En 1979, Jean Denise de Westhoek éditions produisait Dunkerque en Flandre Volume 1, musiques traditionnelles, chants en flamand, carnaval, chansons populaires dunkerquoises, chansons françaises avec les artistes : Jacques Yvart, Marieke en Bart, Het Reuzekoor, les Kakestecks et Albert Creton, un vraie référence discographique dunkerquoise. [disponible ICI]
Chez BémolVPC, pour mettre fin à nos productions phonographiques, nous avons décidé de sortir un dernier album, en créant , 45 ans après, le volume 2 de Dunkerque en Flandre plus dans le style d'aujourd'hui. L'idée germait depuis une bonne quinzaine de mois. Ce sera la centième production sonore et phonographique du catalogue de BemolVPC. Le choix fut de produire cet album et de le fabriquer, mais de ne pas le vendre pour notre compte. Cet album est offert sous forme de don à la station SNSM de Dunkerque.
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Marie-Jo et Dominique BOMMEL
Musiques :
- On n'est pas fatigués, paroles et musique de José Barroy par Codéine
- Reys naer Island, par Trio Blootland
- 'n Vlaamschen zenger, paroles et musique d'Edmonde Vanhille, par l'auteur
- Quand il reviendra, paroles et musique d'Edmonde Vanhille, par Etwien
- De Karnaval, par Om een Keër
- De Dunkerque à Béring, paroles Armand Dubarry, musique Patrick Denain, par Les Ducs d'Albe
- Vers la terre promise, paroles et musique de JeanZibart, par l'auteur
- On n'oublie pas, paroles et musique de Jacques Yvart, par l'auteur
- Mourir pour des idées, paroles et musique de Georges Brassens, par JoNat
- Messageries Maritimes, paroles Bernard Lavilliers, musique Pascal Arroya, par Etwien
- Wals voor Pol, musique de Wim Poesen, par les Doedelzacks de la côte
- Suite du détroit, par Smitlap
- Au p'tit fumoir, paroles et musique de JeanZibart, par l'auteur
- La valse à Toto, paroles et musique de William Schotte, par W. Schotte et P. Heuguebart
- L'amour c'est comme de la salade, paroles de Philias Champagne, par Les Vieux d'la Veille
- Morue, merlans et poissons plats, paroles et musique de JeanZibart, par l'auteur
- L'oncle Co, paroles et musique d'Eugène Gervais, par Les vieux d'la veille
- Vieux Géant, paroles et musique de JeanZibart, par l'auteur
- Jan mijnen man, par Duinkerker's
- Suite bretonne, par les Bretons de Dunkerque et Boulogne sur Mer
- Oiseaux migrateurs, paroles et musique de Jacques Yvart, par Elles
- La cantate à Jean Bart, paroles Joseph Fontemoing, musique David Riefenstahl, par Les Ducs d'Albe
- Les pieds dans l'eau, paroles et musique de JeanZibart, par l'auteur et la chorale de la SNSM
Podcasts - Entretien avec Jean Marc Gosset, bénévole de la station SNSM de Dunkerque, avril 2024 - « Le parler Dunkerquois » entretien avec Jean Chatroussat, 2019 - « La marche de l’histoire » Le sauvetage en mer Radio France, mai 2017 - « Carnaval de Dunkerque » entretien avec Jean Denise Westhoek Editions, février 1984 - « SNSM histoires et actualités : le sauvetage en mer » octobre 2021
Vidéos - Les oiseaux migrateurs par « Elles » 2024 - SNSM de Dunkerque, Hommage au sauveteur en mer 06/2019 - SNSM de Dunkerque, diaporama et commentaire de JL Muller - Mise à l’eau de la Sirène le 25/04/2019 - La sirène par JeanZibart - A Charlie par Jean Zibart - Club Croisiere Alidad - Les Vieux de la veille en studio 2024 - On n’est pas fatigué par Codeine (bande annonce) - Bande annonce Dunkerque en Flandre 2 (bande annonce) - Les pieds dans l’eau par JeanZibart
Les archives de « La vigie de la citadelle » En format PDF les n° 59, 62, 67, 72, 75, 79, 100, 104 et 107
J'ai découvert Enrico GAMBERI par son séjour à Dunkerque en 1896, il est mentionné musicien sur le recensement au 19 de la rue du Moulin à Poudre. Une rue des quartiers Est de Dunkerque qui borde la caserne Jean-Bart, et qui mène à la rue des Casernes de la Marine (la fameuse rue des P'tit's Jup's), réputée pour ses bars très accueillants. Je parle de ces bars parce qu'Enrico arrive d'Anvers où il s'est fait expulsé en 1893 après un rapport de police l'accusant d'être le souteneur d'une fille éparse.
