mise en ligne le 31 décembre 2012
mise à jour le 13 juin 2016
mise à jour le 10 avril 2019
Parmi les partitions du Vivat que je possède, deux ont pour titre Vivat Flamand. Une publiée en décembre 1926 dans la Gazette Musicale de France (revue éditée à Tourcoing par la maison Coupleux), harmonisée par César Bourgeois qui situe son origine, comme Desrousseaux dit-il, aux environs du XVIe siècle... et une autre, éditée en 1946, qui est harmonisée par Raymond Robillard (2), directeur du Choral Les XXX de Lille et professeur au Conservatoire de la même ville, dans les années 1930-1940. Il avait publié une première version, en 1938, seulement titrée Vivat.
Une autre harmonisation, sans mention de “flamand”, est signée de Camille Van Den Berghe (3), est datée de 1912 et la quatrième n’est pas harmonisée et porte le titre Vivat, Vivat Semper !, elle est imprimée à Lille chez Camille Robbe (voir l'image en haut de page). Contrairement à ce qu'affirme C. Bourgeois, Alexandre Desrousseaux ne mentionne pas le Vivat Flamand dans son livre Mœurs Populaires de Flandre Française, paru en 1889, de même cette tradition n’est pas évoquée dans Les Chants Populaires Flamands de Charles Edmond de Coussemaker. La plus ancienne mention de Vivat Flamand que l'on peut relever sur le site Gallica est datée de 1902, dans un recueil de la Campagne nationaliste de Jules Lemaitre et Godefroy Cavaignac "Qu'on me permette un souvenir. C'était à Lille. Après la conférence, qui avait eu lieu le soir, un punch était offert aux conférenciers. Les verres venaient de se choquer. Soudain, un Lillois commanda : « Le vivat flamand » Tous se levèrent. […] Alors un chant, grave et ardent à la fois, s'éleva, mêlé de paroles latines et de paroles françaises. Il souhaitait longue vie à ceux qui étaient venus parler de la liberté et de la patrie, et dans la vaste salle, il prenait une extraordinaire sonorité" ; cependant j'ai trouvé sur le site de la Médiathèque de Roubaix une version de Gustave Nadaud datée de 1887 qui a pour titre Vivat Roubaisien :
Vivat à la une
En 1911 le journal L'Echo du Nord publie, à la une, un article sur le Vivat, signé Albert Colleaux. Dans cet article Emile Ratez (directeur du Conservatoire de Lille) suggère qu'il pourrait dater du Moyen Age, Alphonse Capon (professeur de chant au Conservatoire de Lille) penche plutôt pour un toast des psalettes de la fin du XVIe siècle. Hélas ces hypothèses sont données sans source pour les appuyer. Quelques jours plus tard, Jules Watteeuw (1849-1947), le chansonnier tourquennois, répond à cet article en rapportant le témoignage de vieux Tourquennois qui lui "ont assuré qu'ils avaient entendu (le Vivat) dès leur jeunesse, et l'un d'eux m'a donné, jadis, la version suivante : Ce Vivat aurait été importé d'Allemagne en 1816, sous les Alliés, par un corps saxon occupant Tourcoing. […] D'après notre vieux Tourquennois, les Saxons nous auraient transmis le Vivat dont ils ne chantaient que le texte latin. Quant aux paroles françaises, elles auraient été ajoutées à Tourcoing, mais par qui ? Je l'ignore. Cette version a quelque apparence de réalité ; ce Vivat n'était chanté qu'à Roubaix et Tourcoing, et M. Wugk, ayant été chef de musique dans ces deux villes, il est possible que ce soit lui qui l'ait perpétué. […] J'ajouterai que M. Boissières [sic], ex-professeur de musique à Tourcoing, a complètement transformé la psalmodie du vieux Vivat en un chant large et brillant" (voir la vidéo plus haut)
Cet article nous donne l'origine des diverses affirmations qui ont été reprises, avec quelques d'erreurs, par F. Carton, J. Christophe, C. Bourgeois, etc.
