vendredi 21 août 2026

Les épinettes Révillion

 On les croisera un jour sur une brocante, elles aussi font désormais partie de l'histoire de l'épinette du Nord
Merci Christophe
 


Jean-Jacques Révillion était musicien, chanteur, collectionneur... Il était aussi passionné de lutherie. Durant une conversation au début des années 2000, probablement le jour de la brocante musicale de Cassel Cornemuses, il m’avait invité à venir chez lui voir ses trouvailles de brocante.
C’est au retour d’un déplacement à Douai que l’occasion s’est présentée pour moi (Jean-Jacques habitait dans le Pévèle, entre Lille et Douai). Après avoir repris contact, je suis arrivé chez Jean-Jacques, un soir. Il m’a accueilli, puis m’a vite emmené dans son antre : une pièce de sa maison, remplie d’instruments chinés, à cordes, de bois, de cuivre, des percussions, des vents, parfois en bon état, parfois bien endommagés, réparables ou pas. Mais aussi d’autres objets relatifs à la musique : des livres, bien sûr, et des objets de décoration avec des motifs de musique.
Puis il m’a montré un lot de planches. Elles séchaient depuis longtemps, attendant d’être découpées. Il m’a expliqué qu’il allait se lancer dans la fabrication d’une petite série d’épinettes, des copies d’épinettes du Cambrésis. Pour qui ? Pour celui qui en fera la demande. Ça m’intéressait, donc il m’en a réservé une. Cette épinette porte une étiquette avec la date :  03/2003. Combien en a-t-il fabriqué ? Je l’ignore.  Elle est inspirée des modèles que l’on trouve dans le livre « l’épinette du Nord » édité par le CSE d’Hazebrouck en 1997 (chapitre IV, pages 77 à 95).

Longueur : 83 cm
Longueur entre sillet et chevalet : 62 cm
Largeur côté chevalet : 12,5 cm
Largeur côté sillet : 8,5 cm

Epaisseur : 4 cm

3 chanterelles accordées en sol, + 3 bourdons accordées en sol (même hauteur que les chanterelles) - en do - sol (octave inférieure)
Le frettage est à la fois diatonique et chromatique (avec des demi-frettes pour les demi-tons). Les frettes sont positionnées sur une latte collée à la table.  Les cordes sont tenues pas des mécaniques de guitare, à bain d’huile.

23 ans plus tard, l’instrument n’a pas bougé et reste parfaitement jouable.

Christophe Plovier

21/8/2026

 




j'ajoute ce petit article biographique paru en septembre 2005 dans La Voix du Nord


 

mardi 18 août 2026

Une épinette Rouzet

publication : 15/8/2026
mise à jour : 18/8/2026, ajout des cotes 

Les échanges autour de l'épinette "messine" ont réveillé la mémoire de Christophe Plovier qui nous a fait part d'une trouvaille ancienne d'il y a une vingtaine d'années.

Je vais au traditionnel "marché aux puces" de Dunkerque (chaque jeudi de l'ascension) et, sur le stand d'un antiquaire, je vois une épinette. Feignant l'ignorance, je demande : 
- Quel est cet instrument bizarre ?
- C'est une épinette des Vosges
- Ah, c'est surprenant, le décor fait plutôt penser à la Flandre, avec les moulins à vent.
- Oui, c'est parce que le précédent propriétaire l'a redécoré à son goût !


Pas convaincu, mais persuadé d'avoir trouvé la perle rare, j'achète l'instrument.
Je m'empresse de consulter le livre "l'épinette du Nord", édité par le CSE d'Hazebrouck. Rien qui ne ressemble à cette épinette. Je fais encore d'autres recherches, pour trouver un modèle similaire. Sans succès.
Quelques semaines se passent et je réexamine l'instrument. Je décèle une signature peu lisible, mais je déchiffre : A. Rouzet !
 
 
Non ? André Rouzet (dit Bart, du groupe Marieke en Bart) est le facteur de cette épinette.
Quelques années plus tard, j'ai questionné André (qui habite à 2 km de chez moi) sur cette épinette. Il m'a expliqué qu'il en avait fabriqué quelques-unes, mais faute de résultats concluants, il avait abandonné. Trop de bois, peut-être. L'instrument fait son poids !
N'empêche, c'est aussi une Épinette du Nord !

 Christophe Plovier
14 août 2026 

 

 dimensions

hauteur 50 mm

 




ne pas confondre avec les épinettes Houzet ICI



jeudi 13 août 2026

Le centre de documentation Cyriel Moeyaert

 


