samedi 20 décembre 2025

Inauguration du nouveau carillon en 2009

 20/9/2009

L'orchestre junior de Dunkerque et le maître carillonneur installé dans le beffroi ont joué deux morceaux... de concert

Concert.- Pouvait-on imaginer l'inauguration du carillon restauré sans musique ? Non, bien sûr. Juché à une bonne quarantaine de mètres de hauteur, le maître carillonneur Alfred Lesecq a officiellement fait résonner les premières notes, vendredi, à 18 h. Des notes entendues par les élus, les invités et les habitants rassemblés au pied du beffroi. Sur une estrade devant l'église Saint-Éloi, l'orchestre junior de Dunkerque, sous la conduite de Régis Kerckhove, a joué deux morceaux en même temps que le carillonneur et interprété, entre autres, une pièce créée pour la circonstance par Sébastien Rabiller, Rhapsodie pour Saint-Éloi.

Quatre ritournelles. - Le carillon sonne désormais tous les quarts d'heure de 8 h à 20 h en semaine, de 10 h à 20 h le dimanche : à l'heure La Cantate à Jean Bart ; au quart Ta lire, ta loure ; à la demie Le Carillon de Dunkerque ; à moins le quart L'Air du Reuze.

Un instrument plus étoffé. - Détruit dans un incendie au début de la Seconde Guerre mondiale, le carillon a bénéficié de nouvelles cloches (48) en 1962. Après le chantier de rénovation mené pendant le premier semestre de cette année, elles sont 50 : deux petites d'une douzaine de kilos ont été ajoutées. Leur poids total dépasse les 16 tonnes dont 5 pour le bourdon Jean Bart. Elles couvrent quatre octaves chromatiques. Le mécanisme qui les actionnait ne fonctionnait plus depuis 1997. Il a été remplacé.

Un partenariat. - On doit cette restauration du carillon à un partenariat entre la ville, la Fondation du patrimoine, la Fondation Total et le conseil général pour un coût total de près de 500 000 €. Mission réussie à en juger par les propos des réprésentants des trois premiers cités lors de la réception à la mairie. Pour Marianne Nouveau, adjointe à la Culture, « le carillon est le chant de l'âme de Dunkerque  », un atout touristique qui devrait renforcer l'attrait du grand public pour le beffroi, classé comme d'autres de la région au patrimoine mondial de l'Unesco en 2005. 

Laurent LEYS, VdN


 

vendredi 19 décembre 2025

Tire ta langue, Le Flamand

 
 
une émission d'Antoine PERRAUD, réalisée par Hélène DAUDE 
diffusée sur France Culture en 2002
 
• Chronique de Philippe Barthelet "L'ancien flamand"
• Olivier Chaumelle en mission entre Armentières et Dunkerque, invités : Max Deswarte, Jean-Louis Marteel, Marie-Christine Lambrecht,
  
 
Téléchargez ICI 
 
ou écoutez ici 

jeudi 18 décembre 2025

Le colporteur à la Ferme Nord de Zuydcoote

 En novembre 1980, Catherine Claeys emmène le colporteur visiter la Ferme Nord de Zuycoote.


 

Elle y rencontre Marieke et son frère Bart, Jeanne Labaere, Anne-Pascale Jacquemart et d'anciens marins pêcheurs qui sont allés à Islande.

Au début Catherine nous apprend que son émission est réduite de moitié, car la seconde partie "n'est pas dans la ligne maîtresse de Fréquence Nord" elle est donc obligée d'adapter le programme prévu. Marieke nous parle d'une expérience de renouveau des traditions, dont une marche de Saint-Martin qui a réuni plus de 400 personnes dans les dunes de Zuydcoote à la recherche de l'âne. Des enfants nous chantent plusieurs chansons de St Martin en français. 


On découvre aussi le son du teutre utilisé pendant la marche, il est joué par Juliette Collache, puis ça se termine par une chanson nouvelle sur St Martin dont le texte est d'André Devynck et la musique de Marieke. Jeanne Labaere nous parle de son expérience du cours de flamand de Dunkerque et de Louis Debergh, ancien pinsonnier, qui a appris à Jeanne la chanson du pinsonnier.