La mise en ligne récente de la collection du Grand Echo du Nord par le site Gallica, permet une recherche plein texte très fructueuse. La première mention de vivat, sans majuscule et sans adjectif, apparaît en octobre 1890, à Roubaix : une fête au quartier du Pont Rouge "Mentionnons le vivat chanté en l'honneur de la lauréate, Zélia Liagre, par la commission du Carrousel". La mention suivante concerne toujours Roubaix, le même mois, pour un banquet en présence de Gustave Nadaud, Charles Manso et Alexandre Desrousseaux "Toute l'assemblé a chanté un chaleureux vivat en l'honneur des deux chansonniers du Nord". Ensuite on relève d'autres mentions à Roubaix (1891) Nieppe (1891), Roubaix (1892), Dunkerque, par les médaillés roubaisiens (1899), etc. En décembre 1905 apparaît l'expression vivat flamand, ce chant qui étonne les personnages officiels, d'après le chroniqueur Léon Gobert. En mars 1906 "notre vieux vivat flamand" est chanté en l'honneur de M. Paul Déroulède. En juin 1906, à Thumesnil, c'est un "Vivat des Flandres, grave et solennel" qui retentit en l'honneur des vainqueurs du concours d'harmonie. La même année, en novembre, un "vivat lillois" est chanté par les anciens élèves de l'école des Arts et Métiers. Le terme "vivat flamand" apparaît plus régulièrement dans les comptes rendus du journal à partir de 1907. J'avoue que je ne suis pas allé au bout des 1.758 mentions de vivat.
mise à jour le 10 avril 2019
collection personnelle
“Le Vivat dit Flamand n’a aucun rapport avec
la Belgique. Les héros du jour (mariés, centenaire, médaillé…) l’écoutent chanté
par l’assemblée debout. La personne qu’on honore est assise sous un dais
improvisé que ses plus proches voisins font avec une serviette tendue à bout de
bras au dessus de sa tête. Jadis un voile blanc était tendu au dessus des époux
pendant la bénédiction nuptiale. A la fin un ami verse dessus quelques gouttes
de vin blanc ou de champagne en manière d’eau bénite !
Le refrain et les paroles latines viennent
selon moi, du Vivat de l’abbé Rose, composé pour le couronnement de Napoléon,
en 1804, et devenu vite populaire. L’air fut joué par un régiment de Saxons sur
la grand place de Tourcoing en 1816. Les paroles françaises sont de Boissières,
maître de musique tourquennois. Le sous chef de musique saxon, Karl Wugk se
fixa à Tourcoing en 1819, et fit connaître cet hymne au pays Lillois, encore
très souvent chanté”
écrit Fernand Carton dans Récits et Contes populaires des Flandres en 1980. J'ajoute concernant Fernand Carton qu'il a publié en 2007 pour le 10e Forum Culturel, Musique et chants traditionnels en pays de Ferrain, une étude sur le Vivat qui diffère de ce texte plus ancien. Il y recense les nombreuses versions et en arrive aux mêmes conclusions, sauf qu'il écrit Bessière au lieu de Boissière.
La
musique semblerait provenir d’une composition de l’abbé Nicolas Roze (et non Rose) qui fut
intégrée à la messe du sacre (et non du couronnement) composée par Giovanni
Paisiello et Jean François Le Sueur.
On a retrouvé les partitions de cette œuvre, Jean Mongrédien les a restaurées
et elle furent interprétées et enregistrées récemment au festival de la Chaise Dieu mais le
fameux Vivat n’a, sauf le titre,
aucun rapport avec le nôtre. On
peut écouter un extrait du Vivat de
Roze (c’est le deuxième) ici et même
commander la messe entière… l’intégrale
du Vivat de Roze est ici.
Exit
l’abbé Roze, restent Boissières, maître de musique tourquennois et Karl
Wugk, sous-chef de musique saxon. Frédéric Boissière (1), sans "s", fut pendant quelques années maître de chapelle et organiste à l'église Notre-Dame de Tourcoing. Né en 1841 dans la Haute-Vienne, il est appelé vers 1860 dans le Nord où il réside quelques années. Mais vers 1865, attiré par la capitale, il obtient le poste d'organiste devenu vacant à l'église Saint Gervais. Il a composé la musique de nombreuses romances, dont le fameux C'est un oiseau qui vient de France. Il meurt le 18 décembre 1889, victime peut-être de l'épidémie d'influenza. Est-il le compositeur ou l'arrangeur du Vivat ? je possède une partition du Vivat, pas encore flamand, dont l’harmonisation est signée F. Boissière, elle n'est pas datée et la musique n'a aucun rapport avec le Vivat que l'on connait.
Il
existe aussi une famille Boissière à Roubaix qui descend de Jean Michel,
commissaire de police, né à Paris vers 1751. Un de ses fils, Louis César, a
écrit de nombreux textes, dont un chœur chanté à Roubaix à l’occasion de
l’arrivée de l’Empereur, en 1853, sur une musique de Laurent de Rillé, toujours
présent quand il s’agit de chorale. Louis César Boissière (1812-1883) a fait
une carrière militaire comme capitaine au 8e régiment de lanciers, à Pont à
Mousson. Il est fait chevalier de la Légion d’Honneur en 1859. Il pourrait bien
être aussi notre auteur perdu. À moins que ce soit son frère, Achille Victor, très
impliqué également dans la vie musicale roubaisienne, puisqu’il est président
de la Grande Harmonie de Roubaix au milieu du XIXe siècle.