Le centre de documentation Cyriel Moeyaert sur la Flandre française est ouvert : « C’est un magnifique hommage »
Mark Ingelaere (69 ans) d'Hondschoote a ouvert à Stavele un centre de documentation consacré à l'œuvre de son grand modèle : le prêtre-enseignant et linguiste Cyriel Moeyaert. Cyriel est décédé en 2020 à l'âge de 100 ans et est considéré comme une figure clé dans l'étude de la Flandre française. « Lors de notre dernier trajet en voiture, je lui ai promis de préserver et de rendre accessible son œuvre de toute une vie. Avec ce centre de documentation, je peux déjà réaliser une grande partie de ma promesse », déclare Mark Ingelaere.
Par Anne Bovyn 
« J’ai rencontré Cyriel il y a 20 ans lors d’une célébration du 11 juillet quelque part en Flandre française », raconte Mark Ingelaere. « Il était alors déjà à un âge avancé. Dès cette première rencontre, une amitié sincère et un profond respect mutuel ont grandi entre nous. Cyriel est généralement considéré comme une figure clé dans l’étude de la Flandre française. Son plus grand mérite réside dans son travail acharné pour préserver l’histoire, la culture, mais surtout la langue régionale de la région. Il se rendait régulièrement de l'autre côté de la frontière, visitait les personnes parlant encore le flamand de France, écoutait leurs récits et notait tout avec précision. Grâce à ces rencontres personnelles et à ses nombreuses publications, il a accumulé une mine inestimable de connaissances sur le flamand de France et la culture du Westhoek français. Comme nous en parlions il y a 300 ans, on parle encore le flamand de France aujourd'hui. »
Dialecte traditionnel
« L’œuvre de Cyriel était en premier lieu consacrée au patrimoine linguistique de la région, le Vlaemsch van Vrankryk (le flamand de France), le dialecte traditionnel de la Flandre française », poursuit Mark. « Il a collecté de vieux mots, des expressions et a étudié des sources historiques. Le couronnement de son œuvre linguistique fut le Woordenboek van het Frans-Vlaams (Dictionnaire du flamand de France) en 2005, qui fait toujours autorité comme ouvrage de référence sur notre langue régionale. » 
« Sa maison, le presbytère de Sint-Jan-ter-Biezen, était un véritable trésor. Je m'y rendais régulièrement et je me sentais à chaque fois replongé dans la riche histoire de la région. Cet endroit particulier, et surtout les nombreuses conversations avec Cyriel, m'ont profondément inspiré. Chaque fois que je lui demandais le week-end s'il voulait m'accompagner pour faire un tour en voiture à travers les nombreux villages de Flandre française qu'il connaissait, l'étincelle jaillissait immédiatement. Notre tout dernier trajet vers la Flandre française reste gravé dans ma mémoire. Nous avons roulé vers Oudezele. Cyriel avait alors presque cent ans. Il sentait sa fin approcher et sa plus grande préoccupation était ce qu'il adviendrait de son travail. Surtout parce que Cyriel voulait que son œuvre de toute une vie reste proche du Westhoek. C'est lors de ce dernier trajet que je lui ai promis de veiller sur son héritage après sa mort, de le conserver, de le rendre accessible et de le diffuser. Par son testament, il m'a légué sa bibliothèque. Ici, à Stavele, tout trouve sa place définitive. J'ai pu acheter un morceau de terrain du CPAS et j'y ai fait construire ce bâtiment. Quand je feuillette aujourd'hui ses carnets de notes, j'ai parfois l'impression que Cyriel est encore présent. Chaque note, chaque coup de crayon et chaque document témoignent de son amour indéfectible pour la région. Les archives ne montrent pas seulement le spécialiste de la langue, mais aussi l'homme derrière l'œuvre. »
Bureau
Pendant la collecte des archives, j'ai fait la connaissance de la famille de Cyriel, en particulier de son neveu Dirk Moeyaert et de son épouse Martine. Grâce à leur confiance, le bureau de Cyriel a également été transféré à Stavele. C’est l’endroit où il a passé des milliers d’heures à lire, écrire, réfléchir et correspondre. Pour moi, c’est bien plus qu’un meuble. C’est un souvenir tangible d’un homme qui a mis toute sa vie au service de la langue, de la culture et des gens de la Flandre française.
Doctorat
Il y a environ un an, le chercheur dunkerquois Jérôme Vanstaevel a pris contact avec Mark Ingelaere. Jérôme est professeur de néerlandais et a obtenu son doctorat à l’Université de Metz. Jérôme écrivait déjà deux thèses sur le Westhoek, français et belge, et il cherchait un sujet pour un doctorat. Après consultation avec son promoteur de l’Université de Rijsel (Lille), le choix s’est finalement porté sur les archives de Cyriel Moeyaert. « Pour moi, ce fut un moment magique », déclare Mark. « Cela signifie que l’œuvre de Cyriel sera non seulement préservée, mais aussi étudiée, analysée et approfondie par des universitaires. Son œuvre inspirera ainsi également les futures générations de chercheurs. C’est sans doute la plus belle manière d’honorer son œuvre de toute une vie. » 
13 août 2026 
(traduit par IA) 

mercredi 5 août 2026

Chants et danses au camp de Boulogne (1803-1805)

Un texte relevé dans Napoléon au camp de Boulogne, par Fernand Nicolay (1905).  Je n'ai pas retrouvé ces chansons dans les recueils de Michel Lefèvre.
 
Le camp de Boulogne, source Gallica

 
Fils d’un boulonnais, propriétaire des terrains historiques illustrés par la présence de Bonaparte et de l’amiral Bruix, je possédais de nombreux documents inédits concernant le camp de Boulogne. De plus, durant de longues années passées précisément au plateau d’Odre dans la propriété paternelle, j'ai recueilli sur place, les témoignages circonstanciés, les souvenirs fidèles de plusieurs vieillards, qui avaient vu, approché et servi Napoléon, ou avaient conféré avec lui. Telles sont les particularités qui m’ont décidé à publier ce livre.  
 
