bleue (Steve Waring), et bien d’autres, comme les
groupes « La Chifonie » et ses deux albums, et les superbes éditions
de Catherine Perrier et les précurseurs de Mélusine La Préhistoire du
Folk, Chants à répondre et à danser et les occitans de
« Lambrusc » et « Perlinpinpin Folk », le raz de marée du folk en France venait
d’arriver ! Pas d’internet, pas de CD, mais des enregistreurs à
cassette, et surtout, l’apprentissage d’oreille ou de visu !! Que du
bonheur vécu en live !
Voilà Christian, ce petit article
pour remettre un peu les choses bien en place, et rendre aux différents
« César » ce qui leur appartient et qu’il est juste de leur rendre.