Enrico Gamberi est né en Italie à Spilamberto dépendant de Marano Sul Panaro, entre Modène et Bologne, le 23 juillet 1865. Son dossier d'immigration à Anvers nous apprend qu'il était passé par Bâle (Suisse), où il avait pris un passeport au consulat d'Italie en 1888. On le retrouve ensuite à Bruxelles l'année suivante, 3 rue d'Or, puis à Anvers où il arrive en 1890, 43 rue de l'Escaut. Après un séjour à Rotterdam en 1891, 35 rue du Brésil, il revient à Bruxelles, 15 rue du Temple en 1892. Il demeure 33 rue de la Fabrique à Anvers quand il est repéré par la police qui l'accuse de cacher son activité de souteneur en déclarant un travail de colporteur d'objets en plâtre. Après son séjour à Dunkerque, je le retrouve quelques années plus tard en 1906 au Hâvre, 59 rue Dauphine, il est débitant de boisson. Il vit en concubinage avec Jeanne VIGON, née en 1864. En 1921 il est toujours au Hâvre, 2 avenue Rouget de l'Isle, en couple avec Gabrielle HERRY, née en 1886, qui lui donnera 3 enfants en 1915, 1917 et 1919. Il meurt au Hâvre en 1932, il a gagné suffisamment sa vie pour acheter l'immeuble de son café Le Royal Bar, quartier Saint François (la photo ci dessous), qu'il revend le fonds de commerce du café/bar/dancing en 1918 mais qu'il a continué d'e l'animer avec son accordéon.
coll. G. Lecomte
Je remercie Grégory Lecomte qui m'a contacté après avoir trouvé la mention de son ancêtre dans ma base de données sur le site Généanet. Il m'a donné cette photo d'Enrico et d'autres documents, dont ces partitions manuscrites qui appartenait au musicien, et qui sont sans doute une partie de son répertoire. Sa famille les a conservées précieusement, il s'agit de musiques de danse : mazurka, polka, valses, certaines assez connues.
La BNF conserve de nombreuses chansons petits formats, feuilles volantes, provenant du Dépôt Légal. J'avais consulté sur place celles concernant Eugène Gervais, le chansonnier dunkerquois, puis fait microfilmer dans les années 1980, puis numérisées plus récemment et après plusieurs déménagements j'avais égaré le fichier. Le voici enfin !
Il y a 24 chansons, dont certaines sont imprimées recto/verso, écrites par Eugène Gervais + une chanson de sa tante Milly Scint*, toutes publiées autour de 1906.
- Marie-toi à c't' heureou quand tu s'ras vieille
- Les jolies filles de Bourbourg
- Chère bonne amie
- La jolie et délicate boulevardière
- La pêche au peudre
- L'alcoolique, sur l'air Ma jolie
- Adieu Méchante, paroles d'Abel Gay et Eugène Gervais
- Titine ou la môme des lascars, paroles et musique d'Eugène Gervais
- Le refrain de la bande des pêcheurs, musique de Milly Scint
- Dunkerque Ah! mes amis ! ou le pays de cocagne
- Les héros du Iéna
- Le roman d'une petite cochère parisienne, sur l'air Je te l'ai refait
- Une nuit au cotche, sur l'air Pleure pas pour ça, chantée par Charles Deloode de Roubaix
*Milly Scint : c'est Maria Louisa FAGERSTRÖM. J'ai publié quelques infos au bas de cette page et dans cette notice que j'ai rédigée pour le Dictionnaire Biographique Dunkerquois, auquel je peux ajouter son décès au Kremlin Bicêtre le 19 janvier 1932, étant domiciliée à Paris 19e 36 rue Riquet.
