mercredi 18 décembre 2019

Tradonord, c'est fini





mais il a déménagé !




Créée en avril 2002 la liste de diffusion "YahooGroupe" Tradonord a été supprimée par Yahoo, avec ses archives. Les messages sont toujours transmis aux membres, mais ne sont lisibles en ligne. Après une intense activité pendant les cinq premières années, la fréquence des messages, de diffusion d'informations et de discussion, s'est progressivement estompée, vaincue par les "réseaux sociaux" qui favorisent l'individualisme. Dommage…

Depuis le 16 décembre il n'y plus de message distribué aux membres, le groupe s'est reformé sur la plate forme Google Groupe, à bientôt !


jeudi 5 décembre 2019

Premières pages patoises, par Alfred Demont

C'est la première publication du folkloriste Saint-Polois, parue en 1906, imprimée par l'Abeille de la Ternoise, elle est absente des collections de la BNF.
Ce recueil contient des extraits de chansons en patois, huit chansons complètes et surtout des informations précieuses sur les chansonniers de Saint Pol sur Ternoise et alentours.

collection personnelle
On y trouve la mention d'une chanson de Boulogne sur Mer, Un concert à nou villache, de Seillier (inconnu de mes fichiers). La chanson des Cordonniers Saint Polois (anonyme) et un extrait de la Chanson de la Confrérie des St Roch (corporation des croque-morts), Une journée du carnaval de St Pol, de Pierre Milon (1793-1864) chansonnier mais aussi greffier du tribunal civil de St Pol qui a également écrit les paroles du Carnaval de St Pol en 1831.
Puis Demont nous présente Parfait Gosse (1777-1852), menuisier, et le docteur Bruno Danvin (1808-1868). Ensuite on apprend quelques anecdotes sur la vie de Jules Godard (1835-1864), chansonnier, ménétrier et rempailleur de chaises, Alfred Demont nous donne sa meilleure chanson qu'il a pu collecter en cette fin de siècle : Ech neu ménage. Joseph Foubert (1815-1887), cordonnier à St Pol, a composé de nombreuses chansons satiriques dont il ne reste hélas que "des bribes sans intérêt". Puis il aborde ses contemporains, avec Edmond Edmont (1848-1926), maire de St Pol sur Ternoise et Léopold Preux (1868-1942)  principal du collège de St Pol. Alfred élargit son territoire de recherche à Avesnes le Comte avec Léon Vahé, clerc de notaire, auteur de la fameuse Chanson d'Avesnes et Octave Ducatel (1873-1964), cordonnier à Frévent, auteur de La grève des tisserands en 1904.
Enfin Alfred nous donne le texte intégral de 8 chansons dont il est l'auteur :
- Ché canteux d'saint-Pô, air : Le Carnaval de Saint Pol
- El Ducasse ed Saint-Pô, air : L'Habit d' min viu Grand-Père de Desrousseaux
- Canchon d'Mariage, air : Embrasse-moi Ninette
- Ramonache et Ramoneux, air : Viens Poupoule
- Pour êt' Bougeoè, air à faire
- Calaudages et Buresses, air : Les deux Gendarmes de Nadaud
- Chés Saint-Poloises, air : Voilà la Parisienne
- Dins l' Cuin d' min Fu, musique de M. Lagniez

Il termine son recueil avec 6 poésies et une saynète (disponibles sur demande)

Christian Declerck, 5 décembre 2019



dimanche 20 octobre 2019

L'cat dins l'horloche

prochaine représentation
à Ghyvelde
salle des fêtes Roland Hazsebaert
vendredi 22 novembre à 20h

« Il était une fois des Alphonse et des Zulma. »
« Le Théâtre de la Coquille » vous invite à vous plonger ou replonger dans l’univers de Simons à travers la présentation de nouveaux sketches du « Cat dins l’horloche » :
Lors de leur premier spectacle, Christian Desmulier et Lysiane Degand avaient proposé au public d’assister à l’évolution sur une quarantaine d’années d’un même couple depuis leur mariage et ce, dans leur quotidien.
Cette fois-ci, accompagnés par Alain Westeel et Maryse Desouter, ils vous présentent différents couples dans une succession de sketches que Simons a écrits dans un souci d’amusement. On rit bien sûr, mais on éprouve aussi une immense tendresse devant l’univers de ces gens humbles et simples.