Une
autre source mentionne aussi Charles Wugk :
“N° 11 de la Grande Place, maison Schabannel,
anciennement le café de l’Ecu de France. La fille du cafetier épousa en 1819,
Charles Wugk chef de musique au détachement des saxons qui occupèrent la ville
après Waterloo. C’est là que fut créé le Vivat Flamand chanté dans nos
contrées. La musique est d’origine saxonne, les paroles en latin étaient
chantées par les soldats et les Tourquennois qui se trouvaient tous les jours
sur la Grand Place au moment du concert. Les paroles en français “qu’il vive à
jamais, en santé en paix” furent ajoutées plus tard par un auteur inconnu. La
ritournelle au carillon de Tourcoing entonne le Vivat à la demi de chaque heure
du jour”
Si
les rues de Tourcoing m’étaient contées, Jean Christophe, 1978
Carl Wugk est né à Riesa en Saxe, sur son acte de mariage à Tourcoing, en 1818, (il
épouse Sophie Vercambre, cabaretière comme sa mère), il est dit musicien au
régiment d’infanterie du Prince Maximilien, en garnison dans la ville. En 1819
il succède à Jacques Petit, à la direction de l’harmonie de Tourcoing. En 1821
il prend la direction de la Grande Harmonie de Roubaix.
Carl Gottlieb, dit Charles
Théophile, Wugk (1794-1855) a eu quatre enfants, dont trois seront musiciens, le
plus connu, Charles Désiré Joseph (1819-1862), devient un pianiste et compositeur
réputé, il épouse Louise Sabatié à Lille en 1845, et après plusieurs concerts
remarqués par la critique musicale, on le retrouve au Canada, où il a gardé jusqu'à nos jours une
certaine renommée sous le nom de
Wugk-Sabatier, puis plus simplement Charles W. Sabatier. Son patronyme n’étant
pas facile à porter dans un pays anglophone, comme le fait remarquer le New
York Tribune, en parlant de sa fille Louisa, cantatrice : elle est née Wugk, mais a le bon
goût de se faire appeler Sabatti.
Les partitions connues
Les partitions connues
Parmi les partitions du Vivat que je possède, deux ont pour titre Vivat Flamand. Une publiée en décembre 1926 dans la Gazette Musicale de France (revue éditée à Tourcoing par la maison Coupleux), harmonisée par César Bourgeois qui situe son origine, comme Desrousseaux dit-il, aux environs du XVIe siècle... et une autre, éditée en 1946, qui est harmonisée par Raymond Robillard (2), directeur du Choral Les XXX de Lille et professeur au Conservatoire de la même ville, dans les années 1930-1940. Il avait publié une première version, en 1938, seulement titrée Vivat.
Une autre harmonisation, sans mention de “flamand”, est signée de Camille Van Den Berghe (3), est datée de 1912 et la quatrième n’est pas harmonisée et porte le titre Vivat, Vivat Semper !, elle est imprimée à Lille chez Camille Robbe (voir l'image en haut de page). Contrairement à ce qu'affirme C. Bourgeois, Alexandre Desrousseaux ne mentionne pas le Vivat Flamand dans son livre Mœurs Populaires de Flandre Française, paru en 1889, de même cette tradition n’est pas évoquée dans Les Chants Populaires Flamands de Charles Edmond de Coussemaker. La plus ancienne mention de Vivat Flamand que l'on peut relever sur le site Gallica est datée de 1902, dans un recueil de la Campagne nationaliste de Jules Lemaitre et Godefroy Cavaignac "Qu'on me permette un souvenir. C'était à Lille. Après la conférence, qui avait eu lieu le soir, un punch était offert aux conférenciers. Les verres venaient de se choquer. Soudain, un Lillois commanda : « Le vivat flamand » Tous se levèrent. […] Alors un chant, grave et ardent à la fois, s'éleva, mêlé de paroles latines et de paroles françaises. Il souhaitait longue vie à ceux qui étaient venus parler de la liberté et de la patrie, et dans la vaste salle, il prenait une extraordinaire sonorité" ; cependant j'ai trouvé sur le site de la Médiathèque de Roubaix une version de Gustave Nadaud datée de 1887 qui a pour titre Vivat Roubaisien :
Un autre arrangement du "Vivat des Flandres" a été composé par Albert Lucien DOYEN (1888-1976), interprété par Ferdinand Bacq, dit Kello, et le Cercle Orphéonique de Roubaix, enregistré dans les années 1960.
