samedi 24 juin 2023

L'identité flamande dans le Westhoek, des deux côtés de la frontière

Mémoire de master 1ère année, de Jérôme Vanstaevel, Université de Lille, sous la direction de Thomas Beaufils





ou télécharger ICI

et j'y lis ceci :



qui fait bien plaisir, merci Jérôme

lundi 19 juin 2023

Georges Dubut, chansonnier maubeugeois

mis en ligne le 8/2/2020
mise à jour le 19/6/2023 : ajout d'une bio de Victor Bruyer

Esquisser sans prétention, sous forme de chansons, récits ou monologues, quelques petites scènes maubeugeoises, tel a été le but que l'auteur de Maubeuge en chansons a essayé d'atteindre.
Georges Dubut


réédition de 1999

"Georges Dubut, né à Maubeuge, est collaborateur de notre revue depuis son apparition, il a collaboré, jadis, à la Chanson Française et à la Bonne Chanson de Botrel, à l'Echo de Paris (page du Dimanche), aux journaux de Lille, Valenciennes, Maubeuge, au Moustique, de Bruxelles, etc.
Il est l'auteur de Maubeuge en chansons, Monologues et croquis (Lesot, éditeur), dont un second recueil est en préparation. Il a fait paraître un recueil de Chansons de Route, avec le compositeur Blémant, Le Journal d'un Bourgeois de Maubeuge, avant et pendant le siège et l'Occupation, en collaboration avec Mme Dubut, pastelliste de talent.
M. G. Dubut a composé de nombreux morceaux de musique pour piano, violon, violoncelle, flûte, clarinette, etc., et quatre comédies avec couplets. Il fait souvent des conférences au Foyer du Soldat, à Maubeuge, au célèbre Cercle Littéraire d'Avesnes.
Il est vice-chancelier de la Société des Rosati du Hainaut, fondée par lui il y a trente ans. Il est membre de la Société d'Archéologie d'Avesnes, vice-président de la grande Société Philharmonique de Maubeuge. Il est délégué cantonal, depuis trente ans, délégué des Pupilles de la Nation, de sa région, depuis la guerre. Officier de l'Instruction Publique, au titre littéraire."
Nos Chansons Françaises, février 1934 (coll. Ch. Plovier)


La Mabusienne
collection personnelle
qu'on peut écouter ICI


"Le dimanche 4 juillet 1937, Radio PTT Nord consacre une émission sur les airs populaires du Nord. 
Deux disques seront consacrés à l'Avesnois : La Mabusienne et Rosette de Petit Sars. On sait que ces deux chansons sont du même auteur, le chansonnier M. Georges Dubut. La Mabusienne a été enregistrée avec un choeur à trois voix d'après un arrangement de Mme Robert, professeur de musique à l'école des filles du Centre. Puis ce sont ces mêmes élèves qui, sous la direction de Mme Brun ont interprété avec beaucoup d'expression, la chanson de Rosette de Petit Sars. Cet enregistrement avait eu lieu la semaine précédente au Théâtre de Maubeuge."

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Georges Dubut est né à Maubeuge le 11 avril 1862, fils de Dominique (employé du génie) et Zénaïde Halgrin, il épouse à Rousies en 1892 Marguerite Masion, il est mort à Rousies en 1945, son épouse meurt à Maubeuge en 1950.


Nos Chansons Françaises
novembre 1925
collection Ch. Plovier

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L'orchestration de La Mabusienne est de Victor Bruyer, chef de la musique municipale de Maubeuge
Né à Serrouville (Meurthe et Moselle) en 1842. Il est musicien au 63e RI en 1860, il monte rapidement les échelons et devient sous-chef de musique au 112e RI en 1873, puis en 1875 chef de musique au 1er RI. Entre temps il épouse Zélie Guillaume à Verdun en 1870. En 1885, à Cambrai, il est fait Chevalier de la Légion d'Honneur. Il est nommé directeur de la Société Philarmonique de Maubeuge en 1895. Parallèlement il dirige l'harmonie de Cousolre, la fanfare de Ferrière la Grande. Il est admis à la SACEM en 1911. Il meurt en 1921 à Maubeuge, 3 rue Lazare Carnot. Sa fille Lucie, née à Cambrai en 1876, devient professeur de musique à Dunkerque.
Portrait paru dans Le Nord Illustré du 1er janvier 1910 (source : Médiathèque Jean Lévy, Lille)

Musique en pièces, expo à Fourmies

mise en ligne le 16/3/2023
mise à jour le 19/6/2023 : ajout des musiques de l'expo (merci à  Sophie-Anne Leterrier)

à l'Ecomusée de l'Avesnois, du 31 mars au 29 décembre 2023





 