(entrée 6€ au profit du CCAS)


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à Téteghem
salle Itsweire
à 20h





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organisé par l'association Cont'envol



Dans le cadre des journées du Patrimoine
dimanche 16 septembre 2018, à 15h30
rue Julien Platel, Ghyvelde
entrée gratuite




des extraits de  L'cat dins l'horloche
de Léopold SIMONS

Alphonse : Christian DESMULIER
Zulma : Lysiane DEGAND

l'accordéoniste : Elodie LAMIRAND-MER






Christian Desmulier et Lysiane Degand reprennent 6 sketches de Simons, dans le cadre des journées du patrimoine.
Les plus anciens auront plaisir à retrouver les péripéties d'Alphonse et Zulma qui firent les beaux jours de la radio, du cinéma et de la télévision pendant près de 30 ans.
Les plus jeunes pourront découvrir le quotidien de ce couple dont les préoccupations, les chamailleries et les sentiments sont encore de nos jours, tellement actuels !
Il faut dire que ce patois lillois, autrefois parlé par les gens de milieu modeste qu'on qualifiait à tort de "petites gens" coule dans les veines de Christian (né à Billy-Montigny) et dans celles de Lysiane (née à Lille, dans le quartier où a vécu Simons).
Grâce à Simons, nous retrouvons cette langue de notre enfance, drôle, émouvante, imagée qui, malheureusement, a tendance à disparaître ... ou à être tellement caricaturée qu'elle finit par devenir ridicule et perdre toute sa saveur.



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L'cat en tournée…

le vendredi 21 septembre à 20h
salle des fêtes d'Hucquelier




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le lundi 8 octobre dans l'après midi
à Cappelle la Grande
dans le cadre de la Semaine Bleue

réservé aux personnes du 3e âge de la commune

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dans le cadre du Festival de théâtre amateur Thé'Adra
le samedi 17 novembre
Maison de quartier du Méridien
3 rue de Cambrai
Dunkerque-Malo les Bains
à  18h30





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et d'autres dates en préparation


mercredi 16 octobre 2019

Julien GRIMONPREZ (1843-1905) chansonnier


Julien Grimonprez est né à Lille, 7 cour Deldeuille (rue Négrier), fils de Charles (menuisier) et Sophie Jolente (couturière) tous les deux originaires de Lille. Il est tour à tour serrurier, cordonnier, employé et enfin, vers 1880, il reprend l'ancienne auberge de l'Epi de Blé 11 rue du Marché aux Bêtes (près de la Halle aux Sucres), il en fait un estaminet à l'enseigne A Brûle Maison. Il épouse Stéphanie Longy en 1872, ils auront deux enfants : Julienne en 1869, et Eugène en 1872 qui meurt deux ans après son père. 


[…] Autre amuseur, Julien Grimonprez, d'une force comique incontestable, dans ses comédies d'abord, dans ses études de mœurs, de vrais tableaux lillois, et dans ses chansons telles que « L'mouque dins l'huile » ou « Les Marchands à l'étiquette » qui sont d'une actualité surprenante. Les marchands avaient été mis dans l'obligation d'afficher les prix : Le marchand de lait
[…] Qui n'vindot que d'l'iau d'Emmerin 
On va li coller sur ses ferniettes 
D'z'étiquett' qui front rir' les passants.
Parfois sa gaîté se tempère d'une note sentimentale, à la manière de Desrousseaux, par exemple dans « Les Rêves d'une mère ». Tandis qu'elle endort bébé, la maman rêve qu'il sera un « grand personnage » :
In attindant, dins tin cadot
Grand personnage faut faire dodo.
Peut-être sera-t-il un grand acteur ; un tambour-major ; pourquoi pas un général ?
Général ! à m' mote que j 'déroche
In t'promettant pu d'bure que d'pain.
[…]
Tin père a bien vi sans blasons 
Et tout comm' li si t'aime à rire, 
Te nous f'ras aussi des canchons. 
In attindant, dins tin cadot, 
Faijeus d'canchons, faut fair' dodo. (1)

