samedi 26 septembre 2015

Musiques d'à bord, Claude Ribouillault


Au gré des flots, au fil de l'eau



"Ce livre touffu, richement illustré d'une iconographie inédite puisée dans la collection de l'auteur, rassemble plus de cent chansons et un cahier de partitions. Avec une érudition où percent la complicité souvent, et le tendresse, parfois, Claude Ribouillault nous emporte sur une mer forcément déchaînée et peuplée de matelots, de pirates et de corsaires, de mousses, d'aventuriers et de vieux loups de mer, mais aussi de forçats et de migrants, bref, une mer qui s'est ancrée en chansons et en musique dans l'imaginaire collectif.
Pas d'odyssée sans chant. Sut les mer et les océans, mais aussi les fleuves et les rivières, les gens du bord chantent et dansent, inventent des répertoires, font voyager des instruments. leur chansons, qu'elles contribuent à nourrir leur lithologie ou encouragent le travail (chansons à haler, à hisser, à virer, etc…), racontent un mode de vie, une fraternité qui recoupe parfois celles de ces autres milieux fermés que forment les internants, les prisons ou les armées en guerre.
A partir d'une importante documentation personnelle réunie depuis de longues années (cahiers de chansons, instruments issus de lutheries professionnelle ou amateur, collectage de témoignages, etc.) Claude Ribouillault interroge ces répertoires et la manière dont ils se sont formés, d'une corporation à l'autre et la manière dont ils se sont formés, d'une corporation à l'autre (charpentiers de marine, marins militaires, terre-neuvas, etc.), d'une langue à l'autre, par métissages et créolisations, par circulation des équipages et destinées cosmopolites, dans l'univers des marins professionnels mais aussi dans celui de ces navigants d'infortune que furent les esclaves emportés par les navires négriers."

extrait du dossier de presse

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La Région et plus particulièrement Dunkerque est présente dans cette belle publication par quelques mentions, dont cette superbe photo prise à bord du cargo Yang Tsé, second du nom. (merci à Frédéric Cornette pour son aide à l'identification)

collection Claude Ribouillault


Cité aussi : Eugène Gervais, chansonnier dunkerquois, plus rapide que Théodore Botrel à écrire et publier une chanson sur la catastrophe du Pluviôse.

Eugène Gervais, collection personnelle


Et la mention du cabaret Le Peudre d'Or, cabaret dunkerquois du début du XXe siècle. A ce propos je peux apporter un correctif, ce cabaret, que Jean Denise situe par erreur dans la rue de l'Abreuvoir, n'a a priori aucun lien avec les marins de passage à Dunkerque. Il se tenait précisément dans les salons du café Georges, 9 place du Théâtre et n'a eu qu'une existence éphémère : 5 séances en 1905 et 2 en 1906, il n'attirait que les dunkerquois. Peut-être que quelques marins s'y sont égarés un soir…

collection personnelle


Plus d'infos sur ce cabaret et Eugène Gervais dans la Revue de la Société Dunkerquoise d'histoire et d'Archéologie de 2011.

Christian Declerck