dimanche 1 novembre 2020

L'épinette de Charles Rogie

17/6/2018 1ère publication
1/11/2020 mise à jour du lien de la méthode Rogie


photo J.-J. Révillion

Encore une épinette Coupleux !
Telle fut ma première réaction, lorsqu’on me présentait cette énième exemplaire évoquant au premier coup d’œil la production de cette célèbre famille industrielle tourquenoise. Vernie, en très bon état et de facture soignée, elle avait une allure plutôt engageante, avec sa clef d’accord d’origine conservée. Pas de décalcomanie, pas de bande de papier chiffrée sous les frettes avec la mention imprimée « épinette du Nord ». Mais quand même elle avait neuf cordes, ce qui est inhabituel (les épinettes du Nord en ont couramment sept). Et puis surtout, le vendeur qui m’annonce « je l’ai eue avec ce petit carnet », en m’exhibant un petit carnet en moleskine couvert d’une belle écriture manuscrite à l’encre. Et là, mon cœur d’épinettologue s’emballe : j’avais entre les mains un document exceptionnel, intitulé ni plus ni moins : méthode appartenant au cavalier ROGIE Charles au 14ème régiment de dragons, 1er escadron, 1er peloton, Sedan (Ardennes).


collection J.-J. Révillion


S’en suivent des explications très précises sur la façon de « jouer de l’épinette », avec la position des bras, l’utilisation d’un roseau pour appuyer sur les cordes avec l’index allongé, la main droite donnant les vibrations aux cordes au moyen d’une « écaille tenue entre le pouce et l’index » ; et des indications sur l’accord de l’instrument (ce qui est une première pour moi) les cordes du chant s’accordant en Sol, et les cordes d’accompagnement en Do mi pour la première puis sol et mi pour la quatrième. Après vérification par l’ami Christian Declerck, il s’avère que cette méthode est un recopiage mot à mot, manuscrit, de la méthode De Ruyck, méthode roubaisienne imprimée celle là, avec les mêmes indications sur l’accord de l’instrument.
S’en suivent 17 morceaux en notation chiffrée, mais là, hélas, pas de scoop, on est dans le répertoire archi connu : Au clair de la lune, J’ai du bon tabac, la Marseillaise, Carmen (toréador), Malbrough, Minuit chrétien, etc, pas de mélodie ni de danse traditionnelle notée… Mais en croisant* avec la méthode De Ruyck et la méthode Coupleux, imprimée elle aussi, on ne retrouve que 8 mélodies communes, ce qui prouve que Mr Rogie avait complété « sa » méthode avec son propre répertoire, et que c’était son aide mémoire. Ce document reste donc un témoignage rarissime qui nous renseigne sur le répertoire d’un joueur d’épinette du début du XXème siècle. A un autre endroit du carnet, on trouve la mention suivante ROGIE Wattignies près Lille Encore 51 et la fuite (ce qui fleure à 10 pas le décompte typiquement militaire du père Cent « avant la quille). En tous cas, notre cavalier caserné à Sedan est bien du Nord.

mention écrite le 29 juillet 1906, 51 jours avant sa libération


En y regardant de plus près, l’instrument n’est pas si Coupleux que ça : le choix des essences de bois (sapin massif de belle qualité pour la caisse : table fond et éclisses, orme pour la tête), la tête qui se termine en pointe unique et non pas en feston mamelonné, les éclisses un peu moins hautes que d’habitude. Et surtout, l’instrument n’est pas assemblé par clouage, mais collé, ce qui est du jamais vu sur une Coupleux, et les assemblages sont particulièrement soignés. Si on rapproche tout cela du fait que Christian a rapidement identifié notre homme comme étant menuisier de voitures, on peut aisément imaginer qu’il ait réalisé lui même l’instrument en copiant une Coupleux.
Bref, à mon sens on est en présence d’un instrument tout à fait intéressant, surtout accompagné de son petit carnet, ce qui permet de valider une utilisation de notre petite épinette dans le cadre des chambrées militaires, comme cela a déjà été authentifié par quelques cartes postales découvertes ça et là. Et la période de conscription de Charles Rogie permet une fois de plus de dater** la période intense de pratique de l’instrument vers la fin du XIXème et le début du XXème siècle, c’est à dire plus tôt que nous l’avions envisagé au départ (années 30) d’après les premiers témoignages récoltés dans les années 70. Je laisse le soin à Christian de vous livrer le résultat de ses recherches sur Mr Charles Rogie. Vous aurez même droit à sa photo, sans son épinette malheureusement.