 […]
LES DISTRACTIONS DE LA GRANDE ARMÉE
Jeux divers, chansons de route, refrains boulonnais, danses... — Bal improvisé. — Marche du camp de Boulogne par les musiques militaires.
 
Non seulement on jouait quelquefois la comédie au camp, mais on dansait, on se distrayait, on chantait, soit entre les manœuvres, soit après les travaux de fortification, soit dans les marches militaires ; « et les vieux briscards », aussi bien que les jeunes recrues, s’en donnaient à cœur joie. Commençons par citer, comme spécimens de Chansons de route, quelques couplets typiques, tout en regrettant de ne pouvoir donner que des fragments, ou des strophes tronquées. En les lisant, on aura raison de ne pas trop se souvenir des règles du Parnasse :
Air : La boulangère a des écus

D'Mont-Lambert, mais pas du Tape-Cul (hameau de la forêt de Boulogne)
On voit bien l’Angleterre,
Oui on la voit, car je l’ai vue
J'ai bien vu l’Angleterre, j’ai vu.
J’ai bien vu l’Angleterre.
 
D’l’Angleterre z’orons les écus
Qui ne nous cout’rons guère
Oui elle en a plus que d’obus :
Partons tous pour la guerre, partons,
Partons tous pour la guerre !.
D’Bonaparte on voit les soldats
Couvrir toutes les terres, etc. 
 
Et les chansons de route se poursuivaient en une sorte de « scie » musicale, où figurent, à la manière de monorimes, les noms caractéristiques des villages boulonnais, formant d’originales cadences :

Vont à Alincthun
Et à Olincthun ;
Sont à Raventhun
Et puis à Baincthun,
S’en vont à Paincthun
Et à Florincthun ;
Passent à Raventhun
Et à Tourlincthun;
Vont à Terlincthun
Et à Godincthun ;
Puis à Verlincthun,
Etc

Sur l’air de « Il pleut bergère » se chantait l’espèce de litanie suivante :

Maninghen
Echinghen, 
Bouquinghen
Wacquinghen, 
Lédinghen,
Hardinghen
Lattinghen,
Tardinghen

Puis encore, toujours comme cadence rythmant le pas :

Conteville
Et Wimille,
Menneville 
Billeauville,
Cuverville
Bournonville...

Ou bien enfin : 

Watrezelle
Framezelle, 
Haringzelle
Waringzelle,
Etc

Bellebrune 
Valembrune,
Lozembrune
Gastebrune..

N’oublions pas un amusant refrain où un calembour, très fameux dans la région, était mis en œuvre en ces termes :

Wimille, Wissant, Neuville (8,809 villes),
S’arment en guerre,
Contr' Angleterre etc...   

La suite ICI 

[…]

La DANSE

Enfin on dansait au camp de « droite » et au camp de « gauche », sur le plateau d’Odre, aussi bien qu’à Châtillon et ailleurs encore. Non seulement les chefs le permettaient, mais ils y incitaient les soldats pour les tenir en activité et aussi en belle humeur. Un bonnet de matelote, un madras noué « à la poissarde » sur la tête d’un jeune guerrier distinguaient les « dames » des cavaliers... : et ce devait être la seule distinction (?) de ces danseuses improvisées, dont la chorégraphie ne se signalait vraisemblablement ni par la légèreté, ni par la grâce... N’importe! les quadrilles n’en avaient que plus d’originalité, et les galops se déroulaient dans un tourbillon vertigineux […]
La suite ICI 
 
source Gallica

 

jeudi 30 juillet 2026

Expo : Roubaix Photo

 On distingue à peine à contre-jour les musiciens à l'arrière plan, un accordéoniste et un jazz-bandiste, comme on disait avant guerre. Les derniers sursauts de la présence de la musique populaire dans les cafés et les estaminets de la région, avant l'arrivée de la déferlante rock & roll. Une photo faite à la fin des années 50, qui aurait pu être prise dans les années 20/30, à l'identique.

Dimanche au café de la Halle
(photo J.-P. Charbonnier) 1958

Plus d’un siècle d’images, d’usages et de regards à travers les collections de La Piscine.

Depuis une trentaine d’années, la photographie connaît une reconnaissance institutionnelle croissante qui l’affirme comme un art à part entière. Autrefois considérée comme un médium secondaire, associée au reportage, à la documentation ou à l’amateurisme, elle a progressivement trouvé sa place dans les collections publiques, les programmations d’expositions et le marché de l’art contemporain. L’exposition propose de retracer l’histoire de la photographie à Roubaix à travers les collections du musée La Piscine, en s’intéressant autant à ses usages sociaux qu’à ses formes artistiques. Du tirage argentique aux expérimentations numériques, de la photographie humaniste à la mise en scène conceptuelle, du cliché vernaculaire à la création plasticienne, elle offre un panorama pluriel et sensible du médium. À travers des œuvres historiques et contemporaines, des fonds documentaires et des séries d’artistes, cet accrochage révèle la richesse du fonds roubaisien et la diversité des regards photographiques qu’il conserve — portraits d’artistes, scènes de vie ouvrière, patrimoine textile. Dans une approche transversale fidèle à l’esprit du musée, où les disciplines se rencontrent et se répondent, l’exposition fait dialoguer la photographie avec d’autres formes d’expression (peinture, sculpture, arts graphiques, céramique, haute couture) et interroge les enjeux culturels, sociaux et esthétiques de notre rapport au réel et à la mémoire collective.