Vivat à la une
source : Bibliothèque municipale de Lille
En 1911 le journal L'Echo du Nord publie, à la une, un article sur le Vivat, signé Albert Colleaux. Dans cet article Emile Ratez (directeur du Conservatoire de Lille) suggère qu'il pourrait dater du Moyen Age, Alphonse Capon (professeur de chant au Conservatoire de Lille) penche plutôt pour un toast des psalettes de la fin du XVIe siècle. Hélas ces hypothèses sont données sans source pour les appuyer. Quelques jours plus tard, Jules Watteeuw (1849-1947), le chansonnier tourquennois, répond à cet article en rapportant le témoignage de vieux Tourquennois qui lui "ont assuré qu'ils avaient entendu (le Vivat) dès leur jeunesse, et l'un d'eux m'a donné, jadis, la version suivante : Ce Vivat aurait été importé d'Allemagne en 1816, sous les Alliés, par un corps saxon occupant Tourcoing. […] D'après notre vieux Tourquennois, les Saxons nous auraient transmis le Vivat dont ils ne chantaient que le texte latin. Quant aux paroles françaises, elles auraient été ajoutées à Tourcoing, mais par qui ? Je l'ignore. Cette version a quelque apparence de réalité ; ce Vivat n'était chanté qu'à Roubaix et Tourcoing, et M. Wugk, ayant été chef de musique dans ces deux villes, il est possible que ce soit lui qui l'ait perpétué. […] J'ajouterai que M. Boissières [sic], ex-professeur de musique à Tourcoing, a complètement transformé la psalmodie du vieux Vivat en un chant large et brillant" (voir la vidéo plus haut)
Cet article nous donne l'origine des diverses affirmations qui ont été reprises, avec quelques d'erreurs, par F. Carton, J. Christophe, C. Bourgeois, etc.
La mise en ligne récente de la collection du Grand Echo du Nord par le site Gallica, permet une recherche plein texte très fructueuse. La première mention de vivat, sans majuscule et sans adjectif, apparaît en octobre 1890, à Roubaix : une fête au quartier du Pont Rouge "Mentionnons le vivat chanté en l'honneur de la lauréate, Zélia Liagre, par la commission du Carrousel". La mention suivante concerne toujours Roubaix, le même mois, pour un banquet en présence de Gustave Nadaud, Charles Manso et Alexandre Desrousseaux "Toute l'assemblé a chanté un chaleureux vivat en l'honneur des deux chansonniers du Nord". Ensuite on relève d'autres mentions à Roubaix (1891) Nieppe (1891), Roubaix (1892), Dunkerque, par les médaillés roubaisiens (1899), etc. En décembre 1905 apparaît l'expression vivat flamand, ce chant qui étonne les personnages officiels, d'après le chroniqueur Léon Gobert. En mars 1906 "notre vieux vivat flamand" est chanté en l'honneur de M. Paul Déroulède. En juin 1906, à Thumesnil, c'est un "Vivat des Flandres, grave et solennel" qui retentit en l'honneur des vainqueurs du concours d'harmonie. La même année, en novembre, un "vivat lillois" est chanté par les anciens élèves de l'école des Arts et Métiers. Le terme "vivat flamand" apparaît plus régulièrement dans les comptes rendus du journal à partir de 1907. J'avoue que je ne suis pas allé au bout des 1.758 mentions de vivat.
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une version dans le nom de l'arrangeur, avec des origines fantaisistes publiée en 1919 dans Nord Revue (Gallica) |
En définitive on ne sait pas, avec certitude, d’où vient cette mélodie et ces paroles mi-française,
mi-latine. Il semble que l'origine allemande des paroles en latin est la plus probable, il existe de nombreux chants allemands, notamment d'étudiant qui utilise le latin. Par contre on ne connait pas l'auteur des paroles françaises, mais on peut supposer que c'est aussi F. Boissière. Une chose est certaine, cela n’a rien de flamand, à part d'être chanté en Flandre. Dans les années 1920/30 on le nommait Vivat des Flandres ce qui me semble plus approprié.
Je crois que l'origine locale de ce chant ne fait aucun doute, on ne le retrouve pas au delà qu'un rayon de 100 km autour de Roubaix/Tourcoing. Si ce chant avait une origine populaire ancienne il aurait essaimé dans toute l'Europe, on en aurait trouvé de multiples versions différentes, des adaptions locales, comme c'est le cas pour toutes les chansons de traditions populaires.
