Le garde champêtre et son tambour est une figure très connue des campagnes françaises, elle servait même de logo à notre fanzine régional Le Tambourineur.
Mais j'ai découvert l'existence d'un autre joueur de tambour qui pratiquait son instrument tous les jours, plusieurs fois par jour.
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| source : Echo de Paris 1922, Gallica |
A Dunkerque, il était également concierge du Collège Jean-Bart :
Nord Maritime du 21 octobre 1923 :
« Au collège Jean-Bart, on a remplacé les
appels au tambour par l’appel plus moderne du timbre électrique. Eh bien !
ce petit évènement sans importance est une révolution ; et ce
bouleversement d’une coutume ancestrale s’est produit à la rentrée, c’est à
dire le 1er octobre 1923. Les anciens professeurs et les élèves de
notre établissement universitaire n’en reviennent pas complètement. Aux heures
du réveil, de la rentrée des classes, des repas ou du couvre-feu, ce ne sont
plus les ra et les fla militaires du tambour que l’on entend.
Mais la banale sonnerie électrique. Que voulez-vous, dit le très sympathique M.
Gillet, surveillant général, avec une pointe de mélancolie, le tambour devenait
quelque peu archaïque. Le tambour qui se tait, c’est quelque chose de l’âme du
collège qui s’évanouit, la sonnette électrique c’est plus matériel et dénué de
charme. On dira, c’est la rançon du progrès ! les très anciens élèves, en
lisant ceci, reverront la figure du père Vandorme [Charles Vandoorine] et pareillement
celle de sa femme [Marie-Thérèse Vanoosten], longtemps veuve, mais qui continua néanmoins, à battre le
tambour à l’exemple de son mari. M. Henri Coolen, le concierge actuel y est,
maintenant depuis vingt ans, il lui semble qu’il manque quelque chose à sa vie,
à ses habitudes et c’est de ne plus pouvoir prendre les baguettes pour frapper
sur la peau d’âne. Le tambour est conservé nous dit-il, pour le cas de panne.
Je crois bien que sans se l’avouer, ce bon Coolen souhaite la panne.
Pense-t-on ! voilà cent vingt années que la galerie des études, les
couloirs, les escaliers, le préau, les classes résonnent des mêmes roulements
et, comme les vieux instruments de musique, le tambour du Collège s’était
imprégné de l’ambiance du lieu ; il fut quelque chose, en effet, pour les
milliers et les milliers d’étudiants qui obéirent à ses ordres et qui en ont
encore le son dans les oreilles. »
Rares sont les représentations de ce musicien, je n'ai trouvé que ces deux cartes postales, photos prises au Collège de Saint Pol sur Ternoise, et ça tombe bien c'est dans le Pas-de-Calais !
A Dunkerque il n'y avait pas de joueur de tambour pour les annonces, elles étaient lues par un clinqueur, une vieille tradition locale qui datait au moins du XVIIe siècle. voir ICI
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Edmond Leschevin* en a fait une chanson, mise en musique par Jacques Offenbach (source : Gallica)
* Joseph Jules Athénaïs Edmond Leschevin (1824-1908) était un employé du ministère de la Guerre, j'ai eu la surprise de découvrir que sa belle-mère était née à Dunkerque en 1788 ;-)




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