Cette exposition préfigure les célébrations du bicentenaire de la photographie, organisées de septembre 2026 à septembre 2027 par le ministère de la Culture.

Visites guidées de l’exposition – Chaque samedi de 16h15 à 17h15 du 11 juillet au 05 septembre 2026

voir 

Une épinette messine

 Cette épinette, trouvée dernièrement par Jean-Luc Matte sur les puces à Metz, ressemble tellement à une épinette du Nord que c'en est certainement une.


c'est aussi l'avis de Thierry Legros :
Jean-Luc, merci pour les photos et les cotes de cet épinette qui est assurément du Nord. 
Même si elle n'est pas typée comme une Coupleux (ou une copie de Coupleux),  elle présente les caractéristiques suivantes qui me font penser aux instruments du Nord
  • forme du cheviller,
  • nombre de cordes,
  • chevalet constitué d'une grosse agrafe, 
  • présence du fa dièse
 

 




les photos HD sont ICI

jeudi 23 juillet 2026

Maxime Dumoulin et le folklore régional

 Maxime Dumoulin (1893-1972) est un compositeur lillois de musique classique amoureux fervent des Flandres françaises et belge, il évoque dans ses œuvres profanes les souvenirs de son enfance et de son adolescence, ses voyages à pieds à travers les villes flamandes dont il chante les beffrois, les canaux, les légendes.
Robert Guilloux, 2007 
 
Parmi ses souvenirs, j'en ai relevé deux en lien direct avec le folklore comme on disait à son époque. La première fait partie de la 11e suite pour piano composée vers 1959/60 qui évoque des souvenirs d'enfance et d'adolescence. Le n°2 s'intitule Cithare, elle fait référence à un souvenir très précis : Maxime Dumoulin tout enfant découvre dans le grenier de sa grand-mère une vieille cithare. N'ayant pas de clef pour l'accorder, il tente vainement d'en tirer quelques sons mélodieux. (R Guilloux)
Que faisait cette cithare dans le grenier de sa grand-mère, à Lille ? Il est très jeune, on est donc avant 1914. Qui était cette grand-mère ? Sa grand-mère paternelle, Angélique Vandewaele, est morte en 1859. Je pencherai plutôt pour sa grand-mère maternelle, Marie-Louise Duviviez, qu'il a pu connaître. Elle est morte en 1908, 64 rue Jean Sans Peur à Lille, Maxime a 14 ans. Et si cette cithare était une épinette du Nord ? peut-être bien une Coupleux, avec des chevilles de piano ? partition à venir
Cette suite s'achève avec Le Chant de la Nativité composée en 1954 et crée à Bourbourg pour la messe de Noël (voir ICI)
 
 
épinette Coupleux, collection Jean-Jacques Révillion

La suivante : La saint Nicolas en Flandre fait partie d'une suite pour piano, la deuxième, composée peu après la seconde guerre mondiale, à Montmartre. Elle pourrait s'intituler le Poème de l'enfance ou l’Éveil. Elle comprend cinq pièces qui furent publiées séparément. La 1ère, Le Cortège, fait référence à "la voix cristalline du traditionnel carillon de Flandre et le son des cloches", la 2e Le sommeil de Jacob est une courte berceuse, la 3e, La Saint-Nicolas en Flandre, c'est l'époque où les enfants reçoivent leurs premiers jouets. Ce n'est pas le Père Noël qui leur apporte, mais le bon saint Nicolas particulièrement vénéré en pays flamand. Cette pièce aux harmonies un peu heurtées et à l'allure enjouée est une sorte de gigue (R. Guilloux). La pièce suivante, Dans l'église, M. Dumoulin se souvient de l'époque où il chantait à la maîtrise de Notre-Dame de la Treille. La dernière page de la suite, Holda, fait référence à la mythologie germanique
 
source BNF et bientôt sur Gallica
Christian Declerck
23 juillet 2026 

samedi 18 juillet 2026

Jean-Jacques Révillion - C'était bien

 Son second album paru en 2012
 
Jean-Jacques nous a quitté le 18 juillet 2019, je suis certain qu'il m'aurait demandé de le diffuser sur le blog comme il l'avait fait pour le premier :  Elève toi donc belle
J'ai précisé les sources et corrigé quelques coquilles du livret.
 

- Comment passer dedans ce bois (trad) extrait du Recueil d'airs de cramignons et de chansons populaires à Liège par Léonard Terry et Léopold Chaumont (1889) titre "J'ai mon amant pour rire avec moi" page 2
    Gabriel Lenoir (violon) - Didier Demarcq (accordéon diatonique)
 
- La belle hollandaise (trad) extrait de Wereldlijke volksliederen van E. H. Dr. Jan Bols (1949) page 76, titre Het hollandsch meije,  traduite en français par Jacques Yvart
    Stéphane Couturier (bouzoutare) 
 
- Jean Lariguette (trad) extrait de Chantons le boulonnais de Michel Lefèvre, tome 4 (2007) page 20 / Les poules d'Estaires (JJR) 
    Stéphane Couturier (bouzoutare) - Didier Demarcq (accordéon diatonique)
 