Jean-Jacques Révillion, le 14 juin 2018


* voir ci-dessous
** il a fait son service militaire de décembre 1903 à septembre 1906 (voir la page, à venir, consacrée aux militaires épinettistes)






photos J.-J. Révillion


Vous pouvez télécharger la méthode ICI  nouveau lien  

Le répertoire commun [dépot légal]

- Au clair de la Lune
- J'ai du bon tabac
- Hymne national russe
- Malbrougk
- Marche lorraine
- C'était un rêve [1905]
- Bonsoir madame la Lune [1899]
- Carmen (toréador)
- Marjolaine [1894]
- Minuit chrétien
- Chant du départ
- La Marseillaise
- Frou frou [1898]
- Sambre et Meuse
- François, prends garde à toi
La Czarine [1889]
- La Brabançonne
- On ouvre demain [1937]

samedi 15 août 2020

Romainville et ses Fantoccini Français

Dunkerque le 21 décembre 1799 : le citoyen Romainville, artiste et directeur des Fantoccini français, sortant du Palais Egalité de Paris [ex Palais Royal], tient un jeu propre à amuser les grandes personnes et les enfants. Il varie tous les jours son spectacle, tant par les comédies-vaudevilles que les métamorphoses, les changements à vue, les ombres chinoises, les jeux pyriques [sic] et l’optique théâtrale ; Les parents y pouvaient en toute sureté y amener leurs enfants, chez le citoyen Malbosc, rue Sébastien.[1]

La salle Malbosc, rue Saint Sébastien,
était l'ancienne salle de la confrérie des archers
source : Dunkerque en Flandre, Jacques Tillie

Cette simple mention dans une étude sur le théâtre à Dunkerque, nous ramène aux débuts des spectacles de marionnettes à fils en France. Le citoyen Romainville est très certainement l'époux de Sophie Walmont "attachée" au théâtre des marionnettes du Palais Royal, mentionnée dans le texte suivant : 