Les musiques
cliquez sur les titres

Le temps des cerises : Patrick Desnoulez
Bourrée de Jenzat : Frédéric Paris, Bernard Blanc
Le pt'ti quinquin : Monique Pichat, Benjamin Allard et John Meuleman
Pierrot Bimberlot : Charles Dairy
Marche des l'ancienne garde civique : tambours de la ville d'Anvers
Etude de style n°6 de J.-B. Arban : Olivier Haas
La Carmagnole
La Marseillaise fourmisienne : Christiane Oriol
Les fiancés du Nord : Julie Jacovella

La volière : Léon Fontbonne
Valse : Jan Van Den Bergh
Au drapeau : Florian Tison
Grand fantaisie dramatique pour ophicléide et piano, J Demersseman : Patrick Wibart, Lucie Sansen
Sonnerie aux Champs : Géry Dumoulin

Rouets d'hier et d'aujourd'hui : Julie Jacovella
Le chant des verriers : Annie Hermant
L'marichaux : Richart Lenglart
Les fées fourmisiennes : Marie-Hélène Boulaire
La chanson des outils : Judith Farges et Sophie-Anne Leterrier
Les sogneuses : Christiane Oriol
Le douanier : Marie-Hélène Boulaire
Interview de Thérèse Basquin
Interview de Josette Vennin
Interview de Gérard Cuvillier
Les martyrs de Fourmies : Lydie Ducrot
Aïda, marche des trompettes, G. Verdi : orchestre Pathé Frères
Les cats d'Glajon - Cavalcade de la mi-carême de Trélon : Vincent Chevalier, Hervé Diéval
Roi Gambrinus - Cavalcade de la mi-carême de Maroilles : Hervé Diévam
La Mabusienne (G. Dubut) : Monique Michat
L'dimanche d'après l'ducasse : Marie-Madeleine Vaillant
Les rétons : Jacqueline Dewert
L'café : Marie-Madeleine Vaillant
Le café : Jean-Claude Van Fletren
Petit papillon bleu, scottisch : piano mécanique
L'bonne mère dé famille : Marie-Madeleine Vaillant
Interview de Thérèse Basquin
Quand Madelon : Jean-Jacques Pariente
Les jolies filles du riz Bouvelet : Béatrice Coton
Mieke Stout : Emiel Vanden Bruel
La valse des as : Georges Jacques

autres pages sur Fourmies ICI et ICI

vendredi 16 juin 2023

mise à jour

 J'ai ajouté les articles des blogs : Artistes oubliés et Danses de salon, au sommaire thématique

c'est ICI

dessin : Patrick Delaval


vendredi 26 mai 2023

Musiques mécaniques

Télérama : n°1417- 9 mars 1977

Une série d'émissions de Maurice Le Roux, consacrée à la connaissance de la musique, réalisées par Edouard Kneuzé. Diffusées sur TF1 en mars 1977.

#1 - Les cylindres pointés

Ecouter des notes aigrelettes s'échapper d'une boîte, ou entendre l'horloge d'une église jouer du Haendel nous semble banal et coutumier. Bien avant les disques, cassettes, etc., les hommes ont emprisonné la musique pour la conserver, la réécouter. C'est au XVIe siècle qu'apparut cet engouement pour les musiques mécaniques, mais ce n'est qu'au XVIIIe siècle, grand siècle des réalisations mécaniques, que ces musiques jouées par des cylindres pointés prirent un essor considérable. Les artisans rivalisent alors d'imagination et de dextérité dans les animations, les mélodies, l'extrême miniaturisation. On voit des chefs-d'œuvres étonnants, des tabatières, bonbonnières, poudriers, montres extra-plates animés par des animaux ou des personnages mis en mouvement par des mécanismes de plus en plus petits et complexes. Cette passion gagne même certains compositeurs qui écrivent des mélodies pour ces mécaniques (Mozart en composera qui ne pourront pas être jouées sur d'autres instruments).

Que ce soit dans d'énormes mécanismes tel celui du campanile du Dam à Amsterdam, ou dans celui de petites pièces, le cylindre pointé est le système le plus courant jusqu'aux XIXe siècle. Son pointage, partition transcrite en code et portée sur un cylindre par de petites excroissances, permet de multiples variations dans les mélodies, les rythmes, les intonations. La découverte du peigne et du disque pointé permet de résoudre les problèmes de miniaturisation.

C'est à un voyage merveilleux dans le monde des musiques mécaniques que nous sommes conviés ce soir. Nous y rencontrons des gens passionnants. Collectionneurs, restaurateurs d'instruments anciens, conservateurs de musées nous émerveillent avec des objets insolites et méconnus. Cette émission a le rythme de ces drôles de mécaniques. Son humour et sa vivacité, une fois l'émission terminée, continuent à vous trotter dans la tête.