- Brave Capitaine (trad) extrait de Mœurs populaires de la Flandre Française par Alexandre Desrousseaux (1889) tome 2 page 62 / Allemande de Burnontige (trad) extrait de Danses populaires de Wallonie par Rose Thisse Derouette (1978)
    Didier Demarcq (accordéon diatonique) - Gabriel Lenoir (violon)
 
- Brunette (trad) extrait de Chants et chansons populaires du Cambrésis par Achille Durieux et Adolphe Bruyelle (1864), titre Brunette allons gai ! page 112
    Ensemble Envoyez les violons
 
- La fille qui me démâtera (Michel Démétriadès) au répertoire de Raoul de Godewarsvelde
     
- Craonne (anonyme) voir ICI
    Didier demarcq (accordéon diatonique)
 
- Carillon d'Esquelbecq (trad) extrait de Chants populaires des flamands de France par Edmond de Coussemaker (1856) page 279,  titre 'T carillon van Ekelsbeke  / Les braves gins d' Saint Sauveur (A. Desrousseaux) extrait de Chansons et pasquilles lilloises par Desrousseaux, vol 1, (1865) page 101, titre Les bonnes gins d' Saint Sauveur
    Théo Demarcq (cymbalum) - Didier Demarcq (accordéon diatonique)
 
- C'était bien (Gaby Verlor-Gérard Nyel) voir ICI
    Serge Desaunay (accordéon diatonique)
 
- La leçon d'épinette (trad), répertoire de Charlus
 
- L'amour fait des dégats (JJR)
    Didier Demarcq (accordéon diatonique)
 
- Belle avec les larmes aux yeux (trad) extraite du cahier manuscrit de la collection V. Barbier (Archives du Pas de Calais) publiée par Michel Lefèvre, autre titre Angélique
    Stéphane Couturier (guitare) 
 
- Le Mineiro (trad) voir ICI / Scottische de Bonnance (JJR)
    Didier Demarcq (accordéon diatonique) - Gabriel Lenoir (violon) 
 
- Berlibinbin (trad) collectée par Roland Delassus auprès de sa mère ICI
    Didier Demarcq (accordéon diatonique) 
 
- Jamais d'ami ne changerai (trad) extrait de Chants et chansons populaires du Cambrésis par Achille Durieux 2e série, page 40(1864) / Les bons amis (Mabidon)
    Didier Demarcq (accordéon diatonique) - Gabriel Lenoir (violon) 
 
- Le vieux ménétrier (A. Desrousseaux) extrait de Chansons et pasquilles lilloises par Desrousseaux, vol 1, (1865) page 121
    Didier Demarcq (accordéon diatonique)
 
- Le petit Jésus (trad) extrait de Mœurs populaires de la Flandre Française par Alexandre Desrousseaux (1889) tome second, page 123 / Dans der magdekens (trad) extrait de Chants populaires des flamands de France par Edmond de Coussemaker (1856) page 200, titre De dry maegdekens 
 
enregistré en 2012 par Julien Biget
conception graphique : Margaux Liénard
Aquarelle : Marc Lequenne† 

Télécharger ICI 

samedi 11 juillet 2026

Gaby dans L'Echo

 

[…]
Gaby Delassus fut le maître d’œuvre des fêtes du Bas-Pays. Celle de 1977, les 23, 24 et 25 septembre, se déroula au Manoir d’Estracelles à Beuvry avec des artisans au travail, du théâtre (le Théâtre culturel de l’Artois jouant Les Vilains), des danses (les Pacotins et Pacotines de Boëseghem) et de la musique traditionnelle avec Marie-Grauette… L’histoire de ce groupe est indissociable du bouillonnement associatif et musical qui régnait alors dans le Lillérois. « Quatre couples (Roland et Marcelle, Alain et Gilberte, tous des Delassus , Robert et Claude Henneton, Jean-Yves et Édith Vincent) et moi, on a créé des ateliers pour apprendre quelques instruments. Je n’ai jamais vu des gens apprendre aussi vite la flûte, l’épinette, le dulcimer », se souvient Gaby. Avec des musiques et des chants traditionnels d’Artois — une idée de « Manginette » Delassus — Marie-Grauette a donné des concerts et même enregistré un 33 tours en 1978 ! 
[…]
Gaby avait son combat lui aussi, la musique traditionnelle et ancienne. Pour la 5e fête du Bas-Pays en juin 1981, il avait mis sur pied une exposition rassemblant 300 instruments de musique populaire : vielles, cornemuses, violons, épinettes, accordéons… Après Marie-Grauette, il a joué de la cornemuse et du violon au sein du groupe Chantefoire, aux côtés de Bernard Boulanger, Patrick Delaval, Roland et Alain Delassus, Daniel Oger. Dans les années 1980, Chantefoire a animé au moins 250 bals. En 1996, Gaby Delassus rejoignait la mairie de Lillers, chargé de l’animation, des fêtes et cérémonies. Il a pris sa retraite en 2010, prenant toujours soin de son âme d’archiviste et de collecteur, ne se trouvant jamais loin de sa cornemuse, de son violon… Il est aujourd’hui membre du groupe Hootenanny qui rend hommage aux chanteurs américains de la période allant de la « Grande Dépression » (1929) aux années noires du Maccarthysme (1950-1954) : Woody Guthrie, Pete Seeger… « Quand nous avions 18 ans, Roland, Alain et moi, nous chantions déjà à Lillers les grands standards du folk américain. »
[…] 


 

lundi 29 juin 2026

Joel en Klerktje au Bier Buck

 le 19 octobre 1986

 

Dans les archives de mon père, j'ai retrouvé cet entretien réalisé par Eric Debril le 19 octobre 1986, pour la Radio Uylenspiegel, diffusé dans son émission Slaet op den trommele. Il avait enregistré le concert de Joël en Klerktje au café/folk-club Au Bier Buck tenu par Michel Nave†, à Coudekerque-Branche, je ne sais s'il a interviewé mon père ce jour là ou après. Mais il a monté les deux enregistrements pour le diffuser sur la radio. L'intégralité de l'émission est ICI, j'en ai fait la transcription.