Quant à la tradition de la serviette tendue au dessus de la personne honorée, elle est bien utilisée dans le rite catholique comme le mentionne la première source. On le retrouve illustré sur la partition d'un quadrille datée de 1866, Jour de Noces, composé par Edouard Detraux. Une étude détaillée sur l'origine de cette tradition est visible sur ce site. (et dans un commentaire ci-dessous).
Je crois que l'origine locale de ce chant ne fait aucun doute, on ne le retrouve pas au delà qu'un rayon de 100 km autour de Roubaix/Tourcoing. Si ce chant avait une origine populaire ancienne il aurait essaimé dans toute l'Europe, on en aurait trouvé de multiples versions différentes, des adaptions locales, comme c'est le cas pour toutes les chansons de traditions populaires.
Quant à la tradition de la serviette tendue au dessus de la personne honorée, elle est bien utilisée dans le rite catholique comme le mentionne la première source. On le retrouve illustré sur la partition d'un quadrille datée de 1866, Jour de Noces, composé par Edouard Detraux. Une étude détaillée sur l'origine de cette tradition est visible sur ce site. (et dans un commentaire ci-dessous).
collection personnelle
Edouard
Detraux (1835-1869) est un commis négociant dunkerquois, compositeur amateur, je
ne connais de lui que ce quadrille, édité à Paris, chez Coudray. La
lithographie est signée Achille Barbizet, lithographe parisien.
Pour compléter cette page j'ajoute le Vivat de la Jeune France, une version du compositeur malouin Charles DELABRE (1870-1938) dédié à Ernest MARQUIS, président de cette association chorale dunkerquoise de 1928 à 1931, qui devait être publiée, mais qui est restée à l'état de manuscrit.
collection personnelle
Christian
Declerck
(1) A sa naissance, le 29 mars 1841 à Aixe sur Vienne, Frédéric Boissière porte les prénoms de Martial Hyppolite Joachim, comme l'atteste son acte de décès au 11e arrondissement de Paris le 18 décembre 1889 et son acte de mariage à Colombes le 30 janvier 1873 avec Anne Marie Julie Bénard. Il est le fils de Martial Boissière, né en 1793 et décédé le 4 octobre 1842 à Aixe, et de Marguerite Chabrol décédée le 6 septembre 1862 à Aixe.
(2) Raymond Fernand Robillard, né à Harnes le 2 novembre 1895.
(3) Augustin Camille Victor Vandenberghe est né à Roubaix le 18 janvier 1863, fils d'Aloïse, dit Louis, et Jeanne Vermeulen, cabaretiers originaires de Rollegem (B). 1er prix d'orgue du Conservatoire de Lille en 1883, il est l'organiste de Saint Maurice à Lille et a joué au mariage du cinéaste Julien Duvivier et Olga Nochimowski le 23 décembre 1926 dans cette église, il est mort à Lille le 19 septembre 1935.
Gravelines, août 2022 : anachronique ? vous avez dit anachronique ?
(1) A sa naissance, le 29 mars 1841 à Aixe sur Vienne, Frédéric Boissière porte les prénoms de Martial Hyppolite Joachim, comme l'atteste son acte de décès au 11e arrondissement de Paris le 18 décembre 1889 et son acte de mariage à Colombes le 30 janvier 1873 avec Anne Marie Julie Bénard. Il est le fils de Martial Boissière, né en 1793 et décédé le 4 octobre 1842 à Aixe, et de Marguerite Chabrol décédée le 6 septembre 1862 à Aixe.
(2) Raymond Fernand Robillard, né à Harnes le 2 novembre 1895.
(3) Augustin Camille Victor Vandenberghe est né à Roubaix le 18 janvier 1863, fils d'Aloïse, dit Louis, et Jeanne Vermeulen, cabaretiers originaires de Rollegem (B). 1er prix d'orgue du Conservatoire de Lille en 1883, il est l'organiste de Saint Maurice à Lille et a joué au mariage du cinéaste Julien Duvivier et Olga Nochimowski le 23 décembre 1926 dans cette église, il est mort à Lille le 19 septembre 1935.
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Le peintre lillois Philippe Georges Bermyn (1905-1972) a regroupé sur une œuvre de 1958, les cinq évènements familiaux honorés par un Vivat : Les noces d'or, la communion solennelle, le mariage, la décoration, le baptême.
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Bierne, 1989, ma filleule Corinne collection personnelle |
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Gravelines, août 2022 : anachronique ? vous avez dit anachronique ?