Pygmées François (spectacle des). Les succès obtenus par les Fantoccini français, marionnettes qu’un nommé Caron faisait voir sur le boulevard du Temple, engagèrent quelques spéculateurs à faire construire en 1785, au Palais-Royal, un théâtre qu’ils nommèrent les Pygmées français, et d’y faire jouer Caron et ses marionnettes. Ils inaugurèrent leur salle par le Nouveau Prométhée, prologue en un acte avec couplets, et par Arlequin protégé par Momus, vaudeville en trois actes. Les marionnettes qu’on y montrait n’avaient que douze ou quatorze pouces de hauteur, et, comme à l’ancienne Troupe Royale des Pygmées, un acteur placé dans la coulisse parlait et chantait pour elles. Malgré la gentillesse de ces petits comédiens et l’habileté de Caron qui les conduisait malgré les feux, cascades, bouquets, gerbes, fusées et illuminations pyrrhiques dont le spectacle était enjolivé, les Pygmées français n’obtinrent aucune réussite (1). (Guide des amateurs et des étrangers voyageurs à Paris, par Thiéry, I, 284. Magnin, Histoire des Marionnettes, 180)
(1) Ce spectacle avait deux directeurs, l’un se nommait Jean François Spits, graveur de médailles et monnaies de France, et l’autre Baudin, facteur de clavecins. Des discussions d’intérêts s’élevèrent entre eux, et un procès s’engagea. L’une des pièces de la procédure nous fournit l’indication de presque tout le personnel attaché aux Pygmées français. Nous transcrivons ici leurs noms ; c’étaient : 
1° Jean François Féron, âgé de 33 ans, musicien ci-devant attaché au spectacle des Pygmées, et à présent attaché à celui d’Asthley, demeurant rue du Faubourg Sainte Anne, à l’hôtel des Charolois
2° François Gressier, âgé de 48 ans, musicien, demeurant place des Victoires
3° Pierre Marie Joseph Hurpy, âgé de 42 ans, machiniste, demeurant rue du Faubourg du Temple, acteur des Pygmées
4° demoiselle Marguerite Galimard, âgée de 25 ans, épouse du sieur Boudin, maître chandelier, actrice attachée au spectacle des Pygmées français, aux appointements de 700 livres, demeurant rue Montmartre
5° Pierre Hurpy fils, coiffeur et ci-devant acteur au spectacle des Pygmées, aux appointements de 600 livres, demeurant au Palais Royal
6° Pierre Gruier, âgé de 22 ans, musicien ci-devant attaché au théâtre des Pygmées, aux appointements de 600 livres, actuellement à celui de Beaujolais, demeurant rue Saint Denis
7° Pierre Siméon Caron, âgé de 28 ans, demeurant sous les arcades, acteur au théâtre des Pygmées, aux appointements de 600 livres et 3 louis de gratification
8° Sophie Walmont, âgée de 28 ans, épouse du sieur Jean de Romainville, acteur de province, elle attachée au théâtre des Pygmées français, aux appointements de 500 livres, demeurant rue Neuve Saint Sauveur
9° Pierre Louis Morin, âgé de 18 ans, musicien, demeurant au palais Royal, au théâtre des Ombres chinoises, ancien violon du spectacle des Pygmées, aux appointements de 600 livres
10° Laurent Saint Charles, musicien, âgé de 24 ans, demeurant au spectacle des Ombres chinoises, au Palais Royal, ancien premier violon du spectacle des Pygmées, aux appointements de 40 sols par jour
11° Jean Baptiste Fressancourt, âgé de 24 ans et demi, musicien, demeurant rue Coquillière, ancien joueur de clavecin au spectacle des Pygmées (archives des Comm. N°1264) [2]


[1]Le théâtre de Dunkerque depuis les origines jusqu’à nos jours par Albert Bril, BUF 1905 [Gallica]

[2]Les spectacles de la foire, théâtre, acteurs, sauteurs, etc. Emile Campardon, 1877 [Gallica]


Le Guide des amateurs et des étrangers  de 1787 nous donne quelques informations complémentaires :


Aa Palais Royal
Spectacle des Pygmées François, n° 105
Ce petit Théâtre réunit plusieurs objets qui, se variant à l'infini, le rendent agréable aux spectateurs. Il est placé au premier étage du n°105. La salle, propre et simple, n'a pour tout décors, qu'un petit ordre ionique à l'avant scène. Ce spectacle est composé,  1° de points de vues artistement faits, représentant les principales villes de l'Europe. Ces vues, disposées dans le genre théâtral, sont éclairées de manière que toute l'assemblée en jouit. 2° de feux, cascades, bouquets, gerbes, fusées et illuminations pirrhiques [sic] d'un genre nouveau et agréable. 3° des petits acteurs pantomimes, de douze à quatorze pouces de haut, bien faits et bien costumés, y représentent et jouent de petites pièces faites exprès. Ils sont si bien conduits et leurs gestes tellement d'accord avec les paroles déclamées dans les coulisses, qu'ils prêtent à l'illusion et font plaisir.
Spectacle des vrais Fantoccini Italiens n°53
Ce petit spectacle, sous la direction du sieur Castagna, Italien, est composé de petits Fantoccinis ou Marionnettes de dix-huit pouces de haut, qui exécutent des petites pièces et danses. On y entend du chant et des solo de mandoline dans les entractes. Les prix sont de 1 livre 16 sols aux loges, 1 livre 4 sols au parquet, et 12 sols derrière le parquet. La salle, proprement décorée, peut contenir trois cents personnes. Les décorations se changent à vue. On donne deux représentations par jour.

