vendredi 4 septembre 2009

Pratique de la musique trad dans le nord, par Jean Bodart

Article paru dans les annales Les Pays-Bas Français, n° 29 en 2004




En ce début de XXIe siècle, dans le nord de la France comme dans beaucoup de régions du pays, l’engouement pour la musique traditionnelle se traduit toujours par la pratique d’un instrument, du chant, de la danse et aussi par la participation de nombreux adeptes aux concerts, bals, festivals. Les réalisations discographiques enregistrées par les groupes complètent l’attrait d’un nombre croissant de passionnés pour les fêtes traditionnelles, spectacles vivants, ateliers, stages de formation, cours d’instruments, que l’on soit enfant, adolescent ou adulte... Et même si en nos bas pays la musique est peut-être moins liée à une identité territoriale que dans d’autres contrées voisines comme l’Irlande, la Bretagne, le Pays Basque ou dans des terres plus éloignées comme le Portugal ou la Grèce, il n’en est pas moins vrai qu’une réelle présence de cette musique venue des âges peut être observée en de multiples endroits et sous de multiples formes.

Du folklore à une pratique vivante d’aujourd’hui
Au début des années ’70, alors qu’une résurgence des musiques traditionnelles apparait en France dans plusieurs régions en abandonnant l’aspect purement folklorique pour une recherche d’authenticité culturelle, en Belgique un tel courant s’installe aussi avec Alfred Den Ouden, Herman Dewit et avec des groupes comme Rum, ’t Kliekske, qui donnent l’exemple à de jeunes musiciens de la métropole lilloise et de la Flandre française.
« Ça commence avec deux ou trois groupes, à l’instar des Musiciens Routiniers, dans le centre de la France, qui pratiquent le collectage notamment avec un désir de retour aux sources dans la mouvance des idées développées après 1968 et l’influence des groupes flamands de Belgique. Une pratique musicale conviviale va se développer dans la région du Nord Pas-de-Calais, avec une recherche identitaire pour certains groupes de musiciens de la Flandre française, alors qu’en Artois cette quête…




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