Horlepiep / Jan Pierewiet 
Klein ventje van Elverdinge 
 
 
- Eric Debril : On va reprendre l'interview de Raymond, Klerktje, en français cette fois ci. Alors ce soir c'est un spectacle de Joël [en Klerktje] au Bier Buck de Coudekerque-Branche. Je te demandais tout à l'heure en flamand, quel était ton répertoire ?
- Raymond Declerck : mon répertoire c'est surtout le répertoire d'Edmond de Coussemaker, pas mal de chansons que d'autres groupes a repris avant moi, mais il y a aussi beaucoup de chanson de Willem Vermandere évidemment parce que par ici on est en Flandre Française, il n'y a plus beaucoup d'auteurs-compositeurs, donc on est bien obligé de puiser dans le répertoire de l'autre côté de la frontière, et puis on n'est quand même pas si loin de Dunkerque.
- ED : surtout que c'est le même dialecte il n'y a pas de problème
- RD : oh moi avec Willem je n'ai jamais de problème, pas plus avec Willem qu'avec tous les gens qui habitent la frontière. On peut quand même aller jusque Bruges, Ypres, sans avoir de problèmes, c'est toujours le même dialecte que chez nous. Après quand s'en va plus loin, Anvers, Courtrai, ça change un peu.
- ED : quels sont les thèmes abordés dans ces chansons de Willem Vermandere ? ce sont surtout des chansons actuelles je crois ?
- RD : oui, il y a pas mal de chansons actuelles, mais il y a aussi pas mal de chansons qu'il a repris dans des vieux livres de Djoos Utendoale,  Westhoekse poëzie, c'est à dire des poèmes qui avaient été écrits par Joris Declercq, Djoos Utendoale étant Joris Declercq pour ceux qui ne le savent pas, et donc Willem a mis ces poèmes en musique et ça a donné de très jolies chansons.
 


Cécilia
Vertrek naer Island 
Lat mie mar lopen 
 
- ED : Raymond je pense que tu es de langue maternelle flamande
- RD : et oui… quand je suis allé à l'école, je ne parlais quasiment pas un mot de français, je ne parlais que le flamand et j'ai continué à parler le flamand jusqu'à l'âge de vingt ans, tous mes voisins, toute ma famille parlaient flamand, enfin tout le monde quoi.
- ED : tu es originaire de où ?
- RD : de Cappelle la Grande
- ED : une commune flamande, il y a encore beaucoup de flamands, je crois, à Cappelle
- RD : je crois qu'il y a en plus qu'à Coudekerque Branche
- ED : et pourquoi tu t'es mis à chanter et à chanter en flamand ?
- RD : déjà à l'âge de vingt ans il fallait pas me pousser beaucoup pour me faire sauter sur le podium et pousser la chansonnette, et puis je me suis marié il y eu toute une période où je n'ai pratiquement plus chanté, sauf à l'occasion de réunions de famille, mais en français toujours, l'harmonica c'est pareil, j'ai commencé à jouer de l'harmonica j'avais treize ans, je fauchais en douce l'harmonica de mon père, pour m'entrainer un petit peu et là aussi l'harmonica j'ai laissé tomber pendant pas mal d'années, et puis un beau jour Radio Uylenspiegel ça été pour moi une révélation. La première émission de RU, ça devait être en janvier 1978, j'ai entendu cette chanson de Willem Vermandere qui terminait l'émission Nee’w! Me gaon nuus Vlams nie loat’n [paroles J. Declercq, musique W. Vermandere], c'était une révélation si je puis dire.
 
 
C'est ça qui m'a fait une prise de conscience, ça c'est quand quand du flamand tel que je le comprends moi, tel que je peux le faire, moi, pourquoi j'essaierai pas aussi de chanter en flamand ? alors mon fils qui en faisait partie à l'époque de RU, ça a même été le premier… disons…
- ED : initiateur 
- RD : initiateur si on veut, mais le premier qui a eu des problèmes, disons. Comme il a vu que cette chanson me plaisait beaucoup il m'a offert le disque de Willem V. alors, évidemment, il n'y avait pas que Nee’w! Me gaon nuus Vlams nie loat’n  il y avait un tas d'autres chansons, et j'ai été un petit peu emballé par ce disque et puis j'en ai acheté d'autres par la suite et j'ai fait une petite sélection de chansons que j'ai mise à mon répertoire. C'est comme ça que j'ai commencé.
 