Spectacle de marionnettes à fils (XIXe ?)
source : Gallica

lundi 3 août 2020

Epinettes et Guimbardes et Lionel Rocheman

Je viens d'apprendre le décès de Lionel Rocheman et une bouffée de souvenirs est remontée. Fondateur du Hootenanny à l'American Center de Paris, il animait aussi, au début des années 1970, une émission à la télévision, Epinettes et guimbardes, où j'ai découvert la musique folk. J'enregistrais intégralement toutes les émissions sur K7 audio, mais quelques années plus tard, pour faire des économies, j'ai eu la mauvaise idée de les recopier en ne gardant que la musique, avec le résultat qu'on imagine et le temps n'a rien arrangé. Je pensais avoir jeté cette cassette mais je l'ai retrouvée il y a quelques mois au fond d'une caisse. La qualité ne s'est pas améliorée mais cela reste un témoignage de ce qu'on pouvait écouter à la télé française, et qui a sensibilisé de nombreux musiciens et chanteurs folk pendant la décennie '70.
C'est du "brut de décoffrage" et je n'ai pas gardé les noms des intervenants, on reconnait plusieurs fois Lionel Rocheman, Pat Wood et Kathy Lowe, Les Ménestriers, John Wright et bien d'autres que vous allez me nommer, merci d'avance.
le fichier de 90mn de musique est ICI

On trouve quelques extraits de cette émission sur Youtube, merci au fan club de Marcel Dadi






des extraits d'une conférence de François Gasnault sur l'œuvre de Lionel Rocheman





vous trouverez d'autres pages sur les liens de Lionel Rocheman  avec Dunkerque, sur ce blog

samedi 20 juin 2020

Actes de la journée d'étude, Arras 2016


chez l'éditeur l'Harmattan


Enfin publiées, les interventions de, presque, tous les intervenants de cette journée d'étude-atelier "Etudier, interpréter, valoriser les chansons anciennes" du 28 juin 2016, à l'Université d'Artois.
Il manque, hélas, deux textes, celui de Marlène Baly "La chanson traditionnelle : définition et passages dans le temps et dans les autres genres via la question des timbres" et celui de François Gasnault : "Chanson traditionnelle et milieux revivalistes : chronique discontinue d'une appropriation".

J'ai enregistré toutes les interventions de cette journée, les fichiers sont disponibles sur demande


Sommaire :

- présentation par Sophie-Anne Leterrier

- Claude Ribouillault : Anecdotique et daté : Universel et intemporel ? Chansons traditionnelles et chansonniers sur l'air de

- Michel Colleu : Trois siècles de compositions populaires d'un milieu social : les chants décrivant la vie des gens de mer

- Maxou Heintzen : La fin des complaintes criminelles

- Jean-Pierre Bertrand : Faut-il poursuivre le catalogage des répertoires chansonniers ?

- Hervé Dréan : Itinéraire d'un collecteur, notes personnelles et impressionistes

- Sophie-Anne Leterrier : Philippe Boulfroy, militant du picard et de sa tradition chansonnière

- Le duo Tintorèla (Florence de Fanti et Florence Launay)