Julien meurt le 16 février 1905, Le Grand Echo du Nord publie cette nécrologie : Modeste autant que fécond, le chansonnier avait quinze ans lorsqu'il composa sa première chanson. Ses productions sont nombreuses et il fit notamment beaucoup de pièces de théâtre qui eurent du succès et sont de petites études de mœurs. Il y a huit jours qu'il terminait sa dernière œuvre : L'Mardi Gras, qui devait être jouée le 12 mars par les Sans Souci.
Membre des Fils des Trouvères, président d'honneur de la chorale Les Lièvres, président d'honneur des Fous Réunis de la Madeleine, vice-président d'honneur des Sans Souci, vice-président d'honneur des Infants de l'Vaclette, Julien Grimonprez laissera dans toutes ces sociétés un souvenir de bonté, d'esprit, de dévouement et de gaité.

La même année une souscription est ouverte en vue de l'érection d'un monument sur la tombe du chansonnier. Le comité se compose de MM. Henri Fournier, chansonnier, président ; Joseph Hollain, imprimeur du journal La Vaclette, vice-président ; Alfred Henno, chansonnier, secrétaire ;  Arthur Courouble, trésorier ; de MM. Gustave Het, Auguste Labbe, Henri Tanche, Félicien Drumez, Isidore Mareels, Jules Delory et Léon Vandermeersch, patoisants, etc., le siège est installé à l'estaminet Brûle Maison, 11 rue du Marché aux Bêtes. Le conseil municipal accorde gratuitement la concession du terrain à perpétuité. Le sculpteur Géry Déchin et l'architecte Désiré Ghesquier, ont exécuté gracieusement, l'un, le buste, l'autre, les plans du monument qui est inauguré le dimanche 28 avril 1907 au cimetière de l'Est.

Ce recueil publié en 1882,  appartenant à la Bibliothèque de Lille, a été numérisé par l'Université de Lille, mais n'est pas accessible en recherche plein texte. J'ai créé cette page avec un accès direct à chaque chanson et aux airs nouveaux présents à la fin du recueil. Si les titres sont en français, les paroles sont toutes en patois lillois. Les airs nouveaux, signés L. Grimonprez, ont probablement été composés par son frère Louis (1852-1913).


Préface 

Le nouveau Cercle des Travailleurs, qui dans ses réunions, pense, chante et rit, a cru trouver dans l'un de ses membres ouvriers, un élève distingué à notre éminent Desrousseaux. Il a décidé à l'unanimité, que les chansons de Julien Grimonprez devaient être publiées. Les commissaires qu'a nommés à cet effet l'Assemblée générale, ont été heureux d'accomplir leur devoir.
Lillois, concitoyens, quand dans notre Cercle de la rue St-Sébastien, nous rirons, penserons et chanterons, ouvrez ce modeste livre que nous avons fait imprimer, pensez, riez et chantez avec nous.