Den hoven
Carillon de Dunkerque
Danse de l'ours / Ma seurtje / Lire boulire 
 Blanche en zijn peird
 
 
 - ED : tu disais Raymond que RU avait le détonateur de ta prise de conscience flamande, mais y a-t-il eu autre chose qui t'a permis de découvrir la Flandre ?
- RD : oui, je peux même dire que j'ai découvert deux choses en même temps. J'ai découvert le chant en flamand et j'ai découvert aussi le chant choral, parce que j'ai fait partie d'Het Reuzekoor, je ne me souviens plus exactement en quelle année c'était, à HR il y avait pas mal de chant en flamand aussi.
- ED : et puis vous êtes sollicités de par et d'autre de la frontière pour faire des prestations 
- RD : ben oui, Joël et moi on n'a pas à se plaindre, on vadrouille des deux côtés de la frontière sans aucun problème, d'ailleurs cette frontière elle n'existe pas, elle n'est pas là quoi. C'est la Flandre des deux côtés. Alors évidemment ça va quelques fois plus loin que la frontière, jusqu'à Anvers, ou Courtrai, ou Bruges, c'est toujours flamand, c'est pas un problème.
- ED : et le plus loin où tu t'es produit en dehors de la Flandre du sud, c'est où ?
- RD : c'est la Flandre de l'extrême Nord, je ne sais pas si ça s'appelle encore la Flandre, puisque c'était en Frise en septembre dernier avec Gérald et Katrien.
- ED : et tu t'es produit dans quel cadre en Frise ?
-  RD : c'était les Eurolympiades, les jeux olympiques des peuples minoritaires, alors il y avait une partie sports comme tout jeux olympiques qui se respectent et une autre partie spectacle.
- ED : sinon dans la Flandre du sud tu te produis dans quel cadre ? les estaminets culturels flamands mais aussi ailleurs ?
- RD : aussi ailleurs pour les festivités du 11 juillet bien sûr [fête nationale de la Belgique Flamande], ça tous les ans on est pris, l'année dernière on était à Furnes et Kockelaere, l'année dernière on était à Anvers et Courtrai.
- ED : et comment le groupe est perçu au niveau de la Flandre du Nord ? en Flandre Belge ?, là-bas il y a beaucoup de sympathie ou avec un peu d'amusement ? comment êtes-vous perçu là-bas ?
- RD : pas du tout d'amusement, avec beaucoup de sympathie et un accueil vraiment formidable, partout où l'on va, dans n'importe quelle ville belge où j'ai chanté avec Joël et avec Bart au début, puisque j'ai commencé avec Bart il ne faut pas l'oublier non plus. Mais partout on a toujours été très très bien reçu. et pas du tout un public amusé, au contraire, des gens vraiment concernés. Ils sont tous heureux de se rendre compte que par ici on parle encore le flamand et on chante encore le flamand surtout.
- ED : et penses-tu que tes prestations puisse faire connaître aux flamands du Nord que la Flandre Française existe ? 
- RD : en oui ! c'est pour ça qu'on y va d'ailleurs, c'est pas uniquement pour le plaisir de chanter et boire un pintje ! c'est pour qu'ils se rendent compte que ce côté ci de la frontière il y a encore des flamands, beaucoup plus qu'ils le croient.
- ED : vous êtes un peu les ambassadeurs, les troubadours de la culture de la Flandre du sud alors ?
- RD : oui, troubadours c'est un mot qui a été repris sur une affiche à Wervik il y quelques années.
 

- ED : Raymond, Joël n'est pas présent ici tout de suite. Tu peux nous dire qui est Joël ?
- RD : Joël c'est d'abord un excellent musicien, puisqu'il a fait 7 années à l'harmonie de Coudekerque Branche, alors la musique il en connait un bout, moi je ne connais pas une note, mais lui il connait pour moi. Et puis Joël est aussi pris dans l'engrenage, maintenant il est mordu, comme moi je suis mordu, il ne parle pas le flamand, mais il commence à très bien le comprendre
- ED : et je crois que pour le spectacle, Joël s'est électrifié au niveau de sa guitare, c'est bien ça ?
- RD : c'est à dire que Joël, avant de m'accompagner, il a fait beaucoup de groupe pour animer les bals et tout ça, dans la région, il a fait partie de plusieurs orchestres et il avait évidemment sa guitare électrique qu'il a toujours conservée, et puis un beau jour il s'est dit pourquoi ne pas essayer la guitare électrique sur certaines chansons ? et ma foi on s'est aperçu que ça marchait très bien, je prends l'exemple de Cécilia, accompagné à la guitare électrique c'est quand même différent.
- ED : est-ce que tu peux nous dire, Raymond, où est-ce que tu as rencontré Joël ?
- RD : je l'ai rencontré le plus simplement du monde, parce que Joël c'est quand même mon neveu, donc Joël je l'ai vu venir sur terre ! je le connais depuis toujours. On a eu quelques fois l'occasion avec Joël et avec Christian il y a de très nombreuses années, de faire quelques fois des petites soirées musicales mais c'était en français à l'époque, soit chez moi, soit chez sa maman qui est ma sœur.
- ED : une famille de musiciens ? alors
- RD : toute la famille oui, puis que le frère de Joël est musicien, sa sœur fait de la musique à l'Harmonie de Coudekerque, donc là c'est toute la famille.
 