Présentation du festival de Plozevet Mondial Folk par son président Pierrot Bosser, et quelques entretiens avec les groupes participants, puis Myrdhin nous présente les Rencontres Internationales de Harpes Celtiques de Dinan, il fête ses 30 ans de musique et c'est la 18e édition de ce festival. Juliette y anime un atelier de harpe celtique.
Dans un café de Bruille Saint Amand sur la place Roger Salengro, subsiste un orgue mécanique, presque mourant. Ce café s'appelle Le Mutilé, du surnom de son premier propriétaire, ancien combattant de 14-18. Mais cela pourrait s'appliquer aussi à l'orgue, désormais muet.
C'est un orgue Lemoine, Henri Lemoine dit Philippe Dernoncourt, le propriétaire actuel, mais je crois que le fabricant s'appelait Albert [voir plus bas ]. Le nom du café était à l'origine L'Excelsior, ce nom est resté gravé sur la façade qui rappelle étrangement la forme de l'orgue.
Il existe une vidéo réalisée vers 1990 où l'on peut l'entendre. Il est désaccordé mais son propriétaire n'avait pas les moyens de le faire réparer et entretenir.
François, un grand-oncle par alliance du gérant
actuel, a connu 1914-1918. Le mutilé, c’est lui. « Lorsqu’il est rentré de la guerre, il avait choisi de
recevoir une demi-pension et un tabac. Il a acheté l’orgue à cette époque. »
Un monument « qui fait partie des murs
et qu’on ne vendra jamais ». Le dernier Henry Lemoine de cette
taille, apparemment. C’est en tout cas ce qu’ont dit les « gens de Paris venus le répertorier »
à Philippe, il y a quelques années. (La Voix du Nord, 2018)
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Albert LEMOINE
Est né à Charenton le Pont le 24 février 1882, il épouse Renée JULIEN à Paris en 1909, à son mariage un des témoins est le Lillois Théodore LAIGRE (facteur d'orgues, compositeur de musique). Sur sa fiche matricule, en 1902, est mentionnée sa profession de facteur d'orgues. Vers 1906-1909 il est domicilié à Saint André les Lille. En 1904 il fonde la société DUSSAUX-LEMOINE, avec André DUSSAUX, qui sera dissoute en 1911. Vers 1910, il crée une Manufacture d'instruments de musique (orgues, orchestrions et pianos mécaniques) pour salles de danse, cafés, skatings, casinos-forains, à Lille 281 rue de Solférino. Il est mort à l'ennemi à Lihons (80) en 1916.
publicité 1913
Dans la collection de M. Lesieur, à Bernay, on peut voir (et peut-être écouter ?) un aérophone d'Albert Lemoine
Est né à Rouen le 16 juin 1873. En 1902 il est domicilié à Paris, 40 rue de Fécamp. En 1904, il s'installe à Saint André lez Lille, 22-24 rue d'Alsace Lorraine chez Albert Lemoine. Après son expérience d'association, il déménage en 1913 à Lille, 1 rue Chateaubriant où il crée les établissements DUSSAUX et Cie. En 1895 il épouse Angèle FOURNY dont il divorce en 1922. Angèle meurt à Darnétal en 1956, je ne sais ce qu'est devenu son ex-époux.
Paul Bocuse, grand collectionneur d'instruments mécaniques, possédait un orgue Dussaux et Cie qui était exposé dans la salle de son restaurant. On peut l'entendre dans ce vinyle enregistré dans les années 1970.