samedi 21 janvier 2017

Charles Delabre, compositeur (1870-1938)

mise à jour du 21/01/2017 ajout de la conférence/concert




Charles Delabre, vers 1925
collection personnelle


Charles Désiré Delabre, né à La Madeleine le 25 juillet 1870, est issu d'une famille d'artistes. Ses grands parents paternels, Hyacinthe Delabre et Annette Joséphine Bénard, sont comédiens dans des troupes de provinces puis à Paris, notamment au théâtre du Châtelet puis au théâtre de l'Ambigu. Son grand oncle, Henri Bénard (1810-1879), professeur d'ensemble au Conservatoire de Lille, est le chef d'orchestre du Grand Théâtre de Lille et chef de la musique des pompiers de la ville. Son père César Hyacinthe, né à Toulon, est d'abord comédien quand il s'installe à Lille vers 1866, il devient chef de  la musique du bataillon des canonniers sédentaires de Lille. C'est auprès de son père que Charles reçoit ses premières leçons de musique et d'harmonie.
Parallèlement à ses études musicales au Conservatoire de Lille, il débute comme chef d’orchestre dans les brasseries lilloises pour lesquelles il compose de nombreuses musiques de danses. En 1899, à Dunkerque, il épouse Hortense fille de l’entrepreneur maritime Victor LANGEVIN. Il termine ses études musicale au Conservatoire de Lille par un premier prix de piano en 1901 puis il s’installe définitivement à Malo les Bains au 10 de la rue de Bapaume.
Il participe à la vie musicale dunkerquoise et surtout malouine en organisant des concerts et en dirigeant pendant près de dix ans l’Association Symphonique et Orphéonique de Malo avant 1914. Mais il démissionne de son poste suite à des querelles au sein de la société. Il se consacre alors exclusivement à la composition et participe à de nombreux concours à Paris, Nantes (1904), Lille (1909), Nice (1923) et Bruxelles (1909) où il remporte des médailles d’argent ou de vermeil.
Il laisse une œuvre considérable d'environ 90 compositions, des mélodies charmantes, des chœurs avec accompagnement d’orchestre et des pages musicales de circonstance : Cantate à Jean-Baptiste Trystram, La Cantate à la ville de Malo-les-Bains (1911), Ascendam Superius, marche malouine (1926), Casino polka (1900), Malo plage, mazurka (1900), Le Vivat de la Jeune France, pour ne citer que celles en relation avec sa ville adoptive.
Il n'est pas musicien de profession. Pendant 38 ans, il est chef de service chez Jokelson où il dirige les grues flottantes. Il a eu deux enfants, Raymond, né en 1900, ingénieur naval aux Chantiers de France et Louise, née en 1901.
Il décède le 28 juillet 1938 dans sa maison de la rue de Bapaume, il venait de fêter ses 68 ans.
Tous ses manuscrits, plus de 400 documents qui ont miraculeusement échappés aux bombardements, sont conservés dans une collection privée.


Christian Declerck



collection personnelle



collection personnelle




Casino polka,  interprétée par Emmanuelle Maggesi
le 21 juin 2015, à la Bibliothèque de l'Université de la Côte d'Opale
à Dunkerque

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Conférence/concert Compositeurs et artistes dunkerquois au XIXe siècle
à l'auditorium Bizet, Dunkerque-Petite Synthe le 24 novembre 2016



y sont interprétées les œuvres de Charles Delabre :

- Romance pour cor en fa et piano, par Eric Lorillard et Alice Nenert
- Ascendam superius, par Alice Nenert
- Casino polka, par Thomas Malet
- Douce chanson, mélodie, par Alice Nenert
- Sancta Cæcilia, par Frédéric Daudin-Clavaud et Alice Nenert
- Mères, ne pleurez plus, élégie, par Emmanuelle Piot, Alice Nenert, Véronique Rousselle et Frédéric Daudin-Clavaud



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Inventaire de œuvres :