Émile et Lucien, de Zuydcoote, nous racontent leur vie de marins pêcheurs à Islande. Emile a embarqué à 13 ans et la campagne durait du 15 février jusqu'au mois de septembre. Ils chantent la chanson de la relève du quart "Les Babordais", puis tous en chœur Vertrek naer Island. 

Je n'ai pas la fin 

le fichier est ICI 

extrait des archives de l'association Het Reuzekoor 

 

collection personnelle

 
source : La Voix du Nord 16/12/2025

samedi 13 décembre 2025

Patrick DENAIN 1950-2025

mis en ligne le 15/7/2025
mise à jour le 23/7/2025 : ajout d'infos sur sa mère
mise à jour le 13/12/2025 : ajout de liens, merci à Jean-Luc Vigneux 

Je viens d'apprendre son décès et découvrir en même temps ses attaches avec notre région.

photo Edmond Olek

De son vrai nom Patrick CAÏAZZO, Patrick Denain est né à Mazingarbe (62) le 19 septembre 1950, il est décédé à Tocqueville les Murs (76) le 16 février 2025. Sa famille paternelle est originaire de Marseille, son arrière-arrière-grand-père Louis Caïazzo était un meunier des Abbruzzes. Sa mère, Louisette FARCY, est née à Lens en 1926. Elle est actrice lors de son premier mariage à La Madeleine en 1945 avec le comédien Albert Dinan, le couple divorce fin 1949. La famille maternelle est enracinée dans le Pas-de-Calais, autour d'Hesdin pour une branche et d'Arras pour l'autre. Patrick DENAIN a toujours été très attaché à sa région natale. Il enregistre son premier disque au studio du Bras d'Or à Boulogne sur Mer.
Avec son acolyte Serge Lelièvre, puis avec le groupe Marée de Paradis, il était un habitué du festival les Bordées Dunkerquoises, depuis le premier en 1989 quand c'était le festival de Chansons de Mer et Chants de Marins.
Un article publié en 2008 dans Trad Magazine nous le décrit : Natif du nord de la France, Patrick a toujours vécu dans un environnement artistique. Avec un père chanteur à l'époque des zazous et une mère comédienne au célèbre cabaret l'ABC, il est normal que toute sa vie soit imprégnée de chansons et de rencontres. […] Sa carrière a commencé dès l'âge de 14 ans à la terrasse des restaurants, où il interprétait Jacques Douai, Brassens, Brel… Présent sur les scènes de France et d'ailleurs depuis les années 70, Patrick a toujours cotoyé le dommaine des chansons et musiques traditionnelles, au sein des différents groupes comme Marie Brûlée et aujourd'hui Marée de Paradis […] (Gérard Viel).
 



J'ai choisi cet extrait de son premier disque : Chansons de marine et de mariniers, sorti en 1981. Le texte est d'André Devinck et la musique de Jacques Yvart : le Cabaret des Minteux.

 


 Patrick Denain vient de disparaître et nous sommes tristes… Puits de science en matière de culture maritime comme en ce qui concerne la chanson réaliste, il est aussi l’interprète hors pair de ces répertoires, capable de nous emmener dans des récits incroyables tout comme d’embarquer un public entier en concert.

 Un temps enseignant, il a assez vite pris des chemins buissonniers pour s’adonner à la chanson, à laquelle il a consacré sa vie. Il a une passion en particulier pour les répertoires qui parlent du peuple, celui des ports comme celui des rues, milieux interlopes qui évoluent à l’ombre des tavernes enfumées, des coins de trottoir qu’arpentent gagneuses et mauvais garçons dans des destins fragiles et souvent tragiques, menant des coups de surin au bagne. Autour de ces univers se constitue son oeuvre musicale. D’abord en solo : il chante ses propres compositions (notamment sur son Pas-de-Calais natal) et puise aussi dans les textes de Pierre Mac Orlan cette veine populaire qui lui tient tant à cœur. […]
Yvon Davy La suite

******
 
A la lecture du blog, j’apprends le décès de Patrick Denain en février dernier les informations glanées à son sujet son fort instructives. Pour ma part (sans l’avoir rencontré) je le connaissais pour l’interprétation chantée, que je trouve poignante, d’un poème d’Achille Saletzki (1881-1904) «  La mort du galibot »
C'est ICI
J.-L. Vigneux 




vendredi 5 décembre 2025

Alexandre Desrousseaux

Mise en ligne le 24/1/2010
mise à jour le 5/12/2025 ajout de liens sur le texte de la revue 1932
 