- Sophie-Anne Leterrier : Choix de chansons en dialecte de Lille

- Brigitte Buffard-Moret : conclusion

plus d'infos sur les auteurs : ICI


cette publication est accompagnée d'un CD audio

01 - Chanson de Craonne
02 - Il pleut bergère (1915)
03 - Marmites
04 - La patache (Guadeloupe)
05 - Les matelots chauffeurs, de Yann Nibor
06 - Complainte de Nassandres (1898)
07 - Le crime de l'Immaculée (1899)
08 - La tuerie de Landreau (1913)
09 - C'est Monsieur de Chatelin 
10 - Vaillant dundee (1897)
11 - Bien le bonjour la compagnie
12 - Michel monta dans un pommier
13 - Su'l' bois, su'l' bois
14 - Mon paire me vòl maridar
15 - Que farà la molinièra ?
16 - Passat deman ieu me maridi
17 - Aval al fons del rivatel
18- A nou moéson, in na tüé in pourchiau
19 - Chez Joseph
20 - Ahite, ahite, toudi rade, rade
21 - 'Ch Cwincq
22 - El Clàron
23 - La comète de 1857, d'Alexandre Desrousseaux
24 - Les avantages d'être jeune fille, de Charles Decottignies
25 - La femme d'un colonneux
26 - Les Roubaignos sont toudis là, de Charles Bodart-Timal et Albert-Lucien Doyen


Source Gallica


lundi 15 juin 2020

Accordéonistes populaires en Flandre

André Decreus (Winnezeele 1907-1987), l'accordéoniste collecté par André-Marie Despringre en 1976, animait aussi les quêtes de conscrits à Steenvoorde, une photo de 1932 en témoigne. C'est cette photo qui m'a rappelé une série de coupures de presse que j'avais rassemblées à la fin des années 1980. Plusieurs d'entre elles montrent un musicien qui accompagne les jeunes gens et c'est toujours un accordéoniste, parfois accompagné d'un tambour ou d'un clairon.
Voici une quinzaine de musiciens populaires actifs autour de Dunkerque. S'ils n'avaient pas accompagné les conscrits et s'ils n'avaient pas été photographiés, on ignorerait tout de leur présence et de leurs activités. C'est une chance que ces photos aient été publiées dans la Voix du Nord, avec tous les noms des personnages. Je ne sais pas si ailleurs, dans la Région, on a fait la même démarche. Les plus anciennes photos datent de 1929 (Armbouts-Cappel et Esquelbecq), la plus récente de 1954 (Uxem). L'orthographe des patronymes n'est pas garantie - les typographes de presse écorchent souvent les noms de famille -  sauf pour les musiciens, que j'ai pu identifier grâce à ce site.

Adrien Delpouve au diatonique
Looberghe, 1935


Looberghe 1936. L'accordéoniste Adrien Delpouve, (Looberghe 1903 - Rosendael 1977) était ouvrier agricole. Au 1er rang il est entouré, à gauche d'André Vangrévelynge et droite de Maurice Becuwe. Au 2e rang, de gauche à droite : Roger Rauwel, René Mallevaeye, Paul Faveuw et Kicken. Au 3e rang, Robitaille, André Vanbeke, Raymon Woisselin et André Dugandin. Informations données par Roger Rauwel. VdN 2/4/1989
En 1935, sur la première photo, on trouve de gauche à droite, au 1er rang assis, Maurice Becuwe, Henri Mormentyn et Ernest Allaert. Au second rang, debout, André Godart, Paul Vannobel, Georges Wattez, Adrien Delpouve, Léon Vanacker et Robert Lapière. Informations données par Henri Mormentyn. VdN 25/1/1989



Armbouts-Cappel, 1929. L'accordéoniste est Henri Allentin (Bierne 1897 - Dunkerque 1982), il est le fils de René, ouvrier agricole et Hélène Baert, servante de ferme. 
Il est entouré de : en haut, de gauche à droite, Simon Best, Marcel Perquy, Etienne Verrons, Arthur Desmidt, X, Gaston Beyaert. Assis, de gauche à droite, Gaston Bertheloot, garde champêtre, Maurice Bentein, clairon et Henri Allentin. Informations données par Mme Veuve Germaine Desmidt. VdN 30/11/1989