Bernard Mérigaud

Avec la participation de : Alain Vian, expert auprès des douanes françaises, restaurateur d'instruments de musique mécanique ; M. Haspels, directeur-conservateur du Musée national des instruments de musiques mécaniques d'Utrecht ; René de Mayeur, conservateur du Musée des instruments de musique de Bruxelles ; Ephrem Jobin, conservateur du Musée de l'Horlogerie du château des Monts, au Locl ; Fredy Baud, Gérard Tullio : facteurs-réparateurs de musiques mécaniques ; Heindrich Weiss, Gustave Mathot, Henri Triquet : collectionneurs

1ère partie

2e partie


#2 - Cartons et papiers perforés

Après les objets précieux, les mécanismes raffinés conservés dans les musées, nous abordons la musique populaires. L'époque n'est pas si lointaine où orgues de barbarie et limonaires faisaient chanter nos rues. Cette démocratisation de la musique de la musique mécanique apparue avec les cartons et papiers perforés. D'ingénieux bricoleurs créeront des instruments faisant le travail de cent musiciens. Les bandes perforées feront jouer orgues, violons, pianos, instruments à vents… des orchestres entiers sortiront de ces instruments mécaniques.

Ce procédé permit à certains grands musiciens et interprètes de faire imprimer directement leurs compositions ou interprétations. C'est ainsi que nous écoutons Debussy jouant Debussy, Arthur Schnabel interprétant Chopin. Ce sont là des témoignages authentiques, bien avant les phonogrammes.

Cette deuxième partie nous berce, nous envoûte au son des romances populaires. Elle évoque un passé proche qui nous rend nostalgique, qui nous fait rêver de ces musiciens qui animaient les rues, les places, les marchés. Une touchante et émouvante romance qui nous entraine au son d'un orgue de barbarie.

Bernard Mérigaud

Avec la participation de : Alain Vian ;  expert auprès des douanes françaises, restaurateur d'instruments de musique mécanique ; M. Haspels, directeur-conservateur du Musée national des instruments de musiques mécaniques d'Utrecht ; le Musée de Lauburson ; Louis Charles Hooghuys, Arthur Prinsen, noteurs-compositeurs ; Annie et Artus : chanteurs de rue ; Heinrich Weiss, Gustave Mathot, Joseph Ghijsets, Henri Triquet : collectionneurs

1ère partie

2e partie

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Télérama 1977
Merci à Jack BLACKSTONE 



Merci à Yves STROBBE, qui a enregistré les émissions
Merci à Philippe ROUILLÉ † qui les a partagées
Merci beaucoup à Arnaud Moyencourt qui m'a permis de diffuser ses vidéos
son contact : ritournelles-et-manivelles@live.fr



mardi 23 mai 2023

Emile Durieux, chansonnier


Le Grand Echo du Nord 21/5/1923

Clef du caveau n°428


Emile Durieux, né à Lille le 13 pluviôse de l'an 11 (2 février 1803), débute comme prote chez l'imprimeur Vanackère fils pendant 5 ans. Il prend un brevet d'imprimeur en lettres et libraire le 8 février 1831, le 15 novembre il ajoute un brevet de lithographe, il est alors domicilié 20 rue des Arts. Il cesse sa profession de d'imprimeur le 13 janvier 1851, le brevet est repris par Ferdinand Delprat. Le 16 novembre 1855, ses brevets de libraire et de lithographe sont annulé pour inexploitation.

Il est le fils de Pierre Charles Joseph et de Rose Antoinette Tresca, tous les deux nés à Lille. Il est mort à Lomme le 28 octobre 1860, hameau du Grand But (actuelle zone commerciale).


J'ai trouvé ces quelques chansons dans le Chansonnier des Grâces entre 1832 et 1847, sauf l'Eloge de la bière rééditée Le Grand Echo pour la Grande Ducasse de 1923.

- A l'épouse que j'aurai, air : Sous le beau ciel de l'antique Ausonie (1832)
- L'aumône, appel à la charité pour l'hiver 1845, air Te souviens-tu disait un capitaine (1847)
- Les eaux d'Aix la Chapelle, air : des Trembleurs (1834)
- Chant civique lillois, cantate, Chanté le 8 octobre 1845 sur le théâtre de Lille par M. J. Lesbros, à l'occasion de l'inauguration du monument commémoratif du siège de cette ville, en 1792. Paroles d'Emile Durieux, musique d'Hypolite Bohem (1847)
- La colonne lilloise, couplets chantés à l'occasion de l'inauguration de la colonne commémorative du siège de Lille, en 1792, le 8 octobre 1845, air : de la Colonne (d'Emile Debraux) (1847)
- Eloge de la bière, air : On doit soixante mille francs (clef du Caveau n°428)
- Invitation à dîner, adressée à M. l'Abbé des…, ex régent du collège de Lille, air : Les premier pas
- Mon voyage à Paris, air : Te souviens-tu etc. (1834)


Journal de Lille, octobre 1845
source Gallica