À demain, op. 4, retraite pour Café et Théâtre Concert, manuscrit.
À la frontière, chant patriotique, à monsieur Paul Krüger, président de la république Transvaalienne, op. 27, manuscrit, (1900).
À Mourmelon, marche militaire pour orchestre op. 8, à leurs Majestés Impériales le Tzar et la Tzarine de Russie, Paris A. L. Piot, idem manuscrit.
Amours d'automne, romance pour violoncelle, manuscrit.
Les arrivistes, chanson, paroles de Jean Croisette, manuscrit, (1903). 
Ascendam Superius, marche malouine op. 67, (1926).
Attente !..., poésie de Paul Max, manuscrit. 
Avant l’exil, mélodie, Paris A. L. Piot (1900). 
Ave Maria, avec accompagnement de violon - piano ou orgue, manuscrit. 
Ballet égyptien, suite d'orchestre, manuscrit (1910). 
Cantate à Jean Baptiste Trystram, chœur à deux voix d'hommes, manuscrit (1910). 
Cantate à la ville de Malo les Bains, composée en l’honneur de son 20e anniversaire, juin 1911 pour 1 ou 2 voix, Dunkerque M. Bar, op. 48, (1911), idem manuscrit.
Casino polka pour piano, op.19, Paris, Vve A. L. Piot (1900).
Chanson, op. 63. Chanson, op. 64. 
Chanson, op. 65, manuscrit, (1924). 
Chanson du bicycle, op. 74, manuscrit (1933). 
Chanson de la nuit, chœur, par A. Coulon, manuscrit. 
Clotaire, pour chœur et orchestre, manuscrit.
Constellation, valse op. 33, manuscrit (1901). 
Cortège des brahmanes, pour longues trompettes en ut, manuscrit (1911). 
Danse égyptienne pour piano, op. 26, dédiée à monsieur le docteur GEERAERT maire de Malo les Bains, Paris, A. L. Piot (1900). 
Déception, le Kaiser à son chancelier durant l’occupation allemande, satyre, op. 56, manuscrit (1915/1919). 
Désillusion, romance op. 37, manuscrit (1901). 
Douce chanson, mélodie pour piano, œuvre primée au concours des Rosati de Flandre en 1923, publié dans la Gazette Musicale de France de mai 1925, op. 12, + manuscrit. 
En avant !!!, marche militaire pour harmonie op. 44, manuscrit, (1903). 
En Bohème, fantaisie pour orchestre op. 6, manuscrit. 
Enigme !, romance, manuscrit.  
Exil de Manon, chanson op. 66, manuscrit. 
Fleur de mai, rêverie pour violon op. 11, à monsieur Alfred DUMONT, maire de Dunkerque, Paris, A. L. Piot (ca 1901). 
Foot balle, scène comique op. 36, répertoire de M. RAMAY, manuscrit (1901). 
Fragment d'airs dunkerquois, manuscrit. 
Il suffit d'être femme, chanson, op. 43, manuscrit. 
L'incomparable, polka pour trombone op. 32, musique de DELCOURT, arrgt. Ch. Delabre, manuscrit (1901). 
Invocation, pour piano ou orgue et violon, manuscrit. 
J'ai gagné le gros lot, chanson comique op. 2, manuscrit..
Jeunesse, valse lente op. 57. 
Lâcheté !…, chanson op. 31, paroles de Albert PENTEL, créé par Mlle GERY à l’Olympia, manuscrit (1901). 
La maîtresse, chanson op. 34, paroles de Jean CROISETTE, manuscrit (1901). 
Malo plage, mazurka op. 28, Lille, l’auteur + manuscrit (1900). 
Ma mie, mélodie, op. 23, à mon frère Jules DELABRE, professeur de musique, Paris, A. L. Piot (1900) + manuscrit (1899). 
Manger, boire et danser, charleston op. 70, manuscrit (1927).
Manon Lescaut de l’abbé Prévost, suite de mélodies, op. 21, Paris, A. L. Piot + manuscrit (1899). 
Marche guerrière, pour orchestre, manuscrit (1904). 
Marche des mutualistes, manuscrit (1904). 
Marche joyeuse des Flandres, op. 75, manuscrit (1933). 
Marche scandinave pour piano, à sa Majesté Royale Oscar II roi de Suède et de Norvège op. 25, Paris Vve A. L. Piot (1900) + manuscrit (1899). 
Marche solennelle pour piano, à son Excellence Monseigneur Guy de Lusignan prince de Chypre, de Jérusalem et d’Arménie op. 1, Paris A. L. Piot + manuscrit (1900). 
Mères !… ne pleurez plus, élégie, créée aux armées par M. ACCOLLET, op. 55, manuscrit (1918). 
Musical review, ouverture pour orchestre, manuscrit (1903). 
Nice joyeuse !…, chanson carnavalesque, manuscrit (1923). 
Offrande, op. 59, poésie de Paul Verlaine, manuscrit. 
Olympia marche, à M. et Mme Charles ERNST, directeur de l’Olympia de Lille, op. 29, manuscrit (1900). 
Pité pour l'infortune, chanson, parole de Jean Croisette, manuscrit (1903). 
Première étape, pas redoublé, op. 9. 
Prière d'enfant, mélodie pour violon et piano, op. 24, Paris, A. L. Piot (1899) + manuscrit. 
La progéniture, chanson, manuscrit, (1903). Ré-fa-la, polka pour orchestre, manuscrit.
Romance sans paroles, pour cor en fa, à monsieur E. Léonard, 1er prix du conservatoire de Bruxelles, op. 2, manuscrit, (1903). 
Romance sans paroles, pour violon et piano. 
La route à suivre, op. 72, paroles de Ed. MARTIN, manuscrit, (1929). 
Sancta Cæcilia, méditation pour violon et piano, à Monsieur Lucien DEBAECKER, op. 3, Paris Vve A. L. Piot (1900). 
La santé, chanson, manuscrit (1903). 
Scènes égyptiennes, pour harmonies, op. 47. 
Sensitives, duo pour violon et violoncelle, à monsieur Charles ERNST, directeur de l’Olympia de Lille, manuscrit. 
Simple aveu, madrigal, op. 7, à monsieur Victor LANGEVIN, Paris, A. L. Piot (1900). 
Soir d'été, bleuette pour piano, manuscrit. 
Souvenir d'Alsace, élégie pour ténor ou soprano, à monsieur BERTRAND officier de la Légion d’Honneur, directeur de l’Académie Nationale de Musique op. 22, Paris A. L. Piot (1900) + manuscrit. 
Souvenir de Bohème, pour orchestre symphonique, manuscrit. 
Sur le lac, rêverie pour piano, manuscrit. 
Vaines pensées, mélodie pour soprano, manuscrit. 
Vers l’Est, ébauche manuscrite 
Vers l'exil, romance, extrait de Manon Lescaut, manuscrit, (1902). 
La vie de famille, chanson, op. 41, manuscrit (1903). 
Violetta, valse lente, dédiée à Mlle Yvonne BUTAYE, édit. Association des Compositeurs du Nord et du Pas de Calais, 20 rue du Chaufour, Lille + manuscrit (1909).
Le vivat de la Jeune France, dédié à monsieur Ernest MARQUIS, président de l’association Chorale La Jeune France, op. 73, manuscrit (ca 1930). 
Vive la paix, chansonnette op. 68, manuscrit, (1926).
Vive le bon roi carnaval, chanson carnavalesque, manuscrit (1923).