Esquelbecq 1929. L'accordéoniste est Lucien Plancke (Bissezeele 1911 - Lille 1986), fils de Rémi, ouvrier agricole et Gabrielle Cousin. Sont autour de lui, de gauche à droite : debout, Charles Loos, Raphaël, Beck, Maurice Vandersluys, André Beun et rémi Courtois. Assis : André Joos, René Cailleau, André Vanhens et Joseph Vandevoorde. Informations données par Rémi Courtois. VdN 13/1/1990








Téteghem 1931. Je n'ai pas pu identifier avec certitude l'accordéoniste Maurice Verbecke (un homonyme est né à Coudekerque Branche en 1906, un autre à Herzeele en 1900). Les conscrits, assis : Lucien ?,  Raymond Dufour, Emile Bonte et Henri Bouve. Debout : Edouard Defever, Joseph Fleurgek, Maurice Lahaye, Gérye Thérie et Marcel Marie. Informations données par Mme Marguerite Defever. VdN 28/7/1987









Merckeghem 1932. Je ne sais rien de l'accordéoniste Gaston Duval. On y voit, de gauche à droite, debout : Moïse Canoen, Marcel Vanhacker, André Truant, Etienne Lescieux, Raymond Révillon ; assis : Daniel Denecker, Daniel Bataille, Hubert Baudewyn et Martial Erkembout. Informations données par Mme Vantorre. VdN 2/2/1988









Pitgam 1932. Le jeune accordéoniste, Joseph Beugnez (Pitgam 1914 - Cappelle-la-Grande 1977) est ouvrier industriel à son mariage en 1938 avec Hélène Boudens. Son père est ouvrier agricole et sa mère est servante lors de leur mariage.
Sont identifiés de gauche à droite : en haut, Wayenburgh, René Duvin, Marcel Bajeman, Victor Clayssen, René Vandapel, Marcel Boudins, X ; au milieu, Marcel Achte, Donat Caloone, ROger Lefever, Daniel du frêne, Anguste Vanuxem ; en bas, Aimé Mallevay, Joseph Janssen, Daniel Dalannoye et Georges Boudin. Informations données par René Duvin,, VdN 12/9/1992






Warhem 1933. Félix Declerck (Warhem 1905-1953) est ouvrier agricole, fils de Jules, maçon et Zélie Lesage. Les conscrits : en haut, Maurice Brunel, Jean Brygo, André Allewyn, Urbain Harrau et Marcel Vanpeperstraete. Au Milieu : Abel OUsteland, Maurice Ryckenbusch, Daniel Duhayon, Raymond Devos et André Deblock à la grosse caisse. En bas le tambour André Bollengier. Informations données par André Deblock. VdN 6/1/1988








Les Moeres 1934. Un autre accordéoniste, Lucien Dewilde, non identifié, avec les conscrits, debout : Raymond Berteloot, Jules Paris, Marcel Six, Jean Patfoort, Edouard Blondez, André Vandevoorde, Octave Geeraert. Assis : André Odaer. Informations données par Mme Nelly Blondez. VdN 5/5/1988










Wormhout 1934. Julien Dequidt (Wormhout 1904-1972) ouvrier maçon, fils d'Amand, ouvrier agricole, et Lucie Vanyper, journalière. Assis : Alexis Hamez, André Vannobel, l'accordéoniste Julien Dequidt, Gabriel Pierens et Michel Dequidt. Au milieu, André Vasseur, Paul Winckel, alfred Brement, André Mouchie, Gérard Verriele, André Clep, Auguste Timperman, Jean Dehaene. A l'arrière : Lucien Pissonnier, Henri Ladeyn, Abel Deram, Jean Carton, Jacques Outterleys et Auguste Joos.
Le journaliste ajoute des détails sur le déroulement : Ce conseil de révision eut lieu à la mairie de Wormhout, au mois de mai 1934. C'était un vendredi après-midi, le lendemain de l'ascension. Durant deux jours, les conscrits semèrent la joie dans notre chef-lieu de canton, rendant visite à tous les estaminets de l'agglomération et des quartiers éloignés, tels que le Rieveld, la Belle-Vue, etc. Chaque soir, l'on se retrouvait chez Henri et Marguerite Callens pour "casser une bonne croûte". Le dimanche, ce fut le bal des pompiers donné à l'occasion de la fête de Jeanne-d'Arc et qui fut surtout animé par ceux de la classe 34. Informations données par Michel Dequidt. Photo prise par Alfred Christiaens. VdN 3/11/1985