Drinkeliekje

 
 

 

dimanche 28 juin 2026

Le livre de musique de André J-B. B. Dupont, transcriptions

mise en ligne le 22/5/2022
mise à jour le 4/1/2023 : ajout d'un lien vers l'original ; lien invalide supprimé
mise à jour le 28/6/2026 : un concert de Frank Deleu 
 
 
 par Frank Deleu



d'autres infos ICI et le manuscrit autographe ICI




le sommaire des 3 volumes





la tour du carillon de l'abbaye St Bertin
de St Omer, en 1947


l'abbaye bénédictine Saint-Bertin
au temps de sa splendeur
maquette conservée au musée Sandelin
photo : Christian Declerck

de la bibliothèque de Saint-Omer

 
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J'ai retrouvé l'enregistrement d'un concert que j'avais fait le 7 juin 1986, au pied de du carillon de l'église Saint Martin à Courtrai, intitulé Les fêtes musicales de A. J. B. B. Dupont. On peut y entendre Frank Deleu interpréter :
- La triomphante
- Marche/menuet
- Allemande/La chasse
- Fanfare, appel des chiens, Marche des chasseurs
- la Rose Nouvelle
- Réjouissance des chasseurs/La Valette

à télécharger ICI 

vendredi 19 juin 2026

Léopold SIMONS (1901-1979) l'illustrateur

Mise en ligne le 5/2/2019
mise à jour le 19/6/2026 : ajout d'infos et d'autres publications 

Elève de Pharaon Dewinter à l'école des Beaux-arts de Lille, Simons a débuté sa carrière comme caricaturiste et illustrateur. Il dessinera toute sa vie et utilisera diverses techniques, encre de chine, fusain, aquarelle, lino-gravure, etc. pour ses amis écrivains et auteurs de chansons.


ses premiers croquis publiés
dans Nord Revue 


Poupées et bibelots

Le premier auteur à bénéficier de son amitié est Raoul O. Bonnefoy (Raoul Oswald BONNEFOY, 1901-1932) qui publie ce recueil de poèmes illustré de 80 croquis de Simons, obtenus un à un, avec patience et obstination, sur le coin du comptoir de son café favori, la Taverne Lilloise, rue de Béthune. Terminé en 1921, il est édité en 1923 sur les presses de la revue Lille-Université.
Cet auteur aux multiples talents n'a pu que les ébaucher. Premier prix de diction au Conservatoire de Lille (1921), il est régulièrement invité par les Rosati des Flandres. Il a écrit d'autres textes non publiés, seulement connus  par une mention dans la presse (Les Frileuses, les Petites Îles, Souvenir de St Cyr). La poétesse lilloise, Suzanne Carpentier, entretiendra régulièrement sa mémoire en incluant le poème "A Raoul Bonnefoy" dans son recueil "Appassionata" paru en 1939. Elle le lisait à chacun de ses passages à Radio-Lille dans les années qui ont précédé la guerre.







Monôme
Un recueil, anonyme, de chansons paillardes. Pas de nom d'éditeur, aucune illustration n'est signée, sauf… sur le tract publicitaire qui annonce la publication, 550 exemplaires hors commerce, numérotés, en 1927.
Une réédition, vers 1970, toujours anonyme et hors commerce, mais l'éditeur est connu, M. Mauritzi à Hellemmes, imprimé par Pierre Landais à Dunkerque. Les dessins sont tous différents de l'édition originale. Détail cocasse pour un livre sensé être "hors commerce", j'ai trouvé mon exemplaire sur un rayon du Furet du Nord à Lille.





Le chansonnier des Internes de Lille
Publié en 1927 par l'Association des anciens internes, avec les illustrations de Bouchery, Dequène, Gil, Hertenberger, Mayeur, Romi et bien sûr Simons, 300 ex.
 

 
Le chansonnier du cinquantenaire de l'Internat des hôpitaux de Lille
Réédition du précédent en 1948, augmenté de quelques textes et illustrations, avec l'ajout hors-texte d'une partition illustrée par "un artiste bien connu", 500 ex. rigoureusement hors commerce réservée au corps médical, le mien porte le n°280.


Métier d'Islande
de Jean-Serge Debus (1901-1987), paru au Mercure de Flandre en 1929, un reportage chez les marins pêcheurs  de Gravelines et Petit-Fort-Philippe, illustré de plusieurs linos gravés de Simons, imprimé chez L Nuez.





et d'autres : en 1925, l'émoi de Lille de Louis Vallas (1854-1932), en 1927, Légendes cocasses, par L.-A. Maurice (? inconnu), en 1943, En tramway de Francis Redan (? inconnu), en 1948, Cadet Mailloux de Georges Dupret (1886-1952)


Revue Toudis 2009


sans oublier Maxence Van Der Meersch

Revue Toudis 2009



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Simons illustre évidemment ses publications. Ses pièces de théâtre, en 1939, son 1er roman, Ghislaine, paru en 1944, et les autres recueils de nouvelles, pasquilles, etc.



et un recueil de lithographies et bois gravés, commenté par Pierre Manaut : Les sept péchés capitaux, édité chez Emile Raoust à Lille en 1928
 
source ICI

 
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Les petits formats de chansons, illustrés par Simons sont innombrables, j'en possède près de 300, dont une cinquantaine comme parolier, mais je suis certainement très loin de connaître toute sa production. 

Quelques échantillons dont il a signé aussi les paroles





Sources : Simons 1901-1979, Lille, 1999. Revue Toudis 2009. Revue Pays du Nord. Documents personnels : partitions, livres, almanach, programmes, affiche, journaux et revues.