Le secrétaire de la Commission
Eugène Wantier

source


Table

- Bastenaire le rupin
   air : Vive la crinoline (Desrousseaux)
- Carte à Payer (la)
   air du Café (Desrousseaux)
- Dégrèvement de la chicorée (le)
   air : du Vieux fripier (Desrousseaux)
- Drôle d'algarade (une)
   air : Les Pompiers de Nanterre
- Drôle de banquet (un)
   air : Un homme né coiffé (Desrousseaux)
- Entrée de maison (l') scène lilloise
   air nouveau
- Farce du carnaval (une)
   air : si j'étos garchon (Desrousseaux)
- Femme à deux têtes (la)
   air : Le tour de Lille en 80 secondes
- Graineuse (la)
  air : Ah ! qu'ch'est sot d'ette amoureux
- Guinguette du Canon-d'Or (la)
   air nouveau
- Histoire de l'homme-chien
   air de Mirtyl (Desrousseaux)
- Jamais de chance
   air du Marqué à z"ojeaux
- Jupiter et les poètes de Lille
   air de Jupiter et les poètes ou de la Petite Margot
- Lettre d'un mobilisé lillois, prisonnier à Coblenz
   air du Siège de Paris
- Lille-Artiste
   air nouveau
- Loterie nationale (la)
   air des Turlututus
- Marchand de guimauve (le)
   air de Madame Angot [Marchande de poisson]
- Marchands à l'étiquette (les)
   air de Violette (Desrousseaux)
- Marché aux oiseaux (le)
   air nouveau
- Marionnette
   Air : Le jeu du hasard
- Médecin d'herbes (le)
   air : On peut lever La La…
- Mouche dans l'huille (une)
   air du Graissier (Desrousseaux)
- Obole des écoles laïque (l')
   air nouveau
- Petit marchand de pétrole (le)
   air : Le bijou chéri
- Pourquoi que je suis républicain
   air nouveau
- Premier locataire (un)
   air du Sergent de cœur (Desrousseaux)
- Réserviste malheureux (un)
   air de la Comète de 57 (Desrousseaux)
- Rêves d'une mère (les)
   air connu
- Soldat content (un)
   air de l'Planète (Desrousseaux)
- Suppression des tambours (la)
   air : Joli tambour plein de zèle
- Tour de Lille en 80 secondes
   air nouveau
- Tour du monde en 80 jours
   air du Petit-Price (Desrousseaux)
- Visite au jardin zoologique
    air : Déguisé in pierrot j'arrive au Casino
- Vrai comique (un)
   air nouveau


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Gallica nous propose une trentaine de chansons en patois de Julien Grimonprez

Elles sont ici






vendredi 20 septembre 2019

Marius LATEUR (1884-1961), folkloriste




Marius Lateur est né à Denain le 12 février 1884, dans une famille d'ouvriers mineurs. On le retrouve en 1887 à la fosse n°8 de Liévin, lieu de naissance de sa sœur Léocadie (1887-1966), ensuite la famille déménage à Avion où il demeure au moment de sa conscription en 1904. Pendant la guerre il est détaché à Monceau les Mines (Loire). En 1918, lors de son second mariage, il est employé, domicilié à Marles les Mines, ensuite il s'installe à Auchel, rue de Lozinghem, puis vers 1948 rue Raoul Briquet. Il meurt à Anzin en 1961.
Son livre Au pays noir est couronné par les Rosati de Paris et des Flandres en 1928

d'autres infos ICI



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Marius Lateur a publié plusieurs articles dans la Revue de Folklore Français :


La Sainte Barbe, dans les régions minières de l'Artois (1934)






Chants de conscrits et de jeunes mineurs de l'Artois (1935)





Jeux au pays minier de l'Artois, I (1937)





Jeux au pays minier de l'Artois, II (1938)