Hondschoote 1939. Roger Paul Synave (Lille 1919 - Draveil 1999 ?), accordéoniste avec les conscrits : debouts, Louis Vandevelde, Etienne Govaere, Georges Debeer, Roger Brygo, Sylvain Vandenbilcke, Roger Vanhove, Maurice Packier, Hilaire Dequecker et le garde champêtre Julien Flamey ; accroupis : Paul Machelier, Alphone Devos, Roger Synave, Julien Baret et André Bollengier. Informations données par Roger Brygo. VdN 16/3/1988









Uxem 1949. L'accordéoniste est Maurice Constant, non identifié. Debout : Simon Baudoin, Henri Marcotte, Michel Vanlanschoote, Lucien Constant, Mme Marthe Duhayon, propriétaire du café Au rendez-vous des chasseurs", René Thooris. accroupis : Jean Constant, Manuel Beeckaert, Omer Vandamme et André Fleurinck. Informations données par Henri Marcotte. VdN 13/5/1989









Merckeghem 1952. Au centre l'accordéoniste Maxime Degraeve, non identifié. En haut le garde champêtre Rapahël Vandersluys, Gérard Leurs, Pierre Devulder, André Bardoula, Daniel Vermeersch. Assis, Léon Lignie et Claude Degraeve. Informations données par Mme Vantorre. VdN 1/3/1988










Uxem 1954. Marcel Hoedt (Uxem 1938 - Téteghem 1972 ?) Un jeune accordéoniste entouré de trois conscrits : Henri Lihouck, Michel Heysen et Claude Vannobel et le garde champêtre Lucien Balden. Informations données par Colombe Vannobel. VdN 3/10/1989










J'ajoute cette photo de Quaedypre, où l'accordéoniste n'est pas nommé dans l'article.
1er rang, debout : Roger Vandaele, Henri Dewaele, Aimé Dumon, Albert Desudde, Firmin Laforce, Marcel Gournay, Jean Capèle, Roger Delater et le garde champêtre Ernest Desudde.
2e rang : Célestin Derudder, Lucien Christiaens, Maurice Ryckebusch, Marcel Mabesoone et Jean Tellier.
3e rang : Michel Debreu, André Smagghe, Léonard Renou, Lucien Laforce et Michel Laforce

Quaedypre 1932

Evidemment, ailleurs dans la région, les conscrits déambulaient parfois en compagnie de musiciens. Mais le plus souvent ce sont des musiciens de l'harmonie municipale. J'ai plusieurs photos qui en témoignent, mais, quand elles sont localisées grâce au nom du photographe, on ne saura sans doute jamais qui sont les conscrits ni les musiciens.

un exemple à Quarouble
collection personnelle


à Dorignies
collection personnelle


bien sûr, à ces photos
il manque les couleurs
collection personnelle




jeudi 28 mai 2020

Radio Uylenspiegel, les débuts il y a plus de 40 ans






Retrouvez l'ambiance et les témoins de la fin des années 70 
avec les fondateurs  de Radio Uylenspiegel Folk Radio 
et des extraits des premières émissions,
un plaidoyer pour la langue et la culture  de Flandres.

Agréable écoute
Antoine


c'est ICI



toute (?) l'équipe en 198?