 
En 1982 la ville de Lille fête le cinquantenaire de son beffroi. A cette occasion elle publie un disque hors commerce produit par les éditions Déesse – Septentrion.
Avec les interventions de René Pillot (directeur du théâtre La Fontaine), Nellie Laurence (chanteuse), Cyril Robichez (directeur du Théâtre Populaire des Flandres), André Georgian (chanteur), Jean-Louis Martin-Barbaz (directeur du Centre Dramatique National Nord Pas-de-Calais), Marief Guittier (du théâtre de la Salamandre), Jean-Pierre Heymann, Jean-Claude Casadesus, Liliane Ledun, Gilles Defacque, Daniel Hanivel, Henri Gallois, Robert Lefebvre.


Cliquez pour agrandir

On y trouve deux plages en rapport avec le thème de ce blog :
- Jacques Lannoy (carillonneur de Douai) joue sur le carillon ambulant régional Le Petit Quinquin d’Alexandre Desrousseaux
- un extrait du spectacle "La Revue" par la Compagnie Jean-Marc Chotteau qui chante La Bière d’A. Desrousseaux, accompagné par Laurent Claeys (violon), Eric Dehenne (piano) et Patrice Heuguebart (accordéon).

pour les représentations, Laurent est remplacé par Gérald Ryckeboer
La Revue a été diffusée sur FR3 Nord-Picardie, le 31/8/1983

source : Le Progrès de Cornouaille

Les premières pages de La Revue ou 1932 sont disponible  ICI
 
source : Gallica

source : archives municipales de Lille

Le p'tit quinquin et La bière


.o0o.

On m'a demandé de mettre la totalité du disque

01-Le petit quinquin
Jacques Lannoy joue sur le carillon ambulant régional le petit quinquin de Alexandre Desrousseaux

02-La légende de Lydéric et Phynaert
La légende de Lydéric et Phynaert contée par René Pillot Directeur du Théâtre La Fontaine, Centre Dramatique National, Nord Pas-de-Calais, de l'Enfance et de la Jeunesse

03-Ville de Lille
Nellie Laurence chante Ville de Lille - Michel Robakowski - J.C. Daigle - arrangement J. Buisine

04-Le plat pays
Cyril Robichez dit Plat Pays de Jacques Brel

05-La bière
Extrait du spectacle La Revue par la Cie Jean-Marc Chotteau qui chante La Bière d'Alexandre Desrousseaux - Laurent Claeys (violon) - Eric Dehenne (piano) - Patrice Heuguebart (accordéon)

06-Le temps des cerises
Jean-Louis Martin-Barbaz, Directeur du Centre Dramatique national Nord Pas-de-Calais dit Le temps des cerises de Jean-Baptiste Clément

07-Entendre une chanson
Le Centre d'Animation Culturelle l'Esplanade à Tourcoing, sous la direction de Patrick Dréan, propose André Gorgian accompagné par Yves Caudron dans Entendre une chanson de Brule-Maison, musique André Gorgian

08-Le vivat flamand
Tertous et Compagnie jouent et chantent le Vivat Flamand

09-L'Internationale
Version de Didier Debril du Groupe de Création des Musiques Contemporaines de Lille - Programme de synthèse de la voix chantée par ordinateur à l'Ircam (X. Rodet et M. Bennet)

10-Contre
Marief Guittier de la Salamandre, Théâtre Nationale de la Région Nord Pas-de-Calais. Contre d'Henri Michaux

11-La complainte du bel éclusier
Théâtre de Villeneuve d'Ascq (La Rose des Vents) - Le Théâtre de la Planchette) Pierre-Etienne Heymann dit La Complainte du bel éclusier de Louis Foucher (extrait)

12-La symphonie fantastique (valse)
L'Orchestre National de Lille et son Directeur Jean-Claude Casadesus ont choisi un extrait de la valse du 2e mouvement de la Symphonie Fantastique d'Hector Berlioz

13-Mon enfance captive
Liliane Ledun dit Mon enfance captive d'Albert Samain

14-Sonnet
Gilles Defacque du Théâtre du Prato dit Sonnet de Simons

15-La Scarpe
Le Centre d'Animation Culturelle de Douai - Direction Roland Poquet, présente La Scarpe de Marcelline Desbordes-Valmore