Vieilles coutumes au village d'Outtersteene
et de ses environs dans les Flandres Françaises (1940)







en complément, une étude d'Alfred Demont publiée dans la même revue

La Sainte Catherine et la Saint Nicolas en Artois (1932)



jeudi 12 septembre 2019

On recherche un cabrettaire, en 1911, à Roubaix


Entre le 30 avril et le 6 novembre 1911 se tient à Roubaix l’exposition internationale du Nord de la France, que le président de la République Armand Fallières viendra visiter au début du mois de juillet. L’industrie, l’économie et les colonies sont à l’honneur des différents palais et pavillons, mais de nombreuses attractions et divertissements sont également proposés aux visiteurs (la médiathèque de Roubaix a mis en ligne une présentation complète du site de l’exposition).
À cette occasion, une petite annonce est passée dans L'Auvergnat de Paris, le journal de Louis Bonnet, fondateur de la Ligue auvergnate: "À l'Exposition de Roubaix, nos compatriotes MM. Delous et Poulzague, ont installé un village d'Auvergne, que visitent avec intérêt nos nombreux compatriotes du Nord. Une scène représente l'assassinat de Fualdès. MM. Delous et Poulzague désireraient engager un cabrettaire pour cinq mois. Leur écrire pour les conditions " (numéro du 27 mai). Il est difficile de situer ce village, non répertorié sur le plan officiel de l’exposition, contrairement au village flamand par exemple. En tout cas l’engagement d’un joueur de cabrette est prévu pour toute la durée de l’exposition ou presque, et montre qu’il ne s’agit pas d’une attraction ponctuelle. L’allusion à l’affaire Fualdès - assassinat célèbre d’un ancien procureur impérial à Rodez en 1817 - laisse supposer qu’il pourrait s’agir d’organisateurs d’origine aveyronnaise.

L'arrivée d'Armand Fallières
à l'exposition de Roubaix

À Roubaix existait à cette époque une Ligue Auvergnate du Nord, imitée bientôt par des Auvergnats résidant à Dunkerque. 


le Casino dirigé par M. Monnet
Ce même été 1911, au Grand Hôtel du Casino de Malo-les-Bains, ces derniers fondent une nouvelle société, La Musette de Dunkerque, placée sous les auspices d’Auvergnats de Paris et d’invités officiels locaux pour son banquet inaugural : "Les Auvergnats habitant Dunkerque, voulant imiter leurs compatriotes de Roubaix, qui ont déjà fondé la Ligue Auvergnate du Nord, ont créé une nouvelle Société, la Musette, et pour fêter sa naissance, la Musette de Dunkerque avait, dimanche, appelé à elle la Musette de Paris, qui était représentée par son président, M. Python, député du Puy-de-Dôme ; le poète Etienne Marcenac, M. Fournier, secrétaire général ; M. Giraudon, secrétaire-adjoint , M. Bataille, avocat à la Cour de Paris ; MM. Morel, Agénor Thénot, etc.
Le banquet était présidé par M. Bonhoure, sous-préfet de Dunkerque, ancien secrétaire général de la Préfecture du Puy-de-Dôme, ayant à ses côtés M. Etienne Monnet, président de la Société ; M. Terquem, maire de Dunkerque, l’intendant militaire, le receveur des Finances, M. Amédée Bussière, secrétaire du sous-préfet ; M. Jallat, négociant en vins ; MM. Espinasse, père et fils, M. Pallut, professeur, M. Boutaric, vétérinaire départemental, etc.
De nombreux toasts ont été prononcés, éloquents et enthousiastes ; Flamands et Auvergnats se sont salués et congratulés. Et la fête fut, en tous points, charmante.

salle de restaurant du Casino
Figaro-mode
On oublia pourtant de rappeler que la ville de Dunkerque avait été représentée à la Chambre des députés par un Auvergnat d’adoption et l’un des fidèles de la Ligue Auvergnate et de la Soupe aux Choux, le général Yung, qui s’était marié avec l’une des plus importantes propriétaires de l’arrondissement d’Issoire. Mais la Musette a pour excuse d’être composée de jeunes qui ne peuvent se rappeler les choses qu’ils n’ont pas connues, puisqu’elles sont déjà vieilles de quinze à vingt ans. Nous souhaitons longue vie à la Musette de Dunkerque. »
(L’Auvergnat de Paris du 22 juillet 1911)


septembre 2019

Complément d'info : la visite de Bouscatel à Dunkerque l'année suivante