16-Ouverture du roi d'Ys
L'orchestre de l'Opéra du Nord sous la direction de son chef Henri Gallois : L'ouverture du Roi d'Ys, d'Edouard Lalo

17-Toi Flandre
Robert Lefebvre dit Toi Flandre d'Emmanuel Looten

18-Prélude n°2 sur les résonances des cloches
Jacques Lannoy, maître carillonneur, professeur de l'Ecole Française de Carillon de Douai et Tourcoing interprète sur le carillon ambulant de Douai-Nord Pas-de-Calais Prélude n°2 sur les Raisonnances [sic] des cloches de Robert Lannoy (1915-1979, ancien Directeur du Conservatoire de Lille)


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173 téléchargements au 1/6/1013


jeudi 4 décembre 2025

Chanter sur l'air de...

Merci à Maxou et Agnès de m'avoir transmis cette info : 

 

actes du colloque Usage et pratiques des timbres du Moyen Âge à nos jours

Sur tous les continents, à toutes les époques, d’innombrables poètes, experts ou amateurs, ont composé ou composent encore leurs vers en les chantant sur un air préexistant. Le mot timbre désigne ordinairement cet air connu ou supposé tel à partir duquel on écrit et l’on chante de nouvelles paroles, sur l’air de… Cette pratique, qui semble universelle, a engendré un foisonnement considérable de textes et de recueils, qui relèvent à la fois du corpus poétique (ce sont des vers) et du corpus musical (ils sont destinés au chant).
Attesté dès l’Antiquité tardive et utilisé au Moyen Âge dans le cadre de la centonisation, le principe est largement repris dans les siècles suivants où l’on parle de parodie, de contrafactum ou de vaudeville, ce dernier se constituant même en genre musical. La pratique est commune à toutes sortes de répertoires : des chants et cantiques populaires, des chansons spirituelles, des noëls, des messes. On la retrouve sur la scène des théâtres, dans les sociétés de caveaux, les goguettes, les cabarets de chansonniers. Elle inspire encore volontiers les chansons de soldats, les chants de manifestations, de résistances, les spots publicitaires, les banquets et autres cérémonies festives. Les motivations sont diverses : reprise d’un air à une époque où la question des droits d’auteur ne se posait pas, démarche didactique ou prosélyte sollicitant la mémoire collective, subversion parodique à visée politique, exploitation d’une chanson à succès dans une autre langue (l’exercice peut alors relever de la traduction, de la paraphrase poétique), etc. L’examen des diverses pratiques engage donc à réévaluer la pertinence d’oppositions courantes mais souvent discutables comme savant et populaire, écrit et oral, citadin et rural.
C’est un questionnement interdisciplinaire sur cet immense corpus qui inspire le présent ouvrage. Il apporte de nouveaux éclairages à la fois littéraires, historiques, musicologiques et anthropologiques sur ce procédé infiniment fécond, en remettant en question, le cas échéant, le caractère « mineur » des genres auxquels cette pratique a donné naissance, et sans jamais perdre de vue la dimension essentielle de performance. Sont envisagés notamment l’étude et la comparaison des sources (chansonniers édités ou manuscrits, recueils de la Bibliothèque bleue ou de colporteurs), la question des supports contemporains, les aspects sociaux (acteurs, lieux, interprètes, destinataires) et artistiques (écriture musicale, poétique), les relations avec les musiques de danse, les mécanismes intertextuels et intermusicaux, la place de ce type de productions poético-musicales dans la réflexion théorique littéraire, le sens qui se dégage de l’usage de timbres militants, prosélytes, confessionnels ou éducatifs, les réappropriations de timbres « anciens » dans leurs différents contextes, sacré ou profane, public ou privé, de rue ou spectaculaire.
Cet ouvrage, d’une envergure largement inédite, est le fruit de quatre journées de colloque tenues en 2021 et 2022 avec le concours des universités de Paris (Sorbonne Université, Paris Cité), Poitiers, Rouen, Reims et Tours. Il éclaire la diversité de ces corpus de manière interdisciplinaire, depuis les origines du phénomène à nos jours.
C'est ICI 
 
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